Après avoir fait des ravages au Never Say Die Tour l’année dernière , Being As An Ocean reviennent à Paris. De plus, ils seront aux côtés de Counterparts et Holding Absence? En voilà une line up qui déglingue!  Il est néanmoins dommage que la salle soit si peu remplie. De toutes les dates possibles, il a fallu que ça tombe un jeudi soir, expliquant possiblement la présente absence…

– Holding Absence –

« Absence tenue » ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur absence est loin d’être tenue. Au contraire, les Gallois sont même de retour. « Holding Absence », voilà un nom qui vous rappelle sûrement quelque chose. Et pour cause, il ne serait pas étonnant que vous les ayez connus lors de leur tournée avec As It Is en novembre dernier. Depuis lors, leurs concerts se sont multipliés (au Royaume-Uni du moins), et leur fan base s’est accrue et solidifiée. Après un premier album brillant sorti en mars, leur prochaine venue en Europe était particulièrement appréhendée.

A l’approche du début du set, les lumières s’éteignent mais la couleur de ce soir est déjà annoncée avec Perish. Dès le moment où les notes frappantes jaillissent, on peut déjà voir des fans se pousser gentiment aux premiers rangs. Et, parce qu’il n’y a jamais assez de mouvements, on assiste également aux premières tentatives de stagedives de la soirée! Ils n’étaient cependant pas très glorieux et prenaient souvent fin dans les premiers rangs. Petite anecdote à part mais on a pu voir un ballon à l’effigie du guitariste Scott Carey voler en direction de la scène, décrochant des sourires.

Ce qu’on adore particulièrement avec Holding Absence, c’est cette intense poésie tranchante que l’on retrouve dans leur musique, accompagnée d’une touche de douceur apportée par la voix de Lucas Woodland, dont les aigus laissent des frissons dans le dos. D’ailleurs, sur Your Love (Has Ruined My Life), on sent que les émotions atteignent un nouveau pic avec les uns qui se retrouvent dans les bras des autres, tout en faisant couler leurs plus belles larmes. On peut clairement s’apercevoir de l’importance que leur musique porte dans le cœur de beaucoup, et à quel point elle est touchante.

Néanmoins, mis à part les trois premiers rangs hyper actifs, il est vrai que le reste de la foule était plus calme et statique. Cette dernière hochait la tête de temps à autres, ce qui prouve tout de même que les chansons de ces Gallois regorgent d’un certain potentiel. A l’approche de la fin du set, les notes suivantes retentissent tel un réel écho dans la salle : « THE ECHO OF YOUR GOODBYE LINGERS LIKE A SHADOW ». Like A Shadow est une chanson qui a su faire son bout de chemin, et est en quelque sorte une passerelle entre les anciennes chansons et les nouvelles de l’album. De fait, ce n’est sans aucune surprise que l’on entend une plus grande majorité de gens s’époumoner sur toutes les paroles.

Il est désormais l’heure de se quitter sur Penance, une chanson qui ravira les plus nostalgiques d’entre vous. Jusqu’au bout, on ne peut qu’insister sur l’émotion phénoménale que ce set nous a fait ressentir du début à la fin. Si jamais vous ne voulez et pouvez pas attendre jusque leur prochaine venue en Europe, vous pouvez les retrouver au 2000 Trees Festival en Angleterre en juillet prochain.

SETLIST

  • Perish
  • Dream Of Me
  • Monochrome
  • Your Love (Has Ruined My Life)
  • Like A Shadow
  • Penance

– Counterparts –

On monte d’un cran avec Counterparts. Cela fait un bout de temps qu’on ne les a pas vus depuis leur tournée avec Stick To Your Guns et Stray From The Path qui remonte déjà à 2016. Et pourtant, ils démarrent fort avec No Servant of Mine. La masse de gens se rapproche de la scène, laissant un vide évident derrière. Tous sont motivés plus que jamais à crier toutes les paroles. L’énergie prend non seulement le contrôle de la foule, mais va même bien au-delà. En effet, l’ingénieur son qui s’occupait du set vivait clairement sa meilleure vie en faisant de vastes gestes à vitesse lumière et en se tapant les meilleurs headbangs. On peut dire que c’était monumental ( au vu de leur chanson qui s’intitule Monument…).

A plusieurs reprises, on a pu constater des débuts de wall of death qui s’évaporent peu après. Les sauts continuent de plus belle, accompagnés de high kicks, donnant alors un sens à l’expression répandue des « pieds-bouches ». D’ailleurs, sur Stranger, on a même eu affaire à des acrobaties plutôt surprenantes DANS le pit, avec des roues et compagnie notamment. A tel point que pendant Witness, nous étions littéralement témoins d’une bataille de toupies Beyblade humaines. Un vrai spectacle. A noter par ailleurs que James Joseph, bassiste de Holding Absence, fait son apparition sur la fin de Stranger. En voilà un moment mémorable !

Sur le bridge de Swim Beneath My Skin, Ashley Emery (merch guy de Holding Absence, et vocaliste de I, The Mapmaker) fait une petite intervention scream dans le micro. Et apparemment, il semblerait que ce ne soit pas le seul à vouloir profiter du micro puisque les fans s’y étaient également mis d’arrache-pied. Suite à une forte requête du public allemand, le groupe décide de jouer Solace. Peut-être enfin l’occasion rêvée de ralentir un peu le rythme et de reprendre son souffle.

C’est finalement après avoir joué un set très énergique, laissant la salle essoufflée, que le groupe sort de scène. Ce groupe en live est vraiment comme une claque dans la figure ! Nous vous conseillons fortement d’aller les voir la prochaine fois qu’ils passent. A priori, il n’y a pas encore de date de retour prévue pour le moment cela dit.

SETLIST

  • No Servant Of Mine
  • Monument
  • Bouquet
  • Stranger
  • Haunt Me
  • Witness
  • Swim Beneath My Skin
  • Burn
  • Solace
  • The Disconnect
  • You’re Not You Anymore

 

– BEING AS AN OCEAN  –

La foule se resserre et les vides se comblent pour le dernier groupe d’aujourd’hui. Being As An Ocean pourrait même se renommer « Cascade émotionnelle » au vu de la soirée en perspective. En effet, chacun des concerts de ce groupe est unique, et pourtant, tous ont en commun cet aspect d’unité. Alors que le groupe débute tout juste avec Dissolve, nous avons déjà affaire à une foule dont les voix résonnent de plus belle.

Nous nous retrouvons transportés par le merveilleux mélange de voix, entre celle douce de Michael McGough, et celle plus puissante de Joel Quartuccio. En parlant de ce dernier, il vient justement rejoindre le public sur Alone, comme à son habitude. J’allais dire « nous assistons », mais assister n’est même pas un verbe qui retranscrirait la réalité actuelle puisque nous avons littéralement l’impression de ne faire plus qu’un avec le groupe. Ainsi, nous pouvons retrouver une masse de fans autour du vocaliste pour crier tous en chœur et de plus en plus fort « Where’s your love? Where’s your soul? Has the whole world’s blood gone cold? ».

Joel continue de se balader dans toute la salle, allant même voir les gens sur les bords du pit et prenant lui aussi part aux moshpits. On reste toujours dans la lancée des stagedives qui se multiplient et partent dans tous les sens. Un vrai raz-de-marée. Toutefois, faites également gaffe à vos bières car au vu de l’intensité des moshpits, ça va forcément finir au sol! (C’est d’ailleurs le cas! Donc attention aux chutes). Les têtes sont portées par des secousses d’autant plus intenses à l’image de la guitare retentissante, sur les paroles « Shake the death from your bones ». Finalement, c’est sur The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget que la soirée prend fin, tout en beauté !

Le set ne comprenait certes que 11 chansons, ce qui est assez peu contrairement à d’habitude. On reste de fait un peu sur notre faim, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont su ravir nos papilles – et nos cœurs – ! Ils insistent d’ailleurs sur le fait que jouer à Paris est toujours l’équivalent d’un  « hometown show » pour eux. Tout ce qu’on peut leur répondre, ce serait une fois de plus un gros merci pour cette soirée intense en émotions, et cette foule très enthousiaste malgré une salle assez vide. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était en effet une bonne soirée conviviale ! Sur ce, vivement le prochain concert de Being As An Ocean !

SETLIST

  • OK
  • Dissolve
  • Black & Blue
  • Alone
  • Know My Name
  • Glow
  • Thorns
  • How We Both Wondrously Perish
  • The Poets Cry For More
  • L’Exquisite Douleur
  • The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :