Dix jours avant le concert qui s’apprête à se produire au Gibus, la salle affiche complet. Et il faudrait croire que ce n’est pas si surprenant, dans la mesure où l’affiche est tout simplement E-NOR-ME. C’est donc dans une salle avec un peu plus de 600 personnes que nous nous retrouvons pour une soirée quasi 100% australienne avec Void of Vision, Polaris et Northlane; Silent Planet faisant exception. Ce n’est plus à prouver : la scène metalcore australienne fait des ravages. Alors, tout logiquement, on s’attend à ce que le Gibus se fasse retourner jusqu’au plus profond de son âme aujourd’hui.

 

– VOID OF VISION –

Void of Vision - @Juliet Faure

Tandis que le mot anglais « void » fait souvent référence au vide, c’est pourtant avec une salle absolument pleine à craquer que le premier set commence. Et, ceci n’est pas qu’un simple problème de vision! (Qui sait, on aurait pu voir double après tout…) La première fois que le groupe était passé remonte à 2017 avec Chelsea Grin et Betraying The Martyrs, alors oui, ça fait un bon petit moment. Cependant, avec le nouvel album qu’ils ont sorti récemment, « Hyperdaze », nul doute que leurs fans s’impatientent d’autant plus à l’idée de les revoir.

On a un contraste apparent entre le début du set très énergique de Void of Vision, avec une énorme gesticulation du vocaliste Jack Bergin, et la foule qui se manifeste en de petits sauts timides. Néanmoins, c’est bien assez vite que les crowdkillers sont de sortie pendant le breakdown de Hole In Me. On peut dire que cela correspond au titre puisque l’on a littéralement affaire à un trou dans la foule avec l’ouverture du pit.

Les montées de tension musicales et les gros drops s’enchaînent à l’image des violents éclairages rouges clignotants qui s’accompagnent d’un moshpit très vivant. Toutefois, cela aurait pu être d’autant plus appréciable si le son du micro n’était pas aussi inaudible.  Mais le chanteur ne se laisse pas découragé pour autant et n’hésite pas à donner toutes ses tripes, quitte à chanter genoux contre sol en lâchant ses meilleurs screams bourrins.

Les guitares font rage, et dès les premières secondes de If Only, le public tournoie à n’en plus finir. Dites, lorsque maître Splinter est de sortie, que font les Tortues Ninja? Les tortues mangent de la pizza! (Les tortues dansent oui, si on veut. Mais dans ce cas elle dansent avec leurs mâchoires. C’est tout un sport de manger!)  La chanson Splinter débute avec un solo batterie frénétique et s’ensuit avec un breakdown où des grosses patates s’envolent dans le pit. Impossible de rester statique durant cette chanson! Comme si les headbangs étaient trop puissants, certains fans au premier rang en arrivent même au point de se prendre la tête entre les mains et de la balancer violemment. Avez-vous peur de… perdre la tête? Trop tard, vous ne pourrez pas faire demi-tour…

Void of Vision - @Juliet Faure
Void of Vision – @Juliet Faure

Une couleur mauve envahit la salle pour la dernière chanson, Ghost In The Machine. Dans un écho presque fantomatique, les voix des fans résonnent avec celles du groupe. On assiste même au premier crowdsurf de la soirée, qui n’est pas forcément évident étant donné la disposition de la salle! C’est sur cette note prometteuse que les Australiens quittent la scène. Pour ma part, la première fois que j’avais écouté l’album « Hyperdaze », je n’ai pas été instantanément convaincue. Et pourtant, je remarque qu’après les avoir vus, j’aime déjà mieux qu’avant! Le pouvoir de la musique en live, chers amis.

SETLIST

  • Year of the Rat
  • Hole in Me
  • Babylon
  • Grey Area
  • If Only
  • Splinter
  • Kill All My Friends
  • Ghost in the Machine

 

– SILENT PLANET –

Silent Planet - @Juliet Faure
Silent Planet – @Juliet Faure

Cap sur un autre continent (ou plutôt, une autre planète) pour une demi-heure de silence… Non, je rigole. On ne va pas jouer aux rois du silence, désolée de vous décevoir. Mais nous nous apprêtons à vivre un moment intense aux côtés de Silent Planet, pour leur toute première venue en France. Place au changement de nom de groupe sur l’écran. C’est plutôt pratique et évite de perdre du temps, contrairement au changement de backdrop. Cela peut expliquer le timing super neat du Gibus contrairement à d’autres concerts qu’on a pu expérimenter ce mois-ci.

Les lumières nous plongent d’emblée dans un vert harmonieux qui reflète bien la poésie de leur set. Un set qui, on l’espère, vous fera trembler de la tête aux pieds! C’est apparemment le cas de le dire étant donné que Garrett Russel, vocaliste, est vêtu en toute simplicité et dénudé des pieds, incarnant alors une certaine harmonie. Il est à l’état naturel, un état dont on pourra admirer la brutalité de la poésie d’une musique mise à nue qui s’accompagne de parties dictées qui nous font ressentir des émotions deep et puissantes, accentuées par une gestuelle très appliquée ainsi que d’une tranchante honnêteté.

A la manière du chanteur de Void of Vision, ce dernier n’hésite pas à se mettre longtemps, genoux contre le sol, yeux fermés, avec un corps qui se tortille dans tous les sens tel un ver. (Cela tombe plutôt juste, avec l’éclairage vert…) Son visage se contorsionne au fil des paroles, appuyant sur la puissance et la difficulté à chanter ces dernières. De l’autre côté, le guitariste et le bassiste redoublent de headbangs, face à une foule qui bat son plein, poings levés et criant les paroles à pleins poumons.

Durant tout leur set, impossible de ne pas noter le nombre immense d’interactions entre Garrett avec le public, pour le grand bonheur des fans. En effet, à de multiples reprises, ce dernier s’avance dans la foule du mieux qu’il peut tout en restant sur scène, et leur tend le micro. On peut très vite apercevoir des fans très présents qui courent d’un bout de salle à l’autre pour suivre le micro et crier du plus fort qu’ils peuvent dedans. Tandis que, de l’autre côté, les crowdsurfs se font déjà plus fréquents, annonçant d’ores et déjà une suite pour le moins très mouvementée. D’ailleurs big up à la foule très bienveillante qui n’hésite pas à former un demi-cercle pour relever les surfers qui tombent au sol! (Oui certes, le sol, ça fait un peu plus mal que les vagues en plus, je vous l’accorde).

Au bout de la troisième chanson, la salle est déjà bien chauffée. Moment idéal pour le chanteur d’enlever son bonnet et son pull. Se plaçant au milieu arrière de la scène avec son micro, près de la batterie, ce dernier se trouve de profil lorsqu’il débite les paroles de Panic Room avec un tel flow qu’on en paniquerait presque! Mais bon, après tout pas d’panique à bord! Avec une bonne dizaine d’années à leur actif, le groupe a du choix au niveau des chansons, et ils ne vont pas s’en priver. En effet, bien que leur set ne dure pas plus d’une demi-heure, on aura droit à un petit voyage dans le passé avec XX (City Grave) qui date de 2014 et qui, à notre agréable surprise, n’a pas encore été enterrée.

Finalement, nous plongeons dans les profondeurs obscures d’une musique qui nous laisse en suspension : Depths II. Toute la foule se met à applaudir en rythme avec le drummer qui se voit attribuer un solo introductif plus long que sur la version studio, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Finalement, la fin se fait sentir sur « This is the end of everything / We’ll lose our divisions and forget our names »  où les émotions prennent un tel dessus que le chanteur se retrouve carrément au sol de manière presque théâtrale, dos au public, avec un corps toujours plus contorsionné. Les screams si raw laissent des frissons dans la salle, similaires à des blessures qui ne semblent pouvoir être guéries. Brrrrr.

Well, Silent Planet, that was LOUD! (Haha) C’était un set absolument incroyable qui ne devait pas laisser leurs fans déçus. En effet, on peut même ressentir leur enthousiasme puisque, alors que nous sommes à peine au deuxième set de la soirée, une bonne poignée de la salle tente déjà de faire un rappel de groupe, c’est dire! Cela était bien inattendu et a fait sourire le groupe, même si, à notre déception, ils ne reviennent pas, mais n’en sont pas moins reconnaissants. Par ailleurs, leur chanteur s’est tellement donné qu’à la toute fin, il n’avait littéralement plus de voix. Je pense que c’est presque suffisant à montrer l’intensité que requiert leur set.

Silent Planet - @Juliet Faure
Silent Planet – @Juliet Faure

SETLIST

  • The Nex Eternity
  • Orphan
  • Panic Room
  • XX (City Grave)
  • Native Blood
  • Afterdusk
  • Depths II

 

– POLARIS – 

Polaris - @Juliet Faure
Polaris – @Juliet Faure

Retour en Australie avec un groupe qui a fait des siennes à l’Olympia en janvier dernier : Polaris. Oui, vous souvenez-vous de ce groupe qui a fait un wall of death mortel pour le coup? J’en ai la chair de poule rien qu’à y penser tellement il était magique. Enfin bref. J’espère que vous êtes prêts à décoller vos têtes car le set ne s’annonce pas de tout repos!

L’intégralité de la foule se resserre davantage depuis le précédent set, laissant peu d’espace à votre disposition pour reprendre votre souffle. Et vous savez quoi? Qui se soucie du souffle de toute manière? Vous ferez mieux d’aller dans le pit, ET QUE CA SAUTE! Enfin… Non pour le coup, ce n’était pas forcément pour aller sauter. Toutefois, il n’empêche que dès les premières SECONDES de Casualty, le public est parti tournoyer avec entrain dans un gros circle pit des familles. On en profite par la suite pour s’accorder avec la batterie à l’aide de nos mains jointes tout le long de la montée juste avant le chorus, et ENFIN vient le moment où tout le monde saute. La seule vision de Jamie Hails qui bouge sur scène avec tant de rage et d’énergie est suffisamment contaminatrice pour atteindre le public entier. WOW.

The Remedy arrive comme un remède évident à toute possible tentative de silence, comme l’indiquent en effet les paroles, « NO ESCAPE, NO ESCAPE » : il n’y a pas d’issue, et vous n’en faites pas exception. Vous allez crier les paroles comme si votre vie en dépendait, que vous le vouliez ou non. La salle n’en ressort que plus belle avec cet écho grandiose pendant le refrain, vous ne trouvez pas? Quoi qu’il en soit, nous sommes à peine à la deuxième chanson et les crowdsurfs se multiplient d’une telle violence! Les mouvements de foule s’accentuent, vous emportant dans des pits à n’en plus voir la fin. Les conséquences ne sont que plus évidentes : la chaleur augmente à vive allure.

Il serait peut-être temps d’enlever la chemise Jamie, mhh? Ahh, tous ces Australiens qui pensent à se vêtir chaudement en novembre alors que l’on savait de toute évidence qu’ils allaient nous ramener le soleil australien. D’ailleurs, de manière assez ironique, ils nous disent « On ne fait que de vous chauffer pour Northlane » et pourtant, la salle entière BOUILLE et la sueur coule à flot. Êtes-vous sûrs que ce n’est qu’un échauffement? J’ai bien peur d’avoir l’ombre d’un doute là-dessus…

Si vous ne m’en voulez pas, on repart pour une bonne session de sauts intenses! I mean come on, it’s CROOKED PATH! L’énergie dégagée par chaque membre du groupe est absolument BLUFFANTE et les parties instrumentales pourraient presque nous hypnotiser par leur beauté. Contrairement aux sets de Void of Vision et Silent Planet où les musiciens restaient globalement à leur place avec des headbangs par-ci et par-là, on peut observer le changement total avec Polaris ou chaque membre se déplace sur scène, se l’appropriant réellement. A de multiples reprises, on surprend Jake Steinhauser, bassiste et chant clair, jouer auprès de la batterie par exemple. Tandis que, de l’autre côté, le lead vocalist lève le pied de micro entier pour faire chanter la foule.

Après les gros moshpits sur Regress, la foule quant à elle est bien loin de régresser, encore moins lorsque la prochaine chanson s’intitule Masochist. En effet, au début du mois de novembre, le groupe a sorti une nouvelle chanson après plus de deux ans sans nouveauté. Au vu de l’énergie démente qui est présente dans la version studio, on s’attend bien à un carnage ce soir! On doit compter une bonne trentaine de crowdsurfers sur cette chanson seule! Le rythme frénétique de la chanson nous emporte vers des horizons où le repos n’existe pas, il faudrait croire. On en profite pour remercier le super crew du groupe au top, qui distribue des bouteilles tout le long du set et n’hésite pas à nous arroser avec lorsque les choses deviennent plus pimentées.

A la déception de Polaris, sur la SEULE chanson où le chanteur compte sur nous pour prendre la personne à notre droite afin de crowdsurfer, tout le monde décide de garder les pieds sur terre. Bon, après tout, pourquoi pas. La Hypermania est devenue une hypomania pour le coup… Mais bon, on se rattrape comme on peut! A la place, les moshpits reprenaient vie de plus belle, ce qui n’était pas plus mal.

Une petite montée intense à la batterie et un gros breakdown. Savez-vous ce que donne l’addition de ces deux éléments? Non? Rho, un effort voyons. C’est le moment d’être consumé. L’addition donne un bon wall of death traditionnel sur Consume qui suffit à retourner la salle. Le Gibus peut aller trembler dans son coin, oh que oui!  On peut dire que ça tombe vraiment bien car il se trouve  que le mot « gibus » fait référence à un haut de forme à ressorts, plus communément appelé « chapeau claque », similaire à la claque que l’on est en train de se prendre actuellement.

Si vous êtes assez Lucid, vous comprendrez bien assez vite que l’on arrive tout droit vers la fin de ce set, malheureusement. Beaucoup d’entre vous êtes probablement en train de regretter de ne pas avoir bougé, je me trompe? Eh bien, ça vous donne une dernière chance de vous rattraper. Et quand je dis « rattraper », je l’entends également au sens littéral car ça va voler dans les airs ce soir, et pas qu’une fois! Alors vous feriez mieux de ne laisser personne tomber 😉

Ni une, ni deux, tout le monde se jette dans les airs, à tel point que l’on perçoit des clashs entre ceux qui stagedivent et ceux qui crowdsurfent. Embouteillages. On pourrait même se demander d’où est-ce que ces embouteillages sortent alors que vous buvez vos bières dans des pintes et non pas en bouteilles… Mais enfin, passons. Si vous pensiez que Masochist avait atteint un pic d’air, eh bien détrompez-vous car les surfers semblent se battre pour le titre de champion à crowdsurfer le plus possible. Une folie à quel point un set se transforme en piscine à plongeons. Jusqu’aux dernières notes de la chanson, on peut encore trouver des gens plonger dans une foule qui devient de plus en plus surchargée au niveau des rattrapages et commençant alors à en laisser tomber certains (ouch).

Ce set bouillait tellement que l’on aurait pu croire que Polaris était la réelle tête d’affiche de ce soir ! C’était IMPRESSIONNANT. (J’aurais bien aimé un petit rappel, je l’avoue). Au niveau des dates, ils espèrent revenir très vite l’année prochaine afin de vous présenter leur nouvel album « The Death of Me » à paraître le 21 février 2020. Il y a quelques semaines, ils ont annoncé une date de retour en headline UK aux côtés de Currents, Alphawolf et Varials, une affiche qui envoie du lourd! Alors qui sait, peut-être bien que notre tour arrive?

SETLIST

  • Casualty
  • The Remedy
  • Crooked Path
  • Regress
  • Masochist
  • Hypermania
  • Consume
  • Lucid

 

– NORTHLANE –

Northlane - @Juliet Faure
Northlane – @Juliet Faure

Fun fact, des fans australiens de Northlane ont voyagé 2 semaines en van à travers les océans juste pour venir les voir ici. On ne peut qu’admirer la dévotion! Et sur cette petite anecdote, la salle plonge dans une obscurité absolue. La dernière fois que Northlane était passé, c’était il y a un peu plus d’un an au Trabendo pour le Never Say Die Tour. Et cette année, ils reviennent en force avec pour le coup, un nouvel album « Alien ». D’ailleurs, si vous assistez à leur set ce soir, j’espère bien que vous n’avez pas négligé ce dernier et que vous vous êtes familiarisé avec, histoire de ne pas trop vous sentir comme un alien à sa vue.

Ah non en fait, anecdote numéro 2 : j’ai fait l’erreur d’aller chercher de l’eau pendant la pause, ce qui m’a valu un non-retour possible. Tragique lorsque le concert se passe au Gibus. En effet, on a mentionné la disposition un peu problématique de la salle. Certes, si vous vous situez dans le côté de la scène, en longueur, près des tables de mixing, alors vous pouvez vous débrouiller à la limite. Mais sur le côté gauche, près du bar et du backstage, c’est un peu plus compliqué d’y voir quoi que ce soit je vous l’avoue. De fait je m’excuse d’avance si ma vision de ce set en ressort plus ou moins floue. (Oui, je sais que Northlane a une chanson qui s’intitule Details Matter, mais je pense que pour une fois, on va devoir s’en passer!) Au moins, point positif, il y a la clim’ ici!

Excellent point de départ pour Northlane avec un jeu de lumière au top! On a bien été servi avec du bleu/lagon sublime (nous rappelant l’Australie), ainsi que d’autres nuances. Cela nous change des éclairages basiques, dans la mesure où ils étaient plus travaillés, permettant alors une certaine immersion dans leur univers assez space. Mais sinon, pour en revenir à l’ambiance présente, la salle était bien chauffée grâce à Polaris et les gens étaient d’autant plus packés, pointant colériquement vers la scène le long des screams de Marcus Bridge et se joignant en chœur sur le refrain de Citizen, tel de bons citoyens. Puis, à nouveau direction les airs avec Vultures‘ line qui vous fera décupler de sauts énergiques. (Oui oui, une nouvelle compagnie d’avion serait mise à votre disposition selon les légendes…)

La quasi-totalité des titres chantés semble être made in Marcus Bridge par ailleurs puisque l’on y a rarement trouvé des titres d’ères précédentes, au regret des anciens fans de Northlane. Vous avez déjà pu observer une éclipse vous? Car nous oui! D’ailleurs cette fraîche Eclipse tirée du nouvel album répand des airs un peu plus électro qui m’a beaucoup rappelé Crossfaith !

Mais dans la globalité, j’avais l’impression que la salle était quand même un poil plus calme que pendant Polaris, notamment avec les crowdsurfs qui ont nettement diminué. Enfin, vous me direz, la musique étant elle-même plus posée, ce n’est pas comme s’il y avait plus d’ouvertures pour se jeter.  Et pourtant, leur guitariste a vu cette ouverture et a décidé de se jeter dans la foule avec sa guitare à un moment donné.

Tout de suite après la fin d’une chanson, Northlane enchaîne avec un petit speech time. Oops, ça tombe mal pour certains qui ont pensé que ce serait une bonne idée de traverser la salle dans les airs avant la fin de la chanson. A ce moment-là, on aurait cru assister à un petit sketch. D’un ton enthousiaste et blagueur, Marcus dit au fan « Hey! Tu vas chanter cette chanson avec moi? Chante cette chanson avec moi! » , ce qui déclencha une horde de rires gentils dans la salle. Pris par une certaine peur, le fan décide de prendre la fuite tel un pokemon en replongeant dans l’autre sens.

Suite à un Bloodline sanglant (plutôt en sueur que sanglant cela dit), il est temps pour le groupe de sortir alors qu’il est tout juste 22h40… Hors de question! Et, ça tombe bien pour vous, parce que le groupe aussi a décidé que vous serez Sleepless ce soir. Alors, dites au revoir au sommeil avec le retour de Northlane sur scène! (ayy, ça rime en plus.) A première vue, le chanteur était revenu seul pour cette douce berceuse avant de se retrouver rejoint par le reste du groupe pour la deuxième partie de la chanson dont le rythme est plus endiablé. Puis enfin, dans la lignée d’une apparente douceur nostalgique, le groupe termine le rappel avec une chanson qui pourrait plaire aux anciens : Quantum Flux. Une douceur qui en fait s’estompe rapidement avec les riffs qui viennent à l’attaque en compagnie de screams.

Northlane - @Juliet Faure
Northlane – @Juliet Faure

Si la fin du set vous rend déjà triste, n’ayez crainte : Northlane annonce qu’ils seront très bientôt de retour. Quand? Où? Les questions fusent déjà. Laissez-leur donc le temps de se reposer, voyons! On gardera un œil dessus pour sûr, en tous cas. Encore une fois, un gros big up à leur jeu de lumière. C’était d’autant plus beau à voir de loin!

SETLIST

  • Talking Heads
  • Intuitions
  • Details Matter
  • Jinn
  • Rot
  • Citizen
  • 4D
  • Freefall
  • Obelisk
  • Vultures
  • Eclipse
  • Bloodline

ENCORE

  • Sleepless
  • Quantum Flux

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