Du fond au devant : Chester Bennington, Austin Carlile (Of Mice & Men Singer), Mike Shinoda Credit Photo : Bojan Hohnjec
Du fond au devant : Chester Bennington, Austin Carlile (Of Mice & Men Singer), Mike Shinoda
Credit Photo : Bojan Hohnjec

Linkin Park, le groupe néo-metal référence a fait son grand retour en France à l’occasion de son nouvel album « The Hunting Party ». C’est leur premier concert dans l’hexagone depuis 2011, toujours dans leur salle française fétiche : Paris Bercy. C’était le 16 novembre, et Error404 y était !

– Une soirée metal ! –

Après une bonne heure d’attente sous la pluie, les portes s’ouvrent à l’heure, à 17h30.
La salle se remplit d’un assez bon débit et, bonne surprise, la fosse est séparée en deux. Seuls les premiers à avoir demandé aux vigiles des bracelets afin d’accéder à la première fosse pourront y avoir accès durant toute la soirée. Cela évitera ainsi les effets de foules et les nombreux malaises dus à la chaleur, comme il y a trop souvent sur ce type d’événement.
Un peu avant 19h30, c’est Of Mice and Men qui entre en scène. Le groupe metalcore californien, dirigé par le charismatique Austin Carlile vient présenter son dernier opus, « The Restoring Force » en entamant par le titre Public Service Announcement, très efficace en live.
Le groupe remplit très bien son rôle de première partie, en faisant découvrir pas moins de huit de leurs titres (pour la plupart issus du dernier album) durant une demi-heure intense.

– Mais pas que… –

Vers 20h45, c’est Linkin Park qui arrive sur la scène, déjà très largement préparée : un drapeau français à l’effigie du groupe a été placé sur le clavier de Mike Shinoda, le rappeur du groupe, et la foule s’est déjà adonnée à de nombreuses olas !

La salle est à son comble… les premières notes retentissent, et Chester Bennington fait son entrée, accompagné de tout le groupe.
À partir de là s’enchaineront 1h45 de show intense, avec tous les plus gros tubes du groupe, tous albums confondus. Il y en aura pour tous les goûts : des passages avec Chester et Mike au piano, des passages purement electro, à la limite de la dubstep, dans lesquels Joe Hahn, le DJ, sera enfermé dans un cube d’écrans aux effets lumineux irréprochables.

Malgré le fait que Bercy ne soit pas réputé pour avoir un son extraordinaire, celui-ci a été plutôt bien arrangé pour ce show : on ressort du concert pas complètement sourd, et on entendait à niveau égal les différents instruments/voix. Linkin Park arrivera quand même à caser pas moins de trente titres en moins de deux heures, ce qui relève de la prouesse artistique. Cependant cela ne se fait pas sans mal puisqu’ils sont alors obligés de raccourcir quasiment tous leurs titres en enlevant une intro par-ci, un couplet par-là, et c’est plutôt dommage… On aura même le droit après 1h15 de show à un « Faint » impeccable avec l’intervention de Carlile d’OM&M.

Pour terminer, bien que le rappel ait perdu un peu de son charme puisqu’il est prémédité – le groupe part de lui même, attends cinq minutes et revient – ils sont revenus pour une demi heure intense avec des titres tels que Burn It Down ou bien encore New Divide, issu du film Transformers.

Le concert s’achève sur un Bleed It Out en grande forme, le quintette se réunit alors au centre, et nous salue très joyeusement. On sort du concert satisfaits, mais encore sur notre faim : quand on voit que certains groupes ayant une longue carrière et de nombreux albums jouent plus de deux heures, on en voudrait encore plus ! Cela étant dit, on a eu du rock, du metal, de l’acoustique, des solos electro, des solos de batterie, des solos de guitare, des notes tenues à n’en plus finir (cf Given Up et son légendaire Miseryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy[…]), du rap. Tout le monde à su y trouver son compte, et c’est pour cela aussi que le public était si hétéroclite. On avait aussi bien des fans de metal que des accros au rap, comme des bandes de potes ou des familles, réunissant ainsi petits et grands. La foule aura bien bougé durant tout le concert, mais du fait des différences entre chaque personne il n’y aura pas eu de pogos ou autres pratiques typiques du metal. Les sauts auront en revanche étés présents à foison.

+

  • Autant de titres en si peu de temps, de quoi trouver son bonheur…
  • La première partie d’Of Mice And Men, très efficace !
  • Given Up dès le départ, qui donne le ton de ce show extraordinairement furieux !
  • … Au prix d’un couplet, d’une intro ou d’une outro manquant sur quasiment tous les titres.
  • Même si un peu trop courte.

Conclusion

Pour sa nouvelle venue après trois ans d’absence, Linkin Park aura su combler chacune des personnes venue pour l’immanquable date ! Ils feront sans doute partie des concerts que vous n’oublierez pas de 2014, car il est absolument certain que vous serez repartis avec de superbes souvenirs en tête, près à retourner les voir dès leur prochaine venue dans le pays de la baguette. On regrette seulement les chansons toujours raccourcies, on aurait voulu en entendre plus ! Médaille d’or pour ce live que l’on reprendrait bien encore une fois.

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