Comme un air familier aujourd’hui… On avait commencé l’année 2018 avec While She Sleeps à la Maroquinerie. On avait commencé l’année 2019 avec While She Sleeps au Trabendo… Jamais 2 sans 3, on commence l’année avec While She Sleeps au 2020

-Vein-

Le premier groupe que je vais pouvoir voir de l’année, que dis-je, de la décennie ! Complètement vierge sur le groupe, j’essaye souvent d’écouter les guests de chaque groupe avant les concerts, histoire de ne pas être totalement novice sur le groupe. Au moins les quelques clips YouTube les plus connus de chaque groupe, comme ça, pendant le concert , je peux me dire « ah mais oui, c’est ce groupe qui faisait ce titre ! »

Le groupe de punk hardcore américain arrive donc sur scène, et Anthony DiDio démarre au quart de tour et envoie du gros son dans nos oreilles. Problème. Le chanteur est absolument inaudible. Je ne parle pas particulièrement de son scream assez vénère mais bien du son du micro. Bien que m’étant positionné dans les premiers rangs, un peu sur le côté, impossible de distinguer le chanteur du reste de la musique. On entend par moments quelques sonorités s’approchant d’une musique jungle/hip-hop. Ces passages sont vites accompagnés de guitares qui partent dans tous les sens de façon complètement déstructurée façon mathcore. C’est une continuité de solos, vibrations sur les guitares et autres bruits et screams qui s’enchaînent sur les danses frénétiques de quelques fans dans le public.

Les danses pratiquées dans le public étaient les mêmes que celles de Lionheart ou plus récemment Rise Of The Northstar. Saltos, gros coups de pied levés… Une danse franchement pas très friendly pour les amis metalleux qu’on a à côté de soi… Pogoter et montrer sa joie devant son groupe préféré, c’est cool, mais le faire en respectant les autres, c’est mieux !

Vein essaiera durant 30 minutes de me convaincre… en vein… Cela dit, on voyait dans le public quelques t-shirts du groupe. Sur l’événement facebook, lorsque les horaires ont été dévoilés par nos amis de VeryShow, quelques personnes se plaignaient également de voir Vein jouer si tôt. C’est vrai qu’avec les grèves qui persistent, il était dur d’arriver à l’heure pour peu qu’on finisse le travail un peu tard ! (j’ai d’ailleurs eu moi-même de la chance, merci au tram qui était interrompu à ce moment-là!)

– Every Time I Die –

Every Time I Die, ce sont des vieux de la vieille. Fondé en 1998 ce groupe américain ne franchit pas trop nos frontières mais est déjà un véritable phénomène ailleurs ! Beaucoup de monde était également venu pour voir ETID. Si l’on reste dans le punk hardcore, Every Time I Die propose des sonorités plus mélodieuses que son prédécesseur.

Le rythme du show est effréné, les musiques s’enchaînent et Keith Buckley (aka Jared Leto, sorry aux fans mais j’ai pensé à lui quand je l’ai vu de profil lors de son entrée sur scène !) n’a pas le temps d’en placer une. Le son du micro est toujours assez faible et on ne distingue pas toujours le chant par rapport aux instruments qui sont très forts et écrasent totalement la voix. Espérons que cela ne soit pas le cas encore pour While She Sleeps sinon cela va  commencer à être embêtant…

Le public n’en rate pas une, les pogos tournent joyeusement. C’est la rentrée pour tout le monde, on se remet dans le bain. On a pris des résolutions, on est motivés… jusque dans les pogos !

-While She Sleeps-

Le fond de scène se voit sobrement revêtir deux drapeaux blancs, et plusieurs pancartes entre eux formant le mot « SLEEPS ». C’est le petit « ? » sur la tranche du panneau du « P » qui m’interpellera. Il est évident que celui-ci a un lien avec le dernier album du groupe « So What? » dont la cover représente sobrement un tag de point d’interrogation rouge sur un mur blanc… Le décor est on ne peut plus sombre, mais le décor du Cabaret Sauvage rénové étant si grandiose que cela fait le boulot sans soucis ! Toute façon, quand on vient commencer l’année par While She Sleeps, on vient se prendre sa première claque de l’année, on ne vient pas pour un spectacle visuel particulier ! Les lumières s’éteignent, un morceau de Linkin Park retentit et…

Loz et sa bande arrivent sur scène avec Anti-Social. Première chose que l’on remarque : quelque chose a changé chez Loz (Lawrence Taylor, le chanteur). Plus en forme, avec beaucoup moins de cheveux, le frontman de While She Sleeps aurait presque des faux airs de Daniel Winter-Bates (chanteur de  Bury Tomorrow) comme cela ! Dans mes souvenirs Loz n’avait pas tendance à bouger énormément sur scène, mais ce soir, le frontman ne tiendra pas en place ! Il sautera dans tous les sens, se roulera au sol, invitera plusieurs fois le public à chanter avec lui. Le public et le groupe sont en totale communion et les slameurs ne laisseront aucun répit aux quelques Avengers présents ce soir. Sans se faire attendre davantage, nous aurons le droit à I’ve Seen It All pour la première fois en live !

Avengers, oui, car l’entreprise de sécurité engagée ce soir pour assurer la sûreté des lieux s’appelle « MARVEL Sécurité ». Si on nous avait dit qu’on aurait l’occasion de croiser Captain America ce soir… En tout cas, félicitations à eux pour leur boulot car il y a eu des tonnes et des tonnes de slameurs pendant le concert. Prenant même parfois leurs aises les slameurs montaient sur scène et restaient quelques longues secondes à filmer depuis la scène, observer ce qu’il se passait… au point même que Loz était obligé de faire comprendre au gars que c’était la scène de While She Sleeps… Cela dit, les slams continueront toute la soirée, et Loz invitera même sur certains morceaux les gens à venir le rejoindre sur scène pour ressauter de plus belle dans la foule ! Il n’hésitera d’ailleurs pas non plus à se tenir accroupi sur les premiers rangs durant quelques titres.

La vraie nouveauté de la soirée, ce sera l’interprétation du seul nouveau titre connu de While She Sleeps : FAKERS PLAGUE. Les titres s’enchaînent bien. Nous aurons le droit à un savant mélange entre les deux derniers albums : So What? et You Are We, sans oublier quelques hits des précédents albums comme Four Walls Death Toll, Brainwashed ou Trophies Of Violence. La setlist est finalement assez similaire de celle de l’année dernière.

Je garde ma mention spéciale pour The Guilty Party. Le rythme du titre le rend particulièrement efficace en live, avec ses breakdown à retourner les morts ! Espérons que les travaux du Cabaret Sauvage ont d’ailleurs été bien faits, car la salle va trembler, littéralement ! Le ciel ne nous tombera pas sur la tête, mais le plancher va bouger sous nos pieds, peu importe où nous nous trouvons sur la salle.

Chaque année c’est la même chanson, on se reprend une grosse claque de metalcore dans une salle sold-out toujours plus grande. Rdv début 2021 pour l’Olympia messieurs ? Nous serons encore là. En tout cas, et avant de parler de l’année prochaine, on pourra profiter une nouvelle fois de l’énergie folle de While She Sleeps pour se rebooster les batteries sur la dernière journée du Hellfest en juin prochain !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :