L’Éden des sorcières de Yumeji est une nouvelle création des éditions Ki-oon. Sorti tout début juillet, je l’attendais avec impatience : qui dit « sorcières » dit un manga fait pour moi… !

Autrefois, plantes et animaux vivaient en harmonie… jusqu’à l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, il les a détruites sans remords. Faune et flore ont alors décidé de fuir et de se cacher… Voilà des centaines d’années que le monde n’est plus qu’une vaste étendue désolée. Pourtant, il existe encore de rares enclos de verdure : ce sont les repaires secrets des sorcières, ces femmes d’exception sensibles à l’appel des plantes. Rendues responsables de leur disparition, elles sont la cible de la haine des humains…
Pilly a grandi dans un de ces sanctuaires. Élevée par la puissante Toura, elle tente de développer ses pouvoirs… sans succès ! Pour l’encourager, la vieille femme lui offre une graine qui doit la mener un jour vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté.

L’Éden des sorcières plante un décor sombre sur le rapport de l’homme à la nature, aux autres espèces. Pour les personnes qui s’intéressent au genre, Ki-oon le classe en seinen. Il s’agit d’un récit fantasy. Avec ses thèmes difficiles, on le voit également en « dark fantasy » (personnellement, les cases ne m’intéressent pas vraiment). En plus, si la maladie et mort font partie de ce premier tome, la naïveté de Pilly m’empêche de voir le récit comme entièrement dramatique.

Sans grosse surprise au niveau du scénario pour le moment, le coup de cœur vient sans conteste du dessin. Le style de Yumeji est fin et délicat, parfaitement adapté à l’univers qu’il met en place (la végétation, les créatures fantastiques…). Il est également très détaillé lorsqu’il s’agit des visages et expressions des personnages.

Ainsi, ce premier volume – bien que très introductif – joue bien son rôle : on découvre globalement l’univers, les personnages, les enjeux… Une lecture fluide et attrayante. L’Éden des sorcières est une jolie découverte à laquelle le trait vraiment soigné de Yumeji n’y est pas pour rien. Maintenant, il faut espérer que la suite tienne ses promesses !

Je remercie grandement les éditions Ki-oon pour cet envoi. Vous pouvez découvrir un extrait ici ; d’autres articles mangas sont disponibles sur ce lien.

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