Quand j’arrive dans la salle vers 19h30 pour 36 Crazyfists, un des groupes de première partie a déjà joué (boooouh le RER B) et l’assemblée est assez clairsemée … Dans une salle comme la Maroquinerie qui est infernale dans tous les sens du terme quand complète, je ne suis pas forcément mécontente mais dommage de ne pas voir quelques dizaines de personnes de plus au concert d’un groupe aussi monumental que 36 Crazyfists. M’enfin, passons …

 

All Hail The Yeti

Le groupe venu de Californie délivre pendant son petit set un métalcore bien foutu et plutôt inspiré. Les interludes avec banjo et harmonica ainsi que les parties parlées donnent une impression de concept album abouti, chose assez rare dans ce genre musicale dont la plupart des représentants actuels semblent sortis du même moule de médiocre facture. 

Le set est court, pas plus d’une demi-heure, mais le son est lourd, façon coup de hache d’un bûcheron canadien en pleine poire. On est face à un groupe qui a quelque chose d’intéressant à proposer et qui le propose bien sur scène. 

Définitivement un groupe à écouter en studio et à passer voir en live s’ils pointent le bout de leur nez à Paris ! 

 

36 Crazyfists 

Vétérans et pionniers du metalcore, 36 Crazyfists est un mastodonte qui n’a rien perdu de sa superbe. Dès le début du concert sur Death Eater, issue de leur dernier album Lanterns, le groupe démontre toute l’étendue de son talent. Le mélange de voix claire angoissée et de scream sur fond de ‘core bien remuant qui a fait leur renommée depuis leurs débuts fonctionne toujours aussi bien et vous pouvez compter sur eux pour le démontrer chanson après chanson, enfonçant toujours plus profondément le clou. 

Les titres plus anciens se marient à la perfection avec les titres plus récents, très bons et pertinents, et le public répond présent à chaque fois et joue des coudes dans la fosse. Pour pas mal de trentenaires présents dans la salle, entendre des titres comme Bloodwork a dû faire ressortir de bons souvenirs des décennies passées ! 

Ayant connu 36 Crazyfists il y a pas loin de dix ans et les ayant perdus de vue entre temps, les voir en live aussi en forme et bons m’a juste fait énormément plaisir. C’est pour ce genre de bonne surprise et de découverte en live qu’on continue à aller en concert et commencer l’année sur un concert aussi qualitatif laisse augurer du bon pour la cuvée 2018.

Le final du concert sur Slit Wrist Theory, une de mes chansons préférées tous groupes confondus, fut la cerise sur un excellent gâteau.

Allez, faites moi plaisir, écoutez ce groupe magistral avec des chansons comme Old Gold ou Also I Am et faites leur un beau sold out la prochaine fois qu’ils passent en France car ils le méritent. 

Setlist :

Death Eater
At the End of August
Wars to Walk Away From
I’ll Go Until My Heart Stops
The Heart and the Shape
We Gave it Hell
Old Gold
Sorrow Sings
Bloodwork
Also Am I
Better to Burn
Below the Graves
Sea and Smoke
Time and Trauma

Rappel :

Eightminutesupsidedown
We Die Young 
Slit Wrist Theory

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