Aujourd’hui, expérience hors du commun. Après notre première accréditation en Autriche, notre premier live-report en Angleterre, c’est pour aujourd’hui ! Le prochain arrivera très vite puisqu’on enchaine sur le All Points East Festival avec Bring Me The Horizon, alors rendez-vous dans quelques jours !

Direction Hatfield, à quelques kilomètres au nord de Londres pour le SlamDunk Festival UK South de 2019, première édition totalement outdoor du festival punk-rock le plus connu d’Europe !

Après une arrivée en train après une trentaine de minutes de route depuis le centre de Londres, on débarque enfin sur le site du Festival.

Le SlamDunk, qu’est ce que c’est ?

Il s’agit du plus gros festival punk sur une journée en Angleterre. Celui-ci a lieu dans le nord de l’Angleterre (Leeds) et le sud (Hatfield, l’édition dont on se parle aujourd’hui) et propose 9 scènes de concert, oui 9 sur une seule journée de live ! Grâce à une astuce de double scène, on démultiplie les groupes et les opportunités… mais également les clashs !

En effet, les scènes hardcore/metal étaient « flip-flap » (pour reprendre le terme annoncé en espace presse !), c’est à dire que la fosse était commune aux deux scènes sous un chapiteau. En entrant, on avait une scène à gauche, et une à droite, et les deux scènes alternaient en permanence. Ainsi, il était possible d’avoir des concerts en continu sans aucun temps mort juste en se retournant entre chaque concert d’une scène à l’autre.

Map du Slam Dunk South 2019

Les scènes Left et Right key, également sous un chapiteau, fonctionnaient un peu sur le même principe, mais en étant côte à côte plus que dos à dos ! C’était également le cas de deux petites scènes proposant les talents d’aujourd’hui et de demain, les scènes Dickies et Marshall, juste cachés derrière le grand chapiteau Right/Left Key.

Pour compléter ces deux scènes sous chapiteaux et les deux scènes émergentes, les trois dernières scènes totalement outdoor, la Main Stage à l’entrée du festival, l’Acoustic Stage un peu plus sur le côté, ainsi que la scène Punk in Drublic au fin fond du festival. Au fond, c’était toute la crème du punk historique qui était présente : Anti-Flag, Bad Religion, NOFX… Une scène définitivement sous le signe de la bonne ambiance et de la bière à tout va ! On commencera la journée par cette scène qui accueillera Anti-Flag en guise de mise en bouche.

Les punks américains, toujours fidèle à eux même, viennent vanter l’anarchie, faire des f*** à la politique américaine et revendiquer l’amour et la paix dans le monde. Un discours punk des plus classiques, mais qui donne vraiment l’ambiance et le ton de cette scène, définitivement la plus punk de toutes !

Il est ensuite l’heure de faire un tour sous les chapiteaux pour aller voir les américains de Wage War, déjà découverts en première partie de Betraying The Martyrs et Of Mice & Men à Paris dernièrement. Très en forme, le groupe donne le meilleur de lui-même et on gardera de ce set l’un des meilleurs de ce qu’on aura vu ce jour là ! Malgré la durée très réduite des groupes à chaque fois (30mn pour les premiers groupes), c’est une très jolie performance et démonstration de leur dernier album Deadweight !

En tout cas, il est à peine 15h que le festival se densifie déjà beaucoup. Avec trois têtes d’affiches sur le festival : All Time Low, Bullet For My Valentine et NOFX (jouant toutes les trois en même temps, outch !), il faut dire que le festival avait de quoi convaincre ! Alors que j’attends sagement l’arrivée de Story Of The Year sur scène, il est temps de profiter un petit peu des commerces et des petites choses caché un peu partout sur le festival.

Quels stands sur mon festival ?

Ici, on ne va pas parler nourriture et boissons, même si ce qui est rigolo en Angleterre, c’est qu’on avait plus de choix sur le cidre que sur la bière. D’ailleurs, la plupart des festivaliers avaient un verre de Strongbow Dark Fruits, du cidre aux fruits, à la main. C’est ça le punk, du jus de pomme, mais alcoolisé. (Vive le cidre !) Aussi, les stands de nourriture étaient tous nommés par des jeux de mots avec de célébrissimes chansons punks.

Outre ces stands où la queue pour pouvoir obtenir quelque chose était outrageuse, il y avait de nombreux stands de ventes de merch. Au centre du festival, une grande tente de merch était installée. Sous la tente, chaque groupe possédait son stand de merch, façon brocante posée sur une table. Il y avait de quoi trouver son bonheur en terme de t-shirt ou même de CD voir de vinyles (des vinyles sur un festival YES !). Derrière les scènes Right/Left Key, on avait quelques stands de boutiques, notamment celui de UNFD  ou des American Socks. C’est du côté du stand de Fearless Records que j’aurais fait des emplettes. Celui-ci était situé juste à côté de la Main Stage, sur la droite et proposait des offres vraiment intéressantes. Je suis à la recherche en ce moment même des CD de Punk Goes Pop pour compléter ma collection personnelle. Le CD vendu 8£ (comme tous les CD) était proposé en bundle avec un tshirt au choix parmi toute la gamme de t-shirts sur place (15£) pour un bundle à 20£. C’est donc un superbe t-shirt de Pierce The Veil qui aura accompagné mon achat du Punk Goes Pop Vol.6

CHAUSSETTE !

Après ce court passage sur As It Is (et un son malheureusement pas au top niveau, mais une ambiance clairement présente), il est déjà l’heure de foncer pour voir The Word Alive. Le groupe que vous connaissez peut être sans le connaître grâce à sa participation sur la chanson du plus célèbre des MOBA : League Of Legends.

En dehors de leur participation sur ce titre, le groupe The Word Alive est venu défendre sa musique pendant 40 minutes de haute volée. La voix de Telle Smith sonne juste et l’ambiance a pourtant un peu de mal à décoller. Là où le public sur Wage War était très présent et actif, le chapiteau était ici un peu moins rempli et bien moins actif. Pourtant, le set était sympa et ne manquait pas de communication. Dommage, ce sera peut être pour une prochaine fois qu’on aura l’occasion d’assister au meilleur concert du groupe…

On quittera la scène juste avant Why Am I Like This ? (malheureusement), mais c’est au tour de l’uns des groupes phares de la journée de commencer sur la Main Stage…

Vous l’avez compris, mais nous sommes allés assister au show de Waterparks ! Tout comme The Word Alive, les groupes passent assez rarement en France (cette remarque est également valable pour Atreyu qui suivra plus tard) et faisaient donc partis de nos immanquables. L’avantage avec ce Slamdunk, c’était la possibilité de voir plusieurs groupes pourtant plutôt connu dans leur genre qui n’ont pas pour habitude de passer régulièrement en France et qui nous échappent bien souvent ! Awsten Knight, le téméraire frontman aux cheveux vert fluos (qui fait d’ailleurs la couverture du magasine Rock Sound en juillet, petit souvenir qu’on s’est ramenés d’Angleterre)

 

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Venu présenter sur le festival.

En revanche, le groupe disposant d’une énorme fan-base de jeunes adolescentes accro au groupe, ce dernier avait fait le choix de tirer des t-shirts spécial slamdunk limité à 140 exemplaires. Vous vous doutez donc bien que ces t-shirts (pourtant assez laid, objectivement, on en a vu d’autres du groupe bien plus sympa dans le public) se sont vendus en un instant et ont fait de nombreuses mécontentes parmi celles n’étant pas arrivées assez tôt dans la journée et que le produit était déjà en rupture… En plus, le groupe n’avait prévu absolument aucun autre merch que ce t-shirt exclusif. Résultat, de nombreuses fans avec plein d’argent dans les poches auraient pu enrichir le groupe, mais que nenni ! Quels preux chevaliers !

Le groupe assure en live, Awsten se montre toujours aussi détendu et sans gêne, fidèle à la réputation qui lui colle à la peau. Fièrement vêtu d’un gilet vert (ça nous change de nos chers gilets jaunes !). Le set commence par Blonde alors que le frontman commencera déjà à nous raconter sa vie et se plaindre que le public est trop timide ici. Les chansons s’enchaineront à une vitesse folle et l’énergie débordante de la foule se fera ressentir ! Il fait déjà chaud aujourd’hui au SlamDunk, et ce n’est pas devant Waterparks que cela va s’arranger !

Le groupe terminera son court set par un nouveau titre sorti la veille : Turbulent, très orienté electro (avec un rythme allant jusqu’à la drum’n’bass !) et son célébrissime Tantrum qui fit la renommée du groupe ! Au passage, lors de leur titre Lucky People, le groupe a joué un petit extrait caché au milieu du morceau de ce qui semble être leur prochain single … Affaire à suivre !

Alors que le set termine, il est l’heure d’aller chercher une petite collation avant la suite des activités, à savoir Simple Plan, un groupe pop-punk que vous connaissez tous, j’en suis sûr !

Le site en lui-même ?

Hatfield est un petit village au nord de Londres (mais au sud de l’Angleterre, d’où l’édition South du Slam Dunk). Situé à environ 35 km de Londres, c’est sur le gigantesque parc naturel Hatfield Park que nous donnait rendez-vous le festival punk le plus connu d’Angleterre. Un lieu très grand et spacieux pour accueillir tous les festivaliers. D’ailleurs, chapeau bas à l’installation énorme de toutes les scènes et les stands de la part du Slam Dunk. Tant de logistique pour une douzaine d’heures de festival, c’est assez impressionnant, surtout qu’il a fallu installer tout en double pour l’édition North et South. Il y avait clairement l’infrastructure pour faire un festival de plusieurs jours, donc on regrette presque de ne pas pouvoir faire durer le plaisir plus longtemps !

Simple Plan arrive sur scène. La sympathie des canadiens (qui parle en anglais ici, contrairement à la dernière fois où je les avais vu en France, puisqu’ils parlent avant tout français !)

On aura le droit à tous les classiques du groupe tels que Jetlag ou bien le single interplanétaire Welcome To My Life qui aura fait danser plus d’une personne née dans les années 90 dans toutes les meilleures booms de France ! Alors que Summer Paradise fut l’occasion de lancer de nombreux ballons de plage dans le public, c’est en fin de set sur I’m Just a Kid que Chuck (batterie) quitta son poste et plongea la tête la première dans la fosse !

Même si Simple Plan ne se renouvelle plus depuis leur dernier album qui remonte maintenant à 2011 (ok, il y a eu un autre album en 2016, mais ils n’ont joué qu’un titre de cet album qui n’était clairement pas une réussite), on apprécie toujours autant entendre des chansons devenus toutes cultes. Bon allez, il serait temps de retourner en studio et nous proposer de nouvelles choses maintenant les gars, non ?

Des points négatifs alors ?

Oui ! L’organisation du festival, en dehors des 9 scènes qui ont tournés toute la journée sans retard, a été assez chaotique. S’il était facile de trouver des toilettes sur le festival sans faire trop longtemps la queue, l’attente pour récupérer à manger ou à boire était assez longue. Le plus gros soucis… L’écologie ! Je ne suis pas particulièrement écolo à 200% mais j’essaye tout de même de faire ce qui peut se faire dans notre quotidien (trier les déchets, éteindre les lumières etc.) facilement. Ici, la chose la plus choquante du festival est la pollution. Les boissons sont toutes servies dans des gobelets en plastique non réutilisables contrairement aux eco-cups en France. Tous ces gobelets en plastique se sont retrouvés sur le sol du festival, écrasé au milieu des gens, des pogos et des mouvements de foule. Voici une photo prise juste avant le concert de Bullet For My Valentine, donc après une dizaine d’heures de festival.

C’est absolument scandaleux, et j’espère vivement que le Slam Dunk prendra les mesures nécessaires pour régler ce soucis et mettre en place des écocup rapidement ! (Il en est de même pour le APE la semaine suivante d’ailleurs concernant les eco cup, même si le site était bien plus propre grâce au personnel de nettoyage qui tournait sur le festival, mais on y reviendra dans l’article dédié au APE !)

Seriously, guys?!

C’était ensuite l’heure de faire un détour par le chapiteau metalcore habituel, et d’y rester pour ne plus le quitter jusqu’à la fin de soirée ! On retournera donc pour voir Story Of The Year. Il s’agissait d’un groupe que j’écoutais un petit peu, mais pas non plus énormément et je dois dire que mon avis était plutôt mitigé. Peut-être est ce que je ne connaissais pas assez le groupe au final, mais j’ai trouvé le chant vocalement plus limité que ses prédécesseurs même si l’ambiance avait repris du poil de la bête depuis The Word Alive ! Le groupe jouera ses titres phares tels que Until The Day I Die ou bien encore Anthem of Our Given Day. 

En patientant un petit peu et en faisant un petit tour pour manger aux stands de nourriture bien trop rempli, il sera vite l’heure d’Atreyu qui jouera sur la même scène. Alors qu’on apprenait deux jours avant le festival que le chanteur scream d’Atreyu, Alex Varkatzas, ne pourra pas faire parti de ces concerts suite à des problèmes de santé assez grave. On lui souhaite donc un bon rétablissement ! Atreyu n’a cependant pas dérogé à sa présence au festival et a souhaité faire le show même sans son chanteur principal. Un peu à l’image de la tournée de Trivium sans Matthew Heafy lors de la naissance de ses jumeaux (où il avait été remplacé par le chanteur d’Avatar ou le youtubeur Jared Dines), c’est à un concert tout particulier que nous avons eu l’occasion d’assister. Première fois que je voyais Atreyu, et quelle fois ma parole ! A ma première surprise, je connaissais très bien plus de morceaux que je ne le pensais sur leur set. Débutant par Becoming The Bull, on a eu le droit à tous les classiques du groupe et les derniers hits comme The Time Is Now ou bien House Of Gold. Le groupe se paiera même le luxe d’une cover de Bon Jovi sur You Give Love A Bad Name. Pour accompagner les parties scream qui étaient faites de façon alternée entre les membres d’Atreyu, mais surtout le chanteur clair Marc, le groupe invita sur scène les chanteurs des groupes ayant joué juste avant sur scène : Wage War ou bien Story Of The Year ! Le concert était donc sous le signe de la bonne humeur et la positivattitude malgré l’absence du frontman. Un succès indéniable qui donne très envie de revoir le groupe dans sa composition normale la prochaine fois !

Rencontres avec ses groupes favoris ?

En plus de tout ce qui a été cité précédemment, le festival disposait de trois tentes de signatures où il était possible de rencontrer ses groupes préférés pour leur faire dédicacer un poster, son CD, son vinyl ou bien tout autre chose. Les créneaux de 45mn par groupe laissait le temps à une bonne grosse centaine de personnes de faire dédicacer leurs merch. Pour ma part, c’est en tout début de journée à 12h que je me suis aventuré sur la tente de signature Monster pour rencontrer Bullet For My Valentine !

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En parlant de Bullet For My Valentine, c’est après le set d’Atreyu que le chapiteau se vida complètement, me laissant l’opportunité d’aller au tout premier rang pour Bullet For My Valentine ! Chouette ! (Dommage pour le groupe si personne n’est resté pour le groupe, le public semblant s’être majoritairement déplacé pour All Time Low…) En suivant de loin le concert de Glassjaws (qui semblait être bien vénère, du punk hardcore quoi !), on se préparait doucement au groupe metalcore gallois le plus connu de la planète.

Alors que l’intro de Don’t Need You retentit enfin lentement, c’est sur un scream de Jamie Mathias (basse et chant scream) que le concert débute, avec des lumières dans tous les sens et une explosions de serpentins ! Le show, moins visuel qu’au Casino de Paris même si tout aussi joli sera très similaire à celui vu en novembre. S’il n’y a rien à redire sur la technique, on assiste à un show finalement très carré qui défile à vive allure, sur les pogos et le chant des fans.

Comme en novembre, c’est sur No Way Out que Matthew Tuck appellera son invité favori : Griffin Dickinson, second fils de Bruce Dickinson, chanteur d’Iron Maiden, pour interpréter le titre avec lui. Si nous n’avons pas eu le temps d’aller voir SHVPES aujourd’hui sur le festival, on se souvient de leur prestation des plus sympathiques au Casino de Paris. La voix de Griffin porte loin et fort, rendant le morceau vraiment épiques.

En guise de rappel après 1h de show, c’est sur les deux singles phares du groupe que les gallois nous laisseront regagner le trajet des navettes en bus nous ramenant dans le centre de Londres. C’est donc sur Tears Don’t Fall  et Waking The Demon qu’on en finira avec ce festival punk… ou presque ! Avec le recul, j’aurais peut être mieux dû aller voir All Time Low, qui ne passe que très rarement en France et que je n’avais jamais vu… J’ai écouté mon coeur puisque Bullet est le tout premier groupe de metal que j’ai écouté de ma vie (génération 90 oblige !) et que je connaissais bien mieux le groupe et ses titres que ceux du quatuor pop-punk phare de la soirée.

Boom ! Bonne nuit !

Après Bullet For My Valentine, un petit DJ set de Modestep commence à faire des ravages en proposant de la brostep sale bien comme il faut. Peu de monde devant la scène, il faut dire que coincé entre une scène métalcore et la scène de Punk in Drublic de punk old-school, l’electro n’était pas vraiment à sa place ici. On écoutera quelques minutes, le temps de laisser la première vague de sorties passer avant de rejoindre notre navette et d’aller dormir… Bonne nuit et à vendredi pour le All Points East Festival avec Bring Me The Horizon en guise de tête d’affiche !

 

Ce qu’on en retient ?

Une belle découverte de WATERPARKS, un show atypique d’Atreyu, un show classique mais toujours agréable de Simple Plan, un show ravageur de Wage War, un show quelconque de Story Of The Year, un show calibré de Bullet For My Valentine, un dégoût profond des gobelets  et de la saleté du site après une journée de festival, un festival punk définitivement punk avec une large variété de musique qui plaira à tous les goûts. Slam Dunk Festival 2020, tiens toi prêt, car on reviendra.

 

 

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