Toute la France sombre lentement dans la grève illimitée depuis ce matin. L’ambiance est au plus morose en France aujourd’hui, mais Motionless In White prévoit de faire changer cela pour les 800 personnes qui composeront le Trabendo complet depuis déjà un moment pour venir les voir !

Malgré les transports en commun totalement absents dans la capitale, les fans se sont organisés et ont réussi à se déplacer en nombre. 1h avant l’ouverture de la salle, la foule répondait déjà présente et il y avait beaucoup de monde dans la file d’attente!

Here we go !

– Sköld –

Sköld, Tim de son prénom, est un ancien musicien, producteur de Marilyn Manson. Ce multi-instrumentaliste a fait pratiquement tout pour Marilyn Manson au début des années 2000, en allant même à participer à la cover de This is Halloween présent dans L’étrange Noël de M.Jack ou bien à la composition de la musique du premier Resident Evil lors de sa présence au sein du groupe de Marilyn Manson.

Vu le style visuel de Motionless In White, nous ne pouvons qu’être moyennement étonnés de sa présence ce soir. D’ailleurs, Tim a participé sur Final Dictvm, une chanson de l’album Reincarnate de Motionless. Il a aussi écrit la moitié du second album du groupe, Infamous.

Bref, trève de présentations, passons au show !

La musique du projet de Tim Skold est très orienté metal industriel, avec une forte présence des parties electro sur la plupart des titres.

Le claviériste au look émo qui assurait ses parties là semblait avoir mis son synthétiseur sur un ressort puisque celui-ci vrillait à chaque note !

Un stroboscope était planté au beau milieu de la scène pendant tout le set. C’était un peu embêtant puisque toute la foule se prenait des flashs digne des appareils photos de nos meilleurs photographes (qu’ils n’utilisent jamais en concert, rappelons-le :-)). Du coup, on ne voyait pas toujours grand chose au set et les 45mn de show finirent par faire un peu mal au crâne.

Mon avis final sur le show est mitigé. A mi chemin entre le génial et le WTF, le genre musical n’est pas forcément le plus grand public du monde, mais le public semble avoir adhéré. Même si la foule ne bougeait pas, elle était au rendez-vous et applaudissait avec plaisir entre chacun des titres.

 

-Motionless In White-

Le concert est sold-out, et la salle ce soir est quasiment remplie. Quelques malheureux fans auront probablement souffert des réseaux ferroviaires français ce soir pour rejoindre la salle, qui explique cette légère différence entre le sold out habituel avec un Trabendo plein à craquer et un Trabendo juste bien rempli. Bref, ce n’est pas pour refroidir le groupe, bien au contraire.

Motionless chez nous, Problèmes au rendez-vous…

Tous débarque sur le morceau de leur dernier album Disguise : Undead Ahead 2 : The Tale of The Midnight Ride.  C’est une super intro avec une petite minute mélodique suivi d’un mélange de gros screams et de chant clair. D’ailleurs, on remarquera vite que Chris ne sera pas au meilleur de sa forme vocalement sur le chant clair. J’ai l’impression que le chant était moins net et puissant qu’en 2018 où ses performances vocales m’avaient clairement épatées. On le verra par la suite du concert mais au final Chris aura eu plusieurs petits soucis de micro. Décidément, entre ça et leur première partie d’Of Mice & Men en 2017 qui avait été le nid de tous les problèmes techniques dans un live possible.  Il faut dire que la bande de Motionless n’a jamais de chance à chacun de ses passages dans la capitale… Espérons que cela s’infirme sur leur prochain passage.

Chris remerciera tout le public ayant trouvé le moyen de se déplacer malgré les « strikes » (grèves) en France. (encore un soucis, vous voyez !) Le groupe a bien compris que ça avait été compliqué pour son public de venir jusqu’à eux.

Ambiance… caliente ?

Pour nous remercier, continuons sans plus attendre sur Brand New Numb que Chris commence à chanter a cappella avec le public qui réagit au quart de tour. Les hits s’enchaînent mais le public restera assez sage. Les 27 VIP (on les a compté à l’ouverture !) seront bien évidemment terrés dans les premiers rangs et chanteront à tue-tête tandis que la fosse sautillera et hurlera à tous les titres dans la bonne ambiance. En revanche, il n’y aura que très peu de pogos ce soir.

C’est finalement sur Headache et ses « Shut up , shut up, SHUT UP » que le premier wall of death aura lieu, générant un peu plus de bordel que le reste des titres !

L’ambiance commence à vraiment être chaude dans la salle après ce titre et Catharsis. A tel point que deux jeunes filles ne se gêneront pas pour faire tomber le haut dans les premiers rangs, tout en montant sur les épaules d’amis. L’une d’elles faisait d’ailleurs des gestes suggestifs assez gênant à l’un des guitaristes du groupe, jusqu’à en insérer son doigt dans sa bouche. Ew. J’aurai adoré que le guitariste lui morde le doigt et le recrache dans la foule. Ca, ça aurait été metal ! Blague à part, le guitariste pourrait totalement porter plainte pour doigt intrusif dans orifice non désiré. C’est tout sauf metal et cela a semblé ne pas amuser grand monde dans le public si ce n’est la fille en question qui avait enfin atteint son objectif après une bonne demi-heure à tenter de faire des signes plutôt suggestifs au guitariste…

Party Hard In White

Le dernier quart d’heure sur scène est l’occasion de se tourner vers une partie plus festive et electro indu avec </code>, Break The Cycle et surtout Final Dictvm. Evidemment, Sköld rejoint le quintet pour interpréter ce titre haut en couleurs ! D’ailleurs, en parlant de couleurs… Je ne sais pas ce qu’avait consommé l’ingé lumière ce soir, mais les spots lumineux changeaient de couleurs non stop. Les lumières violettes clignotaient en orange (teaser pour la tournée US avec Beartooth qui est toujours dans les tons oranges ?)… Les lumières bleues se mélangeaient avec des rouges puis clignotaient en vertes et n’en faisaient qu’à leur tête. Il faut dire que les lumières de MIW en 2018 avait été exceptionnelles (allez donc voir les photos !)… Cette fois-ci, c’était un peu plus déroutant, mais bon, ça n’a en rien empêché de foutre le bordel en live !

Le groupe quitte la scène après une heure de show, avant de revenir rapidement pour un ultime titre : Eternally Yours. D’un air romantique, Chris lancera les roses accrochées sur son micro depuis le début du concert dans les premiers rangs.

Une chose est sûre, les fans de Motionless In White n’auront pu qu’être ravis de cette prestation. On a déjà hâte de revoir le groupe ! Malgré les soucis techniques, les fans sont toujours au rendez-vous pour le quintet américain.

En attendant une prochaine date en France, le groupe sera présent sur de nombreux festivals européens comme le Graspop ou le Rock Am Ring. Pour les plus voyageurs d’entre vous, le groupe sera en tournée avec les excellents Beartooth pour un double headline Disguised & Diseased dès janvier. (les noms de leurs deux albums)

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