Un peu d’histoire

Edité en 2002 par Kosmos et Rio Grande Games en Allemagne sous le nom de Alles im Eimer et en Angleterre sous le nom de The bucket King avec pour thématique les animaux de la ferme et des seaux en jetons cartonnés,
The bucket king

il sera réédité en Allemagne toujours par Kosmos en 2016 sous le même nom mais en 3D avec des illustrations plus flashis et des animaux plus punchis
alles im eimer

Et en Angleterre, en 2014, par Rio Grande Games, sous le même design que cette année 2018 en France par Jolly Thinkers.
bucket king 3D

Rentrons au cœur de la boîte

On découvre donc une boîte de jeu au design très japonais avec les dessins Kawaii. Lorsqu’on l’ouvre, vous trouverez 12 seaux en plastique rigide de 5 couleurs différentes et des cartes des animaux représentés sur la boîte passant par diverses émotions.

Le titre est littéralement traduit de celui en anglais mais heureusement la langue française est riche et nous avons pleins de paronymes, ce qui a permis le jeu de mots « le roi des sots ».

Des cartes colorées, des seaux difficilement destructibles par des petites mains, une règle courte, ça commence bien pour les petites canailles. En effet, ce jeu est destiné aux enfants à partir de 8 ans, mais on peut commencer plus tôt à partir du moment où ils savent compter et additionner jusqu’à 20. De 2 à 6 joueurs une partie dure environ 30 minutes.

Comment fait-on pour devenir roi ?

Chaque joueur va construire avec ses seaux une pyramide, l’objectif sera de la protéger contre les animaux qui chercheront à la démolir. Regarder bien votre main de 10 cartes avant de la construire. Un mauvais choix dans la disposition des seaux peut vous être fatal.

Le premier joueur choisit la couleur de départ et le sens du jeu.
A son tour, le joueur peut soit :

    • Jouer d’une à trois cartes de la couleur demandée mais il faut que la somme de toutes nos cartes (celles déjà posées plus celles que l’on joue) soit supérieure à la somme des cartes posées du joueur précédent.
    • Retirer un seau de la couleur demandée en faisant une pichenette. Tout autre seau se renversant avec la pichenette sera définitivement retiré du jeu.
      Cette action est obligatoire lorsque l’on ne peut pas jouer de cartes mais elle peut être choisi comme action par le joueur même si ce dernier peut poser des cartes.
      Cette action met fin à la manche. C’est ensuite au joueur de choisir la prochaine couleur de la manche et de garder ou inverser le sens du jeu.

Après avoir posé votre ou vos cartes, vous n’en piochez qu’une seule.

Mais alors, roi des sots ou des seaux ?

Dès qu’un joueur a sa pyramide entièrement détruite et donc nommé le roi des sots, le vainqueur, le roi des seaux est celui avec le plus de seaux dans sa pyramide.

Rajoutant une pointe de wasabi

Il existe également quelques variantes pour pimenter le jeu :

    • Le 1 permet de jouer une carte bonus d’une autre couleur dont la valeur va s’additionner aux autres cartes. Joué une carte bonus offre une carte supplémentaire au moment de piocher.
    • Se défausser d’une carte de la couleur demandée permet de changer le sens de jeu. Attention, la carte défaussée ne permet pas de piocher une carte supplémentaire.
L’avis d’une sotte

Un jeu réédité autant de fois est en général un indicateur pertinent pour connaitre la qualité du jeu.

Un jeu court, drôle où l’on peut tromper ses adversaires. Ajouter à cela un brin d’agilité pour ne pas détruire sa pyramide trop rapidement et vous avez un bon jeu.

Le roi des seaux peut vraiment être jouer en famille, il plaira aux grands comme aux petits.

Concernant le choix graphique, c’est très subjectif. Personnellement, je n’adhère pas, ces dessins très carrés, simplistes ne m’attraient pas. Quand j’achète un jeu, je le choisis aussi en fonction des illustrations, la version rééditée en Allemagne aurait bien plus attiré mon regard. Mais ça n’en reste pas moins un jeu sympathique. Finalement c’est comme dans la vie de tous les jours, il ne faut pas se fier à la beauté extérieure mais apprendre à le découvrir pour savoir que ce jeu va ravir toute la petite famille.

Les +
    • Les seaux en 3D
    • Le jeu de pichenette
    • La variante avec le changement de sens permettant quelques coups méchants et retournement de situation
    • Un vrai jeu famille
Les –
    • La non interaction avec les pyramides adversaires (on a une folle envie de pouvoir faire une pichenette dans les autres pyramides)
    • Les illustrations enfantines qui vont trop cibler ce jeu pour de jeunes enfants
    • La traduction de la règle. Un point sur la pose des cartes est resté très flou suite à la lecture de la règle. Après le visionnage de l’expli-partie sur le site trictrac.net ce point a été résolu. Mais attention si vous le regarder, la personne expliquant le jeu donne des règles erronées. Quel dommage !
    • A 6, au premier tour il est rare que le dernier joueur soit amené à jouer.

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