– Californium : Viens dans mon monde, on y est bien, bien, bien… –

Califormium, c’est le titre de ce nouveau jeu développé en étroite collaboration entre Arte, Darjeeling (pas la lingerie hein !) et Neko Entertainment. Basé sur l’univers du célèbre auteur de science-fiction Phillip K.Dick. Il est en ce moment disponible gratuitement sur le site d’Arte dans un format épisodique. Le troisième épisode est de sortie aujourd’hui même ! Le dernier épisode quant à lui sortira ce 15 mars. Ce format épisodique gratuit est un peu contraignant en revanche: sauvegardes non autorisées, pas de musique bonus… Vous pouvez aussi vous le procurer sur Steam pour la modique somme de 8.99€, avec tous les chapitres déjà disponibles, un système de sauvegarde, des musiques en plus et quelques autres features sympathiques !

Enfin bon, prenez cette pilule, et téléportons-nous de ce pas dans ce monde étrange et coloré qu’est Californium !

Salut les p'tits gars !
Salut les p’tits gars ! J’vous raconte l’histoire alors ?

– L.A. Sauce Cartoon –

Graphiquement, Californium a vraiment de la gueule. C’est vrai quoi, regardez la dégaine de la vieille dame ci dessus. Ces personnages au style bande dessinée comme ci-dessus et en 2D dans ce milieu 3D sont très originaux et collent bien à l’ambiance. On a le droit en revanche à des décors en 3D somptueux bien que très restreint. On a un large horizon mais la zone de déplacement est en réalité très limitée. Si l’on s’éloigne trop du centre, le jeu se floute et nous renvoie quelques pas en arrière pour nous éviter d’aller hors zone. Dommage, j’aurais tant aimé explorer ce vaste territoire tellement il est beau graphiquement! 

Le jeu est quant à lui bourré de références graphiques et textuelles, de clins d’oeils aux USA. Sous ses airs graphiques faisant penser à Futurama, on retrouve l’univers créé par Philip K. Dick tout au long de ses ouvrages. Il faut savoir que tout le jeu est doublé et qu’une voix off vous parlera très fréquemment afin de vous expliquer pourquoi vous êtes là, pourquoi vous faites ça etc. Un vrai documentaire à jouer sur la vie de K.Dick !

FRY ! Où est-ce que tu as foutu le vaisseau encore ?
FRY ! Où est-ce que tu as foutu le vaisseau encore ?

– We’re all mad here –

Comme le dirait si bien notre bon vieil ami le chat de Cheshire, ce jeu risque de vous rendre fou ! En effet, le principe du jeu repose sur un système de recherche d’ « anomalies ». Vous devez vous déplacer sur la zone où vous vous trouver et tout observer jusqu’à trouver d’étranges symboles cliquables. Ceux-ci apparaîtront plus ou moins aléatoirement, en faisant s’échanger des lettres sur un panneau, en faisant disparaître des objets si vous êtes à une distance précise de ceux-ci (parfois pas très intuitif d’ailleurs). Si vous voyez ce symbole et que vous cliquez dessus, la zone concernée passera alors d’un monde aux couleurs chaudes et cartoonesques digne des meilleures feel-good movies à une zone de couleur bien plus froide, parfois bien amochés. Cela représente bien le parallèle entre les oeuvres utopiques et dystopiques de l’auteur. C’est très bien amené et surtout très bien mis en scène !

Quant à l’histoire, vous incarnez donc Elvin Green, un écrivain un peu paumé dans sa vie, qui vient de perdre sa femme et sa fille et qui cherche un moyen de retrouver goût à l’écriture. C’est donc par sa folie, ses visions, et son imagination que vous découvrirez plusieurs réalités. Déroutant, mais dans l’esprit de K.Dick à 200% !

On the way to chill.. LA, 60's
On the way to chill.. LA, 60’s

– Visite vidéoludique –

Le jeu n’est donc pas à proprement parler un jeu. On peut plus le voir comme un récit interactif. On cherche les anomalies dans le décor, on progresse comme ça et on suit le parcours de notre cher monsieur Green. Amateurs de RPG avec pleins d’options, de stats et d’items, de FPS avec du tir à gogo et bien d’autres, sachez ici qu’il n’y a rien de tout ça. Le gameplay se limite à se déplacer, courir, et interagir avec les personnages et anomalies d’un simple clic gauche. Pas d’inventaire, pas d’expérience, pas de méchants, pas de stratégie à mettre en place, simplement une histoire à suivre. Une histoire plutôt courte d’ailleurs puisqu’il vous faudra assez peu de temps pour finir le jeu. 

Arte a en revanche jouer sur le cross-media puisque vous pouvez, en plus du jeu, vous initier au monde de l’auteur grâce au documentaire réalisé et sorti en même temps que le jeu ici ou bien même le court métrage I, Philip, tourné à 360° pour une immersion totale. Ce qui signifie que vous pouvez vous promener dans la vidéo, choisir l’angle, le point de vue ou vous souhaitez vous placer pour regarder la vidéo… Cela commence à devenir à la mode ce système de vidéo, et c’est plutôt sympa ! Pour ceux qui ont un casque VR, il y en a même une version encore plus immersive en réalité virtuelle !

Plus + tableau Moins -
  • Des graphismes originaux et complètement géniaux ! Les personnages en 2D sur fond 3D et un choix de couleurs parfait !
  • Une bande-son electro minimaliste réussie
  • Une histoire/documentaire cross-media réussie
  • Gratuit…
  • Vraiment très court
  • Des « anomalies » parfois déroutantes… Visible seulement à une distance très précise
  • … mais avec des contraintes un peu embêtantes (pas de sauvegarde/pas la bande son/sortie épisodique)

Conclusion :

Sous ses airs déroutants, Californium ne convaincra peut être pas la plupart des joueurs, mais c’est une expérience à faire (d’autant plus qu’elle est assez courte, donc même si vous n’êtes pas emballés à la base vous pouvez essayer et vous verrez bien !) au moins une fois, rien que pour voir l’univers graphique employé. Profitez-en gratuitement sur Arte dès maintenant, il y a de quoi passer un bon moment sur Californium ! Médaille d’argent

Médaille - Argent

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