Trois ans après leur dernier passage dans la belle grande salle de L’Olympia à l’occasion de leur 4e album  » What Went Down« . Les anglais d’Oxford Foals, sont « officiellement » de retour dans notre ville. Avec sous leur bras, cette fois-ci, la première partie de leur double-album : « Everything Not Saved will be Lost « .

Les places de ce concert se sont vendues comme des petits pains. Il faut dire que Foals c’est un groupe mythique jouant dans des festivals comme le Glastonbury, clôturant le Reading and Leeds festival, agitant la foule du Rock en Seine, et affichant complet dans la majorité des salles qu’ils réservent autour du monde. La culture live n’est pas forcément le point fort de la France mais ce soir les parisiens sont aux rendez-vous. En effet, ravi comme jamais, le Bataclan est plein à craquer des barrières jusqu’au bar (en passant par les toilettes) et il en devient assez difficile de se déplacer.


– Yak –

Une musique d’ambiance trop forte démarre, les lumières s’éteignent très lentement, la première partie rentre, et voila Yak: Un jeune groupe de rock qui fait déjà pas mal de bruit – c’est le cas de dire- autour de lui et a ramassé les éloges des critiques dès la sortie de leur premier album en 2016 (sous le label de Jack White). Quelques fans de la première heure se sont même déplacés. De prime abord, rien de bien grandiose mais une formule bien efficace.

Première partie seulement, les lionceaux de Yak ont déjà de quoi rugir comme des rois ! Le batteur s’y adonne à cœur joie en martelant les fûts. Comme si ils lui avaient volé une personne chère à son cœur. Bien évidemment, nous, on apprécie le spectacle.

D’une énergie et d’une violence incroyable, les titres de leur dernier album sorti cette année sont très efficaces.

Tout le monde dans la salle se prends une claque et personne ne reste de marbre. Le public est soit conquis, soit effrayé par la cacophonie rock grunge, psyché-punk violente des trois compères.


– Foals –

Le dernier album du groupe est plus qu’une simple amélioration, c’est une évolution de tout ce qu’ils ont pu faire auparavant. Par ailleurs, si vous posez la question au public, ils sont tout autant excités d’entendre en live les sons complexes et réfléchis qu’offre leur dernier projet, que les gros hymnes dantesque et violent qu’offre le reste de leur discographie éclectique. C’est dans une ambiance bien chaude et extrêmement excitée que le groupe commence le show avec On The Luna. Il ne faudra absolument pas s’attendre, à ne serait-ce qu’une seconde de répit pendant toute la durée du concert.

Enchaînant avec Montain at My Gates et l’imposante Snake Oil, la setlist est d’une parfaite harmonie. Nous avons l’honneur de pouvoir revisiter l’ère plus « math rock » du groupe avec des chansons comme Black Gold qui est une chanson d’une telle ampleur qu’elle comble chaque centimètre de l’espace qui lui est accordée; la magique et impériale Spanish Sahara; ou encore la belliqueuse White Onions qui démarrera de violents circle pits et pogos qu’on ne peut qu’apprécier (je ne vous dis pas dans quel état on se retrouve le lendemain les gars! ).

Il est dur de s’imaginer une foule étant capable d’aller toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort (oops… Il y a des habitudes qui ne se perdent pas, désolé ! ) mais pourtant ce fut le cas à chaque fois. Chaque titre fera réellement monter d’un cran l’ambiance et la chaleur dans la salle. Ainsi donc, les bleus, le cou douloureux, et le corps en miettes font de la partie, mais quel plaisir !


On regrettera le fait qu’Exits ne soit pas aussi impressionnante qu’en studio, que White Onions soit un chouia trop rapide, ou que les interventions du chanteur se fassent rares.
D’ailleurs, aussi incroyable ce concert fut-il, il reste légèrement prévisible mais parfaitement taillé pour un flamboyant retour bestial.

Il est clair qu’en voyant Jack Bevan grimper sur sa grosse caisse, Yannis Phillipakis jouer un solo en plein crowdsurf sur Providence, ou encore en le voyant sauter des balcons, on comprends vite que l’axe principal de Foals est avant tout l’expérience live. Pour eux, un concert se doit d’être imprévisible et physique de manière à faire ressortir cette connexion primitive et excessive qu’est la musique.
Ces gars n’ont pas été élu meilleur groupe live, il y a quelques années de cela, pour rien.

Setlist :

  • On The Luna
  • Montain at my Gates
  • Snake Oil
  • Olympic Airways
  • My Number
  • Black Gold
  • Red Socks Pugie
  • Syrups
  • Providence
  • Spanish Sahara
  • Exits
  • In Degrees
  • White Onions
  • Inhaler
  • What Went Down
  • 2 Steps Twice

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