Les grèves se poursuivent sur la capitale, et le temps morose n’arrange rien. Allons donc se changer les idées devant le groupe symphonique hollandais Delain. D’ailleurs, on va commencer ce report un peu en avance… Nous avons rendez-vous dans l’après-midi à la salle pour interviewer Charlotte Wessels et Martijn Westerholt, respectivement chanteuse et claviériste de Delain. La Tour Manager nous demande d’entrer vu la pluie battante qui tombait dehors et la première réaction que j’ai eu…

CETTE SALLE !

Le Cabaret Sauvage est une petite salle de 1200 personnes environ (donc pas si petite, en fait…) qui a fermé l’an dernier pour de long travaux de rénovation du lieu qui devenait quelque peu vétuste. La salle se présente comme un vieux cabaret : circulaire avec quelques espaces pour s’asseoir sur les côtés. Lors de notre arrivée, un échaffaudage était toujours en plein milieu de la pièce… Preuve que les travaux ne sont pas encore totalement terminés… Cela dit, les travaux ont tout de même bien avancés ! La devanture a été totalement refaite. Avant, nous avions une porte taguée avec un logo ressemblant à un tatouage un peu kitsch. Aujourd’hui, nous avons une belle structure en bois. L’intérieur a été aussi simplifié : de nombreux panneaux en bois ont été retirés pour ne faire qu’une seule grande pièce spatieuse et agréable, avec le bar directement accessible depuis la salle.

Bref, le renouveau de la salle, c’est un grand OUI et la salle est clairement la plus belle de Paris maintenant !

CETTE INTERVIEW !

INTERVIEW DISPONIBLE ICI-MÊME !

Alors que nous sommes donc dans la salle, la Tour Manager nous dit qu’il y aura du retard sur l’interview. Elle nous propose alors d’attendre au chaud à l’intérieur et de profiter du soundcheck en attendant. Avec plaisir madame ! Nous avons donc eu la chance d’assister aux balances de Delain. Durant ces balances, le groupe reprend Scarlet, une chanson phare de leur discographie qui n’était pourtant pas joué sur la tournée. Non pas pour déplaire à notre photographe, la chanson sera jouée trois fois. Etonnant pour une chanson qui n’est pas jouée, non ?

La Tour Manager vient alors nous voir en nous demandant de ne pas filmer ni rien montrer des balances. Elle nous dit que la date parisienne réserve un guest très spécial et aussi que Scarlett sera jouée en exclusivité ce soir pour la dernière date de la tournée ! Quelle chance ! Bref, il est enfin l’heure de passer à l’interview 4Q4 de Delain autour de leur prochain album : Apocalypse & Chill.

Avant de ressortir de la salle après l’interview, on passe jeter un oeil au merch de Delain déjà mis en place : il y a énormément de choses !  T-shirts à foison, jeux de cartes à l’effigie du groupe et même une flycase/boîte à whisky avec un whisky signature Delain. Original, même s’il faut débourser 100€ pour cette petite pièce de collection alcoolisée.

CETTE PREMIERE PARTIE, Аркона !

Après un petit tour au Vill’Up à côté pour bosser (bah oui, il faut bien aussi !) et une petite collation en attendant le début du concert, nous retournons dans la salle. C’est encore assez vide en début de soirée, la faute à une grève évidente.

Le groupe russe Arkona entre en peau de bête. Maria Arkhipova et sa bande propose du metal folk vraiment sympa. Les machines à fumée s’activent rapidement et le show commence. Cornemuses, flûtes et autres instruments.

Masha Scream (le pseudo de Maria sur scène) a un scream assez effrayant pour les moins habitués du genre. A vrai dire, je ne suis pas sûr que c’était le public le plus adapté et à même d’apprécier ce genre de musique. Cela étant dit, Masha a tout de même un chant clair très cool et le côté folklorique rattrape le chant plus « obscur » pour les non-initiés.

Le groupe jouera beaucoup de leur album de 2009, Goi, Rode, Goi! en commençant d’ailleurs par la chanson éponyme de cet album, puis en enchaînant directement Tropoiu Nevedannoi.

A mi-chemin entre la première partie et le vrai concert puisque le groupe a joué tout de même 1h et que son public était au rendez-vous.Une heure après le début du show, Arkona s’en va déjà, et c’est bien dommage car c’était une jolie découverte !

CE CONCERT, DELAIN IS CHILL !

Suffisamment rare pour le noter, mais le concert va commencer 5 minutes plus tôt que prévu ! Charlotte et sa bande débarque sur scène en force, mais avec une seule guitare par rapport à leurs précédentes dates où Merel Bechtold jouait de la guitare rythmique pour enrichir un peu le spectre musical global sur scène.

Le show ouvre directement sur Invidia, une célèbre chanson parlant de cartes graphiques pour ordinateur… Enfin, je crois. S’en suivra April Rain afin de compléter cette introduction sur le second album du groupe, April Rain. On remarque rapidement que les trois micros qui sont positionnés sur le devant de la scène sont lumineux. Tout le « manche » du micro s’éclaire de LED, et la base du synthétiseur et la grosse caisse de la batterie reprennent un oiseau de LED très soigné.

L’ambiance sur scène est presque féérique, et on en attend pas moins pour un concert quelque peu symphonique. Il en est de même pour les musiciens. Timo (guitare) et Oto (basse) sont habillés de belles chaussures rouges, de vestes clinquantes. Basse à 5 cordes pour l’un, guitare à 8 cordes pour l’autre, on voit tout de suite que la musique de Delain va nous porter sur de nombreuses mélodies différentes !

Le jeu de lumières sera tout aussi élégants que les oiseaux et les micros à LED avec la plupart du temps un jeu de lumières fixe et uni : pas de flash à tout va et d’artifices dans la lumière. On s’approche d’une lumière idyllique, quasi naturelle pour rajouter cette beauté visuelle à la musique, et cela fonctionne plutôt bien.

Delain is Apocalypse

Les titres de tous les albums s’enchaînent et on aura même l’occasion d’entendre quelques titres issus du prochain album du groupe prévu pour le 7 février : Apocalyspe & Chill. On entend donc les nouveautés Burning Bridges et One Second qu’on a pu découvrir ces derniers mois. Combustion et Let’s Dance, titres inédits pour le moment, seront également joués ce soir.

Peu après, Charlotte nous annonce qu’elle est ravie de voir autant de monde au concert malgré les grèves en France. Elle nous annonce qu’elle a une petite surprise exclusive à cette dernière date de tournée…. Eliane Anemaat monte sur scène avec son violon. La chanson entendue maintes fois lors des balances est enfin là : Scarlet ! Le public exclame sa joie en criant de vive voix et en chantant à tue-tête pendant la chanson ! Ca a parfois du bon de passer en dernier.

George Oosthoek, guest vocal pour le chant guttural sur de nombreux titres de Delain depuis leurs débuts, nous honore de sa présence ce soir à Paris. Ce sera sa seule présence sur la tournée. On se sent encore un peu privilégié ce soir, entre l’intérprétation de Scarlet et la venue de George. Cet invité d’honneur interviendra sur Hands of Gold en milieu de show avant de quitter la scène pour ne revenir qu’à la fin sur le titre Pristine.

Delain is back, and back, and back !

Toutefois, Charlotte semble souffrir du syndrôme de Matthew-Trivium-Heafy comme on l’appelle dans le milieu : annoncer une ultime chanson de très nombreuses fois. Nous aurons donc le droit à environ 4 ultimes chansons avec The Gathering, Fire With Fire, Pristine ou We Are The Others.

Charlotte se défend d’ailleurs de parler à maintes et maintes reprises en faisant cela afin de ne pas se faire terminer la tournée et cet ultime show de 2019. Le groupe est sur scène depuis plus d’1h30 et ne semble pas vouloir bouger. Malheureusement, le couvre feu étant ce qu’il est, le groupe sera finalement obligé de quitter les planches rénovées du Cabaret Sauvage.

Clap de fin pour Delain en 2019… A moins que…

OUI ! Le groupe qui annonçait des ultimes chansons n’avait cependant pas rééellement quitté la scène ! Il reviendra donc une ultime fois (oui, encore une ultime!) jouer Get The Devil Out Of Me avant de rendre la scène une bonne fois pour toutes, assez ému de voir cette tournée prendre fin avec cette date parisienne.

Si vous aimez déjà Nightwish ou le metal symphonique, Delain est évidemment un incontournable à voir en live. Charlotte communique énormément avec son public et le groupe a une bonne humeur communicative qui est très plaisante. Je ne connaissais pas énormément le groupe à la base en allant couvrir ce concert, mais j’en ressors clairement convaincu !

 

Notre interview 4Q4 Apocalypse & Chill arrive très bientôt, alors restez dans les parages ! 🙂

 

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