Bravons la tempête qui s’abat sur de multiples pays en ce 10 février, et avançons vers une Boule Noire qui affiche « COMPLET » malgré les ravages météorologiques. Attention toutefois à ne pas s’envoler en si bon chemin car, croyez-moi, vous aurez de quoi être mindblown d’ici la fin de ce concert. Ainsi, nous nous apprêtons à aller voir Black Futures, Ocean Grove et Crossfaith. En espérant que ce n’est pas dans le futur incertain et ténébreux de l’océan que Crossfaith nous emmènera si possible: on n’a pas sorti les bouées de sauvetage. Du moins, pas encore.

Warning : Avant tout, excusez l’absence de photos quant à Black Futures. Ce n’est pas parce que leur futur est trop dark pour être capturé en photo, mais seulement parce que notre photographe a reçu la consigne de ne pas prendre de photos du groupe. Et il en va de même pour Ocean Grove.  Ainsi soit-il.

– Black Futures –

Le quart de la salle tout juste rempli, les lumières s’éteignent à 19h30 (neat timing!) pour faire place au premier set : Black Futures. La scène paraît d’office plus petite qu’elle ne l’est, pour la simple raison qu’en addition au kit de batterie placée à l’arrière de la scène, il y avait également un kit de batterie réduit avec des cymbales haut-placées au premier rang, accompagné d’un petit synthétiseur à sa gauche. L’entrée  se fait fracassante à coup de batterie vifs, avec un soundtrack de fond assez dramatique et lugubre qui vient contraster en construisant une tension palpable.

Les deux membres arrivent sur scène habillés de veste en jean noire dont les manches ont été coupées à la manière d’un débardeur. Leurs visages sont recouverts par des foulards et  leurs têtes, par un chapeau de cowboy: on se croirait presque perdus dans le Midwest des Etats-Unis, dans un désert de cowboy, alors que le duo vient d’Angleterre. Un troisième membre fait également son apparition à l’arrière de la scène, brandissant un énorme étendard. Bien que son utilité pouvait être questionnée, sa présence physique se démarquait des deux autres membres en ce qu’il était vêtu de blanc, et portait un masque chirurgical et des lunettes. Sa combinaison rappelle beaucoup Michelin à première vue.

Une fois le décor annoncé, qu’en diriez-vous de commencer les festivités? Très rapidement, on se retrouve emporté par un solo à la batterie, rythmé par les interventions au synthétiseur et de quelques screams à sonorité rock classique à intervalles irréguliers qui venaient se glisser de temps à autres. Contrairement aux précédentes chansons qui n’engageaient pas particulièrement la présence d’un quelconque chant à part entière, « Riches » arrive avec une structure flottante et moins abstraite. Pour le coup, le chanteur « chante » réellement. Et ce n’est d’ailleurs pas le seul! Puisque en effet, le batteur, en plus de se déchaîner sur ses caisses, vient également y ajouter son grain de voix qui penche dans une douceur aigüe. (C’est déjà bien assez rare de voir des batteurs chanter, alors dédicace à toi monsieur!)

Devant une foule très peu emballée, le chanteur/bassiste essaye de changer la donne. Il y eu alors une tentative de hyper la foule pour CROSSFAITH !!! Mais nope. Rien n’y fait. Ce ne sont pas là des cris de lions que nous avons entendu. Ah bah mince alors. Un sourire gêné s’affiche. Mais il n’est pas prêt à jeter l’éponge et va d’ailleurs demander à la salle de se diviser en deux, afin qu’il passe. Un passage au cours duquel il va répéter « I am you and you are me » plusieurs fois prenant des gens à parti pour les regarder dans le blanc des yeux, et n’hésitant pas à leur faire une tape amicale sur la tête. (Bon avec le sourire efforcé, la vibe chaleureuse était un peu à côté de la plaque cela dit).

Le refrain de « Tunnel Vision » apporte quelque chose d’assez solaire contrairement à leur ambiance précédente qui était plutôt sombre. Puis on accueille à nouveau un long solo à la batterie. Batteur d’ailleurs assez impressionnant puisqu’il garde une superbe maîtrise de son instrument et de son sens du rythme tout en jouant DEBOUT pendant l’intégralité de leur set??? Chapeau bas! (Hah, c’est le cas de le dire, puisque suite à leur introduction, ils ont en effet retiré leurs chapeaux).

Sans mot dire, deuxième tentative de hype en demandant à la salle entière de se baisser puis de partir en un même saut « Now get down… Now get down… NOW GET DOWN!!! ». Autant dire que ce dernier n’était pas glorieux étant donné que toutes les personnes ne se prêtaient pas au jeu. Néanmoins, ça a quand même porté ses fruits plus que leur précédente tentative. Il faut dire que la musique s’y prêtait aussi et était un poil plus entraînante: elle ne consistait pas juste de cris d’un punk psychédélique assez expérimental. (Oui car à noter que c’est justement ce qui a rythmé la majeure partie de leur set: des cris irréguliers et soudains. Donc si vous étiez venus pour mosher sur des screams ou sur des paroles structurées, c’était peine perdue!)

Finalement ces derniers termineront sur une « Trance ». Mais sera-t-elle suffisante pour littéralement vous mettre en transe? On a là un chant bien plus doux, avec même un solo chant dans un aigu maîtrisé de la part du batteur. (Un chant qui m’a presque rappelé Mika avec cette ambiance un peu lollipop & co haha). D’ailleurs, comme si monsieur n’était pas déjà assez multifonction, il en profite pour s’emparer debout d’une de ses caisses, et continuait à frapper tout en marchant. Phénoménal.

Au niveau de l’ambiance, je n’ai pas été plus transcendée que ça (sorry), et il semblerait en être de même quant à la foule, toute aussi perplexe. Il y a eu des têtes qui se meuvent, oui. Il y a eu des acquiescements de temps à autres, certes. Mais pour une première partie, (moi qui ne viens que pour cela dans la quasi-totalité des cas, à part ce soir) j’avoue en être un peu déçue. Ils ont leur propre univers et leur propre ambiance, et on ne peut pas les en vouloir pour ceci. Après, vous savez… les goûts et les couleurs… Mais pour le coup, Black Futures n’a pas su éclairer la salle.(Peut-être parce que le « black » était d’office présent dans leur nom, empêchant la diffusion de lumière?) Cependant, le batteur pourrait faire un one man show à lui seul tellement ses skills sont époustouflants!

Il serait peut-être de mise également de préciser qu’il n’y avait pas de guitariste sur scène : seulement un batteur et un chanteur/synthé/bassiste. La guitare était trackée sur un son de fond. Ehhh pssst, il sert à quoi du coup notre bonhomme Michelin que l’on a seulement mentionné au début? Mhh… Pas à grand-chose à priori. Serait-ce la mascotte qui incarne les traits du groupe? En tous cas, de ce que l’on a pu en voir, il a : porté l’étendard, levé les fils du micro, puis, s’est docilement rangé dans le backstage et a passé le reste du set à fixer le public d’un œil attentif. (Flippant un peu haha). Que ce soit votre tasse de thé ou non, les versions studio sont un peu plus cohérentes avec le côté electro de Crossfaith. Côté que l’on a malheureusement pas trouvé en live.

 

SETLIST

  • Love
  • ME.TV
  • Riches
  • Tunnel Vision
  • Gutters
  • Trance

 

– Ocean Grove –

 

Trente minutes, c’est tout ce que l’on vous demande afin de procéder à un changement d’ambiance total. Et changement d’horizons aussi, puisque l’on se dirige à présent vers les terres de nos amis koalas avec Ocean Grove et leur Nu-Metal. Pas le temps de niaiser, on se met bien avec des influences electro mêlées à du rap à la Linkin Park sur « Junkie$ ». En l’espace de quelques minutes seulement, l’énergie était au rendez-vous, remuant des têtes et des pieds sur leur passage. Gardons en tête qu’en plus de cela, ce n’était pas la première fois qu’ils viennent en France puisqu’ils ont retourné le Petit Bain en 2017 aux côtés de Northlane, Erra et Invent,Animate. (Hah coïncidence? Ocean Grove… Le Petit Bain étant un bateau…Ca a dû bien groové haha).

Les chansons plus lentes comme « Stratosphere Love » et « The Wrong Way » viennent ralentir la cadence, nous donnant l’occasion d’apprécier quelques jolis solos de guitare et une voix posée de Dale Tanner, à la fois grave et aérienne. Direction un registre un peu plus grunge sur « Sunny ». Le début enjoué de la chanson entraîne toute la foule dans une synchronisation d’applaudissements. Et dès les premières notes du refrain, tout le monde se retrouve à sauter à cœur joie. La bonne humeur dégagée par les Australiens est plus que contagieuse. Les sourires se font déjà nombreux, et on peut clairement noter que l’auditoire est bien moins délaissé par l’univers de Ocean Grove, à l’opposé du set précédent.

Des sons electros se font retentir en fond, le long de drops à la guitare. Les Australiens décident de nous jouer une nouvelle chanson intitulée « THOUSAND GOLDEN PEOPLE » (qui n’était à ce jour pas encore sortie). L’ambiance est nettement plus sombre que les chansons précédentes, mais les membres du groupe, eux, étaient toujours aussi pleins d’énergie. Et puis, d’ailleurs, ce n’est pas juste que ce soit les seuls à profiter de cette énergie! Alors oui, vous qui êtes en train de lire cet article, vous feriez mieux de décoller vos pieds la seconde où les instruments créent un tourbillon de sons! Le refrain est posé et pourtant, les sons electro en fond, qui s’apparenteraient à un disque qui tourne dans les deux sens en continu, intensifient la prestance de ce refrain, de là à le rendre presque hypnotisant.

On aère un peu la salle avec un moment interactif où le public prend part à la chanson assez reggae qu’est « Slow Soap Soak ». La salle se transforme en singalong où le vocaliste principal donne des instructions à la manière d’un chef d’orchestre. C’est ainsi que, tout au long de la chanson, la Boule Noire se voit rythmée à coup de « WHOOOOOP ». Et le groupe s’empressera même de jeter une cannette de bière ouverte dans la foule. Une petite soif les gars? Une fois la pause achevée, le groupe terminera avec « Thunderdome » et « Ask For The Anthem », qui ont, pour ma part, fait partie des chansons que j’ai le plus adoré. Elles sont super entraînantes. Et notamment sur la dernière de leur set, impossible de ne pas vouloir crier les paroles en sautant.

Alors, mission chauffer la salle, réussie ou non pour nos amis Australiens? A en croire l’impression que leur set nous a laissé, OUI. CLAIREMENT. Ocean Grove est un groupe dont j’ai entendu le nom à plusieurs reprises, notamment pour avoir tourné avec pas mal de groupes que j’adore. Mais jamais n’ai-je eu le temps de consacrer mon temps à écouter leurs chansons d’une ferme oreille avant de venir. (Notamment au vu des trois concerts que je viens d’enchaîner, on peut dire que ce n’est pas de tout repos!) Mais très honnêtement? Superbe découverte 2020. J’en suis restée la mâchoire ouverte longtemps tellement je ne m’attendais clairement pas à CECI.

En effet, Ocean Grove a le groove dans le sang et savent comment faire bouger les présents. Leur entrée en scène semblait avoir déconcerté quelques personnes, notamment avec les kilts écossais de sortie et le maquillage. Mais comme quoi, ce ne sont pas des rigolos! Ils font le show jusqu’au bout et la manière dont ils le font avec sourire en s’en fichant totalement des regards surpris est un réel plus! Si vous aimez bien les mélanges de plusieurs registres en même temps, alors ce côté très homogène de Ocean Grove vous plaira très probablement. Gardez un œil sur ces petits, leur album « FLIP PHONE FANTASY » débarque dans les bacs le 13 mars prochain, soit dans moins de deux semaines!

 

SETLIST

  • Junkie$
  • Strastosphere Love
  • The Wrong Way
  • Sunny
  • Thousand Golden People
  • Slow Soap Soak
  • Thunderdome
  • Ask For The Anthem

 

– Crossfaith –

D’ici 21h30, place à un ravitaillement des troupes. Avant même que le groupe tant attendu de la soirée débarque sur scène, on en a déjà le souffle coupé tant l’air manque dans cette salle dépourvue de climatisation. Les rangs se resserrent auparavant éparpillés sont à présents resserrés comme jamais. Tous dansent au rythme des musiques electro qui passent en attendant. Il y a même un crowdsurfer (le même qui a crowdsurfé pendant Ocean Grove à de multiples reprises) qui se jette dans les airs AVANT MEME QUE CROSSFAITH N’ARRIVE! C’est vous dire le niveau de hype qui réside en chacun des fans présents ce soir-là, dont beaucoup qui ont fait le voyage depuis le Japon et autre pays d’ailleurs!

Petite piqûre de rappel pour les nouveaux: Crossfaith c’est un groupe que l’on pourrait qualifier d’electronicore. Ils s’équipent de sonorités qui vous feraient à la fois bouger à en perdre la tête, tout comme ils seraient également une invitation vous encourageant à ouvrir les moshpits ici, tout de suite, maintenant. On a pu les voir en août dernier retourner le Trabendo alors qu’ils ne faisaient qu’ouvrir pour Of Mice & Men. Et pourtant ! Une grande partie de la foule semblait être expressément venue pour eux! (Psst c’était notre petite réunion 404 car, ce n’est une surprise pour personne mais c’est LE groupe de notre boss adoré à tous ici, par définition, alors, forcément…J’ai nommé Max).

Mais cette fois-ci, les Japonais ne voleront la vedette de personne puisque ce soir, c’est EUX qui sont sous les projecteurs. Un show soldout les amis, et par ailleurs, la seule date  de la tournée qui affiche complet avec leur première date en Espagne. Qui dit soldout, entraîne bien évidemment de grandes attentes. Et vous, sauriez-vous être à la haaaaauteur? C’est ce que nous découvrirons ce soir, sans plus tarder.

Une fois le compte à rebours terminé, les lumières s’éteignent, laissant place à un son alarmant qui retentit trois fois, avant de plonger dans l’introduction de « Destroy ». Et quelle introduction mes amis! C’est comme une puce à l’oreille qui vous indique que ce soir, il y aura DESTRUCTIOOOOOON! Alors, tenez-vous prêts. Les éclairages clignotent dans le rouge, en rythme avec les rapides beats electro, les claps s’accentuent et les cris de « HEY! » n’en sont que plus grandissants avec chaque seconde qui passe. Si vous pensiez que Ocean Grove avait plutôt bien chauffé la salle, ce n’en était cependant qu’un échauffement contrairement à ce que vous êtes à présent sur le point de vivre.

Les cœurs battent à toute allure au son d’une composition exaltante. Les crowdsurfers ne se comptent plus, le set tout juste lancé. En parlant de lancement, le claviériste et vocaliste Terufumi Tamano se sent pousser des ailes et réalise son cauchemar parfait (ou le vôtre?) en se jetant dans la foule sur « The Perfect Nightmare » , une acrobatie qui n’enlève en rien sa partie chantée qu’il exécutera en duo avec le Kenta Koie, tout en étant porté par la foule en direction de la scène cette fois-ci. Wait, wait, wait,… Donc vous êtes en train de me dire que c’est à peine la deuxième « vraie » chanson de la setlist et ça y est, on est paré pour une piscine à plongeon? A priori, ça semblerait être le cas oui. Pourquoi est-ce que vous faites genre que vous êtes étonnés?

Les pogos s’intensifient, ça bouge dans tous les sens; même les personnes sur les bords de la salle et qui n’ont rien demandé se retrouvent emportés dans cette folie! Pendant que les guitares grincent d’un même accord avec le synthétiseur qui ne cesse de s’élever vers le haut, le chanteur prend la direction contraire en allant vers un endroit plus souterrain lorsque ce dernier lâche des cris de bourrins gutturaux sur le breakdown, déclenchant incessamment sous peu l’arrivée fatale d’un wall of death.

Ah… « Jägerbomb », n’y a-t-il pas de titre plus parfait pour distribuer des gorgées de cette fameuse liqueur aux premiers rangs? Je ne vous le fais pas dire. Le claviériste a également pensé que l’opportunité était trop belle pour se permettre de la louper! Quoi donc? Êtes-vous jaloux de ne pas avoir pu y goûter à votre tour ou bien aviez-vous besoin de vous rafraîchir la gorge à votre tour? N’ayez-crainte, personne ne sera laissé de côté. En effet, les Japonais ont pensé à chacun d’entre vous et en profiteront pour vous asperger d’eau fraîche. Suite à quoi nous pouvons déjà remarquer des visages pris au dépourvu, mais avec toutefois un petit sourire en coin. Impossible de dénier qu’une bonne dose d’eau fraîche fait du bien, et plus particulièrement dans une salle aussi pleine de sueur que le champ de bataille qu’est la Boule Noire à l’heure actuelle.

« ONE, TWO, THREE, LET’S GO ! BOUNCE, BOUNCE, BOUNCE !! » Hehhh oh! Vous les avez entendus? C’est reparti pour sauter en rythme. Pas le temps de se reposer par ici, à ce que je vois! En même temps, ça fait si longtemps que chacune des personnes présentes dans la salle attendait ce jour que oui, en effet, ce n’est pas pour faire la sieste que vous êtes venus, mais pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit! Les membres profitent d’une petite pause à nouveau afin de reprendre leurs esprits. En même temps, avec une telle chaleur, impossible de mener un tel show à bien sans la moindre pause. Une pause au cours de laquelle le bassiste Hiroki Ikegawa et Terufumi Tamano en profiteront par ailleurs pour trinquer de manière festive.

« Freedom », chanson originellement en featuring avec Rou Reynolds de Enter Shikari fait des ravages, notamment le bridge qui n’échoue pas à hyper la salle entière avant de retomber violemment dans un beau breakdown comme on les aime. Freedom certes, et pourtant cette chanson ne vous laisse pas la liberté de vous laisser emporter par la folie contagieuse de la chanson. Pas une seule personne n’est restée statique, ni n’est restée bouche fermée: les voix s’unissent dans un même cri sur « PAIN, YOU FEEL IT ». C’est ça, le pouvoir de Crossfaith. Et leur énergie est bel et bien au rendez-vous ce soir, cela ne reste plus à prouver.

Après nous avoir joué leur nouveau titre « Endorphin » à peine sorti quelques jours précédant le concert, on peut noter un public complètement déchaîné sur la reprise de The Prodigy, « Omen ». Ainsi, nous n’en retiendrons qu’un unisson de « PO PO PO PO PO PO » tout le long de l’introduction, un classique. Sous un splendide spectacle de lumières bleues, vertes, violettes, les maîtres de soirée nous quittent après leur compte à rebours vers l’enfer où l’ouverture d’un immense wall of death est plus que souhaitable. Ah ça, pour un enfer, pas de doute au vu de la chaleur cuisante qui semble inarrêtable. Les tshirts ne semblaient plus qu’être accessoires pour la plupart des présents qui s’en étaient déjà débarrassés.

Crossfaith n’a même pas eu le temps de sortir de scène que l’intégralité de la salle n’a qu’un seul nom à la bouche: « CROSSFAITH, CROSSFAITH ». Bon okay, ça fait deux. Mais même. La foule semble insatiable. Et pour la bonne cause, cela dit! Il a donc fallu moins de deux minutes top chrono pour faire revenir les Japonais sur leur introduction de concert épique : « System X », les faisant entrer majestueusement pour un rappel de trois chansons supplémentaires, un drapeau français customisé à la main.

« Monolith » ferme ce festival de saveurs en beauté par cette chanson qui est un réel anthem pour les fans. Les distorsions electro poussent la foule à son summum, laissant finalement une salle où tout n’est qu’euphorie. Un MASSACRE, c’est le cas de le dire. La fin nous laisse totalement abasourdis. L’apocalypse est passée à La Boule Noire ce soir et a laissé des dégâts conséquents. (La blague aurait fonctionné avec la première fin de set qui, pour le coup, était un titre tiré de « Apocalyze » haha). Mais bref. L’apocalypse est passée, et la tempête qui s’abattait dehors a décidé d’en faire de même. A priori, Crossfaith en contrôleraient même jusqu’à la météo : ils ont clairement calmé le game!

Un mot de conclusion? Après le show qu’ils ont mené à bien au Trabendo en été dernier (avec une note spéciale pour l’éclairage), je me demandais si, la Boule Noire étant une salle plus confine, le spectacle de lumières allait toujours être d’actualité ou non. Et il se trouve que c’est le cas, à notre grande surprise. Ils nous prouvent par-là que peu importe la salle, petite ou grande, ils continueront de produire des spectacles de qualité. C’est ça qu’on veut!! Sinon, en ce qui concerne le groupe, ils ont dit que c’était le concert le plus chaud qu’ils ont joué jusqu’alors et que c’est toujours avec grande joie qu’ils jouent à Paris. (Yes, c’est bon pour nous les gars!). Alors, forcément qu’on attend déjà la prochaine date avec impatience!

SETLIST

  • Destroy (SE)
  • Destroy
  • Into The Nightmare
  • The Perfect Nightmare
  • Jägerbomb
  • Kill ‘Em All
  • Freedom
  • Endorphin
  • Omen
  • Countdown To Hell

ENCORE

  • System X
  • Xeno
  • Monolith

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