Lancez la setlist à droite ->

Crédit Photo : Sebastian Ervi

– Yonaka – 19h30-20h –

C’est Yonaka qui ouvre le bal de cette soirée. Le groupe anglais mené par Theresa nous a proposé sa dark pop entraînante… Du moins pour certains ! Le groupe a eu un peu de mal à démarrer. La chanteuse était bien présente sur scène et proposait des pas de danse quelques peu étranges par moment. Elle s’arrêtait très souvent pour lancer une vocalise, puis faire un petit pas de danse en reprenant son souffle avant de repartir de plus belle. Un concept qui laissera le public de marbre pendant une bonne moitié de set avant de finalement réussir à convaincre avec un titre, Creature, un peu plus original et issu de leur nouvel album sorti une semaine auparavant.

Le jeu de lumière uniquement noir et blanc était minimaliste et la scène était plongée dans le noir le plus souvent, laissant transparaître uniquement le logo du groupe : un Y blanc sur fond rouge, en fond de scène.

On notera par ailleurs que tout est joué live, et qu’il n’y a pas de backtrack. Les bruits electro sont joués sur un sampler par le batteur en direct, un très bon point de proposer une vraie prestation live du début à la fin !

– The Fever 333 – 20h20-20h50 –

Peut-être aviez-vous connus letlive. , groupe de rock américain porté disparu depuis maintenant quelques années. Le frontman de ce groupe, Jason Aalon Butler, a  formé un supergroupe du nom de The Fever 333 (apparemment devenu Fever 333 récemment). J’écoutais le groupe depuis quelques mois alors qu’il n’avait sorti qu’un EP de 7 titres (comportant d’ailleurs un featuring avec le célèbre rappeur Yelawolf) et j’attendais beaucoup le live tant l’EP était explosif. Le groupe n’était pas sans me rappeler la sensation eu lors de l’écoute de l’EP/album de The One Hundred (RIP petit ange parti trop tôt) et leur découverte en live.

Le trio de rapcore débarque sur scène sous fond de discours autour de la ségrégation. Le chanteur, tenue de prisonnier et sac sur la tête se place seul au milieu de la scène. Ses comparses le rejoindront rapidement et il fera tomber le masque pour entamer directement sur le dernier single du groupe, Burn It. Il s’agit du premier single de leur premier album, prévu pour le 19 janvier. Le show se montre EXPLOSIF. Jason monopolise littéralement l’espace, n’en laissant finalement qu’assez peu aux deux autres membres du groupe. Il plonge dans la fosse pour chanter le second titre, monte au fond des gradins avant de continuer à se balader dans la fosse.

De retour sur scène, et Made In America terminé, le groupe enchaîne sur un titre inédit nommé Trigger avec un phrasé très découpé et très intense, comme le reste du set. La voix est hallucinante tant sur les phases chantées/rappées/screamés. On aura même le droit à un passage où le chanteur aura sa tête dans une caisse de batterie pour chanter avant de la balancer sur scène et de nous proposer un solo de batterie/beatbox de qualité !

Le hold-up du public est total : le pit bouillonne, tout le monde saute, crie, chante. Une sur-performance que le groupe saura remercier à l’aide de discours plein de sens qui viendront toucher le public et qui dénoteront avec la musique agressive du groupe.

Ce soir, le public était venu voir Bring Me The Horizon, mais il n’aura fallu qu’une demi-heure à The Fever 333 pour s’imposer comme un sérieux concurrent au show qui les succèdera. Il s’agit probablement de la meilleure première partie de cette année 2018, et on a hâte de les voir revenir dès cet été pour différents festivals européens : Rock Am Ring, Download UK et même le Hellfest ! En attendant, leur premier album débarque le 19 janvier, de quoi se consoler un peu en attendant une date de headliner.

Il y a eu tellement de choses durant cette seule demi-heure de show qu’il aurait été possible d’en parler comme un headliner. C’est d’ailleurs pour ça qu’on vous a mis la setlist entière du groupe  (si ce n’est le titre inédit) dans la playlist à droite!

Une énorme découverte qui va faire du bruit très prochainement !

 

– Bring Me The Horizon – 21h20 – 22h50 –

Place aux maîtres de cérémonie ce soir. C’est sur une introduction et un jeu de lumière que le show débute. L’arrivée du groupe et du frontman Oli Sykes se fera sur le premier single, MANTRA, de leur futur album : amo, prévu pour le 25 janvier 2019.

 

Bring Me The Horizon au Zénith de Paris - Error404Le groupe tourne totalement autour du frontman cette fois encore, et tout le monde n’a d’yeux que pour Oli, sur l’avancée de la scène la plupart du temps. Le groupe alternera sur des morceaux issus des deux derniers albums : Shadow Moses, Follow Me, Sleepwalking, Can You Feel My Heart, Follow You… C’est au total 6 titres de ces 2 derniers albums qui seront joués, un set parfaitement équilibré. On est cependant étonnés de ne pas avoir entendu True Friends dans la setlist, pourtant morceau phare du dernier album encore en date sur lequel avait été brandé de nombreux t-shirt et goodies de leur merch lors des précédentes tournées.

Le groupe proposera également le dernier single Wonderful Life avant de quitter la scène pour une petite interlude musicale qui fera apparaître un des logos du groupe en fond de scène et descendre le rectangle de led qui était au dessus de leurs têtes depuis le début. Ce rectangle lumineux prendra différentes couleurs et se déplacera pendant tout le show plus ou moins haut, orienté différemment etc. Le retour du groupe se fera en force puisqu’il enchaînera sur l’un des titres les plus heavy du set : Shadow Moses… Du moins c’est ce que l’on pensait.

Pour l’anniversaire d’Oli la veille, le groupe a joué à Amsterdam un medley deathcore, en souvenir de l’ancienne ère Bring Me The Horizon. Ce medley reprendra des titres qui n’avaient pas été joués en live depuis des années et notamment : The Comedown / (I Used to Make Out With) Medusa / Diamonds Aren’t Forever / Re: They Have No Reflections. Par chance, Oli nous dit que le public d’Amsterdam avait bien aimé ce passage, et qu’il aurait été dommage de nous en priver. Nous serons donc la seconde et dernière date de la tournée Européenne à profiter de ce medley deathcore avant leur tournée anglaise ! Autant vous dire qu’il y avait deux écoles dans le public, d’un côté une petite partie absolument ravie qui a fait éclater le moshpit dans tous les sens, et de l’autre des nouveaux fans un peu abasourdis et surpris par ce qu’ils entendaient là. Une chose est sûr, Oli avait toute sa voix ce soir là pour proposer de tels screams. Si la réputation de Bring Me The Horizon ne se base plus sur ce genre de musiques, on comprend tout de même pourquoi celui-ci avait su trouver aussi son public à l’époque et les morceaux envoyaient vraiment du lourd !

C’est finalement sur un Drown en acoustique que se terminera déjà le set du groupe anglais.

Le rappel sera l’occasion pour le groupe de remercier son public et de nous quitter sur Doomed et un Throne explosif, où le public se sera agenouillé en masse pour jumper à en toucher le plafond du Zénith et à ouvrir un dernier pogo dans la salle très grand !

La fan-base de Bring Me The Horizon aura évolué au cours du temps, mais celle ci reste établie et bien présente. L’ambiance était au rendez-vous pour ce show calibré. Oli Sykes, souvent critiqué pour sa voix un peu défaillante en live, nous a prouvé le contraire ce soir en proposant un medley deathcore avec une voix à réveiller les morts, un Drown acoustique magnifique et des morceaux catchy durant 1h30. Mention spéciale à The Fever 333 qui ont eux aussi délivrés un show hors du commun en un laps de temps très réduit. C’est donc une très bonne soirée que l’on retiendra de Bring Me The Horizon au Zénith. Vivement la prochaine !

 

 

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