Chapitre 6 : Dernière ligne droite

 Edit : SerGe

 

Juste quand 8 boules de feu se dirigeaient vers moi et Stella, le temps s’arrêta à nouveau juste sous mes yeux. Cette capacité était vraiment utile, surtout pour moi qui n’avais aucun réflexe. Je décidai d’examiner les boules de feu de plus près, après avoir vérifié si Stella se trouvait bien derrière moi. Je ne savais pas si le temps s’arrêterait si Stella était sur le point de se faire frapper, mais je ne préférais pas essayer. Il valait mieux prendre des précautions.

En regardant de plus près, les boules de feu n’avaient pas l’air naturelles, mais crées à partir de quelque chose. Je regardai le vieil homme, il était à nouveau en train de pointer la paume de sa main vers moi, cela devait vouloir dire qu’il me visait. La seule chose me venant à l’esprit était la magie, mais ….

 (Touche la boule de feu)

 Je ne croyais pas du tout en la magie ou en tout autre type de superstitions ….

Bien sûr, j’aimais les histoires fantaisistes, mais je ne croyais pas en ce que je ne voyais pas, devrais-je dire. Et pourtant ces boules de feu étaient bien présentes, et le temps était arrêté, alors j’étais bien obligé d’y croire.

Je m’approchai du vieil homme et le fouilla. Il avait sur lui beaucoup d’argent, ainsi que des bagues et amulettes. Son livre était enchaîné à sa taille, et de petites inscriptions étaient visibles sur la chaîne. Une fois la fouille terminée, je me remis à examiner la boule de feu. Je ne savais toujours pas quoi faire. Apparemment, tout s’arrêtait quand j’étais en danger, mais je pouvais toujours bouger et manipuler les objets. Si je le voulais, je pouvais même déplacer un objet non physique. La boule de feu était chaude, mais pas au point de me brûler, je pouvais la déplacer et la toucher sans problème, mais j’avais l’impression de tenir dans mes mains une boule chaude sans aucun poids. Une autre chose qui m’intriguait était que lorsque le temps était arrêté, plus rien n’avait de poids, ma petite sœur par exemple qui pesait autant qu’une feuille de papier.

 (Lève la table avec ses mains)

 Même la table en bois ne me paraissait peser pas plus lourd qu’une plume. De plus, je ne fatiguais pas quand le temps était arrêté, et je ne pouvais rien lancer, au moment où l’objet quittait ma main, il s’arrêtait en l’air ou à l’endroit où je le tenais … J’étais totalement confus face à cette situation.

Mais revenons à nos moutons. Que pouvais-je faire avec ces boules de feu ? Je n’arrivais même pas à comprendre comment il les avait créées, mais cela avait probablement quelque chose à voir avec ses mains. Peut-être pouvais-je trouver des informations dans le livre qu’il portait à sa taille ?

Je m’approchai pour regarder le livre de plus près. Il était enchaîné à sa taille avec un cadenas, je ne pouvais donc pas l’ouvrir … une seconde, et si j’essayais de le casser ?

Je regardai la table. Si ce à quoi je pensais est correct, je pouvais donc …

 (Frappe le coin de la table en bois)

Il … Il se cassa. Le coin de la table se cassa, alors que je n’avais utilisé que mon poing. Bien sûr, j’avais frappé fort, mais je n’avais rien ressenti, je n’avais même pas mal. Pour résumer, les objets dans cet état n’avaient pas de poids, ni de résistance, mais dans ce cas …. La personne que j’avais frappée avec le tuyau en métal, son crâne ne s’était pas brisé ? Etait-ce parce que je l’avais frappé avec un objet et pas avec mon poing ?

J’examinai ensuite à nouveau le vieil homme. Il mesurait environ 1,50 mètre, avec un visage rond, des yeux marrons, et des cheveux courts blancs. Il avait l’air plutôt en forme pour une personne de son âge. Je fermai le poing et le frappa dans le ventre … C’était comme si je frappais dans un bloc de pâte à modeler. Alors, tout ce que je touchais était répercuté dans la réalité, ou plutôt devrais-je dire, redevenait solide ? Je me demandais bien ce qui allait se passer une fois le temps remis en marche. Je venais clairement de le frapper dans l’estomac, et de toutes mes forces en plus ….Bon, occupons-nous d’abord de ses boules de feu …                                                          Maintenant que je savais qu’elles n’avaient aucune masse, poids, ou résistance, je devais pouvoir faire quelque chose …

 – Hmm

Je pris une boule de feu et essaya de la compresser. Apparemment, c’était possible, je pouvais lui donner la forme que je voulais sans le moindre danger. Le cœur était très lumineux, comme un mini-soleil, mais était comme le reste, pas chaud du tout.

Je plaçai la petite boule de feu dans l’un des tiroirs du bureau, étant donné que je ne savais pas trop où la mettre. Je pris Stella, me positionna à l’extérieur de la pièce, ferma la porte et redémarra le temps.

 (BOOOOOM)

– Ehh ? Onii-chan ?

 Stella regarda autour d’elle confuse. Elle n’avait pas parlé depuis que nous étions monté ici, et elle devait être totalement désorientée par tout cet enchaînement d’événements étranges, mais elle allait devoir attendre pour le moment, tout lui expliquer prendrait beaucoup trop de temps.

J’ouvris la porte et jeta un coup d’œil à l’intérieur. Ce que je vis : de la fumée, beaucoup de fumée.

– (respiration saccadée) Tu … tu es vraiment un petit malin. Si je n’avais pas préparé un bouclier juste avant l’explosion, je n’aurais pas survécu. Et te voyant derrière cette porte sans que je le sache, qui plus est avec la petite fille, tu dois être vraiment rapide…

Pas vraiment, mais bon …

– Alors, vas-tu me dire comment sortir d’ici ?

 Le vieil homme respirait bruyamment et des gouttes de sueur perlaient le long de son visage. Son bureau avait totalement disparu. Là où se tenait avant la table, il ne restait que de larges marques noires, des pages calcinées et de la poussière virevoltant dans la pièce. La pièce qui devait être avant un bureau ressemblait maintenant plus à un énorme cratère.

– Haha ! petit insolent, je dois l’avouer, tu as plus d’un tour dans ton sac. Mais je tiens mes paroles, si tu me bats, je te laisserais partir.

 Le vieil homme leva à nouveau ses mains vers moi. Je me préparai, mais rien ne vint.

 – Onii-chan !

 Je regardai derrière moi et 4 boules de feu volaient en direction de Stella. Elle était à 3 mètres de moi et les boules de feu se déplaçaient à grande vitesse. Je n’allais pas y arriver à temps. Je ne pouvais pas arrêter le temps, car je n’arrivais pas à me concentrer en pensant à Stella se faisant frapper par une de ses boules de feu. J’étais frustré, furieux, et par-dessus tout désespéré. Je voulais qu’elles disparaissent, je voulais y arriver à temps … quand tout à coup …

 – Ugh ?!

 Le vieil homme gémit et les boules de feu eurent l’air de s’affaiblir. 2 d’entre elles disparurent, en laissant 2 autres s’avancer dangereusement vers Stella. Je couru. Je n’essaya pas d’arrêter le temps étant donné mon manque de concentration. J’étais enfin sur le point de l’atteindre quand …

 – Huh ?

 Je regardai les boules de feu. Elles étaient très lentes, volant vers Stella. Elle aussi était très lente. Les mouvements étaient comme ralentis à mes yeux mais je pouvais bouger librement. J’en profitai donc pour courir vers Stella et, sur le point de frapper l’une des boules de feu …

 (Whoosh)

– Heh ?

 La boule de feu a disparu ?

Je m’avançai vers l’autre et la frappa … elle disparut elle aussi, ne laissant rien derrière elle. C’était comme si elles avaient été aspirées par quelque chose, mais quoi ? Peu importe.

J’approchai le vieil homme et commença à frapper son ventre plus de 40 fois, fou de rage. Il était lui aussi au ralenti. Il n’avait pas l’air de me voir, même lorsque je le frappais.

Une fois retourné aux côtés de Stella, je redémarrai le temps.

 – Bien, je ne pense pas qu’il puisse ……. gahhhh !

 Il cracha du sang par sa bouche et ses yeux, tenant son ventre de ses deux mains. Après 4 secondes, son nez commença à saigner lui aussi. Il tentait de restait conscient, tremblant sur le sol. Après 2 minutes, il arrêta de me regarder.

 Quant à moi je l’observais tout du long, Stella derrière moi m’enlaçant.

 – Je crois que j’ai … perdu … garçon …ugh …

– Où est la sortie vieil homme ?

– Hehe, tu es plutôt têtu, mais comme promis, je vais te le dire… .

 J’attendais sa réponse. Il attrapa son livre et commença à murmurer quelque chose. J’étais alerte en le voyant faire, mais réalisai qu’il retirait les chaines de sa taille. Il tenait le livre dans ses mains, et le pointa dans ma direction, m’indiquant que je devais le prendre.

 – Prends ça, tu en auras besoin, j’ai déjà retiré mon droit de possession sur ce grimoire. Tu dois lui dire ton nom et il te reconnaîtra comme son maître.

 Je le regardai prudent, et après 2 minutes, je pris le livre. Je ne lui avais rien demandé, et je ne comprenais pas non plus de quoi il parlait, mais il finit par me dire quelque chose que je voulais savoir, mais pas forcément que je voulais entendre.

 – Cet endroit n’a pas de sortie … Il a été créé grâce à la magie de ce grimoire. Le seul moyen de sortir est par le toit, duquel il est impossible de tomber et survivre. Toute magie est annulée sur le toit, tu ne pourras donc pas utiliser les magies que tu viens d’utiliser. Tu comprends ? Cet endroit est une prison.

–Une prison… quoi… Pourquoi …

J’étais confus, et par-dessus tout surpris, si cet endroit était une prison, pourquoi étais-je ici ? Peut-être mentait-il ? Mais pourquoi le ferait-il ? Et dans ce cas, quel était réellement cet endroit ?

 – Alors, comment est-ce que je peux sortir ?

 Ma voix était emplie de panique… .

 – Je ne sais pas, tu dois … tu ….

 Il ferma lentement les yeux et mourut.

 – …

 Mon regard passa du corps au livre. Il avait changé, les petits ornements en métal étaient toujours là, mais les symboles et écritures avaient disparu. Un bout de métal en forme de flèche pointait dans une direction, et quand je bougeais, la direction de la flèche faisait de même.

(Bruits d’alarmes)

 Tandis que je marchais dans un corridor finissant en cul-de-sac, des lumières rouges s’allumèrent tout en émettant un bruit strident.

– …

Je regardai le livre. Le cul-de-sac était la destination indiquée vers laquelle je devais aller, mais il n’y avait rien. J’étais sur le point de faire demi-tour quand tout à coup … le centre du livre commença à briller.

– Egh ?

 Le plafond du cul-de-sac brilla lui aussi, faisant apparaître un carré de 3 mètres sur 3 mètres, duquel tomba une échelle.

 – Il est là ! Attrapez-le !

 Derrière moi arrivèrent 20 hommes armés de fusils d’assaut, courant dans notre direction. Je laissai ma sœur monter en première. Elle grimpa rapidement, puis je la suivis en me dépêchant. Nous nous tenions sur le toit qui s’était refermé derrière nous, le passage refermé par un bout de mur.

 

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