Chapitre 18 : Le Héros va un Peu Aider (2)

 

 

« De tels vêtements… Puis-je vraiment les porter ? »

Dans les rues de la Capitale Royale rougie par le soleil couchant, Minnalis avait abandonné ses vieux habits en lambeaux au profit de vêtements récemment achetés en boutique.

Même si pour Minnalis il s’agissait de superbes vêtements, ceux-ci étaient en vérité juste un peu mieux que les vêtements habituellement portés par la population.

Ce qu’elle voulait dire, c’était donc qu’ils étaient bien mieux que les vêtements d’esclaves qu’elle portait auparavant. D’ailleurs, moi aussi j’avais changé de vêtements au profit d’habits communs.

« Bien sûr, tu es belle après tout. Dans ce pays, nous devrons cacher tes oreilles et ta queue, car elles risquent d’attirer des nobles mal intentionnés et des idiots. »

Me souvenant de quelque chose de déplaisant, je crachai ce que j’avais à l’esprit.

Les esclaves étaient généralement traités comme des ‘’choses’’.

Ainsi, lorsque certains nobles voyaient de ‘’bonnes choses’’ dans les mains de roturiers, ils essayaient de les prendre de force afin de démontrer leur puissance et leur richesse. Certains abusaient même de leur pouvoir afin d’extorquer de l’argent et d’agir comme des voyous.

Lors de ma première vie, j’avais eu plusieurs disputes avec de tels individus agissant simplement pour satisfaire leur propre cupidité. A l’époque, j’avais même rencontré un aristocrate dévoilant ouvertement et sans gêne ses intentions, mais aussi extrèmement doué pour sauver son cou.

De retour à la conversation, les voyous fréquentaient très rarement la rue principale, nous n’avions donc pas trop à nous inquiéter de cela. Toutefois, nous risquions de nous attirer des problèmes en nous impliquant dans des affaires avec des nobles. Commencer un combat nous dévoilant au grand jour était hors de question. Je préférais passer inaperçu.

Grâce à la guérison forcée de la potion, les contusions recouvrant le corps de Minnalus avaient disparues. Ses yeux noirs et vides avaient disparus eux aussi. Ses joues étaient encore un peu creusées, mais à part ça, elle pouvait être considérée comme une véritable beauté.

Même en ignorant les préjudices réservés aux hommes-bêtes, nous avions de grandes chances d’être impliqués dans des affaires problématiques de nobles si son statut d’esclave était révélé.

« …Belle ? Je suis… belle ?! Kufu~Kufufufufu~ »

« Hmm ? Qu’y a-t-il ? Est-ce que tu souffres d’effets secondaires après avoir utilisé tant de potions ? »

Tout à coup, Minnalis s’était arrêté d’avancer. Elle avait détourné la tête en tremblant et parlait toute seule.

Tandis que les potions de PV restoraient la vitalité du corps, les potions de PM restoraient la volonté. Ainsi, les deux permettaient de restaurer ‘’l’endurance’’. Toutefois, la condition d’affaiblissement de Minnalis n’était pas un statut anormal causé par une magie ou un poison, il s’agissait d’un état résultant d’un environnement difficile. Il ne s’agissait donc pas d’un mal simplement guérissable à l’aide de potions.

Pour sortir de cet état, il fallait bien dormir et manger de la nourriture nutritive. Sinon, la faiblesse résultant de ce statut risquait de perdurer. Heureusement, un homme-bête aux capacités physiques avancées pouvait en guérir en seulement 3 jours.

« Désolé, mais tu vas devoir endurer jusqu’à ce que nous atteignions la boutique d’objets. Même si une potion de statut anormal risque de s’avérer innéficace, il est possible d’améliorer légèrement ta condition avec une potion de soulagement. Nous n’avons pas le temps de nous reposer avant d’avoir quitté la ville. »

Même si je voulais lui faire boire une potion, les effets étaient divers et variés.

Certaines potions permettaient de récupérer des PV et PM, d’autres augmentaient temporairement le statut ou au contraire, le diminuaient, d’autres nullifiaient les status anormaux pour une période donnée, d’autres assistaient les compétences en renforçant les sens, et d’autres combinaient plusieurs de ces effets.

Parmi les potions concernant les statuts anormaux, les médecines ciblant la source du mal et aidant à guérir du statut anormal en question faisaient partie du [Système de Soin], tandis que celles aidant à seulement l’affaiblir faisaient partie du [Système de Soulagement], et servaient surtout d’objets de premiers soins.

Dans son état actuel, les potions du système de soulagement étaient probablement efficaces sur Minnalis. Il ne s’agissait que d’un traitement symptomatique, mais il devrait rapidement faire effet.

Du moins, c’était ce que je pensais, mais Minnalis secoua la tête, indiquant qu’elle allait bien.

« Non, mon corps n’est pas dans un état si mauvais au point d’utiliser une potion. Bien sûr, mon corps me parait un peu lourd, mais tuer ces gobelins m’a permis de monter de niveau. Avec ça, je devrais bien aller pendant une journée. »

En m’expliquant cela, Minnalis me montra un fin sourire. Toutefois, son expression était différente, et son délicat visage rouge.

Quelque chose paraissait étrange, mais de toute manière, elle n’allait probablement pas accepter de potion.

Vais-je de nouveau devoir la forcer à boire ? Pensant cela, j’essayai de m’adapter à la vitesse de marche de Minnalis.

Tandis que nous marchions, j’étais inquiet pour Minnalis car elle paraissait agitée. Mais cela n’avait pas l’air d’être un gros problème, puisqu’elle me souriait lorsqu’elle se tournait vers moi. Même si son état n’était pas retourné à la normale, cela n’avait pas l’air de la déranger tant que ça.

Nous ne pourrons pas nous reposer directement après avoir quitté la ville. Je vais donc probablement devoir utiliser une potion de soulagement. Souhaitant racheter quelques potions supplémentaires, nous entrâmes dans une boutique d’objets.

Là, nous achetâmes des potions de PV et de PM de bas grade, tous les types de potions de soulagement contre les statuts anormaux, de la nourriture et de l’eau pour plusieurs jours, et de larges quantités de condiments.

« Tiens, une potion de soulagement pour ton statut affaibli. Bois. »

« N-non, je vais bien. Je ne peux pas utiliser quelque chose de si coûteux. »

« …Bois. Ne me donne pas plus de travail. »

Finalement, puisque Minnalis ne voulait pas prendre la potion, je lui ordonnai en tant que maitre pour la première fois.

Toutefois, puisqu’elle était déjà affaiblie, je n’utilisai pas son sceau d’esclave. Utiliser la douleur pour forcer quelqu’un à obéir était une pratique que je haïssais. Mais puisque sa résistance était problématique, je plissai les yeux, baissai la voix et la forçai ainsi plus ou moins à obéir.

Maintenant qu’elle était ma complice et que nous partagions un désir de vengeance, elle n’était probablement pas effrayée par un tel ordre ne contenant pas la moidnre hostilité ; je voulais simplement qu’elle comprenne que je souhaitais prendre en compte sa dignité.

« Toutes mes excuses. Je vais boire. »

Enfin, Minnalis accepta la potion. Ce n’était pas grand-chose, mais Minnalis paraissait impressionnée en la buvant.

Je vérifiai son statut, et remarquai que son affaiblissement avait changé. Il était passé d’une moitié à un tiers. Même si son visage était de nouveau rouge, son état actuel lui permettait probablement de marcher jusqu’à notre prochaine destination sans problème.

La seconde boutique à laquelle nous nous rendîmes était une boutique d’armes et armures.

Je pouvais simplement combattre avec mes épées spirituelles, mais il était nécessaire d’acheter une arme pour Minnalis, ainsi que des armures pour nous deux.

A cause de la puissance magique naturelle d’un homme-bête, il valait probablement mieux pour Minnalis qu’elle se spécialise dans le combat à courte portée. Ceci dit, elle n’avait pas besoin de combattre sans arme.

Malgré son statut d’homme-bête, la compétence unique obtenue par Minnalis infligeait des conditions anormales à l’ennemi d’après son nom. Ainsi, il valait mieux la laisser utiliser des épées capables de couper l’ennemi plutôt que ses poings seulement capables de frapper.

« Minnalis, sais-tu utiliser une arme ? »

Même si elle n’avait obtenue aucune autre compétence, elle avait la possibilité d’apprendre des compétences d’armes étant donné qu’elle possédait déjà une affinité avec une Compétence Unique. Il existait de nombreuses façons de combattre, alors je souhaitais la faire commencer avec une arme facile à utiliser.

« Um, en fait, j’ai seulement appris à utiliser une arme en jouant avec des aventuriers venus au village en escortant des marchands… Je suis vraiment désolée. »

« Hm ? Tu n’as pas besoin de t’excuser. Tu peux toujours apprendre. D’ailleurs, je ne t’ai pas achetée parce que tu étais forte, mais parce que tu remplissais les conditions nécessaires pour devenir ma complice. »

Ainsi, nous atteignîmes la boutique d’armes et armures.

La boutique en question, située près de la frontière entre la rue principale et les taudis, avait une apparence bigarrée mais chaleureuse, et une pancarte en bois sur laquelle était écrit ‘’Armes et Armures Rishall’’ était visible.

« Hm, oh, bienvenue : Toutes mes excuses, mais nous fermons bientôt. Vous n’aurez pas beaucoup de temps pour regarder nos articles, alors pourquoi ne pas revenir demain… »

Un apprenti surveillait la boutique.

Certainement, la nuit approchait tandis que le soleil descendait dans le ciel. Les boutiques encore ouverts commençaient à éteindre leurs lumières.

« Non, nous savons déjà ce que nous voulons acheter. Nous ne serons pas longs étant donné que nous ne recherchons rien de spécial, de plus, nous en avons besoin avant la fin de la journée. »

« Si c’est le cas… Oji-san !! On a des clients !! »

Minnalis inspecta curieusement l’intérieur de la boutique, tandis que le garçon occupé de la fermeture appela le gérant.

« Haaa !? Fais-les partir ! Qu’ils veulent des armes ou armures, s’ils prennent leur temps à choisir, nous n’allons pas avoir le temps de manger ! »

« Apparemment ils savent déjà quoi prendre !! »

« Alors pourquoi tu ne leur vends pas !? Après ça, dépèche-toi de fermer la boutique !! »

Le vieux gérant paraissait travailler à l’arrière de la boutique. Le garçon qui criait jusque là se retourna et demanda,

« Alors, que voulez-vous ? »

« Deux sets d’armures pour aventuriers débutants, quatre sets d’outils de réparation, et dix épées longues avec leur fourreau. »

« Autant ? Désolé, mais avez-vous assez d’argent ? »

Le garçon me regarda, un profond doute sur le visage. Pour acheter tout ce qui venait d’être demandé, plus d’un mois de salaire moyen, c’est-à-dire 2 larges pièces d’argents environ, était nécessaire. Evidemment, il doutait de notre sincérité en voyant notre apparence de roturiers.

Je pouvais sentir une légère colère monter en Minnalis, alors pour la calmer, je pris la parole.

« Ne t’inquiètes pas, regarde. »

En disant cela, je sortis une pièce d’or d’un sac et lui montrai. En voyant la pièce, le garçon fut abasourdi et s’excusa immédiatement.

« C’est… de l’or !? J-Je suis désolé, j’ai été malpoli… »

« Oui, j’ai reçu un peu d’argent récemment, alors ma bourse est plutôt lourde. Je ne suis pas un noble, et je ne travaille pas pour quelqu’un de riche, alors tu n’as pas à t’inquiéter. »

Il avait probablement mal compris et pensé que je travaillais pour un aristocrate ou riche individu en me voyant sortir une pièce d’or, même si mes vêtements ne devraient pas donner une telle impression.

Mais sa réaction était logique. Après tout, des personnes profitaient malicieusement de l’influence qui leur était donnée. En approchant de la mauvaise façon ces personnes, il était possible de s’attirer des ennuis auprès de nobles ou riches propriétaires. Ne pas mettre en colère de telles personnes faisait partie du sens commun des habitants lambda.

« V-Vraiment ? »

« Vraiment vraiment. »

Répondis-je amusé. Le garçon soupira de soulagement et l’atmosphère parut se détendre.

« Ah, mais je suis vraiment désolé d’avoir douté de vous. Je vous amène ça tout de suite. Deux sets d’armures pour aventuriers débutants, quatre sets d’outils de réparation et dix épées longues et leur fourreau, c’est bien ça ? »

« C’est bien ça. »

Le garçon s’empressa d’aller chercher les articles puis les plaça sur le comptoir.

« Voici deux sets d’armures pour aventuriers débutants, quatre sets d’outils de réparation et dix épées longues et leur fourreau. 5 pièces d’argent, 2 larges pièces d’argent et 2 larges pièces de bronze c’est-à-dire 4… 7, non 8, puis un argent et 5 larges pièces de bronze. Alors… O-ow !? Ça fait mal !! »

Avec un bruit sourd, un poing atterit sur le crâne du garçon tandis que celui-ci essayait de calculer la prix total.

« Combien de temps comptes-tu prendre ? Un tel calcul ne devrait te prendre qu’un instant idiot ! »

« Peut-être, mais me frapper ne changera rien !! Au contraire, si tu me frappes trop, je risque de devenir encore plus bète !! »

« Tu oses me répondre sale gamin !? »

« Owwww !! »

Un vieux forgeron était sorti de l’arrière-boutique.

Il avait un corps musclé, un visage sévère et une large barbe probablement due aux gènes de nains qui constituaient un quart de son sang.

« Cher client, avez-vous besoin d’autre chose ? »

Cela était très subtil, mais Minnalis était assez perceptive pour remarquer la joie et la tristesse dans mon expression.

A cause de moi, ces deux personnes avaient été condamnées à mort par la princesse dans ma première vie. A l’époque, la princesse avait dissimulé son mépris pour les personnes différentes d’elle. J’avais mentionné rapidement leur héritage nain devant elle, et elle les avait tués sans que je ne m’en rende compte.

Je pensais alors qu’ils étaient retournés dans leur village natal, comme la princesse me l’avait dit.

En premier lieu, à part leur petite taille et leur barbe, les nains ne possédaient pas d’autres caractéristiques. De plus, leur sang nain était tellement dilué qu’il était difficile de différencier ce gérant de magasin et son fils des humains normaux.

Lorsque j’avais appris la nouvelle de leur mort, la princesse s’était moquée de moi, expliquant que grâce à moi, elle avait pu les trouver et se débarasser sans problème de ces ‘’déchets’’.

En vérité, je savais qu’il ne valait mieux pas venir ici dans cette nouvelle vie. Toutefois, je devais confirmer leur existence.

Je comprenais qu’il s’agissait de simples sentiments de ma part, mais je savais que s’ils avaient survécus, ils auraient combattu et ne m’auraient pas trahi comme tous les autres.

Je haïssais profondément ce pays, mais si j’avais été trahi puis tué, c’était entièrement de ma faute. Ainsi, je ne pouvais m’empécher de vouloir m’excuser auprès d’eux.

Cette émotion avait grandi en moi. Apparemment, Minnalis l’avait senti grâce à notre soif de vengeance partagée, à moins qu’elle ne soit simplement sensible à ce genre de choses.

« Hm, non, rien. »

Je répondis d’une simple phrase en secouant la tête.

« D’après ce qu’il y a sur la table, cela fera 2 larges pièces d’argent, 5 pièces d’argent et 8 larges pièces de bronze. L’armure en peau possède une ceinture pour ajuster la taille. Si elle ne vous va pas, pour pouvez payer une pièce d’argent pour la réajuster. Je ne sais pas pourquoi vous voulez acheter autant d’épées longues, mais si elles sont trop endommagées, ces kits de réparations ne vous serviront à rien. Si cela arrive, elles pourront être réparées pour une pièce d’argent. A part ça, souhaitez-vous savoir autre chose ? »

« Non, cela me suffit. Pouvons-nous mettre nos armures ici ? Nous n’avons pas d’endroit où le faire, et nous portons des bagages. »

Demandai-je, plaçant sur le comptoir une pièce d’or et reçevant des larges pièces d’argent et pièces d’argents normales en monnaie.

« Comme vous voulez. Si vous ne savez pas comment faire, je peux vous aider. »

« Je sais comment faire, alors cela ne devrait pas me poser de problèmes. De plus, je peux lui apprendre. Cela ne dervait pas être si dur que ça. »

Les sets d’armures étaient composés d’une simple armure en peau et d’une armure de hanches, tandis que le pantalon et les gantelets étaient en fer et en peau.

Après avoir équipé la mienne, j’aidai Minnalis à mettre son armure.

Même si le gérant de la boutique et son fils voulaient aider, Minnalis refusa. L’illusion lancée sur sa queue et ses oreilles n’allait probablement pas disparaitre pour si peu, mais il valait mieux éviter le moindre risque.

Je ne pensais pas que découvrir la véritable nature de Minnalis changerait l’attitude de ce père et son fils, mais il valait mieux qu’ils ne sachent pas. Ils étaient très amicaux, et je savais que même en sachant notre situation, ils ne se retourneraient pas contre nous.

« Uhh… Goshu… Kaito-san… ma poitrine est trop serrée… »

« Ah, mince. J’ai utilisé trop de force. »

Occupé à réfléchir, j’avais trop resserré l’armure, soulignant sa large poitrine.

Dans ma confusion, je la déserrai, et à côté de moi, le gérant de la boutique plaça une main sur mon épaule et me montra un pouce en l’air avec l’autre.

« Good job ! »

« Ferme-la vieux pervers !! Je te rappelle que ton fils est là !! »

Même devant son fils, il était comme dans ma première vie, un vieil homme auto-destructeur. Grâce à ça, j’avais rapidement pu devenir ami avec lui, mais sans ce caractère, il pouvait passer pour un parfait forgeron.

Enfin, Minnalis finit de s’équiper et parmi les dix épées, elle en prit deux. Les autres furent attachées ensemble avec une corde.

« Désolé de vous déranger alors que vous êtes sur le point de fermer boutique. Ah, je sais, pour m’excuser, je vais vous donner un conseil. Je n’en connais pas la raison, mais le prix des antidotes risque de fortement augmenter, alors je vous conseille de faire des réserves. »

« Hm, ah bon ? Je garderai ça à l’esprit. »

« Haha, si c’est le cas, tant mieux… D’ailleurs, je suis désolé pour cette première fois. »

« Huh ? Qu’est-ce que tu racontes ? »

« Non, ce n’est rien. Je souhaitais simplement régler quelque chose. Au revoir, et restez en bonne santé. »

Après avoir dit cela au vieil homme qui paraissait confus, je sortis de la boutique avec Minnalis. A l’extérieur, le soleil était presque couché.

« Je suis une esclave, alors je vais porter les sacs. »

« Non, ta situation d’esclave ne doit pas être découverte. »

« Même si ce n’est pas en tant qu’esclave, j’ai envie d’aider à porter… »

« Non, demander à une fille de porter de lourds bagages tandis que je reste les mains vides paraitrait trop suspect. Je  peux porter les sacs tandis que tu portes la nourriture. Cela devrait faire l’affaire. »

Minnalis parut légèrement troublée, mais je l’ignorai.

Je devais faire en sorte qu’elle arrête de voir notre relation comme celle d’un maitre et de son esclave. Je risquais d’être troublé si elle continuait à se penser inférieure à moi.

Minnalis n’était pas qu’une esclave, elle était ma complice, une personne avec qui je pouvais parler de mes plans. Je ne voulais pas qu’elle devienne un simple pion obéissant au moindre de mes ordres.

Surtout après cette magnifique vengeance. A partir de maintenant, nous allions devoir ajuster la distance entre nous deux.

« Dans tous les cas, nous avons tout ce qu’il nous faut. Surveille bien les alentours ; nous quittons la ville. »

 

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6 réflexions sur “Nidome no Yuusha – Chapitre 18

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    1 mai 2017 à 17 h 20 min
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    Merci et oui hâte de lire la suite 🙂

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    2 mai 2017 à 15 h 13 min
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    A oui et merci pour le chapitre.
    PS :tu ne mérite pas no commentaires à nous faire poireauter de la sorte(je déconne bien sûr que tu les mérites )

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    25 juin 2018 à 13 h 27 min
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    Je signale une faute de frappe et un e oublié :

    Cela était très subtil, mais Minnalis était assez perseptive – perceptive – pour remarquer la joi et la tristesse dans mon expression.

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    25 juin 2018 à 13 h 30 min
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    Une autre lettre oubliée :

    « Oui, j’ai reçu un peu  » d’agent  » récemment, alors ma bourse est plutôt lourde. Je ne suis pas un noble, et je ne travaille pas pour quelqu’un de riche, alors tu n’as pas à t’inquiéter. »

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    25 juin 2018 à 13 h 45 min
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    Désolé. J’écris depuis un portable, d’ou l’envoi de messages successifs a chaque orthogaffe :

    Je haïssais profondément ce pays, mais si j’avais été trahi puis tué, c’était entièrement de ma faute. Ainsi, je ne pouvais m’empécher de vouloir m’excuser  »aurpès » d’eux

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