Light Novel : Chapitre Spécial

 

« Huaaah. »

Mofisu regarda le nombre de documents sur son bureau et soupira. Il avait encore trop de travail à finir.

« Ce sont toutes les requêtes de cette année ; maître de guilde ? Il y en a beaucoup. » (Edda)

« Ce n’est pas amusant. Chaque fois je suis chargé de les trier, même se ce ne sont que des requêtes normales. »

« Arrêtez de vous plaindre. Si vous continuez, vos cheveux déjà non-existants vont tomber à nouveau et vous redeviendrez un vieillard chauve. »

Edda l’aidait à trier les documents, alors Mofisu fut contraint d’endurer ses moqueries. Quelques secondes plus tard, Edda éclata de rire sans qu’il ne puisse l’arrêter.

Après tout, Edda l’aidait, alors il ne pouvait rien faire. Certains des documents incluaient même des requêtes provenant des employés de la guilde. Toutefois, cette année, la plupart des requêtes étaient similaires.

– Réceptionniste de rang C : j’espère être promue comme réceptionniste au 1er étage. Je suis sûre que mon [Identification] et [Analyse] atteindront le niveau 4 cette année !

– Même si je ne suis qu’une réceptionniste de rang F, je souhaite être transférée à l’étage. Je m’en fiche si vous me donnez beaucoup de travail ou si je dois m’occuper de tâches difficiles et d’aventuriers de haut niveau. Je veux juste être avec mon Yu-chan <3. Je lui suis 100% dédié et je veux rester à ses côtés <3.

– Réceptionniste anonyme : j’adore l’odeur de Yu-kun. Les autres aventuriers ont une mauvaise odeur corporelle, mais l’odeur de Yu-kun est celle d’un gentleman. Il me donne même des sucreries et des en-cas. Les cookies qu’il prépare sont même meilleurs que ceux vendus à la boulangerie située dans le quartier noble de Comer. J’aimerais être sa réceptionniste.

– Réceptionniste R : même si je ne suis qu’une réceptionniste au rez-de-chaussée, être promue au 1er étage me rendrait heureuse. Ma raison est simple. Je veux embrasser Yu-kun, le lécher et même le nourrir. Je veux aussi le garder avec moi pour qu’Edda arrête de le monopoliser.

– Mofuko, réceptionniste au 1er étage : ma mission est de protéger la virginité de Yu-chan. De nombreux renards affamés sont prêts à lui bondir dessus à chaque instant. De plus, les réceptionnistes du rez-de-chaussée ont profitées trop longtemps de lui. Moi aussi je voulais goûter à ses pancakes ! Puisqu’il est un aventurier de rang C et que je suis une réceptionniste de rang C, faites de moi sa réceptionniste attitrée et exclusive. Bien sûr, je donnerai quelques en-cas à Edda. Je n’arrive plus à oublier le goût de ses pancakes. La douceur du miel accompagnait parfaitement pancakes moelleux, et à la moindre bouchée j’étais envoyée au paradis. Les réceptionnistes du rez-de-chaussée ont bien assez profitées de lui. C’est pourquoi il devrait m’appartenir.

Les réceptionnistes du rez-de-chaussée méritent la peine capitale. Elles ont jusqu’à maintenant monopolisées les en-cas, c’est pourquoi je demande l’aide du maître de guilde. Si vous ne m’aidez pas, le peu de cheveux restants sur votre tête vont tomber.

Si nous arrivons à amener Yu-chan à l’étage, nous pourrons l’empêcher de donner plus d’en-cas aux réceptionnistes du rez-de-chaussée.

« J’avoue avoir du mal à y croire. Edda, regarde Fifi, Mofuko et le reste des réceptionnistes. Comment peuvent-elles se comporter ainsi ? »

« Oui oui, je comprends. Mais maître de guilde, si vous continuez à vous énervez, vos cheveux vont tomber. Regardez, certains sont déjà tombés sur votre joue. »

« EDDA !! »

En voyant enfin Mofisu exploser, Edda s’enfuit en vitesse de la pièce. Lorsqu’elle revint plus tard, elle ramena avec elle Fifi, Rebecca et Mofuko. Bien sûr, il s’agissait des coupables ayant écrites toutes ces requêtes.

« Maître de guilde, pourquoi nous avez-vous rassemblés ici ? Je sens que Yu-chan va bientôt revenir, alors veuillez faire vite. »

En voyant l’attitude de Fifi qui avait l’air de se ficher de Mofisu, une veine apparut sur le front de celui-ci. Edda quand à elle fut amusée par la situation et se mit à rire.

« Ignorante ! Fifi, je sais que tu as demandé à être mutée à l’étage, mais ne réalises-tu rien ? Tu n’étais qu’une fille d’aventurier choyée par ses parents. Ils t’ont envoyés ici pour que ton attitude change. Toutefois, tu n’as pas la moindre motivation, tu travailles lentement, et maintenant tu veux être déplacée à l’étage ? Dans tes rêves. »

« Ugh, mais maître de guilde, vous ne deviez pas vous énerver comme ça. Si vous continuez, vous allez vraiment devenir chauve. La raison pour laquelle je veux être promue à l’étage est que Yu-chan est un aventurier de rang C/ Ne pensez-vous pas qu’il est de mon devoir de le suivre et de quitter le rez-de-chaussée ? »

Lorsque Fifi s’exclama cela, le visage de Mofisu se distordit tandis qu’Edda souriait toujours.

« Tu es sérieuse ? Dans ce cas je suppose que je peux te renvoyer à la guilde des aventuriers à la capitale. »

« Maître de guilde, ce n’est même pas drôle. Je ne veux pas retourner à la capitale. »

« Et pourquoi ça ? La capitale n’est-elle pas plus florissante que Comer ? »

« J’irais à la capitale si Yu-chan y va. »

Mofisu réalisa qu’il ne pouvait rien faire contre cette fille têtue comme une mule, et que s’il continuait à s’en prendre à elle, elle continuerait à l’insulter. Ainsi, Mofisu changea de cible.

« Rebecca, pourquoi veux-tu aller à l’étage ? »

« Maître de guilde, si vous avez bien lu ma requête, cela n’a rien à voir avec Yu. C’est juste que l’odeur corporelle des aventuriers du rez-de-chaussée est mauvaise. Vous devez me comprendre n’est-ce pas ? »

Une nouvelle veine apparut sur la tempe de Mofisu. Bien sûr, il savait qu’il na s’agissait pas de sa véritable raison, et pendant ce temps Edda continuait à rire.

« Hey, Rebecca, comment peux-tu appeler mon Yu-chan sans honorifique ? »

« Ton Yu-chan ? Fifi, ne sais-tu pas que Yu n’appartient à personne ? Fais tes bagages et retourne à la capitale. Je suis ta senior alors écoute-moi et pars. »

« Tu n’es venue que quelques mois avant mon arrivée. Comment pourrais-tu être mon ainée ? »

 « Même si tu as apparemment du mal à l’accepter, j’étais là avant toi. De plus, je suis plus âgée que toi, alors tu as le devoir de m’écouter. »

« Quoi ? Tu oses me donner des ordres ? »

Fifi, furieuse, sauta sur Rebecca et essaya de l’attaquer. Celle-ci bloqua l’attaque, et les deux tombèrent ensemble à la renverse.

« Aaaah, comment pouvez-vous vous battre dans le bureau du maître de guilde ? » (Edda)

« Je m’en fiche, elle m’a vraiment énervée ! » (Fifi)

« Maître de guilde, pensez-vous vraiment qu’une fille aussi violente soit digne d’être une réceptionniste ? » (Rebecca)

Pendant ce temps, Mofuko regardait calmement les deux filles engagée dans une lutte acharnée. La colère de Mofisu avait maintenant dépassé la limite, et il était prêt à exploser à tout moment.

« Maître de guilde, j’ai quelque chose à vous dire. » (Mofuko)

« Oh, Moff, toi au moins tu te tiens bien, alors que veux-tu me dire ? »

« En fait, des rumeurs circulent, selon lesquelles des réceptionnistes du rez-de-chaussée reçoivent des pots-de-vin de la part d’un aventurier. »

En entendant cela, Fifi et Rebecca arrêtèrent immédiatement leur vacarme. Elles tournèrent la tête comme des jouets rouillés pour voir la réaction de Mofisu.

« Une réceptionniste ose se comporter ainsi dans la guilde des aventuriers dont je suis si fier ? »

« Voulez-vous savoir qui sont ces personnes ? »

Moff sourit en direction de Fifi. Celle-ci, sachant que quelque chose de dangereux allait arriver, changea immédiatement le sujet de conversation. Rebecca la rejoignit.

« Maître de guilde, je vois que vos cheveux ont poussés. »

« Tout à fait, récemment, une bonne odeur s’émane e vos cheveux. Leur avez-vous fait quelque chose de spécial ? »

Fifi et Rebecca se trouvaient maintenant des deux côtés de Mofisu et lui caressaient les épaules pour le calmer.

« Maître de guilde, comme je viens de vous le dire, des réceptionnistes acceptent des pots-de-vin d’un aventurier, et le monopolisent. Ces pots-de-vin sont notamment constitués de pancakes. Si Edda ne s’en était pas rendue compte, une telle situation n’aurait jamais été découverte. »

Expliqua Mofuko en pensant qu’elle se trouvait du bon côté.

« Ainsi, nous devons faire monter Yu-san à l’étage, étant donné qu’il est un aventurier de rang C. »

« Mofuko, que dis-tu ? C’est moi qui devrais m’occuper de Yu. J’estime le mériter, et même si je ne peux pas être promue au 1er étage, Yu restera avec moi. »

« Je suis d’accord avec Fifi. »

« Fifi, Rebecca, ne pensez-vous pas agir comme des enfants ? Pensez un peu à votre âge et à votre dignité. »

« Tu dis que je suis puérile ? »

« Tu dis que je n’ai pas de dignité ? »

« Je ne peux pas croire que ces trois-là puissent me causer autant de problèmes. »

Mofisu laissa échapper un long soupir et contempla sans la moindre expression le plafond, comme s’il avait perdu toute joie de vivre. Edda de son côté n’arrêtai pas de répéter « Oh » chaque fois que les filles se disputaient, et riait sans essayer de les arrêter.

Et tout à coup, les trois filles se cognèrent contre le bureau de Mofisu, et la tasse de thé se trouvant dessus se brisa en tombant sur le sol. A cet instant, les filles se pétrifièrent en se rendant compte qu’l s’agissait de la tasse favorite d’Edda.

« Oh, les enfants sont vraiment turbulents de nos jours. »

Lorsqu’Edda s’exclama cela, un frisson parcourut le dos des filles, comme si la température de la pièce était tombée en dessous de zéro.

Les trois filles, comme des statues de glace, ne bougèrent plus. Elles étaient comme des prisonniers attendant qu’Edda annonce leur condamnation à mort. Même si Edda souriait, elles savaient à quel point la situation était mauvaise. Elle était la seule personne qu’elles ne pouvaient pas se permettre d’offenser.

« Edda-san … ? »

« Ce n’est qu’un accident, n’est-ce pas Moff ? »

« Oui, un accident. Nous n’avons pas fait exprès … »

Mais tout à coup, Adele cria depuis le rez-de-chaussée,

« Yu-kun est arrivé ! »

En entendant cela, les trois réceptionnistes coururent hors de la pièce en criant « Ouaiiiiis ! ».

Edda ramassa les débris de tasse jonchés sur le sol.

« *Soupir* Elles agissent vraiment comme des enfants. »

Mofisu ne savait maintenant plus quoi faire.

« Alors, prévoyez-vous de laisser la situation telle qu’elle est ? Que devrions-nous faire concernant Yu-chan ? » (Edda)

Après tout, Mofisu considérait les réceptionnistes comme ses propres filles, alors il ne pouvait pas faire grand-chose.

« Tant pis, voyons un peu tous les problèmes que nous causera ce garçon. »

Mofisu était aussi troublé en voyant qu’Edda n’était pas de bonne humeur. Il ne put que repousser le sujet en touchant sa tête.

A cet instant, des cheveux tombèrent à nouveau, réduisant d’autant plus son nombre quasiment inexistant de cheveux.

Edda trembla avant d’enfin éclater bruyamment de rire.

 

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