Vous incarnez deux archéologues souhaitant à tout prix trouver les œufs de Nagas, qui d’après la légende abriteraient des trésors. Mais attention à leur grand ennemi l’aigle géant, aussi appelé Garuda.

Vous allez donc chacun parcourir votre temple en essayant de découvrir les reliques sacrées (les fameux œufs) sans tomber sur les reliques maudites (l’aigle mythique).

Naga Raja est donc un jeu exclusivement deux joueurs, à partir de 9 ans, d’une trentaine de minutes.

Archéologue ou chasseur de trésors ?

A chaque manche, vous allez d’abord vous battre pour récupérer une dalle à ajouter à votre temple afin de créer un chemin pour découvrir des reliques. Pour cela, vous allez devoir engager une ou plusieurs de vos cartes en main et lancer le nombre de bâtonnets du destin associé. Si vos bâtonnets dévoilent un signe en vague : « un Naga », alors vous pouvez appliquer l’effet d’une de vos cartes. Tant qu’il vous reste des bâtonnets avec ce signe vous pouvez appliquer les pouvoirs des cartes. Lorsque les deux joueurs ont fini ou ne veulent plus jouer leur(s) Naga(s) alors ils comptabilisent les points : « les points de destinée ». Celui qui en possède le plus remporte la tuile et va devoir la positionner sur son temple en respectant les règles suivantes :

 

  • Soit au contact d’une des trois entrées du temple
  • Soit orthogonalement à n’importe quelle autre tuile en place

 

 

Dès qu’un chemin permet de relier une entrée à une relique, on la retourne immédiatement pour la rendre visible, elle rapporte des points de victoire instantanément. Mais si au cours de la partie, cette relique n’est plus reliée à un chemin, elle sera remise face cachée.

Si votre chemin permet de rencontrer une amulette, vous la remportez et la gardez secrètement devant vous. L’amulette peut vous rapporter des points de victoire ou un pouvoir à appliquer quand vous le désirez, à n’importe quel moment.

Puis on met en jeu une nouvelle dalle à se battre. Le joueur n’ayant pas remporté la tuile au tour précédent va piocher 3 nouvelles cartes, en ajouter deux à sa main et en donner une à l’adversaire.

plateau

Description de quelques effets

Les cartes ont un effet pouvant s’appliquer à votre temple ou au temple adverse. On peut intervenir sur :

 

  • Les cartes en main (ex : défausser une carte à l’adversaire / Avoir des cartes supplémentaires dans notre main)
  • Les bâtonnets (ex : lui supprimer des bâtonnets déjà lancés / Avoir des points de destinée en plus en notre faveur)
  • Les dalles (déplacer, échanger, tourner, … des dalles de notre temple ou de celui de l’adversaire)
  • Les reliques (regarder secrètement ou échanger des reliques de notre temple ou de celui de l’adversaire)

 

 

Fin stratège ou mauvais sens de l’orientation ?

La partie prend fin dans l’une des trois conditions :

 

  • Un joueur a atteint les 25 points de victoire, il gagne la partie.
  • Un joueur a rendu visible sa troisième relique maudite, il perd immédiatement la partie
  • L’un des joueurs a placé la 9ème dalle dans son temple et n’atteint aucune condition précédente. C’est alors le joueur avec le plus de points qui remporte la partie.

 

 

Avis

Dans Naga Raja, il y a un bon équilibre entre se battre pour gagner la tuile et optimiser son labyrinthe.

Dans une première partie, vous vous concentrez rarement sur les effets à jouer sur le plateau adverse. C’est le temps de prendre en main le jeu et de le découvrir car dès la deuxième partie, vous vous rendez compte des diverses possibilités.
On aime le choix parfois corsé entre choisir cette carte, très intéressante pour son nombre de bâtonnets ou la garder pour pouvoir plus tard appliquer son effet. Des choix cruciaux qu’il faudra faire au bon moment.
Quant à notre temple, c’est un jeu de placement de tuiles que l’on essaye d’optimiser au maximum.

Plus vous appliquerez d’effet sur le temple adverse plus la partie sera longue, mais sans pour autant vous ennuyer, même si c’est décourageant quand votre adverse vous enlève une tuile qui reliait tous les chemins. Un jeu accessible pour les enfants ayant déjà l’habitude de jouer, il ne faut pas se leurrer.
C’est une très bonne entrée en la matière pour aller ensuite sur des jeux un peu plus complexes. Ou dans l’autre sens, c’est la limite à ne pas dépasser entre durée de la partie et complexité du jeu (nombre d’étapes dans une manche, pouvoir de cartes, taille du temple, …) pour des personnes pas trop joueuses. Je connais plein de gens dans mon entourage qui aiment jouer mais quand les règles sont rapides et très simples.

 

  • Lancer des bâtonnets, c’est original mais je n’ai pas trop aimé la sensation. Pas facile à faire rouler.
  • Comme dans tous jeux avec des cartes à effet, vous allez passer un peu de temps à la première partie à vous référer à la notice pour comprendre à quoi sert votre carte.
  • Petit part de hasard entre les cartes piochées et les lancements de bâtonnets. Personnellement, je n’ai pas trouvé que cela impactait beaucoup la partie mais pour ceux qui n’aiment pas du tout le hasard dans un jeu, passez votre chemin.
  • Le logo de l’éditeur sur la façade de la boîte aurait pu être retiré pour mettre en valeur l’illustration.

 

 

 

  • L’équilibre entre jeu de placements de tuiles et gestion de cartes.
  • La cohérence de l’édition. Le thème est sympathique et le matériel comme les magnifiques illustrations nous font bien rentrer dedans.
  • Le double effet des cartes : bâtonnets à lancer ou appliquer l’effet du Naga.
  • Durée de la partie, pas trop long pour ce type de jeu.

 

 

En résumé

Naga Raja ne révolutionne pas le monde du jeu, ceux sont des mécaniques connues. Cependant, mises ensemble cela marche, même très bien. On n’attendait pas moins en voyant le nom de Mr Cathala. Quant à Théo Rivière, jeune auteur très prometteur qui n’a pas fini de se faire connaître. Et quel bon choix de Vincent Dutrait pour illustrer merveilleusement ce thème.

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