Imaginez un monde où les mangas seraient fait par des moines. Où le fan-service n’existerait pas et où les filles ne seraient pas sexualisés. Dans Made In Heaven, au moins l’un de ses deux points est vrai. Aujourd’hui on va parler d’un manga, et d’un genre dont on a peu l’habitude ici. C’est Bruno de chez Akata himself qui m’avait donné envie de lire ce manga. Je tenais un stand pour l’entreprise dans laquelle je travaille qui était juste à côté de celui d’Akata. Après avoir passé une journée à raconter le speech de mes jeux vidéo, et entendre le speech de ses mangas, cela m’a forcément interpellé !

Résumé :

Atsurô Nogi était un moine bouddhiste. Comme tous les moines, celui-ci était vierge. Jusque là, logique pour un moine. Un beau jour et lors d’une réincarnation divine, le voilà devenu mangaka. Malgré le fait qu’il soit toujours puceau, Nogi affirme pouvoir dessiner n’importe quelle scène de sexe dans son manga ! Même s’il est débutant, il se retrouve à travailler pour le prestigieux Weekly Shônen Gump (qui s’inspire évidemment du plus célèbre magazine japonais, le Jump !) C’est alors que Kanade, jeune femme aux seins démesurément grands, devient son assistante. Par soucis de réalisme, le mangaka réalise que la réalité est différente de ce qu’il avait imaginé, et une romance entre les  personnages va s’installer… Mais, pour le travail, uniquement ! Nogi va donc chercher à obtenir le consentement de Kanade afin de pouvoir la tripoter… pour les besoins du manga !

Avis : 

Ako Shimaki, la mangaka de l’oeuvre (et oui, c’est une femme qui est à l’origine de ce manga, comme quoi !) n’a pas lésiné sur les moyens et l’humour. Les situations sexy mènent évidemment à des quiproquo lorsque le meilleur ami de Nogi, moine et gay amoureux de ce dernier, débarque en pleine séance de travaux pratiques pour un de-seins.

Ce premier tome place le contexte, il nous montre rapidement le passé de Nogi et ses nouvelles marques au sein de son travail pour le Shônen Gump, et sa nouvelle aventure manga. Kanade tombe bien évidemment dans le cliché de la fille faite pour le fan-service avec des cases dessinées pour la mettre dans des positions laxistes à tout bout de champ. Il y en a tellement et dans des situations improbables que cela en devient vite drôle. Par ailleurs, Kanade a beau être le stéréotype vivant de la blonde à forte poitrine, elle est loin d’être idiote et est au contraire très (trop?) dévouée pour son sensei. La chute de la fin de ce premier tome pourrait être une réelle fin absurde, mais elle amène aussi tout une ouverture vers une potentielle suite. Il semblerait que ce manga aura bien sa suite de publiée prochainement chez Akata, alors nous aurons tout le loisir de voir le dénouement de cette situation finale rocambolesque prochainement !

Ce manga est qualifié de shojo et a été publié chez Shôgakukan au Japon, maison d’édition de shojo. Il a été pris avec beaucoup d’auto-dérision, et on le comprend en le lisant !

On en attendait pas moins des éditions Akata et de leur collection WTF?, une collection caractérisée par les mangas absurdes aux scénarios insensés ! D’ailleurs, on a déjà hâte de lire Les Contes Graveleux de Mon Papy, nouvelle licence de la collection WTF?, prévu pour le 13 décembre 2018 !

En tout cas, on peut recommander Made In Heaven aux curieux et amateurs de WTF. En revanche pour les petits pervers, passez votre chemin car toutes les scènes restent implicites et les passages à ne pas montrer sont bien camouflés/floutés !

 

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