Chapitre 17 : Réaliser ses Sentiments

 

Ces derniers mois, je me réveillais toujours dans un décor familier. Mais aujourd’hui, c’était assez étrange. Enfin non, c’était vraiment étrange, car dans ce monde, j’arrivais à comprendre la plupart des choses qui m’arrivaient, mais aujourd’hui … je m’étais réveillé dans une forêt.

Je regardai tout autour de moi et vis de nombreux arbres. Je n’avais jamais vraiment exploré la forêt, alors je ne savais pas exactement où j’étais, ni ce que je faisais là. J’étais toujours à moitié nu, comme lorsque je m’étais endormi. Cela voulait dire que j’étais parti en plein milieu de la nuit, ou que j’avais été kidnappé. Mais même lorsque je dormais, j’étais toujours conscient de mes environs, et je ne souffrais pas non plus de somnambulisme.

J’étais surpris, mais pas inquiet. Après tout, je pouvais rentrer au village à tout moment avec ma compétence Perception qui me permettait de savoir sa direction. Mais tout cela était bien trop étrange. Je pouvais rentrer et tout raconter à ma mère, mais …

Dans un coin de ma vision, j’aperçu quelque chose. Une cave, et une faible lumière en émanait. Ma curiosité me poussait à y aller, mais je savais mieux que quiconque comment de telles histoires se terminaient. Je décidai donc de l’ignorer et de rentrer au village. J’allais pour le moment garder tout cela secret, car si je racontais tout à quelqu’un, cette personne irait vérifier de ses propres yeux, et ce qu’il y avait à l’intérieur n’était probablement pas une bonne chose.

Quelque chose à l’intérieur de moi me demandait d’y aller, mais je préférais procéder de manière logique.

 

Tandis que je rentrais au village, je vis sur le chemin de nombreux arbres et buissons endommagés. Certains étaient même tombés au sol, tandis que d’autres étaient brisés en deux. Le sol était parsemé de cratères, mais ce qui me dérangeait le plus était …

Les cadavres. Il y avait de nombreux cadavres de loups, oiseaux et rongeurs, tous étaient anormalement gros ou possédaient de longs crocs. Il était difficile de les considérer encore comme des animaux, car ils avaient été tellement ravagés qu’ils ressemblaient à de simples amas de chair sanguinolents. Il s’agissait d’un massacre unilatéral. Ils n’avaient rien pu faire, et certains avaient même essayé de fuir. Je ne pus m’empêcher d’éprouver de la pitié pour ces animaux, et les absorba dans mon Vide pour les enterrer plus tard.

 

Après 2 heures de marche, je reconnus les alentours du village, mais j’en étais encore loin. J’étais fatigué, et une migraine terrible assaillait mon crâne. Je décidai de me reposer un instant.

*Grrrrrr*

Mon estomac cria. J’avais aussi très faim. Je ne comprenais pas ce que je faisais là, et comment cela était arrivé, mais je savais que je devais continuer ma route. Ma migraine ne fit qu’empirer comme si l’on me frappait la tête avec une pierre. C’était insupportable, mais je me remis en marche. Tandis que ma vue se brouillait, des scènes étranges apparaissaient, desquels je parvenais à m’échapper de temps en temps … je devais me reposer …

 

– Point de Vue d’Albi –

Je m’appelais Albi, et j’accompagnais le maître qui m’avait sauvé. Au départ, je pensais qu’il n’était qu’un gamin idiot, mais je découvris plus tard que Goshujin était en vérité une personne très puissante contre laquelle je ne devais pas me battre. Je pensais pouvoir gagner contre lui, mais mon instinct me criait le contraire.

Goshujin faisait beaucoup de choses étranges, et je ne lui posais des questions que lorsqu’il était prêt à m’en parler. Mais au final, il n’arrêtait pas de me surprendre, comme par exemple avec les armes qu’il m’avait faites : les Gants Cristallins. Goshujin m’avait dit que je pouvais les renommer, mais j’avais décidé de garder ce nom étant donné qu’il en était le créateur, et que je ne voulais pas d’autre nom.

Mais là n’était pas le problème. Le vrai problème était qu’un matin, à mon réveil, je ne vis Goshujin nulle part. S’il était parti quelque part, il m’aurait prit avec lui, dans ses bras ou sur sa tête, là où je pouvais continuer à dormir. Mais il n’était plus là, et je pris peur. Peur de l’endroit où il avait bien pu aller sans moi. Peur qu’il m’ait abandonnée. Rester seule pendant 300 ans ne m’avait pas fait ressentir tant de solitude qu’à cet instant, mais à cette époque, je ne connaissais personne de vivant. Mais maintenant, la seule personne qu’il m’ait été donné d’aimer était partie.

Je paniquai et regarda tout autour de moi. Je ne parvins pas à le retrouver, ni ici, ni dans le reste de la maison.

Je partis immédiatement au village. Sur le chemin, je n’arrêtai pas de réfléchir aux raisons de son départ. Etait-ce parce qu’il pensait que je serais mieux dans la maison pour dormir ? Ou peut-être l’avais-je contrarié ? Je n’arrêtai pas de chercher des excuses pour ne pas céder à la panique.

Je regardai partout, la forge, l’école, la boutique d’alchimie, le marché, mais il n’était dans aucun de ces endroits.

Désespérée, je décidai d’utiliser l’un de mes pouvoirs. Celui-ci s’appelait 6ème sens, et me permettait de quadrupler tous mes sens pour me donner un contrôle complet sur la zone dans laquelle je me trouvais.

Je me concentrai sur la recherche d’une unique personne. Toutes les créatures vivantes ressemblaient maintenant à des lumières à mes yeux. J’étais certaine que cela allait marcher, et pourtant, rien. Je ne parvins par à retrouver Goshujin.

Cela voulait donc dire qu’il ne se trouvait plus au village, ce qui me fit paniquer davantage. Goshujin n’avait jamais vraiment quitté le village, et ne le prévoyait pas dans l’immédiat. Je pensai avoir fait une erreur et ne pas l’avoir détecté, mais non, je savais en mon for intérieur que ce n’était pas le cas.

A cet instant, des milliers de possibilités traversèrent mon esprit, mais tout à coup, je perçus une faible lumière présente loin du village. Elle n’était pas sur le point de disparaitre, mais elle n’était pas non plus sur le point de briller davantage. C’était une lumière très étrange et située loin de moi, mais il s’agissait sans aucun doute de Goshujin.

Je me mis donc à courir à toute vitesse en utilisant mes compétences de mouvement.

En un instant, je sortis du village et de ses environs et je le vis. Il se trouvait encore loin de moi, mais avec ma vision quadruplée je pouvais clairement le voir. Il était recouvert de sang et de boue, et se tenait assis sur le sol, immobile.

Sans réfléchir, je continuai à courir dans sa direction. Je savais qu’il était encore en vie, sa lumière n’allait pas disparaitre, mais la peur avait pris le contrôle de mon corps. La pensée ‘’et s’il mourrait ?’’ hantait mon esprit.

Et enfin, j’arrivai à 10 mètres de lui. Il était assis sur le sol, et lorsque je m’approchai de lui, il regarda dans ma direction et une vague de peur m’assaillit. Pas parce qu’il était sur le point de mourir, mais parce que ses yeux et ses tatouages brillaient d’un rouge écarlate. Le regarder m’emplissait de peur … mais cette peur ne faisait pas le poids face à mes sentiments.

 

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4 pensées sur “Un Nouveau Départ – Chapitre 17

  • 11 juin 2016 à 18 h 19 min
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    un stade Berserk des démons ?

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  • 11 juin 2016 à 19 h 51 min
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    merci je crois qu’il est somnanbule

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  • 11 août 2016 à 21 h 36 min
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    De se qu’on comprend ses marque prenne possession de son esprit et ses lui qui a littéralement massacré les animaux quepi maintenant ne ressemble qu’à un amas de chair….. espérons que se problème se règle sans qu’il s’en prenne à drew sa mère ou pire , d’albi

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