Chapitre 35 : Le Héros Trouve une Opportunité Parfaite et Se Jette dans le Cliché

 

Après avoir été trahi et avoir fui le champ de bataille, je m’étais caché dans une ville que je n’avais alors jamais visitée, afin de récupérer de mes blessures.

Une fois mes blessures suffisamment guéries, afin de rassembler des informations sur ce qui venait de se passer, j’avais dissimulé mon identité et visité un bar dans lequel j’avais rencontré ces hommes.

Leur chef, l’homme avec le meilleur physique du groupe, s’appelait Barkas ; le plus petit, aux incisives supérieures proéminentes, s’appelait Dot ; et l’homme fin au physique de mage s’appelait Terry, si mes souvenirs étaient bons.

Ce jour-là, ils s’étaient saoulés après être parvenus à chasser une bonne proie. Et comme si me voir boire seul dans mon coin d’un air déprimé les gênaient, ils m’avaient commandés verre après verre, afin que je puisse noyer mon désespoir.

Puisque sur le moment, j’étais anxieux et désespéré, la compagnie de ces hommes joyeux et souriant était la bienvenue. Et avant que je ne m’en rende compte, je buvais à leurs côtés, comme pour oublier la terrible réalité qui était la mienne. Ainsi, nous développâmes une bonne relation et, chaque fois que nous nous rencontrions dans un bar la nuit, nous buvions ensemble. Petit à petit, ils se rendirent compte que je dissimulais un secret, et m’expliquèrent que si quoi que ce soit me tracassait, je pouvais leur en faire part.

Mais après que je visite ce bar plusieurs jours de suite, mon identité de Héros fut exposée.

J’étais critiqué pour être devenu le nouveau Roi Démon, ainsi qu’un traitre pour l’humanité, et peu importe mes explications, je n’étais accueilli que par une profonde hostilité. J’avais donc fui le bar, avant que tout à coup, Barkas et ses amis n’apparaissent.

Ils avaient apparemment entendu ce qui était arrivé au bar, et affirmaient pouvoir m’offrir une cachette, alors sur le moment, je les avais suivis. Une fois arrivé à destination, ils m’avaient piégé pour que je boive un mélange d’eau, de poudre somnifère et d’anesthésiants. A travers la guilde, la nation avait placé une large prime sur ma tête.

Mais grâce à la résistance accordée par mon Épée Spirituelle, j’étais parvenu à m’enfuir avant d’être complètement immobilisé. Ainsi, j’avais été obligé de me cacher toute la nuit, afin de ne pas être découvert par Barkas et ses amis, qui me poursuivaient afin de me tuer.

Tandis que je quittais la ville en essayant de passer inaperçu, je les avais rencontré une dernière fois. Avec la même bouche qui affirmait que je pouvais compter sur eux, ils m’avaient menacé de mort, et fabriqué de toutes pièces des rumeurs selon lesquelles je n’étais rien d’autre qu’un mal pour l’humanité.

Après ça, je n’avais plus jamais revu Barkas et ses amis.

Ah, je ne pensais pas les retrouver ici.

Je me perdis tout à coup dans mes pensées en regardant ces hommes.

…C’est ça, ces personnes font partie de ma vengeance, ils font partie des personnes que je souhaite tuer. Il n’y a donc aucun problème, n’est-ce pas ?

Ma haine pour les anciens amis m’ayant trahis n’était pas si importante ; du moins, je ne comptais pas forcément prendre la peine de tous les traquer.

Mais puisque je venais de les rencontrer ainsi, autant en profiter. Bien sûr, comment pouvais-je laisser passer une telle opportunité ?

« Minnalis, je vais les tuer. » M’exclamai-je. « Bien sûr, de façon à ne pas entraver la vengeance sur nos cibles principales. »

« …Très bien, Goshujin-sama. » Minnalis me répondit par un hochement de tête compréhensif, comme si mes quelques mots lui avaient offerts de nombreuses informations.

Minnalis s’était probablement elle aussi découvert un désir pour ce genre de vengeance étrange et expéditive. Mes souvenirs qu’elle avait pu expérimenter n’avaient pas été transférés dans les moindres détails, mais le partage de mon désir de vengeance semblait s’être déroulé sans accroc.

J’en profitai donc pour prévoir un plan d’action tout en écoutant la conversation de ces hommes.

Le trio, venant de commencer à manger son petit-déjeuner au bar de la guilde, semblait trinquer avec une boisson légèrement coûteuse du menu. Apparemment, ils avaient bu toute la nuit, juste avant de venir ici ; tous discutaient avec le visage rouge, pas encore complètement remis de leur beuverie.

Ils affirmaient avoir trouvé un Lapin Aural en rentrant d’une extermination d’Orcs, et qu’après de nombreux efforts, ils étaient parvenus à le tuer.

Les Lapins Aural étaient des lapins d’une cinquantaine de centimètres de long, avec de petites cornes et une bouche semblant fendue en deux.

Leurs capacités offensives et défensives étaient inexistantes, mais ils étaient ridiculement agiles, en plus d’être capables de fondre leur fourrure dans le décor. Les vaincre était donc incroyablement difficile.

Mais surtout, il était rare d’en croiser. Leur prudence était grande, et ils excellaient pour détecter leurs ennemis, rendant difficile toute rencontre avec eux. Les Lapins Aurals étaient donc considérés comme des cibles d’extermination de rang E, malgré leur manque de capacités offensives.

Cependant, la viande de Lapin Aural était grandement demandée. Leurs organes servaient à la fabrication de médicaments, leurs cornes et griffes de catalystes pour la création d’outils magiques et leur fourrure à la conception de meubles coûteux ; les Lapins Aurals étaient si rares, qu’en obtenir un permettait d’obtenir assez d’argent pour vivre pendant un mois entier.

Il s’agissait apparemment de la raison de la venue de ces trois hommes à la guilde ce jour-là.

Ils avaient chassé un Lapin Austral tard dans la nuit, et à leur arrivée en ville, l’aube avait déjà commencé à poindre. Bien sûr, à cette heure-ci la guilde n’était pas encore ouverte, alors ils avaient décidé de passer le temps dans un bar voisin qui leur était familier avant d’aller à la guilde à son ouverture puis de rentrer chez eux pour dormir. Ils avaient par le passé emprunté de l’argent à la guilde, et souhaitaient donc échanger leur Lapin Aural contre de l’argent aussi vite que possible.

« … »

En les voyant aussi heureux en raison de leur proie de haute qualité, je me rappelais de notre première rencontre dans un bar, lors de ma première fois dans ce monde ; c’était fort déplaisant.

Tandis que je parcourais les pages d’un guide sur les monstres sans même les lire, je continuais de les observer. Tout à coup une autre personne entra dans la guilde, un jeune homme de petite taille.

Il semblait avoir le même âge que moi, peut-être légèrement plus jeune.

Ce jeune garçon aux cheveux blonds clairs était équipé d’une armure en cuir sous une robe marron, et tenait dans sa main un sceptre.

Il regarda tout autour de lui, avant de se diriger vers le comptoir de la réception.

Bien sûr, il n’alla pas vers le réceptionniste aux muscles saillants, mais plutôt vers une consœur belle et silencieuse.

Barkas semblait avoir terminé son repas, contrairement à ses deux camarades. Le visage rouge car encore légèrement saoul, et d’humeur visiblement joviale, il se dirigea vers le comptoir et –

« Hohoh. »

Évidemment, un conflit entre le jeune homme et le trio d’aventuriers commença.

Le jeune homme, apparemment ici pour s’enregistrer en tant qu’aventurier, commença à se disputer avec l’aventurier éméché.

Ce n’était pas moi qui m’étais fait avoir par ce cliché évident, mais ce jeune homme.

« Dis-moi, Minnalis. Ce genre de scène arrive souvent, n’est-ce pas ? » Laissant de côté toutes circonstances, j’offris à Minnalis un large sourire. D’après l’expression sur son visage, elle semblait mécontente.

« C-C’est une simple coïncidence. » Répondit-elle. « Et puisque ce n’est pas nous qui sommes tombés dans le panneau, je n’admets pas ma défaite. »

Oui, enfin, ce n’était pas une compétition.

Et gagner une telle compétition ne me rendrait pas particulièrement heureux.

Une fois concentré à nouveau, je tentai d’écouter les détails de leur dispute. Apparemment, c’était ce jeune homme venu s’enregistrer en tant qu’aventurier qui avait initié la dispute, et pas le membre du trio.

Il semblerait que ce jeune homme considérait la profession d’aventurier comme une sorte de rêve, affirmant des choses telles que, « Comment est-ce que des aventuriers peuvent boire aussi tôt le matin ? » et, « Voilà pourquoi votre rang n’augmente pas. », me faisant me demander s’il s’agissait vraiment de leur première rencontre.

Et bien sûr, l’aventurier saoul n’était pas du genre à pouvoir se contrôler après de telles remarques, et après que son humeur bucolique ait ainsi été gâchée.

Le cliché ainsi renversé, l’aventurier avait décidé de lui faire face, rétorquant par des arguments toujours aussi prévisibles, « Qu’est-ce qu’un gamin tel que toi en sait ? » et, « Être aventurier, ce n’est pas aussi simple et féérique que tu ne le penses. »

Ce cliché semblait être une véritable malédiction.

La dispute resta ainsi seulement verbale étant donné que les yeux de la guilde étaient rivés sur eux. Si ça n’avait pas été le cas, la situation aurait dégénéré en combat physique.

Ce genre de situation était quotidienne, alors la guilde ne prenait pas la peine d’interférer du moment que les choses restaient verbales.

Comme si elle était pressée par le temps, notre réceptionniste nous appela malgré la dispute survenant juste à côté d’elle, devant ses yeux.

« Kaito-san, Minnalis-san. Toutes mes excuses pour l’attente. »

« Bon sang, prend un peu en compte la situation… ! » maudis-je.

« Cette femme… devrais-je la pulvériser en un tas de viande ? » Demanda Minnalis.

Puisque la réceptionniste m’avait appelée tandis que j’observais l’évolution de la situation, je n’avais pas pu m’empêcher d’entrer en contact visuel avec elle. Maintenant, je ne pouvais plus prétendre ne pas l’avoir entendue.

« …Non, je suppose que nous pourrions en profiter. »

Je voulais observer de loin pendant encore un peu plus longtemps, mais peu importe. Ce jeune homme me gênait, mais étant donné la situation, je pouvais m’en servir à mon avantage.

Si je m’approchais et finissait mêlé à tout cela, alors qu’il en soit ainsi. Si j’arrivais à profiter de la situation pour les faire tomber dans le panneau, alors cela pouvais m’épargner diverses préparations futures.

Dans tous les cas, nos Cartes de Guildes étaient une priorité.

« Voici vos Cartes de Guilde, » s’exclama la réceptionniste. « La création de nouvelles Cartes de Guildes coûte 5 pièces d’argent, alors assurez-vous de ne pas les perdre. »

Elle nous donna des cartes fines, de la taille d’un petit portefeuille et à la couleur jeune pâle. Elles semblaient faites de plastique, mais il s’agissait apparemment de matériaux de monstres.

« Veuillez verser une goutte de votre sang sur la carte. » continua-t-elle. « Cela permet de dissimuler les informations contenues dans votre carte. Ainsi, ces informations sont seulement visibles par la guilde ou si vous le souhaitez. »

Je pris l’aiguille qu’elle me proposait et la plantai dans mon doigt, plaçant une goutte de mon sang sur la carte.

Une lumière vive apparut pendant un instant, avant que ma carte ne revienne à la normale.

Après que je l’ai ordonné silencieusement, des écritures apparurent sur la carte, flottant à sa surface.

 

Nom : Kaito

Âge : 17

Race : Humain

Rôle au Combat : Épéiste

Rang d’Aventurier : F

Rang du Groupe : F

Nom du Groupe : Voie du Mépris

 

Je jetai aussi un coup d’œil à la carte de Minnalis afin de voir si ses informations étaient disposées comme les miennes.

« Voici aussi une plaque montrant votre rang d’aventurier. » ajouta la réceptionniste. « Vous êtes rang F, la plaque est donc violette. Si vous la montrez à n’importe quel garde de la ville, vous serez exemptés de taxes d’entrée, alors emmenez-la avec vous chaque fois que vous acceptez une quête hors de la ville. »

« Est-il nécessaire que ces plaques soient tout le temps visibles ? » Demandai-je.

« Non ; peu importe du moment que vous l’avez sur vous lorsque vous entrez ou sortez de la ville, vous n’avez donc pas besoin de la rendre visible. Cependant, ces plaques servent de symbole de statut, alors certaines personnes préfèrent qu’elles soient constamment visibles une fois certains hauts rangs atteints. »

Après tout, il n’existait pas ici de villes qu’un japonais tel que moi considérerait comme sûres. Dans les taudis, mais aussi à l’extérieur de ce genre d’endroits, il existait toujours des idiots violents se croyant supérieurs.

Grâce à un assez haut rang, il était possible de réduire le nombre de disputes avec tous ces idiots cherchant à se battre.

Pendant que nous discutions, la confrontation à côté de nous continuait. Visiblement, les deux autres membres du trio étaient entrés en action, et le jeune homme était maintenant encerclé.

D’ailleurs, ce jeune homme nous implorait silencieusement du regard pour que nous l’aidions. Et ce, depuis que nous discutions avec la réceptionniste et qu’il se trouvait en situation d’un contre trois.

Il était évident qu’il voulait qu’on l’aide malgré notre âge similaire et le fait que Minnalis et moi soyons de nouveaux aventuriers venant à peine de nous enregistrer.

Et, lorsque nous semblâmes sur le point de repartir sans dire un mot…

« H-Hey, vous n’êtes pas d’accord !? » S’écria, paniqué, le jeune homme dans notre direction.

« Eh ? Ah, huh. » Je ne pus m’empêcher de sourire intérieurement.

Heureusement pour moi, ce garçon était simple et prévisible. Ainsi, Minnalis et moi devînmes des tiers pris dans cette situation par pure coïncidence.

« C’est parce qu’il existe des aventuriers tels que vous, sans la moindre ambition, heureux après avoir chassé un faible et rare animal avant de vous saouler dès le lever du soleil, que la population voit d’un mauvais œil les aventuriers ! » S’exclama le jeune homme.

« Huh !? Ce gamin ose… »

« Hey, Barkas-san, on risque de s’attirer des ennuis. » Dot se plaça derrière Barkas pour le retenir.

Terry lui évitait tout contact visuel, le suppliant intérieurement de se calmer.

Un homme bourru observait la scène à travers ses paupières à moitié fermées, depuis une chaise de réceptionniste.

Mais il n’était pas seulement bourru ; la plupart des personnes comme lui étaient des aventuriers célèbres à la retraite ayant accepté de travailler pour la guilde. Sa force physique était donc tout à fait réelle.

« Et bien, j’écoute votre conversation depuis un moment, alors que pensez vous de ma proposition ? Nous pourrions accepter tous ensemble une quête d’extermination de monstres. Celui qui parvient à chasser le plus de monstres en une journée gagne. Alors, qu’en pensez-vous ? » Suggérai-je.

Les deux groupes concernés me regardèrent, visiblement intéressés.

« Il semblerait que cette dispute verbale ne mène à rien, et qu’une telle compétition vous permettrait de dévoiler vos capacités en tant qu’aventuriers. Du moins, plus qu’un combat au poing une fois la guilde quittée. » Continuai-je. « Le gagnant obtiendra toute la récompense. Cela ne pose pas de problème, n’est-ce pas ? » Ajoutai-je, posant mon regard sur la réceptionniste qui m’avait délivrée ma carte.

« Ou-Oui, l’échange d’argent suite à des conflits personnels est interdit dans cette ville, mais avec une telle méthode, la guilde n’interviendra pas. » Répondit-elle.

L’échange d’argent suite à des conflits personnels était en effet interdit ici.

Cette règle était apparue après qu’à plusieurs reprises, des nouveaux-venus se surestimant grandement aient perdu leur argent à l’issue d’incidents tel que celui-ci. Ce n’était pas un crime, mais la guilde pouvait délivrer de véritables sanctions.

Dans une telle situation, si chacun décidait de se battre directement, alors chacun risquait seulement de souffrir, peu importe le gagnant ou le perdant. La seule chose qui était assouvie, c’était leur fierté.

« Tch, bien, je suppose que ça pourrait être amusant. » s’exclama Barkas en balayant du regard le jeune homme et après avoir apparemment dessaoulé.

S’ils se battaient en un contre un, Barkas ne pouvait pas perdre. Barkas était sûrement conscient de leur différence de force, surtout que le jeune homme était habillé comme un mage.

La magie était généralement très puissante ; Barkas gagnerait le combat, mais pas sans avoir reçu des blessures. Apparemment, ces aventuriers n’étaient pas assez stupides pour prendre un tel risque sans récompense.

« Ces conditions me conviennent aussi ; ça m’arrange même. Quelle sera notre proie ? » Demanda le jeune homme.

« Hah, il n’y a pas beaucoup de quêtes qu’un rang F venant tout juste de s’inscrire puisse accepter. Il y a juste celle-ci. » Barkas déchira du tableau une quête.

Il s’agissait d’une demande d’extermination de Gobelins. Elle pouvait être considérée comme terminée après l’élimination de 5 Gobelins, et chaque Gobelin supplémentaire offrait une récompense additionnelle.

« Avec vos rangs actuels, c’est la seule que nous pouvons accepter. » Expliqua Barkas en secouant la feuille de quête devant lui.

« Kuh, je suis peut-être un aventurier de rang F, inscrit aujourd’hui, mais sachez que je suis un mage capable d’utiliser le sort de Lance de Feu. Mes capacités naturelles sont largement supérieures aux vôtres ! » Rétorqua le jeune homme.

Barkas plissa les yeux, suspicieux.

Lance de Feu était un sort considérablement difficile. Ses capacités destructives, sa puissance et son coût en PM étaient tous élevés, en plus de nécessiter un grand degré de contrôle. La capacité à l’utiliser à son âge donnait à ce jeune homme toutes les raisons d’être arrogant.

…Du moins, c’était s’il était capable de contrôler son sort avec son seul talent.

Je fis une rapide inspection sur le sceptre que tenait le jeune homme, et vis qu’il contenait un enchantement de ‘Bonus de Magie de Feu’. C’était un très bon sceptre ; une arme coûtant clairement plusieurs pièces d’or.

Et apparemment, Barkas l’avait réalisé lui aussi ; ses yeux avaient adopté une couleur sombre, trahissant ses intentions.

Curieux, je transmis un peu de mana dans mon Épée Tome Transparente aux Huit Yeux attachée à ma hanche afin d’observer le Statut de Barkas.

« …Huh, c’est… »

« Je vois, c’est donc ça. »

Minnalis et moi, nous nous mîmes à discuter en chuchotant afin de ne pas attirer l’attention des autres, trop occupés par leur dispute.

Tandis que nous observions son Statut, une seule capacité attirait notre attention dans la colonne des compétences uniques.

… ‘Olfaction des Veines d’Or’.

« Les choses vont devenir intéressantes, tu ne penses pas ? » Chuchotai-je.

« En effet, très intéressantes. » Acquiesça Minnalis.

Je redirigeai mon regard vers les trous hommes, toujours en train de se disputer.

Barkas, Dot, Terry.

De nombreuses personnes m’avaient fait les mêmes choses qu’eux, au point que je ne me souvenais pas de toutes. La vie d’homme recherché que j’avais mené pendant ma première vie n’avait pas été facile au point de me permettre de me rappeler du visage des masses.

Ils étaient tout simplement malchanceux.

Ils se trouvaient par pure coïncidence dans une position les rendant mémorables.

Ils nous avaient rencontrés dans une ville très peuplée.

Ils nous avaient rencontrés au cours de notre vengeance, une vengeance aucunement juste ou logique.

Ils nous avaient rencontrés par malchance, alors que j’étais invoqué parmi les 7,3 milliards de personnes sur Terre.

Mais…

Les choses ne faisaient que commencer.

« Oui, j’attends ça avec impatience. » Murmurai-je.

Puis, nous nous mîmes à rire silencieusement, afin de ne pas être entendus.

Juste devant nous se tenaient des personnes que nous pouvions tuer.

Des proies que nous pouvions tuer sans mauvaise conscience. Pour le moment, cela nous suffisait.

« J’attends ça avec impatience. »

Ma tête était remplie de façon de les tuer tout en les faisant tous les trois souffrir.

 

Chapitre Précédent / Chapitre Suivant

Accueil

Une réflexion sur “Nidome no Yuusha – Chapitre 35

  • Avatar
    13 avril 2020 à 16 h 06 min
    Permalien

    Merci pour le chapitre 🙂

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :