Chapitre 96 : Satisfaction

 

Le contact entre les chevaliers et les résidents des taudis commença par une conversation.

Plusieurs homme-bêtes fiers de leur force se servaient de leurs corps pour former un mur et bloquer le chemin menant aux taudis.

« Cédez le passage, bêtes. » (Zebul)

La personne parlant d’un air hautain depuis son cheval était Zébul, chargé par le roi de s’occuper des homme-bêtes.

« Même si vous essayez de vous cacher, votre vie n’en sera pas plus rallongée. Rendez-vous. Plutôt que de perdre la vie, vous serez plus heureux en tant qu’esclaves. » (Zebul)

Les humains ayant prit refuge dans les taudis paniquèrent davantage que les homme-bêtes, en entendant cette remarque qui montrait que toute négociation était impossible.

Plusieurs humains, ayant remarqué le chahut, écoutaient Zebul parler derrière les homme-bêtes.

« Attendez ! Il y a aussi des humains ! »

Sortant d’entre les rangs des homme-bêtes, un homme secouait frénétiquement les bras afin de signaler sa présence.

Mais Zebul lui répondit par l’indifférence.

« Les vies des roturiers ne sont rien face à notre noble cause. Vous pouvez mourir ensemble, en regrettant l’idiotie qui vous a envoyé aux côtés de ces homme-bêtes dégoûtants. » (Zebul)

« C-C’est parce que les soldats ne nous ont pas protégés ! »

Mais à l’homme qui criait à s’en abimer la gorge, Zebul répondit par un rire dédaigneux.

« Vous ne valez même pas la peine d’être protégés, voila tout. » (Zebul)

« C’est… »

Mais tout à coup, un homme-bête plaça sa main sur l’épaule de l’homme qui venait de tomber à genoux.

« Ne t’inquiètes pas. Nous allons te protéger. »

« Tout à fait. Nous devons montrer aux humains notre gratitude, et de diverses façons. »

Zebul, voyant l’homme-léopard rire à son tour, ne put s’empêcher de grimacer, déplu.

« Bête, comment oses-tu utiliser la langue humaine !? Soldats et Chevaliers, sortez vos épées ! » (Zebul)

Les chevaliers et soldats, tous alignés, prirent leurs armes. Ils étaient probablement 50 au total. La vue pouvait être considérée comme magnifique, mais leurs opposants n’avaient pas vraiment le luxe de les admirer.

Surtout les chevaliers armés d’épées longues, imposants depuis leurs montures.

Toutefois, les homme-bêtes semblaient tout à fait calmes.

« Ooh ! Ils arrivent ! Ils arrivent ! » (Gengu)

L’homme-chien Gengu était présent lui aussi.

Gengu, étant la personne ayant réalisé le plus d’efforts au cours de l’entrainement d’Hifumi, regardait les chevaliers humains sans la moindre inquiétude.

« Hee, comparé à l’intimidation d’Hifumi-san, ces personnes sont aussi effrayantes qu’un pet ! » (Gengu)

Les homme-bêtes environnants acquiescèrent tous en entendant les mots de Gengu.

En les observant, il était possible de voir que les chevaliers, utilisant des chevaux, s’éloignaient des soldats en laissant ces derniers derrière eux.

« Bien ! Réglons ça comme nous l’avons appris ! » (Gengu)

« « « « Ouais ! » » » »

Les homme-bêtes, motivés, commencèrent par reculer en direction des taudis.

Les humains, abasourdis, furent transportés par les plus puissants homme-bêtes afin de battre en retraite.

« Haha ! Ces bêtes ont peur on dirait. »

« Pénétrons dans les taudis et massacrons-les ! »

Les chevaliers, amusés, firent galoper leurs montures, ignorant les soldats courant derrière eux. Ils chargèrent tous directement en direction des homme-bêtes.

« Je serai le premier !……Aaaaaargh !? » (Zebul)

Tout à coup, son cheval s’arrêta violemment, le faisant chuter en avant.

Devant Zebul, tombé au sol, se tenait un gigantesque homme-tigre.

« Alors, ça fait quoi de tomber de son cheval ? »

« Silence ! Les êtres inférieurs tels que vous, seulement capables d’agiter les bras sont…. sont… ? » (Zebul)

Lorsque Zebul se releva et agrippa le manche de son épée, l’homme-tigre brandit un tronc d’arbre de 3 mètres de long par sa pure force physique.

« Ouais, c’est vrai qu’on est plutôt incompétents, et qu’on ne peut qu’agiter quelque chose en guise d’arme. Mais nous n’avons pas que nos bras ! »

Zabul fut projeté dans un mur de l’avenue par le tronc d’arbre. Traversant le mur en bois, il fut éliminé de force du champ de bataille.

Et pendant ce temps, les montures des chevaliers, qui jusqu’alors galopaient à toute allure, tombèrent les unes après les autres, envoyant les chevaliers au sol.

« En effet, c’est plutôt facile. » (Gengu)

Gengu, observant à distance le déroulement de la bataille, ne pouvait s’empêcher de rire en voyant le plan fonctionner à merveille.

Même si la situation pouvait être considérée comme un piège, ce dernier était extrêmement simple. Ils avaient simplement creusé de nombreux trous d’une profondeur de 20 centimètres à l’entrée des taudis.

De tels trous pouvaient être ignorés par des véhicules à roues, mais permettaient de coincer les pieds d’hommes ou de chevaux.

De plus, grâce à Hifumi qui avait pensé [Ils ne pourront pas apprendre immédiatement à se servir d’épées], les homme-bêtes, profitant de leur force physique innée, s’étaient armés de troncs d’arbre. Quant aux homme-bêtes plus faibles physiquement, ceux-ci maniaient des lances.

Voyant les chevaliers écrasés sous des troncs et transpercés à distance par des lances, les soldats arrivés après coup s’arrêtèrent d’avancer. L’entrée étroite des taudis était bloquée par de nombreux cadavres et par les chevaliers essayant de fuir, à peine vivants.

« Les humains sont vaincus par l’intelligence humaine. Même pour une blague, c’est dur. » (Gengu)

Gengu éclata de rire.

 

Le roi de Swordland, Buell, ne se doutant pas de la crise dans laquelle se trouvaient ses chevaliers, buvait un léger saké après un effort physique réalisé dans sa chambre seulement illuminée de quelques bougies.

Sur le lit en désordre, une femme-chat était effondrée, haletante.

« Hmm, la femelle d’aujourd’hui n’était pas mauvaise. Tu as mes félicitations. » (Buell)

Savourant la sensation de l’alcool brûlant sa gorge, Buell salua les prouesses de la femme-chat sans même lui offrir un regard.

« Hey ! Que quelqu’un m’apporte un saké plus puissant ! » (Buell)

La puissante voix de Buell résonna dans la pièce.

Toutefois, aucune réponse ne vint.

« Qu’est-ce qui ne va pas !? Il y a quelqu’un !? » (Buell)

Lorsque la colère s’invita dans sa voix, la porte de la chambre s’ouvrit enfin.

Mais seul un homme-ours entra.

« Tous les humains de cet étage ont été tués. Il ne reste plus que toi. » (Salgu)

L’homme-ours Salgu, couvert de sang frais, pointa Buell du doigt en montrant ses crocs.

« Ces gardes incompétents… Si c’est le roi lui-même qui doit exterminer la vermine, alors il va falloir refaire tout l’entrainement de ces chevaliers. » (Buell)

Buell agrippa tout à coup l’immense épée reposant horizontalement contre le lit et la pointa en direction de Salgu. Ses vêtements étaient constitués d’une simple toge rudimentaire, mais son physique impressionnant témoignant clairement de ses prouesses militaires.

« Notre famille a exterminé de nombreuses bêtes avec cette épée, ainsi qu’établit cette nation sur une terre désolée. Une fois arrivé en enfer, tu pourras te vanter auprès de tes congénères d’avoir été tué par cette arme historique. » (Buell)

« C’est toi qui va mourir aujourd’hui. Je libèrerai les homme-bêtes prisonniers de cette ville humaine. » (Salgu)

« Ne rêve pas trop, sale être inférieur. » (Buell)

Buell chargea à toute vitesse.

Face à son épée abattue instantanément, Salgu esquiva en tordant son corps et frappant de sa patte droite.

Ses griffes entrèrent en contact avec le pommeau de l’épée, modifiant la trajectoire de celle-ci.

« Tu te déplaces plutôt bien pour une simple bête. » (Buell)

L’épée, visant la gorge de son adversaire, fut agrippée par le bras de Salgu et ainsi immobilisée. Buell répondit par un coup de tête à la morsure s’ensuivant.

Le bruit des os et de la chair s’entrechoquant continua de plus belle. Salgu se recouvrait petit à petit de blessures. Buell aussi perdait de larges quantités de sang depuis les coupures et ecchymoses présentes ça et là sur son corps.

« Je vois. Je n’ai pas eu d’adversaire aussi difficile depuis longtemps. Mais ce combat se termine ici.

Buell avait remarqué que les mouvements de Salgu s’étaient ralentis, et que ce dernier était extrêmement fatigué après avoir été obligé de se défendre à de maintes reprises. Jusqu’à maintenant, Buell n’avait fait qu’attaquer avec son épée, et Salgu n’allait probablement pas survivre au prochain coup.

Lorsque je transpercerai son cou, ce combat prendra fin.

Toutefois, une gêne inattendue appparut.

« Nuu !? » (Buell)

Tout à coup, la femme-chat agrippa le pied de Buell.

« Sale trainée ! » (Buell)

Buell, enragé, frappa de son second pied la tête de la femme-chat. La nuque de cette dernière se brisa, et elle glissa petit à petit au sol, sans vie.

Cependant, ce court instant devint une ouverture fatale pour Buell.

« Ooooooooh ! » (Salgu)

Les griffes de Salgu transpercèrent l’estomac de Buell et pénétrèrent profondément dans son corps, jusqu’à pousser la peau de son dos.

« Gu…bu… » (Buell)

Crachant du sang, Buell tomba à genoux.

« Tu as… perdu… » (Salgu)

Come Buell le pensait, Salgu avait atteint les limites de son endurance. Si Buell avait réussi à esquiver cette attaque, Salgu aurait été le perdant.

Perdant toute force dans ses jambes, Salgu s’assit sur le sol et contempla la femme-chat. C’était elle qui avait créé cette occasion, au risque de sa propre vie.

Faisant face au cadavre au cou brisé et aux yeux vides, Salgu pleura.

« Pardonne-moi… Si j’avais été plus fort… » (Salgu)

« Uh-oh. J’arrive pile à temps. Ou peut-être que j’arrive légèrement trop tard ? »

Dans la pièce ne contenant normalement plus que Salgu, la voix d’un autre homme retentit.

« Q-Qui est là ? » (Salgu)

« Salut. » (Hifumi)

Hifumi apparut tout à coup à la fenêtre, fenêtre normalement située trop haut étant donné qu’il s’agissait du 4ème étage.

Ayant attaché la petite faux au bord de la fenêtre, il sauta avec agilité dans la pièce.

Lorsqu’il vit Buell, gisant vaincu au sol, il sortit une potion magique de son espace d’ombre en s’exclamant [Il respire encore] et en déversa le contenu sur les plaies de Buell.

« Q-Que fais-tu… ? » (Salgu)

« MM ? Après toi, c’est à mon tour. Tiens, toi aussi. » (Hifumi)

Ayant déjà ouvert une bouteille supplémentaire, il versa son contenu sur Salgu.

« Uwaa… Mes blessures… ? » (Salgu)

Au départ, Salgu fut surpris par la sensation. Il vit les blessures causées par l‘épée de Buell guérir à vue d’œil, mais se rendit vite compte que Buell se trouvait dans la même situation.

« Non ! » (Salgu)

« Uuh… » (Buell)

Comme le craignait Salgu, Buell, censé se trouver aux portes de la mort, se releva en grognant et contempla ses blessures guéries.

« C’est… que s’est-il passé ? » (Buell)

« Tu es plutôt lent au réveil. Dépêche-toi de te lever, tes plaies devraient déjà être guéries. » (Hifumi)

« Est-ce ton œuvre, bâtard ? » (Buell)

Buell, après s’être levé, caressa son ventre en dévoilant l’intérieur de sa robe de chambre.

« La blessure s’est entièrement refermée. Je ne sais pas de quelle magie il s’agit, mais je te félicite. » (Buell)

« Ouais, peu importe. » (Hifumi)

Buell sembla irrité par l’attitude nonchalante d’Hifumi, mais Salgu fut le premier à prendre la parole.

« A quoi penses-tu ? Cette femme-chat a risqué sa vie pour créer une ouverture, et je l’avais enfin tué ! » (Salgu)

« Tout à fait. Votre combat vient de se terminer. L’ojii-san a perdu, tandis que l’ours a gagné en recevant de l’aide. » (Hifumi)

Les deux personnes en question, pointées tour à tour du doigt, regardèrent toutes deux Hifumi comme si elles venaient d’oublier le massacre ayant eu lieu.

« C’est donc mon tour. Je n’aime pas tourmenter les plus faibles, je vous ai donc soignés. » (Hifumi)

« Ma générosité est impressionnante », moqua Hifumi. Mais pour Buell, il ne s’agissait pas d’une blague.

« Enfoiré ! Je te remercie de m’avoir soigné, mais quelle est cette attitude devant le roi !? » (Buell)

« Ah oui, à propos de ça. » (Hifumi)

Un large sourire apparut sur le visage d’Hifumi.

« En quoi importe être un roi ? Je me fiche de tout ça. J’ai sauvé ta vie, ne devrais-tu donc pas m’être redevable ? » (Hifumi)

« Tsk. Tu es un homme de peu d’envergure finalement. Dis-moi ce que tu désires. » (Buell)

Voyant Buell croiser les bras d’une attitude emplie de mépris, Hifumi le regarda droit dans les yeux et répondit,

« Ce pays. » (Hifumi)

« Quoi !? » (Buell)

« Si tu refuses, vaut-il mieux que tu perdes finalement la vie ici ? » (Hifumi)

« Essayes-tu de me menacer, moi, le roi !? » (Buell)

Empoignant son épée, Buell essaya d’attaquer en visant la gorge d’Hifumi.

Toutefois, l’épée ne coupa que du vent, Hifumi ayant simplement abaissé ses hanches.

« Oh, oui ! Si tu n’es pas satisfait, tu peux me combattre. Vous pouvez même venir tous les deux en même temps. C’est justement pour ça que je suis monté jusqu’ici. » (Hifumi)

Lorsqu’Hifumi termina son discours, Salgu et Buell attaquèrent en même temps comme pour voir qui allait le frapper en premier.

Salgu dirigea ses griffes vers la poitrine d’Hifumi, tandis que l’épée de Buell se dirigea vers son cou. Tous deux se jetèrent sur lui.

« Parfait. C’est juste parfait. » (Hifumi)

Visant Hifumi qui venait de faire un pas de côté, Salgu essaya de le transpercer de ses crocs.

« Tu n’es pas assez prudent lorsque tu ouvres ta gueule. » (Hifumi)

La pointe du suntetsu présent dans la main d’Hifumi frappa les crocs acérés.

Sautant par-dessus Salgu qui s’était recroquevillé de douleur après que ses deux crocs avant se soient brisés, Buell abattit son épée.

« Meurs ! » (Buell)

L’épée descendit avec une vélocité correspondant à sa grande taille.

Hifumi, jugeant qu’il allait être blessé, même en utilisant sa chaine, attrapa le bras de Buell avec sa main gauche et le projeta en profitant de sa vitesse d’attaque.

« Oouuh !? » (Buell)

Surpris d’être projeté pour la première fois de sa vie, Buell s’écroula maladroitement au sol.

Se retournant, Hifumi vit Salgu l’attaquer tout en se relevant.

Salgu utilisant tout son corps comme un ressort, il parvint à faire apparaitre une fine coupure sur la joue d’Hifumi.

« Tu t’es très bien débrouillé. » (Hifumi)

Agrippant le bras tendu devant lui, Hifumi immobilisa Salgu au sol en appuyant sur son épaule ainsi que sur le joint de son coude.

Et enfin, il abattit sans la moindre pitié la lame de sa faux sur la gorge de Salgu.

C’est la fin, huh… ? Pardonne-moi Olra… (Salgu)

La visage de sa fille adorée apparut à l’esprit de Salgu, avant qu’il ne s’endorme à tout jamais. J’espère qu’elle parviendra à survivre dans les terres désolées auprès de ces enfants-tigres.

« …N’es-tu pas du côté des humains, étant donné que tu tues les homme-bêtes ? Pourquoi essayes-tu aussi de me tuer ? » (Buell)

Buell se releva, supportant son corps tremblant en s’appuyant sur son épée.

« Je ne suis d’aucun côté. » (Hifumi)

Rageant son kusarigama après avoir retiré le sang qui le recouvrait, Hifumi, maintenant sans arme, plaça sa main droite ainsi que sa jambe droite devant lui.

« Je parcours simplement le monde à la recherche de combats. » (Hifumi)

« Tu es fou… » (Buell)

Buell, parvenant finalement à soulever son épée en la plaçant sur son épaule, ressentait à la fois du respect et de la terreur pour l’ennemi devant lui qui, malgré son absence d’arme, émettait une présence anormale.

Si cet homme avait été mon subordonné, j’aurais pu agrandir ce pays en écrasant les terres désolées, il pensa même.

« Uuoooooo ! » (Buell)

L’attaque de Buell fut une attaque honnête, sans la moindre feinte.

Cette dernière, rapide et lourde, aurait pu blesser Hifumi si Buell avait été au meilleur de sa forme.

Lorsqu’Hifumi attrapa de nouveau son bras, Buell se baissa sur ses appuis afin de ne pas être projeté une seconde fois.

Toutefois, Hifumi parvint à contrer cela.

Lâchant finalement le bras, Hifumi s’avança vers Buell et agrippa les deux jambes de son adversaire.

Buell, projeté sur son dos, sentit l’arrière de son crâne frapper le sol dur et tenta rapidement de se relever, mais ses genoux ne contenaient plus la moindre force.

Lorsqu’il parvint enfin à se lever avec l’aide de son épée, sa colonne vertébrale se tordit entre les mains d’Hifumi avant de se briser.

Dans la chambre remplie de trois cadavres, Hifumi caressa la blessure causée par Salgu sur sa joue, et lécha le sang frais sur ses doigts.

« Je vais devoir augmenter le nombre d’individus au moins aussi compétents. » (Hifumi)

Hifumi ne parvint pas à supprimer le fou rire provenant du fond de son abdomen, excité à l’idée d’avoir enfin reçu une blessure.

 

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