Faisant pas mal de bruit dernièrement de l’autre coté de la Manche, où ils affichent d’ailleurs complet pour leur 2 dates anglaises (à Londres – Underworld et Manchester – Academy 3), nous avions rendez-vous le jeudi 26 octobre aux Étoiles pour y découvrir les mystérieux Sleep Token pour leur premier passage en France.

 

– Cold Canyon –

Pour démarrer cette soirée, c’est le jeune groupe français Cold Canyon et son rock alternatif qui s’y colle. La lumière se baisse et le quatuor fait son entrée sur le thème de la série animée Rick Et Morty. Une arrivée atypique, mais malheureusement un peu bancale puisque le groupe ajuste encore quelques détails techniques, créant un silence dans la salle.

Globalement les chansons sont sympas (bien que parfois trop similaires) et donnent envie de bouger. Le groupe prend du plaisir à être sur scène et les quelques fans logés dans les premiers rangs ne manqueront pas de les soutenir. Mais même avec les nombreuses interactions de Quentin (le chanteur) la salle reste très passive. Malgré les efforts du bassiste et du batteur, le manque de mouvements sur scène se fait ressentir, rendant un show trop statique : on s’ennuie un peu vite. On aurait aimé, qu’ils nous partagent davantage cette folie d’un groupe entre potes. Cette folie qui les anime et les motive pour partager leur passion de la musique. 

La formation est encore jeune, puisque le groupe existe depuis 2018 et est actuellement en fin d’écriture du premier album. La sortie de ce dernier, sera probablement le moment de les redécouvrir sur scène, peut-être à l’occasion d’une release party !

 

 

– Sleep Token –

Il est temps pour Sleep Token de venir prêcher les paroles de Sleep et pour Paris de se laisser bercer par les premières notes très mélodiques de l’efficace “The Night Does Not Belong to God “. Vêtements noirs, masques, toges ou encore peinture noire sur le corps, le groupe continue de cultiver le mystère qui plane autour de leur identité. Depuis la création du groupe en 2016, ils mettent un point d’honneur à faire passer la musique avant tout, afin de changer cette habitude de s’intéresser à la vie des membres, à ce qu’ils sont ou ce qu’ils font, mais de s’intéresser plutôt à la musique et surtout ce qu’ils ressentent.

Il ne faudra que quelques minutes pour que leur atmosphère si unique envahisse la salle. Le pit reprend en cœur les paroles de cette chanson déjà très connue. Le groupe enchaîne avec “The Offering” et les premiers pogos font également leur apparition, entre les fans les plus assidus et les curieux déjà conquis. Passant de la sueur aux larmes avec des titres comme “Levitate” ou encore l’inédit “Sugar” (single sorti le 10 octobre) Sleep Token nous offre une belle palette d’émotions avec des titres puissants. Certains comme “Jaws”, très ambiant et ponctué de gros passages de basse/batterie, rappellent des sonorités de groupes comme Being As An Ocean. L’ambiance qui se dégage dans le pit résulte en un mélange d’émotions et de sauts pour accentuer chaque kick de batterie. Cela créé alors une belle cohésion entre le groupe et son public.

Un jeu précis, un son bien mixé (merci Thom Pike) mais surtout une voix d’une justesse incroyable, le son est extrêmement proche voire identique à celui en studio. Côté scène, chacun occupe bien son espace. Les lumières sont très simples mais font sens avec l’interprétation scénique du groupe. Ils enchaînent minutieusement les titres, aucun mot n’est échangé et pourtant l’interaction avec le public est là. Chaque membre interprète son personnage et joue son rôle à la perfection, transmettant chaque once d’émotion ressentie en jouant. Ils utilisent leur corps, leur gestuelle et l’espace autour d’eux, n’hésitant pas à taper violemment les murs ou encore leur tête, à s’asseoir sur le sol ou donner des coups pieds dans le vide… et ça fonctionne !

Sleep Token a réussi sa mission; ils ont conquis les Étoiles et le public en redemande encore. C’est alors seul que le chanteur revient nous partager sa vision de “Hey Ya” (originalement interprété part OutKast). L’occasion pour les plus nostalgiques de raviver des souvenir de soirées à danser sur ce hit, mais surtout d’y découvrir une version bien différente. Vessel nous offre un subtil mélange piano et voix. De quoi apaiser la salle qui ne manquera pas de reprendre les paroles de plus belle. On notera la différence de luminosité au fil de la soirée. De la lumière à l’ombre, de l’ignorance à la connaissance, comme un reflet de leur musique, et surtout, de leur histoire.

Avec pas moins de 8 singles cette année, le groupe vient d’annoncer la sortie de leur premier album “Sundowning” qui sortira le 21 novembre 2019 (dispo en pré-vente ici). De leur communication à la scène, rien n’est laissé au hasard. Tout est rigoureusement pensé pour cultiver leur mystère, et ainsi rester focalisé sur l’essence même de la musique. Cela permet notamment de rapprocher davantage les fans et ainsi, créer une belle communauté. On vous conseille de rester à l’écoute. Sleep Token est en train de créer quelque chose d’unique et leurs prochains passages risquent de s’annoncer grandioses. On espère que vous êtes repartis de ce concert avec des Étoiles plein les yeux!

Worship.

 

Setlist:

  • The Night Does Not Belong to God 
  • The Offering 
  • Dark Signs 
  • Levitate 
  • Jaws 
  • Higher 
  • Thread the Needle 
  • Drag Me Under
  • Sugar 
  • Say that you Will 
  • Bloodsport 
  • When the Bough Breaks 
  • Hey Ya!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :