Les cours finis, je rentrais chez moi comme à mon habitude.

 

« Hmm ? »

 

Passant  à côté d’un poteau téléphonique, je m’arrêtai tout à coup.

Je sentais qu’il y avait quelque chose de caché dans un coin de mon champ de vision.

Mais quand je regardais, il n’y avait rien. Juste un poteau ordinaire se tenant là.

Surpris, je me retournais et décidait de continuer ma route.

Toutefois, j’étais étrangement anxieux.

Même si je voulais rentrer rapidement à la maison et jouer aux jeux vidéo, ma curiosité me poussait à vérifier, je décidai donc de m’approcher.

 

« Qu’est-ce que c’est ? »

 

J’ai pu le trouver directement après m’en être approché.

Sur le sol, à côté du poteau, était posée une conserve de nourriture.

Mais c’est étrange. Pourquoi est-ce que j’ai remarqué ça ?

D’après sa position par rapport au pôle téléphonique, je n’aurais pas du la remarquer dans l’angle où j’étais. Mais la vérité est que j’ai quand même réussi à trouver la conserve.

 

Une coïncidence ? Par chance, je ne me sentais pas rassuré. Par chance, j’ai remarqué quelque chose. Par chance, il y avait une cannette de nourriture. Par chance, je l’ai trouvé.

Même si ça s’était passé comme ça, cela ne me rassura pas.

 

Je me demande si je devrais vraiment la toucher ? Penché la, regardant secrètement la conserve de nourriture à côté d’un pole téléphonique, se trouvait un homme troublé.

 

« C’est quand même une belle conserve … »

 

Elle était un peu plus large qu’un poing. La forme était la même qu’une conserve classique, un cylindre. Le haut était argenté. Il s’agissait d’une conserve de nourriture normale, mais ce qui attirait mon attention était le design de la conserve.

La base était rose, avec une belle pèche blanche dessinée dessus.

Je dis pèche blanche, mais une partie semblait teintée de rose, et elle pouvait être perçue comme de jolies fesses.

 

« Voyons, Pèche du Bonheur ? Un nom de marque plutôt suspicieux … »

 

Dessinées sur la belle pèche blanche, on pouvait distinguer le nom de la marque en lettres roses.

Pèche du Bonheur huh, est-ce que ça veut dire que je devrais être heureux puis la manger ? Ou bien que je serais heureux en la mangeant ?

La dernière proposition me paraissait plus réaliste, il devait sans doute s’agir de ça.

 

« Hmm, je me demande si je peux la toucher … »

 

Avec l’envie de la ramasser pour confirmer, je succombais finalement à mes désirs.

La conserve de pèches dans les mains, je regardais l’étiquette en la tournant.

Etrange, très étrange. Il n’y a écrit dessus ni le fabricant ni l’usine. Il n’y avait pas non plus de date de production ni de date de péremption.

Est-ce qu’il s’agit en fait d’une dangereuse pèche permettant de voyager dans une autre dimension ?

 

« Hmm ? Quoi ? Peut-être, que ce n’est pas de la nourriture ? »

 

Vers le bas de l’emballage, il y avait de petites inscriptions.

‘Ce produit n’est pas destiné à la consommation.’

Quoi ? Sachant qu’il ne s’agissait pas d’une pèche créée à partir d’ingrédients bizarres pouvant t’emmener en voyage, je perdis mon anxiété.

 

« Je me demande ce qu’il y a à l’intérieur ? Un jouet ? C’est joli et j’ai envie de l’ouvrir … mais il s’agit d’un objet perdu.

 

Me relevant la conserve dans la main, je décidai de passer par le commissariat avant de rentrer chez moi.

Je ne voulais pas être mêlé à tout ça s’il s’agissait d’une pèche magique, mais il n’y a pas de problème s’il s’agit d’une simple conserve.

De plus, la conserve n’est pas du tout sale, elle est toute neuve. Je ne sais pas si le propriétaire l’a oublié ou juste fait tomber, mais il pourrait la regretter.

C’est pourquoi je vais la laisser aux objets trouvés, au poste de police.

Je l’amenai au poste comme prévu, leur disant au passage que mon professeur principal était Saeki-sensei.

 

 

 

 

Un jour, un policier sonna à ma porte.

 

« Eeh, est-ce que Katou Akiharu-kun est là ? »

 

Jouant dans le salon, j’entendis mon nom être prononcé.

Qu’est-ce qu’un policier veut bien me vouloir ? Se peut-il que le déjeuner que j’ai laissé dans mon bureau ait été découvert ? Ou peut-être quand Kaori-chan montait les escaliers avec sa mini jupe et que je me suis baissé pour voir sa culotte ?

C’est mauvais. Que faire, mon parfait score d’intendance disparaitra si je me fais embarquer par la police. Si cela arrivait, je pourrais dire adieu à mon pacte fait avec Tamotsu-kun.

Même si la Terre devait s’effondrer demain, nous avions promis que nous assisterions à tous nos cours.

 

« Akiharu, un policier veut te parler. Vient dans l’entrée un moment. »

 

La porte du salon s’ouvrit, et ma mère apparut, me pressant avec un sourire amical.

Tamotsu-kun, désolé, je vais surement être amené au commissariat. Même si la Terre devait s’effondrer demain, je veux continuer d’aller à l’école avec toi, mais le pouvoir du gouvernement est plus fort que moi.

 

Avançant timidement jusqu’à la porte, le policier en uniforme se tenait là. Et me remarquant, leva la main droite et me salua.

 

« Katou Akiharu-kun. A propos de la conserve de nourriture que tu nous as confiée, le propriétaire reste inconnu après trois mois. Je suis venu pour te prévenir. »

 

Le policier souri en disant ceci, me présentant un sac en plastique qu’il tenait dans sa main gauche.

 

« Tu as déposé ceci aux objets trouvés. J’aimerais que tu gardes ce comportement exemplaire. C’est pourquoi, en respect de la loi, je te rends ceci. »

 

Approchant timidement le policier, je reçus le sac en plastique. Regardant à l’intérieur, il y avait une conserve de nourriture que j’avais trouvée il y a trois mois.

Oh, ça ? Maintenant que j’y pense je l’avais amené aux objets trouvés. J’avais complètement oublié.

 

« Désolé pour le dérangement. »

 

Se tenant à coté de moi, ma mère salua le policier. Je fis de même.

 

« Non, le nombre de jeunes qui nous ramènent des objets perdus se fait de plus en plus rare de nos jours. Il y a peu, quand les enfants ramassaient une pièce de 100 yens, ils cherchaient un policier et la lui confiaient. De bonnes personnes comme ça, je pense qu’il est nécessaire de conserver cette pureté. »

 

Baissant sa main droite qui nous saluait, le policier caressa ma tête, et en disant ces mots ria, sourire aux lèvres.

 

« Non, non, il n’est pas pur ou quelque chose comme ça. Plutôt que pur, on pourrait dire qu’il est simple. Il est trop discret et bien trop timide si vous voulez mon avis. »

 

« Je ne pense pas. En voyant ses yeux je comprends. Akiharu-kun a des yeux purs et clairs … purs …. »

 

En réfutant les mots de ma mère, même si le policier essayait de me flatter, les mots avaient du mal à sortir de sa bouche. Ils avaient l’air tous les deux embarrassés.

Mes yeux ? On me dit souvent que j’ai des yeux de poisson mort.

 

« Phi-, Philosophiquement, on dirait que ses yeux ont atteint l’illumination ! Vraiment, un enfant à l’avenir prometteur ! »

 

Oh, pas un adulte pour rien. Une vision philosophiqu
e huh ? Comme on pourrait s’y attendre d’un policier, une réponse immédiate qui  n’endommagerait pas le cœur de l’enfant, et le tout sans mentir.

Cela paraissait quand même un peu précipité, avec ce sourire gêné et cette transpiration.

Rendre la justice est plutôt compliqué, huh.

 

 

 

Quand à la conserve non-identifiée, le résultat est que le policier m’a laissé l’ouvrir.

Trois mois ont passé depuis que je l’avais laissée, alors étant celui qui l’avait trouvé, elle m’appartenait désormais. C’est pourquoi, parce qu’elle ne pouvait être ouverte sans permission, ils avaient besoin de mon accord.

Le contenu était un magnifique jouet en forme de pèche.

Il était plus petit qu’un poing, légèrement plus petit qu’une véritable pèche. Et quand à la sensation, elle était assez surprenante.

C’était très lisse, et pourtant doux, et très tendre. Pas un produit en caoutchouc, ni en tissu. En tout cas, la sensation était si suprême que plus je le touchais, plus j’avais envie de le toucher.

 

Quand le policier avec qui j’avais confirmé le contenu, jugea qu’il n’y avait aucun problème, il me fit signer quelque chose attestant que je l’avais bien reçu, et partit en saluant.

Tout ceci était arrivé hier.

 

« Qu’est-ce que c’est ? »

 

Il s’agissait de ma première pensée après m’être réveillé.

A cause de l’incroyable sensation qu’elle procurait, j’avais dormi tout en caressant la pèche.

Et maintenant, je me réveillais tout en la caressant inconsciemment, mais, agité, je décidai de l’inspecter. Et je fus surpris.

 

La pèche était plus grosse qu’hier. Elle était alors plus petite qu’un poing, mais maintenant elle était une taille plus grande. Ce n’était pas tout. La pèche n’était plus une pèche.

 

La forme s’était légèrement déformée en deux sphères. Un petit trou ouvert entre les deux protubérances.

Peu importe dans quel sens je la regardais, il s’agissait maintenant de fesses.

De plus, la sensation s’était aussi améliorée. Et par je ne sais quel mécanisme, quand les fesses étaient touchées, le trou se contractait.

Même après l’avoir examiné sous tous ses angles, il n’y avait aucun endroit ou y mettre des piles. Serait-ce un jouet à usage unique et jetable au final ? Ou est-ce que l’électricité était générée en la frottant ? Ou peut-être s’agissait-il d’un mécanisme et qu’il n’était pas nécessaire d’y mettre des piles ?

 

« Eh bien, ce serait assez embarrassant… »

 

Même si je suis content que la sensation en la caressant ce soit améliorée, je ne peux pas l’amener à l’école come ça. Tout d’abord, c’est trop gros, et j’aurais l’air d’un pervers fétichiste des fesses.

 

« Mais … cette sensation quand je la caresse est en train de devenir une habitude. Je suis déjà devenu un esclave de cette pèche. »

 

La pèche avec une étrange sensation de caresse qui ressemblait à des fesses était maintenant une pèche fesses. Tout en la caressant de mes deux mains, j’étais troublé quand à ce que je devais en faire.

Elle serait surement confisquée si l’on me voyait avec.

Plus important, je serais surement fiché en tant que pervers.

Mais il est déjà maintenant impossible pour moi de me séparer de cette sensation. Quand les fesses étaient caressées, le trou se contractait d’une manière adorable. Je ne peux pas la laisser dans la maison après tout.

 

« Elle rétrécit quand on la compresse, alors peut-être que c’est bon si je la mets dans quelque chose avant de la prendre ? »

 

Elle pouvait rétrécir considérablement si on la serrait très fort, alors si je la mets dans un petit récipient, on ne devrait pas pouvoir la remarquer. Je n’aurais plus à m’inquiéter qu’elle se fasse découvrir dans ce cas.

 

« Voyons, est-ce que j’ai quelque chose dans quoi la mettre … »

 

Même si elle est plus petite, il faut que j’apporte à l’école quelque chose qui paraisse naturel.

Réfléchissant à différentes possibilités, je décidai de la mettre dans une boite à crayon. Et au final, à mon grand étonnement, elle entra sans difficulté à l’intérieur.

Si c’est un pot à crayon, ça ne dérangerait personne si je la sortais de mon bureau pour la caresser.

Même s’il se peut qu’elle soit salie, par rapport à ce qu’elle soit confisqué et le risque d’être considéré comme un pervers, il s’agit d’un bien moindre mal.

 

 

 

Arrivant à l’école et m’asseyant à ma place, je sortis immédiatement la pèche de la boite à crayon et la cacha dans mon bureau, la caressant à l’intérieur.

Ouais, le bonheur. Je suis juste en train de caresser la pèche et je suis satisfait. Elle ne s’appelle pas Pèche du Bonheur pour rien.

 

 

 

Trois semaines se sont écoulées depuis, et des événements mystérieux ont commencé à apparaitre.

Quand je caresse la pèche, en plus d’être heureux, je pense avec une extrême clarté.

Même en caressant la pèche hébété, plutôt que de m’en préoccuper, un phénomène mystérieux fait que mon attention en classe augmente.

Même interrogé par le professeur, avant j’aurais paniqué et n’aurait pas pu répondre correctement. Le moment ou je suis calme et ressent la sensation de la pèche, je suis capable de répondre correctement.

J’étais aussi mauvais en éducation physique, et avais peur de faire une erreur en public. Ce sentiment s’est calmé lui aussi, et je suis maintenant capable de mieux faire.

Grâce à ça, toutes mes notes ont augmenté.

Ma mère en est devenue étrangement gentille.

 

Cette pèche pourrait bien être une pèche miraculeuse qui apporte le bonheur.

 

Quelque chose d’étrange arriva tout à coup. Tout en caressant comme d’habitude la pèche en plein cours, la sensation changea tout à coup. Ou plutôt, je ressentis que la pèche bougeait.

J’étais surpris et sortit ma main de mon bureau pour vérifier la pèche que je caressais. Et Effectivement, elle bougeait.

Les fesses tremblaient, et le trou se contractait intensément.

Faillant presque hausser la voix de surprise, j’enfouis ma main dans le bureau pour cacher la pèche, essayant désespérément de ne pas me faire entendre.

Cependant, mon genou tapa dans mon bureau à cause de mon action soudaine. Un son se fit entendre dans la salle de classe.

 

« Katou, même si tes notes ont augmentées dernièrement, ce n’est pas une raison pour t’endormir en pleine leçon. »

 

Tout le monde dans la classe se mit à rire suite à la remarque du professeur.

Apparemment ils pensaient que je m’endormais.  Je me mis debout et m’excusa au professeur, puis me rasseyais, soulagé.

 

Juste au cas ou, je n’ai pas caressé la pèche jusqu’à la fin de la journée, et décida de l’observer une fois arrivé chez moi.

 

 

 

Je rentrai directement chez moi après mes cours et m’enferma dans ma chambre, disant à ma mère que je révisais.

 

« Qu’est-ce que … »

 

Je ne l’avais pas remarqué parce que je ne la regardais pas quand je la caressais, mais des lettres étaient apparues sur la pèche.

Kurihara Kozue. Sur les fesses, était écrit clairement en lettres noires.

Je ne l’avais pas écrit. Dans ce cas quelqu’un d’autre l’avait fait ? Quand je vais en éducation physique et que je quitte la salle de classe, je la laisse dans mon bureau, mais aujourd’hui je n’avais pas sport et don
c je n’avais pas quitté la classe.

En d’autres termes, la pèche avait toujours été à mes côtés.

 

Dans ce cas, est-ce que c’est apparu tout seul ? C’est assez difficile à croire. Même s’il y avait un mécanisme faisant apparaitre des caractères sur la surface quand on la caresse, le fait que ce nom, Kurihara Kozue apparaisse est étrange. Parce que je la connais.

Une fille dans ma classe, la plus mignonne des filles de son âge. Son père est Japonais, mais sa mère vient d’un autre pays, et Kurihara-san a hérité de sa mère.

Avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus, elle est une véritable beauté. Sa poitrine est aussi la plus grosse parmi les filles de son âge.

 

Même s’il y avait un mécanisme faisant apparaitre des lettres, la probabilité que le nom de ma camarade de classe apparaisse est proche de 0.

Donc, après tout, quelqu’un a du écrire dessus. La frotter ne fait pas disparaitre l’inscription, ou plutôt que d’être écrite, on dirait justement qu’elle est apparue sur la surface.

 

En assumant que l’inscription est apparue toute seule, je me souviens tout à coup de quelque chose. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je comprends.

Quand je caressais la pèche en classe, je pensais à Kurihara-san.

Qu’elle était mignonne, et que je voulais toucher sa poitrine.

Est-ce que mon désir s’est reflété sur la pèche ? Même si cela parait impossible, cette pèche est une pèche miraculeuse, c’est pourquoi je ne peux pas me permettre d’écarter cette hypothèse.

 

« En tout cas, la sensation est moins bonne qu’avant… »

 

La douceur n’a pas changé, mais j’ai l’impression que la couleur est plus pâle qu’avant. Je pense qu’elle est aussi plus ferme.

Je me demande si elle va redevenir comme avant si je la frotte patiemment ? Ce serait vraiment dommage de perdre cette sensation.

Aussi, j’ai découvert que je la caressais avec plus de persévérance qu’avant. Parce que même s’il s’agissait toujours de fesses, étant donné que le nom de Kurihara-san était inscrit dessus, je pensais à elle en la touchant.

D’un simple fétichiste des fesses, le résultat est que j’ai évolué en amoureux d’une jolie fille de première année en pleine désillusion.

 

Même si je pouvais prévenir tout risque en la laissant dans ma chambre, ma vie à l’école sans cette pèche ne vaudrait pas le coup. Peu importe les moyens, je veux l’avoir à l’école pour la caresser. Même avec un risque, je veux la toucher.

Dans ce cas, je n’ai pas d’autre choix que de faire attention à ne pas me faire attraper. Ouais.

 

 

 

 

Après avoir observé la pèche pendant deux heures, j’avais découvert des changements autres que la couleur devenue blanche, la sensation plus ferme, et l’apparition du nom.

 

Premièrement : quand frottées, les fesses tremblaient. Elles ne devaient pas aimer ça.

Deuxièmement : les convulsions du trou devenaient intenses. Les fesses frottées faisaient trembler le trou, et quand le trou était touché, il se fermait.

Troisièmement : le trou était devenu profond. Avant, même si j’essayais d’insérer un crayon dedans, il s’arrêtait immédiatement. Et maintenant, quand j’enfonce la pointe de mon crayon dedans, elle entre entièrement.

Cependant, quand je l’enfonce de force, la pèche a l’air effrayée et tremble. Cela me donnait l’impression qu’elle souffrait.

Insérer un objet dans un trou attisait ma curiosité et faisait battre rapidement mon cœur. C’est pourquoi, même si c’est mauvais pour la pèche, je décidai de l’habituer petit à petit.

 

 

 

Un mois s’est passé depuis les changements de la pèche.

Même si immédiatement après les changements, elle était devenue ferme, elle est devenue souple après que je l’ai massée avec soin.

Cependant, comparé à la sensation d’avant, elle a encore un long chemin à parcourir.

Avec ça, j’ai aussi continué avec l’entrainement ou j’insérais un crayon dans le trou. Au début, seulement la pointe d’un crayon pouvait entrer, mais maintenant tout un doigt peut s’y introduire.

C’est à nouveau incroyable. Insérant mon doigt dans le trou, j’étais surpris à quel point c’était confortable. Le trou se resserrait sur mon doigt quand je le retirais. Et à chaque fois que la pèche tremblait, le trou se fermait avec force, et ça faisait du bien.

De plus, le trou est considérablement profond. Même en y enfonçant tout mon doigt jusqu’à la base, il y a l’air de rester de la place.

Essayant avec des crayons, je les avais mis tous en même temps.

Quand j’ai mesuré la taille, j’ai découvert que le trou était profond de plus de douze centimètres.

Que la profondeur soit plus grande que le diamètre de la pèche était une contradiction. C’était vraiment étrange, mais puisqu’il s’agissait de cette pèche, je décidai de juste être d’accord.

Probablement parce que même si j’y réfléchissais, je ne trouverais pas de réponse.

 

Quand à la pèche, alors qu’au début elle n’aimait pas que des choses soient insérées dans son trou, récemment elle avait l’ai d’aimer ça.

Bien sûr, puisqu’elle ne peut pas parler, je ne peux pas savoir ce qu’elle pense. Mais, quand caressé, le trou occasionnellement s’ouvrait et se fermait. Quand durant ces moments j’insérais mon doigt, elle avait l’air d’être contente.

C’en était arrivé au point ou quand je touchais la pèche, j’enfonçais inconsciemment mon doigt dedans.

 

 

 

Deux autre mois ont passés depuis, et mes notes ont augmentées au fil de l’année scolaire. Selon Tamotsu-kun, c’est parce que je n’ai pas d’amis.

Même si j’ai quelques amis, la seule personne que je puisse appeler meilleur ami est Tamotsu-kun.

La seule chose que je ne puisse briser, c’est mon pacte de ‘parfaite intendance’.

 

Et maintenant, un nouveau changement était apparu sur la pèche. Un liquide étrange sortait du trou.

Il était fluide et collant, et sans odeur.

Cela me surprit au départ, parce que cela me permettait d’entrer et sortir mon doigt plus facilement, en gros, une version améliorée.

Avec ça le trou devint plus flexible. Un doigt était la limite avant, mais maintenant trois doigts pouvaient y entrer sans problème.

Le trou devenu plus flexible, les effets du fluide visqueux était grands.

 

Le changement le plus important, des lettres sont apparues à nouveau.

En plus du nom de Kurihara-san visible sur la surface comme d’habitude, quelque chose de différent était apparu sur les fesses.

Par quelque chose de différent, je voulais dire un nombre.

Ce qui était apparu était une ligne droite représentant le ‘’un’’. Le kanji ’, ressemblant aussi au signe moins.

Etant donné que j’avais déjà été surpris quand le nom de Kurihara-san est apparu, je n’étais pas aussi surpris cette fois-ci. L’état de la pèche était différent de d’habitude.

 

J’avais inséré trois doigts comme d’habitude et profitait de la sensation que me procurait le trou profond. La pèche se mit alors à trembler comme elle ne l’avait jamais fait auparavant, considérablement impatiente. Avec ça, elle se ferma magnifiquement.

En même temps que la force du trou se relâcha, le apparut sur la droite des fesses.

En voyant le moment où il apparut cette fois, je pouvais être sûr que le nom de Kurihara-san était apparu tout seul.

 

Les changements continuèrent.

Quand je mis mon doigt dans le trou pour m’amuser, la pèche convulsa intensément avent de se calmer. Et une ligne droite apparut.

Sous le  apparu la dernière fois, une ligne était apparue dans l’autre sens. Cela ressemblait à un ‘T’ anglais.

Puisqu’apparemment des caractères apparaissaient quand je continuais, je travaillais avec soin à faire convulser la pèche.

Depuis, la pèche convulse avec beaucoup plus de difficultés, mais le fait si j’y vais graduellement. Avec ça, les lettres qui apparaissaient augmentèrent.

 

Parce que la première lettre apparue était un ‘T’, je pensais qu’il s’agirait d’un mot Anglais, mais je me trompais.

Le nombre de lignes droites augmenta sans faute. Une fois complété, on pouvait y lier le kanji ’.

Puis, en réfléchissant aux kanjis commençant pas ‘’, le nombre de lignes droites augmenta à nouveau et mes réflexions s’avérèrent fausses à nouveau.

Après le ‘’ était un ‘’ juste en dessous. De plus, une fois complété, un ‘’ apparut sous le ‘’.

Même si je pensais qu’il pouvait bien y avoir un mot avec deux ‘’, combien de ‘’ de plus y aura-t-il avant que ça ne se finisse ? Au final, il y avait cinq ‘’, un sixième apparut à gauche du premier ‘’. Puis les ‘’ continuaient à nouveau juste en bas.

 

Jusqu’à quand est-ce que des ‘’ vont continuer à être affichés ? Puis je me rendis compte qu’il ne s’agissait pas d’un mot, mais plutôt d’un nombre.

Plus précisément, le nombre d’intenses convulsions de la pèche. Quand un ’ était complété, cela voulait dire qu’elle avait convulsé cinq fois.

Sachant ça, ma curiosité grandit. Il se pouvait qu’un grand changement apparaisse si je continuais à faire apparaitre des ‘’.

 

 

Deux mois sont passés depuis l’apparition des ‘’ sur la pèche.

Après avoir compris comment faire convulser la pèche, je continuais même pendant mon sommeil. Le fait que mes notes ne baissent pas était terrifiant

 

Pendant un moment, la pèche était couverte de ‘’. Je dis ‘pendant un moment’, car les ‘’ disparurent d’un coup. Et maintenant le mot ‘’ est visible.

Apparemment quand vingt ‘’ apparaissent, ils se transforment en ‘’.

Même si un tel changement m’avait excité, après ça un ‘’ apparut sous le ‘’.

Honnêtement, j’étais déçu. Cependant, la sensation confortable du trou s’était grandement améliorée.

Plus de liquide visqueux en sortait qu’avant, et la flexibilité du trou avait aussi augmentée. De plus, l’intérieur ondulait, et le trou se fermait avec tellement de force que j’avais l’impression qu’il pourrait m’arracher le doigt.

 

Naturellement, j’étais à nouveau curieux. La flexibilité s’était améliorée, le mystérieux liquide visqueux avait augmenté, l’intérieur ondulait, et la force de fermeture s’était renforcée. Je pense qu’il s’agit d’un jugement normal pour un garçon que de vouloir y insérer autre chose qu’un doigt.

Le problème était, si oui ou non l’intérieur deviendrait sale. Mais en pensant que je pouvais le laver, je réalisai que ce n’était pas un problème, et ne m’inquiétai pas trop.

 

Le résultat : incroyable. Même si je meurs, je ne me séparerai jamais de cette pèche.

 

 

 

Il s’avérait que j’avais inséré dans la pèche une chose commençant par un ‘P’ et finissant par un ‘s’, et découvrit encore quelque chose de nouveau.

Même si au début je la retirais pour l’empêcher d’être salie, cela devenait difficile après s’y être habitué, et le désir de me soulager à l’intérieur commençait à augmenter.

Je me persuadai que tout irait bien si je la lavais après, et décidai de le faire à l’intérieur.

Je suis incapable d’exprimer ce sentiment de confort avec des mots.

Quand je fais à l’intérieur, la pèche se resserre, se fermant intensément. Et elle convulse. Le nombre de ’ augmente aussi.

C’était complètement devenu une habitude, et je dois tout lâcher au moins une fois après l’avoir sorti.

Je m’étais dit que quand j’aurais fini de l’utiliser, elle ne sera plus propre. Mais en essayant de la laver en pensant cela, je remarquai quelque chose.

 

Ce n’était pas sale. Le liquide qui,  j’étais sûr, se trouvait à l’intérieur, avait disparu.

 

Je mis mon doigt à l’intérieur et ouvris le trou, mais il n’y avait rien à part la grotesque chair rouge.

Cela ne changeait pas peu importe le nombre de fois que je faisais à l’intérieur.

 

La pèche ne devenait pas sale peut importe le nombre de fois que je l’utilisais. Excellent. De plus, depuis que j’ai commencé à faire à l’intérieur, mes pensées sont devenues plus claires. Que puis-je dire, mes sombres passions avaient disparues temporairement, et mes études commencèrent à progresser bizarrement.

Grâce à ça, mes notes étaient les meilleures de mon grade. Même si mon éducation physique n’avait pas beaucoup progressé, c’était quand même incomparable à avant.

Et la quantité de ‘正’apparaissant sur la pèche avait aussi augmentée plus rapidement qu’avant.

La quantité de avait quand à elle augmentée à quatre.

 

Une chose qui m’inquiétait.

Quand le nombre de ’commença à augmenter rapidement, Kurihara-san arrêta de venir à l’école.

Même si Kurihara-san a une grosse poitrine, elle est plutôt sage et obéissante. Elle était rarement absente.

 

Il y avait d’autres choses concernant Kurihara-san qui m’inquiétaient.

Elle partait souvent aux toilettes et à l’infirmerie en plein cours. Et ce, quand je jouais avec la pèche.

Quand Kurihara-san était tombée pendant une réunion, je touchais la pèche dans ma poche.

Et quand la voix de Kurihara-san changeait soudainement, pareil.

Quand la quantité de ‘’ augmente, Kurihara-san part aux toilettes ou à l’infirmerie, ou s’écroule.

Tandis qu’elle était absente, j’avais fait une autre découverte.

Parce que la pèche était trop confortable, je retournai à la maison et fis dedans à de multiples reprises. Le jour suivant, Kurihara-san n’était pas venue en cours.

 

Alors une question a germé dans mon esprit. Je fis une hypothèse.

Le nom de Kurihara-san est apparu sur la pèche. Les actions de Kurihara-san sont semblables aux réactions de la pèche.

Il se peut que Kurihara-san et la pèche soient connectés. En d’autres termes, la pèche et Kurihara-san échangent les même sens, quelque chose dans le genre.

Le prouver est difficile. Parce que je n’ai jamais parlé à Kurihara-san. Ou plutôt, Kurihara-san parle rarement aux garçons.

Parce qu’elle
est gentille, elle répondra probablement à quiconque l’interpelle. Mais, même si de nombreux garçons sont amoureux d’elle, elle est toujours entourée d’autres filles qui gardent les garçons dangereux à l’écart.

Comparativement, les filles accompagnant Kurihara-san ne sortent-elles pas justement avec des garçons ?

Si vous pensez qu’ils sont dangereux, ne devriez-vous pas les éviter ?

Je ne comprends vraiment pas ce que peuvent penser les filles.

 

 

 

Quand le nombre de ’ atteint six, je décidai d’agir.

J’ai envie de prouver que la pèche et Kurihara-san sont connectés, ce par n’importe quel moyen. Je suis devenu trop intéressé, et mes notes ont baissé. Grâce à ça, ma mère m’a sermonné.
Sachant qu’à la base je n’avais pas d’aussi bonnes notes, elle n’avait pas besoin de s’énerver juste parce qu’elles avaient un peu baissé…

Je deviendrais docteur ou avocat plus tard, c’est ce que ma mère dit avec excitation. Mais moi j’aimerais juste travailler à creuser un trou. Après tout, je suis bon quand il s’agit de regarder le trou dans ma pèche.

De nombreuses choses sont arrivées, et après que Kurihara-san commence à devenir de plus en plus absente, je décidai d’aller la voir chez elle, une pure visite de sympathie bien sûr.

Parce que je ne lui ai jamais parlé, je suis tendu, et il se peut qu’on me ferme la porte au visage. Mais le mystère de la pèche ne se résoudra pas tout seul si je reste assis à rien faire.

Je rassemblai mon courage, et décidai d’effectuer une visite de courtoisie.

 

 

 

Les cours étaient finis pour aujourd’hui. Kurihara-san était absente pour problème de santé. C’est pourquoi, je décidai d’aller la voir aujourd’hui.

Je courrai chez moi et ouvrit la boite contenant toute mes économies.

Quand on va voir quelqu’un, il est nécessaire d’apporter un présent. Et puisque la famille de Kurihara-san a l’air riche, je ne peux pas me permettre d’acheter seulement des fleurs ou des fraises.

Je pris les pièces contenues dans la boite et quitta la maison avec 3000 yen en poche.

 

 

Je commençai par chercher un magasin vendant des fraises. Mais même en cherchant, je ne parvenais pas à en trouver.

Je me dirigeai donc a contrecœur vers un supermarché.

Pour acheter les meilleures fraises, un magasin spécialisé aurait été préférable, dommage.

J’achetai deux barquettes de fraises au supermarché, emballées pour offrir.
Ensuite, je me dirigeai vers un magasin de chrysanthèmes. Parce que j’aime les chrysanthèmes. Si possible, j’aimerais en avoir en pot. Mais à mon plus grand regret, il n’y avait pas de magasin spécialisé dans les chrysanthèmes.

Je me dirigeai à contrecœur vers un fleuriste.

 

« C’est un présent pour ta mère ? »

 

Quand j’arrivai chez le fleuriste, une sympathique onee-san me parla.

 

« Non, c’est pour une visite de courtoisie. »

 

Je secouai la tête et répondis à l’onee-san.

 

« Une visite de courtoisie, huh ? Que cherches-tu ? »

 

Je n’écoutais pas l’onee-san qui me parlait, je la trouvais bruyante.

 

« Des chrysanthèmes, en pot si possible. »

 

Il s’agissait d’une spécialiste, alors je préférai préciser.

 

« Hmm ? »

 

L’onee-san inclina la tête en souriant.

 

« Il s’agit d’une visite de courtoisie…. N’est-ce pas ? »

 

« Oui c’est bien ça. »            

 

« Dans ce cas, je pense que tu ne devrais pas offrir des chrysanthèmes. Encore moins en pot… »

 

L’onee-chan avait un sourire forcé, comme si elle me jugeait. Etant une professionnelle, il se peut que je me sois emporté.

« Pourquoi pas ? Est-ce qu’onee-san est une personne cruelle qui aime bien m’embarrasser ? »

 

« Non-, ce n’est pas ça ! C’est juste que les chrysanthèmes sont utilisées pendant les enterrements, elles ne sont pas destinées à être offertes à une personne malade. Je n’essaye pas de t’embarrasser ! »

 

Rapidement, l’onee-san arrêta le discours formel et m’expliqua un peu plus familièrement. Tout se passe comme prévu. Elle me sous-estime complètement.

 

« Les racines sont plus longues dans un pot tu sais ? De longues racines signifient un prolongement de la maladie, alors elles sont coupées quand destinées à une visite de courtoisie. Je ne pense pas que tu veuilles que sa maladie dure plus longtemps. »

 

 L’onee-san continua à m’expliquer. Prolonger la maladie ? Je n’y avais même pas pensé. Ou plutôt, je m’en fiche de Kurihara-san. Je pensais juste que c’était mieux en pot puisque la chrysanthème pourrait ainsi vivre plus longtemps.

Je m’énervai et regardai autour de moi, cherchant des chrysanthèmes en pot. Mais tout à coup, j’avais l’impression que la pèche que je gardais dans ma poche s’était mise à trembler.
Quand je mis la main dans ma poche pour confirmer, l’intérieur de ma poche était couvert de liquide visqueux. Récemment, elle relâchait le liquide visqueux même sans que je la touche, et la quantité de ‘’ augmentait sans que je ne fasse rien, mais ce n’est pas pour ça qu’elle pouvait salir ma poche.

Je voulais voir immédiatement ce qui se passait avec la pèche, mais puisque l’onee-san était là, c’était difficile de vérifier.
Et d’ailleurs, cette onee-san était vraiment très plaisante à regarder. Sa poitrine était même plus grosse que celle de Kurihara-san.

 

Quand je vérifiai ma poche en pensant ça, quelque chose de petit toucha ma main.

Quoi ? Je ne garde que la pèche dans ma poche droite pourtant ?

Je me retournai, mon dos face à l’onee-san, et sortit ma main de ma poche.

 

« H-huh ? Tu es fâché ? Est-ce que tu t’es fâché ? Onee-san ne voulait pas te contrarier en te disant ça tu sais ? S’il te plait est-ce que tu peux me pardonner ? »

 

L’onee-san me parlait , mais je l’ignorai en regardant ma main droite.

 

« Ooh ! »

 

« Umm, qu’est-ce qu’il y a ? Quelque chose de bien t’es arrivé ? Onee-san veut savoir elle aussi, ne m’ignore paaaaas. »

 

Cette onee-san est bruyante. Laisse-moi un peu tranquille deux secondes.

Mais bon, mettons ça de coté, ma main droite était couverte de liquide visqueux. Et dans ma main était la pèche.

Cependant, il ne s’agissait pas de la pèche que je connaissais.

Celle-ci était toute petite. Comme un bébé.

Hmm ? Bébé ? Peut-être, est-ce que la pèche a donné naissance à un bébé ?

En approchant ma main pour l’observer, je pouvais voir des lettres apparaitre sur le bébé pèche.

 

Kurahashi Youko. Voilà ce qui était écrit.

 

Je remis ma main dans ma poche et me retourna. L’onee-san avait ses deux mains sur ses cuisses et était penchée vers l’avant, elle me regardait avec un sourire forcé.

En baissant les yeux, je pouvais vois ses énormes seins. Il y avait une plaque sur le côté gauche de son tablier.

Ecrit dessus : Kurahashi.

En le voyant, j’étais convaincu. La pèche répondait bien à mes sentiments après tout.

Quand j’avais pensé à Kurihara-san, son nom était apparu. Et le bébé pèche est né quand je pensais à l’one-chan. De plus, son nom est apparu.

J’attrapai le bébé pèche dans ma poche pour expérimenter.

 

« Hmm ? »

 

L’one
e-san qui avait le cou incliné se remise droite et toucha son derrière.

 

« Quelque chose ne va pas ? »

 

En demandant innocemment, je touchai la bébé pèche.

 

« Ah, non, ce n’est rien. Ce n’est rien, vraiment… »

 

Après m’avoir répondu tout en se touchant les fesses, elle secoua les mains avec un sourire forcé.

Elle était sans aucun doute en train de ressentir un phénomène inexplicable. De plus, ses joues étaient légèrement colorées.

Aucun doute là dessus. La pèche est connectée à la personne dont le nom est inscrit. En d’autres termes, la pèche parent est connectée à Kurihara-san et la pèche bébé est connectée à cette onee-san.

Avant même d’avoir payé ma visite de sympathie chez Kurihara-san, le mystère avait déjà été résolu. Mais, maintenant j’ai envie d’observer la réaction de la personne quand la pèche est touchée.

Cette nouvelle pèche est trop petite, on ne peut pas faire grand-chose avec pour l’instant. Dans ce cas là, je n’ai pas d’autre choix que d’utiliser son parent. Parce que la pèche parent a été utilisée depuis un long moment, je peux lui faire faire ce que je veux.

Je vais devoir visiter chez Kurihara-san après tout. Il y a de grandes chances que nous soyons seuls si j’y vais pour une visite de sympathie, une chance parfaite pour observer ses réactions. Je pense qu’il s’agit là du meilleur plan.

Décidant cela, j’avais besoin d’arriver chez Kurihara-san sans perdre une seule seconde. Je n’avais pas le temps de m’amuser avec cette onee-san.

 

« Je laisse le choix de la fleur à onee-san. Mon budget est d’environ 1500 yen. »

 

« Oh, tu me laisses faire ? Ne t’inquiète pas, onee-san s’occupe de tout ! »

 

En parlant, elle me caressa la tête, paraissant étrangement heureuse, et commença à chercher parmi les fleurs du magasin.

Me caresser la tête, elle me sous-estime complètement. Est-ce que c’est parce que moi et Tamotsu-kun nous avons une parfaite intendance que je donne ce genre d’impression ?

 

 

 

Je reçu le bouquet ordinaire préparé par l’onee-san, payant les 1500 yen au fleuriste.

En souriant, elle me demanda, « Puisque je t’ai aidé, es-tu un peu plus joyeux maintenant ? »

Même s’il est vrai qu’elle m’a aidé, je ne suis pas vraiment heureux étant donné que je n’ai aucun intérêt pour les fleurs.

Je voulais des chrysanthèmes en pot moi.

 

Je marchai seul avec mon bouquet ordinaire et mes fraises ordinaires, avant d’enfin arriver devant la maison de Kurihara-san.

 

« Une grande maison huh. »

 

Tout en hésitant devant le portail, je laissais s’échapper un long soupir en regardant l’immense maison.

Je ne pense pas m’être trompé. Saeki-sensei m’a donné cette adresse, et il y a écrit Kurihara sur la plaque de la porte.

Je vérifiai juste au cas où les maisons avoisinantes, mais il s’agissait des seuls Kurihara. Je ne me suis sûrement pas trompé.

 

Je payai une visite de sympathie chez une fille avec laquelle je n’avais jamais parlé. Le côté tout sauf naturel de la situation me rendait nerveux.

 

« Ah, un instant ! Ce papillon noir est rare ! Attends, atends ! »

 

Je stresse.

 

« D-des fourmis ! J’aurais dû amener des cookies … dommage. »

 

Je stresse.

 

« Quel beau temps aujourd’hui. Oh, des nuages ressemblant à de la barbe à papa, délicieux ….. J’ai faim. »

 

Je stresse.

 

« U-umm … êtes-vous un ami de Kozue ? »

 

Tandis que je contemplais le ciel, j’entendis une voix derrière moi.

Je me retournai. Il y avait une femme blonde me regardant depuis l’ombre du porche.

Ses yeux étaient bleus. De larges seins. D’après sa poitrine, la sœur de Kurihara-san ?

 

« Ah, non, nous ne nous connaissons pas assez bien avec Kozue-san pour pouvoir être considérés comme des amis, mais je suis dans la même classe qu’elle. Mon nom est Katou Akiharu. Je suis venu rendre une visite de sympathie à Kozue-san. Désolé de vous déranger alors qu’on ne se connait que très peu. Je suis vraiment désolé pour ça. »

 

A cause de ma nervosité, j’avais du mal à parler.

 

« Ara ara ara, ara ara ara ara, maa maa maa maa maa ! »

 

L’onee-san, qui me regardait avec suspicion, afficha un sourire illuminant son visage en entendant mes paroles, et courut jusqu’au portail.

Ses seins rebondirent. Un spectacle magnifique.

 

« Un ami de Kozue !? C’est la première fois qu’un ami lui rend visite ! Viens ! Vas-y, entre, ne te gêne pas ! »

 

Attrapant ma main avec une force incroyable, l’onee-san me tira jusque dans la maison.

 

En tout cas, l’onee-san était assez différente de Kurihara-san. Tandis que Kurihara-san a des cheveux blonds foncés, ceux de l’onee-chan sont très clairs, brillants même.

Kurihara-san a plutôt un air Japonais tandis que l’onee-san ressemble  à une étrangère comme on peut en voir à la télévision.

En parlant de ressemblances maternelles, il se peut qu’onee-san ait plutôt hérité de sa mère, plus que Kurihara-san.

 

 Nous entrâmes dans la maison, et je fus trainé jusqu’à l’endroit qui semblait être le salon. Une sœur assez agressive. Je me demande si elle était américanisée ?

Même si je ne sais même pas de quel pays vient la mère de Kurihara-san.

 

« Attendez ici un instant ! Je vais préparer du thé ! Ufufu ! »

 

L’onee-san qui m’avait fait m’asseoir sur le canapé, rigolait les mains devant sa bouche, quittant le salon joyeusement.

 

L’onee-san était très belle. Kurihara-san est incroyablement belle, avec une grosse poitrine semblable à celle d’un adulte.

Toutefois, elle était comme un enfant comparée à cette onee-san.

Quelle chance, j’adorerais avoir une onee-san avec une aussi grosse poitrine.

 

Tout en pensant ça, la pèche trembla dans ma poche.

Pensant cela impossible, ma poche devint collante avec le liquide habituel, et il y avait deux petites choses autres que la pèche originale.

 

« Kurihara Solange …. Oh, incroyable ! »

 

Parce qu’il était inscrit le nom de famille Kurihara, j’en déduisis qu’il devait s’agir du nom de l’onee-chan de Kurihara-san. 

A part ça, j’étais surpris en voyant le nom apparaitre.

Le nom était en katanaka. Etant sans aucun doute un nom étranger, il avait surement été converti en katanaka parce que je ne pouvais pas lire l’original.

 

« Merci, petite pèche. Tu pensais que je ne pourrais pas lire une langue étrangère, tu l’as donc traduit exprès en katanaka … »

 

Tandis que je parlais à la pèche, je la touchais du doigt.

 

« Hyau !? »

 

Le cri poussé par l’onee-chan pouvait être entendu au loin. Cette nouvelle pèche serait-elle connectée à Solange-san, l’onee-chan de Kurihara-san ?

 

Je regardai hébété dans le vide.

 

« Eh ? Que s’est-il passé ? Est-ce que j’ai dit quelque chose de bizarre ? »

 

Je me faisais regarder bizarrement par Solange-san, qui s’était assise sur le canapé sur lequel j’étais, gênée.

Quelque chose de bizarre ? Oh, ce que je viens de dire, c’était tout à fait bizarre. Le phénomène était si étrange que je m’étais inconsciemment échappé de la réalité.

L’onee-san de Kurihara-san assise à côté de moi, n’était
en fait pas une onee-san, mais plutôt une okaa-san (note : mère). Vous déconnez n’est-ce pas ? Elle est totalement différente de ma mère. Comment une telle femme peut être mère ?

 

« D-désolé ? C’est la première fois qu’un ami de Kozue vient à la maison, et moi je m’emporte. Ca ne doit pas être intéressant de parler avec une vieille femme telle que moi, n’est-ce pas ? »

 

Solange-san devint déprimée. Même si Solange-san affirme que ça ne doit pas être intéressant de parler avec elle, qui est l’obaa-san (note : vieille femme) ? De qui parle-t-elle ?

 

Solange-san qui était maintenant déprimée força un sourire et se leva.

 

« Kozue est au deuxième étage. Après tout tu devrais d’abord parler avec tes amis, n’est-ce pas ? »

 

Kurihara-san n’est pas amie avec moi pourtant. En pensant ça, Solange-san me guida vers la chambre de Kurihara-san.

Solange-san avait l’air fragile sur plusieurs points. Principalement mentalement je pense. Kurihara-san elle est assez discrète, est-ce que l’intérieur comme l’extérieur correspondent à la mère ?

 

« Voici la chambre de Kozue. »

 

Quand elle s’arrêta devant la porte, c’est ce qu’elle me dit après avoir monté à l’étage et marché le long du couloir avec moi.

 

Puis, quand Solange-san frappa à la porte, elle parla avec la personne de l’autre côté.

Même si ça n’a pas vraiment d’importance, est-ce-que Solange-san est vraiment une étrangère ? Pourtant elle a un très bon japonais. Même si elle avait une parfaite prononciation, l’écart entre son apparence et son comportement paraissait incongru.

Tandis que Kurihara-san a des cheveux blonds et des yeux bleus, les siens sont blonds foncés. Même si elle est aussi bonne en japonais, on ne ressentait pas le même sens d’incongruité grâce à l’atmosphère japonaise qu’elle dégageait. Kurihara-san avait l’air d’être née au Japon.

 

Tandis que je retournais à mes sens, Solange-san entra dans la pièce. Je paniquai et la suivis.

 

La pièce était très spacieuse, et très bien arrangée. Elle sentait aussi très bon.

La couleur des rideaux correspondait à celle du papier peint, du bureau, et de la table. Tout paraissait incroyable, mais c’était une couleur et une atmosphère calme.

En y pensant, c’était la première fois que j’entrais dans une chambre de fille. Alors c’est ça, huh ? En effet, une riche atmosphère.

 

« Kozue, tu es réveillée ? Un ami est venu te voir. »

 

Solange-san approcha le large lit contre le mur, se mis à genoux et parla à la personne endormie.

Bien sûr, étant dans la chambre de Kurihara-san, il s’agissait d’elle.

Incroyable. Si un tel lit était dans ma chambre, il n’y aurait plus de place.

Et puis d’abord, est-ce qu’un tel lit est vraiment nécessaire ? Je ne peux pas trouver la raison pour laquelle quelqu’un aurait besoin d’un si grand lit. Je pense qu’elle devrait vivre un peu plus raisonnablement.

 

« Un ami ? Qui ? »

 

Kurihara-san, qui était couchée dans son lit, se redressa en entendant sa mère la presser, et regarda vers moi qui me tenais derrière sa mère.

 

« Katou-kun ? Pourquoi ? »

 

Ses yeux bleus s’ouvrirent grands. Apparemment me voir ici la surprenait considérablement.

 

« Kozue, il t’a apporté des fleurs et des fraises. Tiens, les fleurs sont vraiment magnifiques, et il a apporté beaucoup de fraises. N’oublie pas de bien le remercier. »

 

« Waaah, elles sont magnifiques, et les fraises ont l’air délicieuses. »

 

Solange-san montra à Kurihara-san les fleurs et les fraises que je lui avais données. En les voyant, Kurihara-san souri, ses yeux bleus emplis d’étoiles.

 

Tant mieux si c’est ce qu’elle pense. En réalité, les fraises ne viennent pas d’un marchand de fruits et légumes. Elles viennent du supermarché. Si on les compare avec celles d’un marchand spécialisé, c’est déjà incroyable qu’elles aient même la forme de fraises.

Pareil pour les fleurs compromises. J’aurais préféré des chrysanthèmes en pot. Mais cette onee-chan insouciante n’y comprenait rien en fleurs. Même si je voulais arriver chez Kurihara-san ne serait-ce qu’une minute plus tôt, je regrettais le compromis sur les fleurs.

J’étais venu faire une visite de sympathie avec des cadeaux que je n’aimais pas.

 

« Merci Katou-san. Pour que tu m’offres autant, ton argent de poche n’a-t-il pas disparu ? »

 

Recevant le bouquet de Solange-san, Kurihara-san parla tout en enlaçant le bouquet. Est-ce que tu insinues que je suis pauvre ? Mon argent de poche est d’exactement 500 yens par mois, et puisque je l’avais déjà utilisé, j’ai dû prendre dans mes économies que je gardais depuis longtemps. Une telle expression est rude tu sais ?

 

« Elles sentent bon. Mère, j’aimerais les mettre dans ma chambre. »

 

« D’accord, je les mettrai dans un vase. »

 

Alors que je me sentais assez gêné, Solange-san et Kurihara-san avaient une plaisante conversation.

Ce n’est pas bien grave, je ne suis même pas l’ami de Kurihara-san de toute façon, et la raison pour laquelle j’étais venu ici était pour confirmer le lien entre le nom sur la pèche et la personne elle-même.

 

« Dans ce cas, le thé étant prêt, ce serait rude de ma part de vous laisser attendre plus longtemps. »

 

« C’est bon, ahh, mère est tout le temps inquiète. »

 

« Mais, c’est parce qu’un ami vient ici pour la première fois, je …. »

 

« A-arrête, ne dis pas ça. Tu m’embarasses.. »

 

Regardant les deux discutant en chuchotant, elles me sourirent. Plutôt flippant.

Après que Solange-san ait dit à de nombreuses reprises que j’étais le premier ami à venir, je ne parvenais pas à comprendre.

Parce que Kurihara-san est très populaire, et à l’air d’avoir de nombreux amis.

 

« Bien, Katou-kun, s’il te plait continue à bien t’entendre avec Kozue. »

 

« M-mère, arrête ! C’est tellement embarrassant. »

 

Solange-san passa près de moi après s’être levée, touchant mon épaule en souriant. Kurihara-san se plaignit en rougissant.

Elles sont vraiment bruyantes.

 

« D’accord, d’accord, ta mère en a trop dit, et part sur le champ. »

 

Solange-san quitta la pièce.

Hmph, même si diverses choses se sont produites, je suis maintenant seul avec Kurihara-san, comme prévu.

Toutefois, mon intérêt s’était tourné vers Solange-san.

Solange-san est une véritable beauté. Ses seins sont plus gros et elle est bien plus attirante que Kurihara-san.

Cependant, le pèche avec le nom de Solange-san n’était pour l’instant qu’un bébé, et je ne pouvais que la caresser.

Parce qu’il n’y a pas d’autre moyen, devrais-je expérimenter avec Kurihara-san comme prévu après tout ?

 

J’enfonçai ma main dans ma poche, attrapant la large pèche. Je marchai vers le lit ou se trouvait Kurihara-san.

Voyons, quelle sera la réaction de Kurihara-san ? Commençons l’expérience.

 

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Une pensée sur “La Pêche du Bonheur – Chapitre 1

  • 2 janvier 2017 à 22 h 18 min
    Permalink

    Merci pour le chapitre.

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