Février, quel mois ça a été! Ces 29 jours nous ont clairement laissé l’opportunité de déguster de nombreuses sorties d’albums et de chansons, toutes aussi folles les unes que les autres alors que nous sommes tout juste au deuxième mois de cette année! 

 

– ALBUMS –

Koalavath

The Animal In Me – Running From The Noise

Avec une bonne poignée d’albums, et un énorme paquet de cover version metal sous la main, The Animal In Me est aujourd’hui de retour avec un nouvel album intitulé « Running From The Noise ».

L’album ouvre sur une introduction sombre qui construit progressivement une ambiance tendue, et qui s’enchaîne en parfait accord avec « The Underdog ». Les screams de Shane lancent les festivités dès le départ avec quelque chose de bourrin qui rappelle un peu August Burns Red. La voix de Laura quant à elle, viendra adoucir cette force brute avec une voix douce et fluide tout au long de leur nouvel opus. On a un beau mariage guitare/batterie pendant les montées progressives, nous laissant de fait en haleine.

Je doute que vous allez rester immunisés vis-à-vis de cet album, notamment avec une chanson comme « Immune » qui augmente votre rythme cardiaque à fond les ballons. En plus de ce rythme qui nous entraîne de force à la manière d’un torrent, on a la venue surprise de notre légende de la guitare sur le bridge, j’ai nommé Cole Rolland, qui nous amène là un merveilleux solo de guitare très spicy. Si le gars était conducteur et la guitare sa voiture, on sentirait les excès de vitesse à ras bord tant ses doigts se meuvent de frettes en frettes à une rapidité affolante.

« Free » arrive comme une pause goûter pleine de douceur, avec des scintillements en fond sonore, intensifiant ce côté plutôt rêveur de la chanson. Cela fait du bien aussi de pouvoir se poser le temps d’un instant, surtout dans un album qui envoie du lourd h24 sur la quasi-totalité des chansons, ce que la chanson qui suit ne s’empêchera d’ailleurs pas de faire. Parmi tous les sons bourrins, on a également des sons qui mêlent influences electro/core comme « Running From The Noise ».

Coup de cœur : « Immune », « Free », « Keep Moving »

Four Year Strong – Brain Pain

Non non, ce n’est pas du pain en forme de cerveau que Four Year Strong a décidé de nous servir avec la sortie de leur album « Brain Pain ». « It’s Cool » ouvre doucement l’album avec une légère voix qui résonne sur une gratte qui tourne en boucle, avec une once de distanciation dans le son, comme s’il était lointain et prenait de plus en plus de hauteur. Jusqu’à l’amorce « It’s cool » qui arrive dans le track comme une retombée explosive. Ce n’est pas pour rien qu’on les considère comme précurseurs de l’easycore après tout puisque l’on distingue des combos de riffs frappants /batterie avec quelques breakdown typiquement core, rattachés à un ensemble globalement pop-punk oldschool.

Les quelques singles qui sont sortis avant l’album dont « Talking Myself In Circles », « Get Out Of My Head » ou encore « Learn To Love The Lie » font ressortir une façade très entraînante  et uplifting de l’album. Tandis que « Usefully Useless » décuple le côté plus easycore. Très hâte de voir ce que « Mouth Full of Dirt » donnera en live. On y verrait facilement des enchaînements de circle pits à n’en plus finir dès le début de la chanson.

Pause acoustique et mélancolique qui nous sort de cet amas de puissance sur « Be Good When I’m Gone ». Deuxième surprise avec la clôture de l’album « Young At Heart » qui sonne comme une sorte de transition voire une berceuse , où la même phrase est répétée tout le long, avec cela dit quelques variations. Mais le plus intéressant c’est cet ambiant sound qu’ils arrivent à installer de manière progressive. Cela pourrait clairement être le type de son à écouter pour vous aider à vous concentrer, bien que la fin soit abrupte. Finalement, Four Year Strong ne se limite pas juste à un amas de puissance, et je pense qu’ils l’ont assez bien démontré là!

Alors, hypés pour le Slam Dunk ou pas? D’ailleurs, il manque encore deux noms à la toute première édition du Slam Dunk FR. A votre avis, qui est susceptible de faire partie d’un de ces deux noms? Et quel nom aimeriez-vous voir apparaître? Dites-nous tout!

 

Glacier Veins – The World You Want To See

Décidément, les groupes à lead féminin semblent prendre le dessus de la partie albums cette semaine, et ce n’est pas pour nous en déplaire. La voix particulière de Malia Endres nous entraîne dès les premières chansons dans son univers. Rock indie épuré aux influences diverses, le groupe ne se limite pas à un style en particulier, et lui préfèrent d’ailleurs une exploration musicale. Lorsque « Everything Glows » arrive, on a l’impression d’écouter quelque chose qui se rapproche d’un pop-punk moderne, tout en gardant une espèce d’atmosphère dreamy et space, à l’image de l’artwork de leur album d’ailleurs.

« Set My Mind » nous tire vers le haut par sa batterie qui rythme la chanson, doublé d’une mélodie essoufflée qui reste bien en tête au niveau du refrain notamment. Puis cet album met également en vitrine des chansons comme « Driveway », une douce balade qui s’accompagne d’une superbe solo de guitare, de quoi contraster avec les chansons plus entraînantes comme « Circles » ou « Perception ». On referme le bal avec « Remember This » dont la grosse partie énergique précédent la longue fin progressive en fade out va pour sûr nous faire nous souvenir de cette chanson.

Verdict? Vous aurez en effet les veines glacées après l’écoute du bien bel album de Glacier Veins, qui saura on l’espère vous faire part du monde qu’ils veulent voir. Très très prometteur pour la scene d’avoir de tels mélanges épurés. C’est vraiment chill et reposant à écouter. Additionné à une forte présence scénique, cet album doit donner de bien belles choses en live!

 

Maximilien

Five Finger Death Punch – F8

Le nouvel album de FFDP, Faith (t’avais compris le jeu de mot n’est-ce pas ?) commence sur quelques choeurs et du violon qui donne tout à fait cet esprit d’espoir. Espoir d’un monde meilleur ? D’un renouveau ? En tout cas, FFDP fait du très bon FFDP, comme toujours. Il n’y a rien de particulièrement innovant dans cet album et celui-ci sonne comme tous les autres du groupe. On a le droit à du gros metal américain qui tâche sur la voix enraillée d’Ivan Moody. L’album ne se moque pas de nous avec 15 titres (et une version radio de Inside Out) pour une heure de plaisir où l’on ne va pas jouer dans la dentelle !

Bref, si vous aim(i)ez Five Finger Death Punch, vous ne serez pas trop perturbés par ce nouvel album qui s’inscrit dans la lignée de ce que faisait déjà le groupe, ni plus ni moins ! Vous ne serez donc ni déçus, ni vraiment surpris !

Je vous aurai bien recommandé de les voir en live comme je le fais toujours, mais j’ai été assez déçu du groupe les deux dernières fois (Download Festival et Olympia) où je l’ai vu… Il paraît que leur dernier concert au Zénith était bien mieux (maintenant qu’Ivan est sorti de sa cure de désintox’ et semble aller un peu mieux) selon nos confrères webzines. Alors le mieux sera de s’en refaire une idée lors de leur prochain passage, si l’occasion se présente… Pour ma part, j’attendrais de retourner les voir par curiosité au détour d’un festival… Wait & see !

 

Regarde Les Hommes Tomber – Ascension

Le nouvel album du groupe français Regarde Les Hommes Tomber est également sorti cette semaine. Je vous en laisse un extrait ci-dessous, mais je ne m’avance pas sur le sujet pour deux raisons simples… La première : vous l’aurez compris en cliquant, ce n’est pas mon genre de prédilection et je ne connais pas réellement le groupe. La deuxième, et surtout la réelle raison : l’amie Aurélie vous proposera une interview ultra complète du groupe cette semaine ! Rendez-vous dans quelques jours pour en apprendre plus !

 

– CHANSONS –

Koalavath

Inertia – Heavy Eyes

Ils sont là, ils sont de retour après plusieurs mois de teasing en studio. Découverts il y a environs 3 ans déjà, nul ne peut contredire que l’attente de chansons entre 2018 et 2020 fût TRÈS longue, pour la simple raison qu’ils ne sortaient qu’une seule chanson par année, néanmoins une chanson de très grosse qualité à chaque fois (« Into The Grey » et « Savoir »).

Pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, ce petit groupe australien commence à gravir les échelons et se fait une place considérable au fil des années. Ils ont notamment pu jouer aux côtés de groupes comme Story Of The Year et Void Of Vision, Thornhill, Dream on Dreamer ou encore Ocean Grove.

Il y a quelque chose d’assez coupe-couteau vis-à-vis des groupes qui ne sortent de chansons qu’une fois tous les je ne sais combien de temps: les attentes augmentent énormément. De fait, on peut soit se préparer à être agréablement surpris ou au contraire, déçus (mieux vaut pas cela dit). Et avec seulement leur quelques singles et leur EP en ligne, Inertia avait su capturer mon attention dès le début. Alors, naturellement, cette nouvelle sortie était autant attendue que redoutée.

« Heavy Eyes » arrive comme une combinaison parfaite entre les talents de chaque membre du groupe, résultant en de riffs addictifs qui créent une atmosphère intrigante, et de puissants vocaux dont les cleans prenants sont aussi beaux que les gros screams qui sont eux, justement bien dosés pour ravir vos cœurs de post-hardcoreux. En plus de cela, la chanson a été enregistrée et mixée entièrement par le guitariste du groupe!

Côté projets, ils joueront trois concerts en tête d’affiche au mois d’avril et mai, et sortiront également leur précieux petit bijoux, aka leur nouvel EP « Complexion » le 17 avril. Vous feriez bien de rester à l’affût!

PS – A notre agréable surprise, la team Alternative Press a également rédigé un article qui met en avant Inertia! Les Australiens l’ont amplement mérité. C’est du très gros lourd qu’ils nous offrent!

Invent, Animate – Monarch

Oh la la. Le feu continue de se répandre. Invent, Animate ne cesse de produire des sons de qualité. Lorsque l’on pense qu’ils ne peuvent pas faire mieux, ils ont à nouveau raison de nous. Avec des riffs lourds qui pourraient plaire aux fans de Architects et Wage War, ainsi qu’une batterie phénoménale, « Monarch » se déguste à toutes les sauces. Les guitares deviennent d’autant plus colossales pendant le breakdown. TASTY. La petite fin en fade out nous laisse clairement l’eau à la bouche.

N’ayez crainte les amis, la suite ne saurait que trop tarder! En effet, leur nouvel album « Greyview » arrive sous peu, d’ici le 13 mars. Alors d’ici là, gardez un œil grand ouvert! Qui sait, peut-être annonceraient-ils un retour en Europe un de ces jours? Après tout, on ne les a pas vus dans les alentours depuis 2017…

 

August Burns Red – Bones

De la vitesse, de la technique, et toujours plus de force brute! August Burns Red, toujours debout et en pleine forme, régale avec leur nouveau titre « Bones », prémice de leur album « GUARDIANS » à venir le 3 avril.

 

Ocean Grove – THOUSAND GOLDEN PEOPLE

Dans la série des albums qui arrivent le 13 mars, on a les Australiens de Ocean Grove et leur « FLIP PHONE FANTASY » dont on a pu apprécier l’énergie délirante lors d’un set live au concert de Crossfaith. (Pssst, bonne nouvelle pour vous, le livereport sur ce concert sort demain à 16h04 hehe). Un concert durant lequel ils nous avaient justement joué cette chanson en avant-première!

La folie de la composition assez funky aux multiples inspirations tout en étant plongée dans une ambiance dark, presque oppressante, résulte en une chanson bien sympathique à l’écoute, et en même temps, qui risque quelque peu de vous déconcerter.

 

The Bottom Line – When I Come Around

En 2017, The Bottom Line avait sorti leur second EP intitulé « I Still Hate You » , dans lequel se trouve la chanson « When I Come Around ». (Bruhh, pourquoi est-ce que je suis en train de vous sortir des vieilles chansons vous dites? C’est vrai que c’est censé être un récap de nouvelles sorties et non pas d’anciennes…) Eh bien,  tout simplement parce que nos amis britanniques (que nous avons pu voir avec Zebrahead dernièrement) ont sorti une nouvelle version de cette même chanson !

La qualité de production du morceau est bien plus optimale que leur première version, nous donnant l’occasion d’apprécier cette douce écoute. Et puis, la voix de Callum Amies s’est également améliorée. Cette paisible chanson retravaillée en vaut le détour!

Côté tournée, ils ne reviendront pas en France avant un petit moment apparemment, mais vous pourrez les retrouver au choix sur leur tournée allemande ou au Slam Dunk UK !

 

Neck Deep – Lowlife

2020, aka l’année de tous les retours, semblerait-il. En juin dernier, les anglais avaient débarqué sans le moindre teasing avec leur single « She’s a God », et depuis, pouf, plus rien. Entre temps, ils sont restés silencieux et ont manigancé des choses à l’écart des lumières, pour sûr. Leur lineup a changé et inclus désormais Seb Barlow, frère de Ben Barlow, en tant que membre à part entière du groupe. L’homme de l’ombre derrière tout le travail de mixing renaît à présent sous un nouveau jour.

Dans le programme des multiples annonces qui ont pris place au courant février, il y a notamment la hype d’une application qu’ils ont mis en place  , qui est en théorie une sorte d’aperçu d’informations en avant-première, ainsi qu’un espace communautaire rassemblant les fans du groupe dans un seul et même endroit.

Ils ont en ce dernier weekend de février organisé un premier événement gratuit à Camden qui s’apparentait à un mélange de pop-up store et musée, où images promotionnelles de « Sonderland » étaient affichées, du merch était à disposition et les fans pouvaient également rencontrer le groupe. Ce dernier a d’ailleurs précisé qu’ils essayeront de faire beaucoup d’autres événements tels quels pour les fans venant d’autres parties du monde. Un petit événement bien cozy et sympathique en soi.

Le comble de ce retour? Pendant moultes années, WSTR a toujours été comparé à Neck Deep, et maintenant que ce dernier revient, on y sentirait presque de grosses vibes du nouveau WSTR. On a un son assez catchy aux summer vibes, avec un fond plutôt rocky/grunge, et une voix claire qui ne cesse d’être de plus en plus peaufinée au fil des années. Quelle meilleure transition vers le printemps pouvions-nous espérer? Leur album « All Distorsions Are Intentional » arrive à vous le 24 juillet.

 

Maximilien

Trivium – Catastrophist

Le retour de Trivium est arrivé ! « Catastrophist » signe peut être la chanson la plus longue du groupe ! Habituellement, je trouve que Trivium ne faisait que progresser ces dernières années. J’ai découvert le groupe durant la période Shogun, qui était absolument géniale… S’en est suivi le monstrueux In Waves puis l’énormissime Vengeance Falls, poussant toujours le groupe plus loin. Si  Silence In The Snow était un peu en deça, Matt Heafy et sa bande étaient revenus en forme en 2017 sur The Sin And The Sentence, et il semble que ce premier titre semble prendre la même belle route. Le groupe n’a plus à nous prouver qu’il fait parti des incontournables du metalcore.

Catastrophist est un titre plus chanté que screamé. Enfin, pour être exact, le titre se découpe en deux morceaux. Le refrain du titre est presque dansant… avant le changement radical de rythme et les screams un peu plus tard qui se présentent comme la « catastrophe » venant changer tout le rythme et la tranquilité s’étant installée au sein du morceau. Solo de guitare dantesque, scream et violence, tout déferle comme une tempête dans nos oreilles, avant que tout ne redevienne comme à la normale en fin de titre.

L’album est annoncé au 24 avril prochain, et s’appellera What The Dead Men Say. J’ai hâte de les retrouver en live, car il est vrai que leur dernière prestation au Hellfest était un peu en demi-teinte (trop carrée, trop scriptée…) là où leur précédent Bataclan avait été une pure folie !

PS : Je l’ai déjà dit plusieurs fois, mais n’hésitez pas à suivre le chanteur du groupe sur Twitch. Il y fait des diffusions complètes de leurs shows, des streams sur des jeux vidéo ou des songs by requests et répétitions avant les tournées pratiquement quotidiennement ! L’artiste est toujours proche de son public et essaye de se montrer très accessible. C’est assez rare pour le noter !

Maximilien

Bonus Cover #1 : Our Last Night – No Time To Die

Saviez-vous que Billie Eilish pouvait faire autre chose que murmurer ? Our Last Night recolle pourtant avec leurs origines et leur amour pour réaliser des covers (souvent meilleures que les chansons originales).

Our Last Night a proposé cette semaine une reprise de la chanteuse la plus récompensée de l’année pour en proposer une version bien moins edulcorée avec des screams ultra puissants dont ils sont les seuls à avoir le secret. Le titre fonctionne bien et donnerait presque envie d’oublier qu’il s’agit à la base d’une cover ! Du LOURD dans vos oreilles pour commencer la semaine qui arrive !

Koalavath

BONUS COVER #2 : Cole Rolland – Heaven

Suite au succès de la dernière reprise en collaboration de groupe que Cole Rolland a fait sur Mr Brightside, la légendaire guitariste s’accompagne de Halocene, Kristina Schiano et Anna Sentina pour vous revisiter le classique de Bryan Adams à leur sauce. (Eh oui, parce qu’une seule dose de Cole dans un récap ne suffit pas, on revient en force avec un deuxième titre!)

 

 

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