« Rrrrrrrrrr »
Bah quoi vous vous attendiez à quoi ?

Ok vous en voulez plus? et bien voila :
« Let’s rise this fist to the air yeah yeah »

Encore ?
Et bien éloignez vos détecteurs de métaux car ça va sonner ce soir !!

– Machine Head –

Robert Flynn Machine Head - Le Trianon - Photographie de Romain Keller pour Error404

Ce soir il n’y a pas de première partie : le ton est donné. La scène est réservée pour Machine Head. Cela change un peu de voir voir un concert comme ça.
Après mon passage dans le pit photo au plus près du show je me retrouve au fond de la salle. Mais même depuis cette position stratégique, pour éviter les pogos (et de repayer un matos photo après chaque concert metal), je sens le sol bouger comme si la Californie se brisait en deux. Du coup de mon point de vue, imaginez que vous êtes dans un océan au milieu de nulle part. La mer est déchaînée et les vagues vous submergent de toute part.
Et bien vous aurez la même vision que moi en voyant le pit se soulever telle une vague scélérate avant de s’écraser sur la scène.

Avant que le mythique titre Locust ne commence, Robert Flynn invita à baisser les téléphones et à vivre le moment. Une bonne intention mais peu suivie malheureusement tout au long du concert.

Le Trianon semblait bien petit face aux rythmes joués ce soir et aux Head Bang généralisés. Un circle pit géant est lancé et le Trianon a tourné tandis que de braves restèrent au milieu. Étrangement plus tard Robb Flynn a essayé de faire repérer « stand up », mais le public semble plus là pour pogoter que pour chanter.

Le solo de guitare de Vogg Kiełtyka a tenu en respect toute la salle. Et faisant crier les haut-parleurs plus aigus que la Castafiore !

 

Au cours du show Robert Flynn repéra un enfant au balcon portant des cornes et lança une petite discussion avec lui en lui demandant si c’était son premier concert. Mais la réponse de l’enfant fut immédiate : ce n’était clairement pas son premier concert ! Robert raconta une anecdote sur une de ses venues à Paris. Contant ainsi comment ce précédent concert à Paris lui avait remonté le moral. Cet instant de mélancolie fut prolongé par un autre récit. Celui d’une petite fille qu’il connaissait qui allait mourir du cancer. La conclusion était simple : il faut vivre sa vie maintenant, telle quelle est, et de vivre comme nous sommes et de danser comme on le voulait sans aucune gêne. C’est un vraiment moment humaniste que nous a proposé le frontman de Machine Head avant de lancer le titre Catharsis ! La salle frissonna en entendant les premières notes. Quand le titre fini, ce sont tous les pieds présents dans la salle qui frappèrent en rythme pour prolonger la musique.

Avec des circle pits toutes les 2 chansons, la foule fut bien plus chauffée qu’au début du concert !  J’ai d’ailleurs une pensée pour le cameraman accourant à chaque circle pit afin de se jeter dedans pour filmer la foule. Il fut bien malmené !

Machine Head - Le Trianon - Photographie de Romain Keller pour Error404

Robert repartit sur une anecdote sur la première venue de Machine Head à Paris en 1994 avec Slayer. Il compara les personnes n’ayant jamais vu le groupe en concert et les anciens les ayant déjà vus… Le résultat montra bien que le groupe rassemble aussi bien les vieux de la vieille que les plus  » jeune », et ça, cela fait toujours plaisir à voir.

Profitant de la pause, les deux guitaristes ont perdu leur haut montrant leurs corps huilés de sueur comme tout bon metaleux qui se doit. WAIT WAIT WAIT… ils n’ont pas même tête ! WAIT WAIT WAIT… . C’est à ce moment là que j’ai réalisé que les anciens de Machine Head lors de Burn My Eyes, sont de nouveau sur scène ! Du coup nous avons le retour de Logan Mader à la guitare , Adam Duce à la basse et Chris Kontos à la batterie ! Du coup vous l’aurez compris la seconde partie du concert est entièrement dédiée à l’album Burn My Eyes. Mais on notera l’absence du titre Real Eyes, Realize, Real Lie.

Après None but my Own, Chris fit un solo de batterie si puissant que l’ensemble supportant son instrument menaçait presque de s’écrouler sous le rythme effréné de ses baguettes !

Je dois quand même mentionner que le show se termine sur un : « on fait tourner les t-shirts » et non pas les serviettes pour changer un peu. Quelques courageux se sont prêtés au jeu sur Block.

Robert Flynn conclut le concert par l’ouverture d’un sac entier de médiator à lancer sur la foule…. Pas de jaloux, tout le monde pourra repartir avec son petit souvenir de la salle !

Ah attendez baissez les têtes, ce n’est pas fini… Des Ovnis traversent la salle… Ah non, on me signale que ce ne sont que des bouts de baguettes qui sont lancés comme des frisbee à travers la salle… why not après tout ?

Au final le show dura quand même de 19H30 à 22H30 avec juste une pause de 10 minutes, ce qui est très respectable ! Personnellement j’étais bien plus convaincu sur la première partie du show que sur Burn My Eyes. Mais c’est mon avis personnel.

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