Vendredi 7 décembre c’était une soirée 100% metalcore qui attendait le public parisien. 

 

–  Betraying the Martyrs : 19h00 – 

C’est à 19h que le coup de feu de la soirée est donné avec les parisiens de Betraying the Martyrs. Après un passage remarqué au Download 2018 et un public qui avait répondu en masse, c’est devant une salle peu remplie mais très réceptive qu’ils vont effectuer leur set. Le titre “The Resilient”, issu de leur dernier album du même nom sorti en 2017, démarre évidemment ce show. C’est d’ailleurs essentiellement cet album qui va être défendu pendant les 30 minutes qui leur sont accordées. Les titres s’enchaînent vite. Le frontman – Aaron Matts – annonce déjà qu’ils s’apprêtent à jouer la dernière chanson de leur set, à savoir une nouvelle composition intitulée “Eternal Machine”.

A cette occasion, le groupe demande à ce que l’on donne encore plus d’énergie et de cœur à l’ouvrage car le show est filmé. Un clip live à venir ? 

– Wage War : 19h45 – 

Leur dernier passage en France remonte au 19 avril 2018, ils avaient foulé les planches du Trabendo en première partie d’Of Mice and Men. Wage War entre en scène sous un tonnerre d’applaudissements et débutent avec leur titre “The River” issu de leur premier album “Blueprints”. Le ton est donné, dans la fosse cela pogote bien, se bouscule et saute de partout. Une belle énergie se dégage du groupe et on constate que Briton Bond et sa bande sont heureux d’être là. On pourra dire qu’ils auront tout fait pour retourner la salle et préparer le public à accueillir August Burns Red.

Après avoir joué 7 titres dont 5 issus du dernier album “Deadweight”, les américains sont rejoints un court instant par Victor Guillet de Betraying The Martyrs afin d’interpréter “Johnny Cash”, avant de clôturer par le titre “Stitch”. Objectif atteint ! La Machine du Moulin Rouge est prête à recevoir August Burns Red comme il se doit.

– August Burns Red : 20h45 –

20h45, les techniciens font les derniers réglages. La régie lance Chop Suey ! de SOAD pour faire patienter le public encore quelques minutes. L’assemblée s’est alors mis à reprendre en choeur l’intégralité de la chanson à en entendre les : Angels deserve to diiiiiiiiiiie !!!! Un très joli moment juste avant que la formation originaire de Pennsylvanie, August Burns Red, monte sur scène pour finir d’enflammer ce public en folie.

Leur set s’ouvre sur “King of Sorrow”, tiré de leur dernier album Phantom Anthem sorti en 2017. Le public est déjà dans l’ambiance, pogos, sauts, poings levé, headbanging… tout est là ! Le chanteur – Jake Luhrs – est comme possédé sur scène et nous fait une belle démonstration de jonglage avec son micro. “Composure”, “Invisible ennemy”, “Fault line”, “The Frost” s’enchaînent parfaitement sous une pluie de screams agressifs du type “on m’a salement piqué mon goûter”.  

Un peu de calme se fait entendre lors de la première minute de “Marianas trench”. Mais la puissance de lavoix et des instruments remet vite la fosse dans le bain. Des circles pit font même leur apparitions. Les riff explosifs et précis envoyés par chaque instrument incite le public aux nombreux crowd surfing. Le groupe déborde d’énergie et montre qu’ils ne sont pas là pour enfiler des perles.

“Empire” est le dernier titre joué avant que Jake et sa bande ne quittent la scène. Le public scande le nom d’August Burns Red en rythme afin de les faire revenir… Et c’est sur un spectaculaire solo de batterie par Matt Geiner (considéré comme l’un des meilleurs batteurs de la scène metalcore) d’ouvrir ce rappel. Un solo très bien rodé et très énergique qui met toute la salle en ébullition. “Float” et “White washed” clôture la soirée. Le groupe distribue médiators, setlists et drumsticks avant de serrer quelques mains et d’échanger avec le public avant de quitter définitivement la scène de La Machine.

 

Pour conclure, August Burns Red est un groupe qui n’a plus à faire ses preuves sur notre territoire face à une salle comble et des fans comme toujours au rendez-vous. Un son impeccable, des musiciens à la technique implacable alternant des instants mélodiques avec des breakdowns lourds. De vraies bêtes de scène ! On a déjà hâte de les revoir.

Crédit photographique : Farah Siblini

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