Volume 6

 

Chapitre 99 : Découverte

 

Cinq jours s’écoulèrent, durant lesquels Hifumi avança dans la direction désignée par la femme-lapin à l’unique oreille.

Il lui fallut trois jours de plus pour quitter la région des homme-bêtes. Une fois cette dernière quittée, il fut accueilli par une immense forêt. Instantanément, il décida de grimper à un arbre afin d’examiner les environs.

« J’y suis … ? » (Hifumi)

Hifumi se rendit vite compte que les arbres alentours étaient différents.

L’atmosphère avait elle aussi changée, passant d’une atmosphère sèche et lumineuse, à une autre atmosphère renfermée et humide, sans oublier l’obscurité due aux larges feuillages. Même l’air pur permettant auparavant de voir à l’horizon s’était transformé en fine brume.

Diverses mousses poussaient sur les troncs des arbres, et des mauvaises herbes poussaient même entre les rainures.

« … J’ai connu meilleur endroit pour dormir. » (Hifumi)

Hifumi, s’étant couché sans le moindre sentiment de stress ou de panique après avoir grimpé sur la branche d’un arbre afin d’y passer la nuit, semblait dérangé par la mousse humide poussant ici et là.

 

« Hmm ? Qu’est-ce que c’est ? » (Hifumi)

Tout à coup, dans le champ de vision d’Hifumi qui venait de passer une nuit de plus dans la forêt avant de s’y enfoncer toujours plus profondément, une étrange bosse située sur un arbre apparut.

Lorsqu’il essaya de s’en approcher doucement, il découvrit qu’il s’agissait d’un mannequin en bois de taille humaine, assis dos au tronc, à la base de l’arbre.

Il tenta de soulever le mannequin recouvert de mousse, mais celui-ci était fixé au tronc, et ne semblait pas pouvoir bouger d’un centimètre. L’œuvre ressemblait à une statue de Bouddha, gravée directement dans le tronc d’un énorme arbre.

« Maintenant que je la vois de près, il s’agit d’une très belle œuvre. » (Hifumi)

Le mannequin au visage fin et aux yeux fermés représentait un vieillard aux rides profondes, qui dans sa jeunesse aurait probablement attiré la convoitise de ces dames. Mais un détail semblait particulièrement attirer l’attention d’Hifumi, et il s’agissait de ses oreilles.

« Un elfe ? Non, la sculpture d’un elfe, huh ? » (Hifumi)

Les oreilles étaient pointues et longues, au moins deux fois plus grandes que celles d’un humain. Elles étaient fines aux extrémités, et étaient dirigées vers l’arrière de la tête.

Apparemment, il s’agissait de l’une des caractéristiques principales des elfes.

« Mais, une sculpture en bois… il s’agit d’un passe-temps raffiné pour des êtres venant d’un monde fantastique. » (Hifumi)

Sans même avoir besoin de retirer la mousse, il savait au toucher que la sculpture était en bois pur. La qualité du travail était telle, qu’on aurait dit qu’il s’agissait d’une véritable personne en plein sommeil. Même Hifumi, qui n’était pas spécialement intéressé par l’art, ne pouvait s’empêcher de l’admirer un instant.

Et soudain, précédée d’un sifflement apparut une longue flèche.

Cette dernière, effleurant le flanc d’Hifumi qui s’était rapidement déplacé sur le côté, s’enfonça dans le sol humide en soulevant un petit nuage de poussière.

« Tu pourrais au moins me saluer. Quel grossier individu. » (Hifumi)

« Tsk ! »

Face au sang-froid d’Hifumi, un claquement de langue se fit entendre, suivi d’une nouvelle flèche tirée depuis la canopée.

Même si les flèches pleuvaient une à une, Hifumi avait réussi, dès le premier assaut, à repérer l’emplacement du tireur. Ainsi, aucune ne parvint à le toucher.

Esquivant avec facilité les projectiles, la volée s’arrêta lorsqu’Hifumi parvint à se dissimuler derrière un arbre tout en retenant sa respiration.

« Sors de là ! Tu vas regretter d’être entré dans notre forêt, humain ! »

L’ennemi fait un bien mauvais sniper. Il est du genre à facilement avoir le sang qui lui monte à la tête.

Déçu et énervé par la maitrise bancale de son adversaire, Hifumi lança un shuriken en croix depuis l’ombre de l’arbre, ce à la simple force de son poignet.

« Ah !? »

Le sniper reçut l’arme dans l’épaule, et, incapable d’endurer la douleur, tomba de son arbre.

Il s’écrasa en silence, sa chute amortie par les feuilles mortes accumulées sur le sol.

Lorsqu’Hifumi s’approcha en courant, l’ennemi sortit un couteau et tenta de se placer en position de combat, mais la pointe du katana sorti par Hifumi fut plus rapide et arriva instantanément sur sa gorge.

« Uguu… »

L’ennemi, voyant de près la lame scintillante du katana, avala inconsciemment sa salive, le regard comme attiré par le sublime tranchant.

Légèrement plus grand qu’Hifumi, cet ennemi possédait des membres longs, fins et bien proportionnés, sans pour autant être frêles. Il s’agissait d’un elfe, aux longs cheveux blonds attachés en queue de cheval et descendant le long de son dos. Quant à son visage, ses traits étaient androgynes, et ses yeux en amandes.

Et, tout comme la sculpture, il possédait de longues oreilles.

« Tu es… un elfe ? » (Hifumi)

Face au regard curieux et sans la moindre gêne d’Hifumi, l’elfe cracha d’un air mécontent,

« Et alors ? En tant qu’humain pénétrant sans permission dans la forêt des elfes, crois-tu vraiment pouvoir t’en sortir indemne ? »

« Si l’entrée est interdite, vous n’avez qu’à construire un portail à l’entrée, et installer une sonnette. » (Hifumi)

L’expression sur le visage de l’elfe empira suite à cette moquerie.

« Mais bon, d’après ce que tu viens de me dire, cet endroit est bien l’habitat des elfes. » (Hifumi)

« Pourriture, que nous veux-tu ? »

« Je suis juste venu voir des elfes. Si je peux voir où vous habitez, c’est encore mieux, mais ma destination se trouve plus profondément dans la forêt. » (Hifumi)

« Tu comptes te rendre sur le territoire des démons ? »

L’elfe, ouvrant grand les yeux, surpris, ne put s’empêcher d’élever la voix.

« Tout à fait. J’ai rencontré l’un d’eux en ville. Je me suis donc dit que je pouvais aller rendre visite à leur patron. » (Hifumi)

Comprenant qu’Hifumi souhaitait se rendre là-bas puisqu’on lui avait dit qu’il s’agissait d’un véritable enfer, l’elfe choqué s’exclama,

« La race des démons est scellée profondément dans la forêt grâce à l’art secret des elfes. Puisqu’elle s’affaiblit légèrement, les démons les plus faibles parviennent à en sortir, mais… »

D’après les détails mentionnés par l’elfe, les démons étaient limités dans leurs allers et venus en raison d’une barrière enveloppant leur territoire et les scellant au plus profond de la forêt elfe.

Précédemment, le nain Thorn les avait décrit comme une ‘’race de démons, hostile aux humains’’. Ainsi, les démons possédant une faible puissance magique et ne supportant pas les effets de la barrière, parvenaient parfois à quitter la forêt et à s’approcher de villes humaines.

Zebul, tué par Hifumi, était probablement le genre de démon à pouvoir se mêler à la population sans être découvert.

« Pourquoi faites-vous quelque chose d’aussi ennuyeux ? » (Hifumi)

Hifumi pencha la tête sur le côté, l’elfe faisant comme si son peuple maintenait ce sceau afin de protéger le monde.

« C’est très simple. »

Répondit l’elfe avec dédain.

« La race des démons est une race autrefois née de notre peuple. Permettre à ces individus d’être libres serait une honte pour nous, les elfes. »

« Vous semblez les mépriser, mais vous ne faites que les sceller, et non les détruire. » (Hifumi)

Maintenant que j’y repense, les oreilles de Zebul étaient longues elles aussi, se souvint Hifumi tout en faisant part de son questionnement.

« C’est que… »

Voyant l’elfe détourner le regard, Hifumi en conclut que les elfes ne possédaient probablement pas la force nécessaire pour les détruire, du moins, en termes de combat pur.

« Cela ne concerne en rien les humains ! A partir de ce point, l’entrée est interdite aux non-elfes ! »

« Tu es plus grand que moi, mais tes paroles sont des plus puériles. » (Hifumi)

« Ne me traite pas comme un enfant ! »

Est-ce qu’il a oublié qu’il avait une lame placée contre sa gorge ? Tout à coup, l’elfe tenta s’asséner à Hifumi un coup de pied, mais celui-ci parvint à l’esquiver d’un pas en arrière.

Voyant la distance s’agrandir, l’elfe sortit son couteau et se positionna en le plaçant lame vers le bas. Il serrait fort le point tout en grimaçant, probablement à cause du shuriken toujours planté dans son épaule gauche.

« Cette fois-ci, je ne perdrai pas ! »

« Dire ‘cette fois-ci’ en plein milieu d’un combat, c’est être un peu trop optimiste, mais… n’es-tu pas soulagé ? Des renforts viennent d’arriver. » (Hifumi)

Tandis qu’Hifumi commençait à se masser les épaules, plusieurs elfes apparurent depuis les profondeurs de la forêt.

« Shiku, que fais-tu avec cet humain ? »

L’homme elfe à la tête du groupe tourna son arc, bandé au maximum, vers Hifumi, tout en criant sur l’elfe armé d’un couteau.

« M-Mais… » (Shiku)

« Tu m’as dit que tu en serais capable, c’est pourquoi je t’ai laissé patrouiller, toi, un enfant seulement capable d’utiliser de faibles magies, et pourtant… »

L’elfe appelé Shiku baissa les bras, tel un enfant que l’on vient de gronder. Puis, une femme elfe s’approcha de lui et utilisa une magie de soin.

« Un enfant ? » (Hifumi)

« Tout à fait. »

L’elfe venant de répondre en criant, se plaça face à Hifumi d’un air dégouté.

« Suis-nous. Zanga-sama, la chef des elfes, nous a demandé de t’escorter à travers la forêt. Ne fais rien de bizarre. Habituellement, nous ne tolérons pas la présence d’humains dans notre forêt. »

« Hoo ? » (Hifumi)

Malgré les nombreuses flèches pointées à bout-portant dans sa direction, Hifumi observa les elfes et arcs présents devant lui tout en tenant tranquillement son katana, sans position particulière.

« Ce n’est pas vraiment l’attitude avec laquelle on accueille un invité. » (Hifumi)

« Ne t’emporte pas trop, ce n’est pas parce que tu as plus ou moins réussi à combattre un enfant que… ah !? »

D’un simple mouvement de la main gauche de la part d’Hifumi, la corde de l’arc fut coupée par un shuriken.

La corde, se détendant violemment, blessa le bras de l’elfe tenant l’arc, et la flèche tomba sur le sol.

« Je n’aime pas beaucoup votre attitude. C’est pourquoi je ne vous accompagnerai pas. » (Hifumi)

« Un humain tente d’ignorer l’invitation de Zanga-sama !? »

Hifumi se mit à éclater de rire, regardant l’elfe s’énerver le bras en sang.

« Je ne la connais même pas. Inutile d’obéir à quelqu’un qui m’est inconnu, non ? » (Hifumi)

« Réfléchissez-y. », rajouta Hifumi.

« Bien, que pensez-vous d’essayer de m’emmener de force ? » (Hifumi)

« Penses-tu vraiment qu’un humains puisse gagner contre des elfes !? »

L’elfe, après avoir soigné sa blessure grâce à la magie, sortit le couteau présent à sa ceinture.

Cependant, ce fut une lame de vent qui ouvrit les hostilités.

« J’ai déjà vu ça autre part. » (Hifumi)

Hifumi frappa tranquillement la lame de vent avec le bord de sa paume.

Émettant un simple *pan*, la lame se dissipa instantanément.

« Qu-Qu’as-tu… »

L’elfe ayant lancé le sort magique depuis l’arrière parut abasourdi.

« Je vois. Vous êtes même capable d’utiliser une magie de soin sans le moindre bâton. » (Hifumi)

D’ailleurs, cet homme qui se disait de la race des démons n’utilisait pas de bâton non plus, se souvint Hifumi.

Hmm, je vois, pensa Hifumi, sous l’assaut de divers sorts elfes.

Ils n’utilisent aucune magie de feu, probablement pour ne pas enflammer les arbres de la forêt.

Hifumi semblait glisser entre les lames de vents et missiles magiques, comme s’il effectuait une habile danse.

« Arrête de bouger ! »

Lorsqu’Hifumi parvint à agripper entre ses doigts un couteau brandit par un elfe, il tordit violemment le poignet de son adversaire et vola l’arme.

Puis, il lança ce couteau.

Celui-ci s’enfonça profondément dans l’œil gauche d’un elfe sur le point de lancer un sort.

Et, après que l’elfe mort se soit écroulé sur le sol, l’elfe venant de se faire subtiliser son couteau perdit la vie, sa gorge ouverte par la lame du katana d’Hifumi.

« 4 restants. » (Hifumi)

Voyant la direction que commençait à prendre le combat, Shiku recula en rampant, trop surpris et terrorisé pour se relever.

« Alors ? Où est donc passée toute votre vigueur ? » (Hifumi)

« Hii… »

Lorsque Shiku croisa le regard d’Hifumi, il ne put s’empêcher de laisser échapper un petit cri aigu.

« A-Attends ! »

Afin de protéger l’enfant dont les larmes s’étaient mises à couler le long de ses joues, la femme elfe ayant précédemment utilisé sa magie de soin sur Shiku se plaça devant Hifumi, bras écartés.

« Nous avons perdu ! Pouvez-vous l’épargner… ? »

« Ça me va. » (Hifumi)

Après une rapide réponse, Hifumi se mit tout à coup à courir.

Passant à côté de la femme elfe puis de Shiku, il se dirigea droit vers deux autres elfes se tenant en arrière.

« Eh ? »

Les deux elfes, qui jusqu’alors tiraient de loin leur magie sur Hifumi, ne purent rien faire pour empêcher Hifumi d’apparaitre devant eux.

Celui-ci les coupa en deux avec son katana, abattu en diagonale depuis l’épaule opposée à sa main.

« Si vous ne m’attaquez pas, je ne vous tuerai pas. Mais… » (Hifumi)

Hifumi observa les derniers elfes restants. Tous étaient abasourdis.

« Si vous m’êtes hostiles, je vous découperai. » (Hifumi)

En entendant ces mots, Shiku fut prit de tremblements et de la mousse se mit à sortir de sa bouche.

Voyant cela et laissant échapper un soupir, Hifumi demanda à Shiku son âge, mais trop effrayé, celui-ci ne parvint pas à répondre.

A sa place, la femme elfe répondit en affirmant qu’il avait 16 ans.

« Il est orphelin et je m’occupe de lui… Je suppose qu’il vous a attaqué, et je m’en excuse. S’il-vous-plait, pardonnez lui. »

« Dans ce cas, peux-tu écouter ma requête, en tant que parent adoptif de cet enfant ? » (Hifumi)

La femme elfe avala bruyamment sa salive. Elle pouvait tout à fait s’imaginer ce qu’un jeune homme voudrait d’une femme en compensation. Cependant, elle ne pouvait pas s’opposer à lui.

« Ou-Oui… »

« Bien, alors je te laisse me guider. » (Hifumi)

« He ? »

Hifumi rengaina son katana après l’avoir essuyé avec un morceau de papier, puis épousseta son hakama.

« Je cherche à me rendre sur le territoire des démons. Si tu comprends, alors en route. » (Hifumi)

« Ou-Oui ! »

Après que la femme elfe ait réussi à mettre debout Shiku, toujours terrorisé, en lui prêtant son épaule, elle abandonna les larmes aux yeux les cadavres de ses camarades, et commença à marcher devant Hifumi.

 

« Pour nous, les elfes, cette forêt nous offre sa bénédiction. Il s’agit aussi d’un cimetière, accueillant les membres de notre peuple dans leurs derniers moments. »

La femme elfe, affirmant s’appeler Puuse, expliquait pourquoi endommager la forêt était considéré comme un grave tabou.

« Endommager la forêt équivaut à endommager le mode de vie des elfes, c’est ce qu’on nous apprend tout au long de notre enfance. Et les enfants sans parents ne font pas exception. » (Puuse)

Puuse marchait tout en portant Shiku sur son dos, ce dernier ayant enfin perdu connaissance.

Après avoir perdu ses deux parents alors qu’il n’était qu’un enfant, Shiku avait été élevé par son grand-père, mais malheureusement, celui-ci était parti à son tour quelques jours plus tôt.

« Je comprends ce que tu veux dire par bénédiction, mais que veux-tu dire par cimetière ? » (Hifumi)

« Les corps des elfes vivant dans cette forêt commencent à se pétrifier une fois un certain âge atteint. Lorsque cela arrive, l’elfe se blottit contre l’arbre de son choix et accepte sa mort avant d’être assimilé à l’arbre. » (Puuse)

« Voilà pourquoi la forêt est considérée par les elfes comme un cimetière. », s’exclama Puuse.

« …Plus tôt, j’ai rencontré un mannequin en bois finement ciselé et représentant un vieil elfe. » (Hifumi)

« Il s’agissait sûrement des restes d’un ancien elfe. » (Puuse)

« Je ne sais pas. Pourquoi est-ce que des créatures vivantes se transforment en bois ? » (Hifumi)

« Je n’en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c’est que cela se produit depuis très longtemps. » (Puuse)

Lorsque les corps des elfes commençaient à se transformer en végétaux à l’âge approximatif de 100 ans, ceux-ci perdaient petit à petit leur mobilité en l’espace d’un an. Puis, ils étaient complètement intégrés à un arbre après environ six mois. Il s’agissait d’un exemple de longévité à laquelle Hifumi ne s’attendait pas.

Puisque le développement des elfes était rapide, ceux-ci grandissaient rapidement et atteignaient leur taille adulte vers 12 ans, cependant ce n’était pas le cas de leurs capacités physiques.

Tandis qu’Hifumi contemplait cet étrange mode de vie contraire aux apparences, Puuse lui demanda timidement, « Est-ce que je peux te poser la question ? »

« Pourquoi te diriges-tu vers le territoire de la race des démons ? » (Puuse)

« Parce qu’ils ont l’air puissants. Et au-delà de ça, j’ai aussi un autre objectif. » (Hifumi)

Puuse comprit tout de suite qu’il s’agissait d’une réponse non-négociable, et décida donc de ne pas en demander davantage.

A cet instant, l’image du vieil elfe fusionné au tronc d’un arbre flotta dans l’esprit d’Hifumi.

« Je me suis décidé. Allons tout d’abords dans ton village. » (Hifumi)

« D-Dans quel but ? » (Puuse)

« L’histoire que tu m’as racontée me trotte dans la tête. Votre chef se trouve là-bas n’est-ce pas ? J’aimerai lui demander quelque chose. » (Hifumi)

J’ai beau y réfléchir, cette histoire d’êtres vivants assimilés aux arbres est juste étrange, jugea Hifumi.

Même s’il s’agit d’un monde fantastique, je ne peux pas m’empêcher d’y penser. Je veux des réponses et explications concrètes.

« J’ai le temps. S’arrêter en cours de route ne posera aucun problème. C’est pourquoi nous pouvons tout à fait changer de destination. » (Hifumi)

Puuse ne parvint pas à refuser une telle demande.

 

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Une pensée sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 99

  • 21 août 2018 à 18 h 53 min
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    Merci pour le chapitre.

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