Pas de congés pour les têtes de zèbre ! Je crois bien que c’est tout ce qu’il faut retenir. On se retrouve de nouveau à la Maroquinerie. Décidément, ça commence à en faire des rendez-vous dans cette salle! Ce soir-là, Zebrahead aura rassemblé des fans venus de toute part de l’Europe. Tous sont prêts à replonger dans la nostalgie des soundtracks de WWE, Tony Hawks ou encore The Fast and Furious. Sans plus tarder, nous partons nous réfugier au chaud en espérant que l’énergie de The Bottom Line saura nous réchauffer. Disons qu’entre le soleil et la pluie si soudaine dehors, on a surtout déjà bien pris la flotte!

 

– THE BOTTOM LINE –

Il est tout juste 19h50, et la salle est encore extrêmement vide, les gens arrivant progressivement. Et puis, en parlant de flotte, tous arrivent avec une bière à la main, histoire de se poser en attendant le coup d’envoi. Un coup d’envoi qui sera mené par nos confrères de l’autre côté de la Manche (…alors oui, la flotte, c’est le cas de le dire). En effet, ce sont les britanniques de The Bottom Line qui ont pour mission de chauffer une foule majoritairement venue pour une tête d’affiche bien punk.

Pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, The Bottom Line est un petit groupe de Guildford. Mais, ne vous méprenez guerre. Ils ont déjà pu jouer leur propre headline tour en Asie il y a deux ans, et ont même partagé la scène pour la première fois à Paris aux côtés de Simple Plan à la Cigale, en mars 2016. Après avoir convaincu de nombreux Français il y a maintenant trois ans de cela, on ne peut qu’imaginer l’attente grandissante de les voir.

Lorsque la pendule sonne 20h au cadran, la salle se retrouve plongée dans l’obscurité. Le groupe est chaleureusement accueilli sur l’estrade par une foule qui fait un bruit du tonnerre. Alors que les premières notes de Reasons sont entonnées, laissez-moi vous dire que c’est une raison suffisante pour voir toutes vos têtes se hocher. C’est un début de set bien énergique qui ferait même danser les plus grincheux. En revanche, si c’était une raison suffisante pour nous laisser aller, il semblerait que le rythme trépidant de la batterie mené par Matt Bicker sur la chanson suivante nous fasse réellement perdre la raison.

Quelle bonne coïncidence que les paroles indiquent justement « SHE MAKES ME LOSE MY SANITY ! » Bon, note à part mais, décidément, la régie son aura également raison de nous. Encore un concert où la batterie domine le terrain dans son intégralité et où l’on entend absolument pas les vocaux (du moins dans les premiers rangs). Quel dommage! Néanmoins, pas de soucis les amis! Callum Amies, le chanteur, en profite justement pour sauver la situation en montant une petite chorale avec différentes tonalités de « oh oh oh » pendant le bridge, repris avec enthousiasme par le public.

 

Toutes les mains s’entrechoquent dans un mouvement répété d’applaudissements pour Over and Over. Ni une, ni deux, le refrain débute à peine que le premier circle pit s’ouvre, et que la course aux crowdsurfs est lancée! On peut apercevoir de multiples sourires à travers la salle, reflétant bien les ondes positives que The Bottom Line dégagent par leur musique rayonnante. Le bassiste Max Ellis et le chanteur ont pris la scène d’assaut, à tourbillonner dans tous les sens en faisant des petits tricks avec leurs instruments, tandis que Matt continue de torturer sa batterie à fond la caisse. Tom Newton, le guitariste, est néanmoins plus discret, bien que ses timides sourires n’échappaient pas à la foule. Se pourrait-il que ce nom de famille d’astronome soit la cause du fait qu’il soit un peu plus dans la lune?

Pendant Insecure, la chorale de « oh oh oh oh oh » reprend. Si je peux vous assurer, on ne faisait pas du tout une sorte de rituel étrange pour appeler le pokémon légendaire Ho-Oh à nous, bien qu’il y en ait des airs. Hmm… amener un pokémon légendaire qui vole… ainsi que le fait qu’il y en ait des airs… Très bonne addition pour le chanteur, qui lui, était bien loin d’être peu sûr de lui (insecure) puisqu’il en profite pour justement se jeter dans les airs avec détermination, tel un Ho-Oh sauvage se jetant sur sa proie. Et vous l’avez tous joliment attrapé d’ailleurs! Je vous attribue chacun un badge de dresseur pokémon! Ou plutôt… une poignée de high five de la part du chanteur, a priori! (Sorry, ce sera pour la prochaine fois les badges, ne vous en faites pas).

 

Voilà que la dernière chanson In Your Memory pointe déjà le bout de son nez, en espérant qu’elle restera gravée dans vos mémoires. On démarre tous au sol, attendant avec impatience le signal d’alerte pour nous jeter à notre tour dans les airs. Il semblerait que l’auditoire ne soit pas le seul à avoir ce privilège rebondissant puisque The Bottom Line décide même de redoubler de sauts sur scène. Les fans quant à eux, redoublent de surfs dans les airs : il en pleut par dizaines!

On termine sur un gros circle pit final cette fois-ci, toujours avec autant d’entrain. Même si toutes les personnes présentes ne connaissaient pas particulièrement le groupe, l’ambiance qui y régnait était loin d’être fade. Elle était au contraire pleine d’énergie et agréablement bruyante. Le groupe en profite pour dire que c’était également leur concert préféré de la tournée, de loin. Selon eux, la foule était vraiment vivante et au taquet. Ils ajoutent que c’était une belle date sur laquelle terminer la partie européenne de leur tournée, avant de s’attaquer à la Grande-Bretagne.

 

On ne peut vous révéler de dates concrètes pour le moment, mais on peut d’ores et déjà vous assurer que si vous avez aimé les voir ce soir, vous n’aurez pas à attendre trois longues années avant de les revoir. En effet, ils reviendront peut-être même plus vite que vous ne le pensez. Gardez bien un œil sur 2020 ! 😉

SETLIST

  • Reasons
  • She Makes Me
  • Gone
  • Over and Over
  • Insecure
  • Like The Movies
  • I Still Hate You
  • In Your Memory

 

– ZEBRAHEAD –

Bon les petits loups, c’est bien beau tout ça mais… ALLEZ DONC PRENDRE L’AIR. Vous avez vingt minutes top chrono. Le temps de boire un coup et de cool down un peu, il est déjà 21h. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, c’est avec The Final Countdown que Zebrahead fera son entrée. Soit. Okay les enfants, le concert est terminé, tout le monde au dodo! Non mais, plus sérieusement, c’était assez inattendu de l’avoir jouée en bande son avant même que leur set ne commence. Mais c’était bien comique pour le coup! On peut par ailleurs noter dans le décor un petit zèbre gonflable et une petite tête d’alien pour aller avec l’artwork de leur dernier album. Sympa le petit clin d’œil !

 

Le changement de ton entre les deux groupes est clairement donné dès la première chanson, All My Friends Are Nobodies. En effet, on pourrait croire que la foule s’est transformée en véritable team de supporters au stade de France. Lorsque le refrain arrive, on entend les voix des fans résonner même plus fortement que celles du groupe, renforçant alors ce sentiment d’appartenance avec la salle entière. La première chanson à peine finie que l’on repère des verres de bière se jeter à tout va dans le pit. Attention à vos têtes! On se croirait dans Mario Kart à ce rythme, avec tous ces ovnis que vous jetez…

On continue la soirée tout en festoyant et en faisant le tourniquet. Tout le monde saute en tournant, emporté dans une immense rotation, les poings levés. Les « TA DA DA DA DA, TA DA DA DA DAAA » de l’introduction de Call Your Friends nous restent encore en tête. Tous semblaient passer LE moment de leur vie. Je ne connaissais pas particulièrement les chansons de Zebrahead, néanmoins, cela ne m’empêchait pas d’apprécier pour autant. On avait là un mélange de punk old school, quelques influences de core, accompagnés par des parties rappées qui donnaient une touche de peps quant à la structure des chansons.

Puis, c’est reparti pour une énième chorale de « Whoaaah » pendant le bridge, avec les bras ballants de droite à gauche. J’espère que vous n’êtes pas encore achevés car nous arrivons justement au moment croustillant. Ali Tabatabaee, le chanteur, profite de la fin de la chanson pour nous introduire deux personnages rigolos. Mais que vois-je? Serait-ce… des aliens qui se sont échappés de la Zone 51 ? Assurément! Voyez par vous-mêmes.

 

Bref. Il n’a fallu que deux secondes avant de se trouver face à une foule agitée, encourageant les deux énergumènes à boire un shot chacun. Le concert se transforme peu à peu en spectacle avec encore de nombreuses surprises pour le public, il semblerait. Mais pour le moment, il est temps de reprendre le set, comme si de rien n’était, après ce court instant de pub. Dites, la chanson, elle s’appelle Running With The Wolves ou Flying With The Crowd? Certains des fans semblent plutôt pencher pour la deuxième solution, à en croire les vagues de crowdsurfers que nous accueillons de nouveau.

Pourquoi fuyez-vous aussi loin, chers crowdsurfers? Êtes-vous en train de nous dire bon vent, moussaillon? Dans ce cas, comment se fait-il que l’on passe d’une époque chaotique, voire apocalyptique et bondée d’extraterrestres, à l’ère des pirates en deux temps trois mouvements? On se croirait réellement dans un équipage de pirates, prêts à festoyer, à en croire le rythme très appuyé et en boomerang de chaque syllabe sur « Drink, drink, Oh Paris. Drink, drink, with me. Drink, drink, Oh Paris. Until you have to pee « .

En chantant ces paroles, chaque personne de la salle avait ses mains autour des épaules de deux personnes différentes, et faisait à son tour un mouvement boomerang à l’image du rythme. Ce mouvement renforce bien évidemment l’ambiance de camaraderie des pirates. Le rythme à l’origine lent et entraînant augmente rapidement en intensité, et on a très vite affaire à un rythme plein d’énergie et sans merci. Le chanteur interagit énormément avec la foule au travers de nombreux petit speech, tout en s’assurant que tout le monde est toujours bien réveillé et prêt à tout donner. En tous cas, même si j’ai comparé l’ambiance précédente à celle des pirates, j’espère que vous n’avez pas tous des jambes de bois car pour la prochaine chanson, il va encore falloir se baisser au sol. Tous, sans exception. Au bout de 1…2…3 !!! JUMP !!!

 

Décidément, le public n’a vraiment rien à se reprocher niveau énergie, tout le monde est rechargé à fond ! Lorsque le refrain de We’re Not Alright frappe, l’union des voix ressort encore plus forte que jamais. La foule est hypée à 100% et semble fonctionner sur batterie inépuisable. Pour combien de temps encore?

 

Ce jour de concert était assez spécial pour l’un des membres du groupe d’ailleurs puisque c’était l’anniversaire du guitariste Dan Palmer! Cette fois-ci, gros moment de bazar et de désynchronisation : ça part dans tous les sens! On entend à la fois des « Joyeux Anniversaire », des « Happy Birthday » entonnés, mais rien qui ne tienne sur une même longueur d’onde, résultant alors dans une belle cacophonie qui décroche des rires auprès des membres. Le chanteur met les Parisiens au défi de crowdsurfer un maximum de fois en une chanson sur Mike Dexter Is A God, pour célébrer l’anniversaire de ce dernier. C’est donc non sans surprise qu’on a vu un nombre incalculable de personnes surfer en même temps. On croirait voir une fourmilière aérienne tellement c’était peuplé de gens! Suite à une loooongue mise en scène pleine de nombreux cris aigus, Ali en profite pour stagedive à son tour.

 

Pour d’obscures raisons, le Seven Nation Army retentit dans la salle et bientôt, on se retrouve au cœur d’un immense « PO PO LO PO PO PO POOO » collectif. On assiste également à des petits shreds et des solos bien sympathiques qui apportaient une petite touche de fraîcheur. Parce que oui, on ne va pas se le cacher, mais à la longue, certains morceaux étaient presque étouffants et semblaient étendre les limites spatio-temporelles telle la salle de l’esprit et du temps.

Pendant Hello Tomorrow, on assite à un tout nouveau level de crowdsurfing qui vient probablement du futur, comme l’indiquerait le titre! En effet, ce sont nos deux amis aliens qui régalent pour le coup! L’un d’eux se jette dans la foule, tandis que l’autre le rejoint, puis se met debout sur son co-équipier. En moins de deux, le voilà qu’il tient stable et parcourt au moins la moitié du pit grâce à ce nouveau moyen de locomotion. Impressionnant ! Attention à la tête cela dit, le plafond est plutôt bas ma foi.

Si vous vous souvenez du concert de Set It Off en avril dernier, on a tous été surpris par le soudain soundtrack de Baby Shark. Eh bien, c’est de nouveau le cas! Aux alentours de 21h55, le chanteur demande « Savez-vous quelle heure il est? » avant de compléter avant « l’heure des shots! ». Et c’est ainsi que nous nous retrouvons tous à chanter unanimement « LETS’S DO SHOTS TU TU TU TU TU TUUU, LET’S DO SHOTS TU TU TU TU TU TUUU » .

Après que les membres en ont tous pris un, ils défient à nouveau la foule. Le brave gaillard qui serait prêt à faire un circle pit en crowdsurfant sans tomber aura le droit à son shot! Le chanteur ajoute « Ne foire pas mec, ma mère est en train de regarder! », ce qui fit rire la salle. Alors le ‘mec’ en question a relevé ce défi avec sérieux et ingéniosité. Et le voilà récompensé! Toutefois, ce n’est pas sans perdre une chaussure orpheline dans le tas qui a dû traverser toute la foule en crowdsurfant à son tour jusqu’à son propriétaire.

On s’amuse, on s’amuse et laissez-moi vous dire que la fiesta continue sur Keep It To Myself puisque une grande majorité du pit s’est mise sur les épaules des uns des autres tout en faisant un circle pit en dansant. La nostalgie qui emporte la salle se ressent d’autant plus sur Rescue Me, qui était de loin mon moment préféré de leur set. L’énergie débordante de chacune des personnes du pit parvenait même jusqu’à l’extérieur du pit et se transmettait si facilement! Je n’y retiens qu’une bonne dose d’ondes positives pour le coup.

Pour leur dernière chanson, Zebrahead invite sur scène un fan du nom de Brice, qui jouera de la basse à la place de Ben Osmundson tout le long de Falling Apart. C’est qu’il en fait des miracles le petit Brice! Il épate non seulement l’auditoire, mais également Zebrahead eux-mêmes, ainsi que The Bottom Line qui en restait la mâchoire décollée. Il avait une telle maîtrise, et le fait qu’il sorte de nulle part intensifiait la surprise chez chacun d’entre nous.

 

Dernière chanson? Eh non, toujours pas. A croire que la setlist est interminable! Après un majestueux encore, Zebrahead revient sur scène pour nous interpréter deux autres chansons, face à un public toujours aussi plein de fougue! Malheureusement, chaque chose prend fin, à un moment ou un autre. Tout comme ce concert. Mais avant d’en finir (pour de vrai cette fois-ci), il faut prendre règle et équerre et jouer un peu de Carrey. « AND IIIIIIIIIIII WILL ALWAYS LOOOOOOOOVE YOUUUUUUUU ». Nous avons commencé avec The Final Countdown, et c’est sur Bohemian Rhapsody que nous terminons cette soirée de folie!

Pour un concert en mode touriste, Zebrahead m’ont vraiment épatée. Les voir en concert a été vraiment rempli de fun. De plus, le fait qu’ils interagissent beaucoup et aisément avec leurs fans tout en étant sur scène, cela permet à la fois de se poser, de rire un bon coup, mais également de développer un certain attachement : nous ne sommes pas venus pour n’être que de simples spectateurs d’une playlist Spotify bondée de skips, mais plutôt venus pour voir un réel spectacle qui prend forme et qui est plein de vie. A très bientôt, on l’espère !

SETLIST

  • The Final Countdown

 

  • All My Friends Are Nobodies
  • Call Your Friends
  • Running With Wolves
  • Drink Drink
  • Save Your Breath
  • We’re Not Alright
  • Mike Dexter Is A God
  • Wake Me Up
  • Sirens
  • Worse Than This
  • Hell Yeah!
  • When Both Sides Suck, We’re All Winners
  • Hello Tomorrow
  • Let’s Do Shots
  • Keep It To Myself
  • Rescue Me
  • Falling Apart

ENCORE

  • Who Brings A Knife to A  Gunfight?
  • Anthem

 

  • I Will Always Love You
  • Bohemian Rhapsody

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