Chapitre 41 : Rencontre Inattendue

 

Il était 6 heures du matin et je me trouvais près de la forêt, regardant la montagne. J’avais une arc dans ma main droite et des flèches en acier dans le carquois sur mon dos.

– Huhhhww …

Il faisait assez froid même si je me tenais à côté de la forêt. Le vent me donnait des frissons.

Je me retournai pour regarder le dortoir. Mora devait garder Albi pendant mon absence. Si elle parvenait à se réveiller et à bouger, il devait l’immobiliser à nouveau.

Au départ, lorsque j’ai déclaré que j’allais chercher la fleur, Mora voulait venir avec moi, mais je lui avais expliqué que je préférais qu’il garde Albi afin d’éviter tout problème.

J’avais emprunté l’arc à l’école. Elle mettait à la disposition des élèves quelques arcs puissants. Quand aux flèches en acier, je les avais achetées en ville. Le tout avait été fait en 20/30 minutes grâce à ma capacité de téléportation. Je ne remercierai jamais assez ce pouvoir …

Je regardai en direction de la forêt. Apparemment cette partie de la forêt était extrêmement froide, et l’école était équipée d’un bouclier évitant les excès de chaleur ou de froideur. Ce bouclier recouvrait toute l’école, et pourtant je pouvais toujours sentir le vent froid.

C’était fascinant de voir qu’un côté était froid, tandis que l’autre était chaud. Hier, lors de ma dernière expédition en forêt, la partie est de la forêt était chaude et humide. Le bouclier de l’école était comme un énorme bouclier météorologique.

Je levai mon arc et me mit en position. Je sortis une flèche du carquois, la plaçai sur la corde puis tirai dessus en visant haut dans le ciel.

Je notai dans mon esprit de fabriquer un fusil de sniper ou un fusil d’assaut afin de voyager plus rapidement.

Ce que je faisais était en fait assez simple. Je devais ouvrir un portail sur la pointe de ma flèche, la tirer au loin, me téléporter dessus puis tirer à nouveau en plein air. Il s’agissait du meilleur plan que j’avais pour voyager rapidement.

J’avais de larges réserves de flèches dans mon Vide, alors je n’étais pas inquiet. Le problème était que je ne savais pas où pouvait se trouver cette fleur, j’allais donc devoir chercher.

D’ailleurs, demain allait être un dimanche, il n’y avait donc pas cours. Cela faisait 2 semaines que je participais aux cours d’épée, mais je n’avais encore jamais rencontré l’instructeur. Apparemment, il s’agissait du meilleur instructeur épéiste du continent humain. J’attendais de le rencontrer avec impatience.

Je visai puis tirai la flèche. Elle s’envola à toute vitesse dans le ciel et après 15 secondes, j’utilisai ma compétence du Vide pour apparaitre dans les airs, avec la flèche venant d’être tirée. JE sortis une autre flèche et la tirai dans le ciel. Ainsi je pouvais voler, ou plutôt me téléporter dans le ciel.

Après une heure, j’arrivai enfin à la montagne. J’ouvris un portai là-bas, car j’ouvrais toujours un portail dans les lieux inconnus afin de pouvoir voyager plus facilement après coup.

En me téléportant dans les airs, j’avais repéré de nombreux animaux hostiles, et plus je m’approchais de la montagne, plus il y en avait. Je me demandais pourquoi les monstres n’approchaient jamais de l’école. Avaient-ils peur ?

Actuellement, il n’y avait rien de dangereux autour de moi. Je voulais me dépêcher de récupérer la fleur, mais je ne savais pas quels genres d’animaux vivaient dans cette forêt. Toutefois, je savais que si je rencontrais un animal avec de hauts statistiques, il pouvait facilement me tuer. Je n’avais jusqu’à maintenant combattu que des adversaires avec des statistiques plus bas ou légèrement supérieurs aux miens. Il me fallait plus d’entrainement. De plus, j’avais oublié de regarder mes statistiques, alors je ne les connaissais pas. Toutefois, je n’étais pas d’humeur à vérifier, j’avais une mission à compléter.

Je levai mon arc pour tirer une nouvelle flèche. Je voulais la tirer en l’air afin de me déplacer jusqu’au sommet de la montagne. De plus, j’avais changé mes vêtements pour des habits plus chauds. J’avais même gravé des runes dessus afin qu’ils me donnent un peu de chaleur supplémentaire sans entraver mes mouvements.

J’étais sur le point de tirer sur la corde de mon arc, quand tout à coup …

– GRAWWWWWWW !

Un rugissement retentit. Mon arc trembla et les oiseaux s’envolèrent des arbres. Je vis même un monstre volant essayer de s’enfuir. Ce rugissement avait l’air d’être un cri de douleur.

– Quoi encore …

Grognai-je. Je devais récupérer la fleur et m’enfuir d’ici en vitesse. Je prévoyais de rencontrer quelques obstacles sur ma route, mais rien ne pouvant m’en dissuader.

Le rugissement à l’instant devait venir d’un large animal, d’un très large animal.

– Bon, c’est reparti.

Je tirai sur la corde de mon arc à nouveau avant de tirer une nouvelle flèche. En fait, je n’avais perdu aucune flèche depuis le début, étant donné que je récupérais à chaque fois la flèche que je tirais. Ainsi, je pouvais monter de 20 mètres ou plus à chaque flèche.

Je continuai de cette façon pendant 20 minutes jusqu’à ce que le vent devienne trop fort et me force à atterrir quelque part dans les montagnes. Le vent changeait la direction de mes flèches, alors je ne pouvais pas prendre le risque de tomber. Même si cela arrivait, je pouvais toujours me téléporter au sol, mais je ne voulais surtout pas perdre ma position actuelle.

Par chance, en regardant autour de moi, je trouvai une petite cave sur le flanc de la montagne. Je tirai une seconde flèche dans la cave et m’y téléportai en récupérant mes 2 flèches.

– Huh …

Je regardai tout autour de moi. J’étais toujours vigilant, surtout après avoir entendu ce puissant rugissement. Ainsi, je commençai à marcher dans la grotte. Celle-ci était plutôt longue. J’utilisai mon Vide et en sortit des pierres sur lesquelles étaient engravées des runes de lumière. Elles pouvaient émettre temporairement une lueur pendant 1 heure avant de s’éteindre. Je les avais fabriquées à l’avance, et fabriquer des runes était aussi l’une de mes fiertés.

– Qu’est-ce que … ?!

Je m’arrêtai tout à coup. Je pouvais sentir une aura de prédateur en provenance de ma gauche, derrière un autre tunnel. Le tunnel était relativement large et plat, comme si quelqu’un avait marché dessus. Le trou était grand, comme s’il avait été fabriqué manuellement, et pas naturellement.

Je me blottis contre le mur et jetai un coup d’œil dans la pièce, ce que je vis me fit retenir ma respiration pendant un instant.

– …

Il s’agissait … d’un dragon, un dragon rouge. Il regardait quelque chose. Quand à moi, j’utilisai ma compétence Furtivité, et celle-ci avait l’air de fonctionner. De ce que je savais, les dragons possédaient de larges connaissances et une grande puissance magique. En plus de faire partie de l’une des plus intelligentes races de monstres, ils pouvaient utiliser des magies anciennes et étaient bien plus forts qu’une armée de 200 hommes.

Je regardai la chose qu’il contemplait mais j’avais du mal à voir de quoi il s’agissait. On aurait dit un cadavre. Il s’agissait pour moi d’un cadavre à cause de l’odeur et du sang s’échappant de son corps. Il était blanc comme a neige, sans la moindre impureté. Je le contemplai attentivement et me rendis compte qu’il s’agissait d’un autre dragon mais était-il mort ou non ?

– Alors Alguine, on dirait que ta fin est proche.

Je fus surpris en entendant le dragon rouge parler. Il n’avait pas l’air de m’avoir vu puisque ma compétence Furtivité était asse
z haut niveau. Je ne pouvais qu’en être soulagé.

– Ne t’inquiètes pas Zerenor, je te le ferais payer !

– Ho, dans ce cas j’attends cela avec impatience Alguine. Mais c’est bien sûr si tu arrives à ma vaincre.

– Hehehe …

– Bon, assez. Dis-moi où sont les cristaux ?!

Leur conversation était plutôt intéressante alors je décidai de rester un peu plus longtemps et d’observer, même si j’étais bien sûr toujours à la recherche de la fleur.

– Pourquoi te le dirais-je ?

– Pour pouvoir mourir rapidement et sans souffrance.

– Nous avons vécu pendant plusieurs milliers d’années Zerenor, penses-tu que j’ais peur de la douleur ?

– Non, mais tu as peur de quelque chose d’autre …

Le dragon blanc plissa les yeux un instant en regardant le dragon rouge.

– C’est-à-dire ?

– Ta fille …

*WUSHHH*

Tout à coup, le dragon blanc battit des ailes et forma une petite tornade devant lui. Toutefois, celle-ci rétrécit rapidement jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien.

Le dragon blanc ouvrit grand les yeux, abasourdi. Je ne savais pas comment j’arrivais à le percevoir, mais il était définitivement effrayé. Devant le dragon rouge, il y avait une cage dans laquelle était assise une fille. Elle avait des cheveux noir jais, une peau blanche pâle et était nue. D’après sa stature, elle devait avoir entre 10 et 15 ans, peut-être plus, mais je n’avais aucun moyen de le savoir puisque je ne pouvais pas voir son visage.

– Enfoiré !

– Allons allons Alguine, tu ne voudrais pas qu’il lui arrive malheur n’est-ce pas ?

LE dragon rouge parlait sur un ton arrogant. Il avait l’air d’avoir l’avantage de la conversation mais tout à coup, je me rappelai que je ne devais pas être là à les regarder se disputer, j’avais une fleur à trouver !

Je regardai tout autour de moi et vis enfin la fleur, mais … elle se trouvait au dessus du dragon rouge, sur une protubérance dans le mur. Elle ressemblait à une rose, et 10 mètres la séparait du dragon rouge. J’étais à 60 mètres de celui-ci, mais je l’entendais parfaitement parler avec l’autre dragon.

– Bien, tu vas parler maintenant ?

Ainsi, je décidai d’attendre qu’ils partent. Aujourd’hui était probablement le jour le plus malchanceux de toute ma vie.

 

Chapitre Précédent                                                                                                                          Chapitre Suivant

Accueil

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :