Chapitre 100 : Bienvenue dans la Jungle

 

« Oh. » (Hifumi)

Marchant à travers la forêt derrière Puuse, Hifumi découvrit le même spectacle que celui rencontré il y a peu. En effet, il tomba sur un elfe, assis le dos contre un immense arbre.

Il s’agissait d’un elfe différent du premier. Celui-ci ne s’était pas encore complètement transformé en mannequin de bois.

Lorsqu’Hifumi s’approcha de lui, ignorant les avertissements timides de Puuse, l’œil gauche du vieil elfe s’ouvrit.

« Tu es toujours conscient ? » (Hifumi)

« …Un humain, eh ? Il m’est donné de voir quelque chose d’inhabituel juste avant ma mort… »

Le vieil elfe, parlant d’une fragile voix, était un homme. Portant un habit aussi simple que s’il s’était enroulé dans un drap, il était assis les jambes croisées.

La plupart des parties visibles de son corps s’étaient transformées. Environ un tiers du côté droit de sa bouche ainsi que son œil droit s’étaient couverts d’une écorce moussue.

Sa voix, s’échappant de sa bouche légèrement ouverte, semblait quant à elle projetée avec un immense effort.

« Est-ce douloureux ? Arrives-tu encore à voir ? » (Hifumi)

« Un véritable barrage de questions. »

L’ancien elfe, laissant échapper un petit rire, tourna son attention vers Puuse, se tenant derrière Hifumi.

« Puuse, huh… ? C’est toi qui a amené cet humain avec toi ? »

« P-Pardonnez-moi. » (Puuse)

« Tu n’as pas à t’excuser. Tu me permets d’avoir une rencontre intéressante avant que je ne parte. Humains, souhaites-tu me demander quelque chose ? »

Se tournant de nouveau vers Hifumi, l’elfe murmura, «Il ne me reste que peu de temps. »

« Petit à petit, mon corps s’arrêtera de bouger. Les parties de mon corps transformées en arbre ne ressentent plus rien, qu’elles soient mouillées ou qu’elles se fendent. »

« Même ma faim a disparue avant même que je ne puisse m’en rendre compte. », expliqua l’ancien elfe.

« Une mort paisible, huh ? » (Hifumi)

« Fufufu… Pas tout à fait, humain. »

L’ancien elfe fit tourner son œil en cercle, son regard se dirigeant vers tout ce qui se trouvait à portée visible.

« Je peux voir ainsi, mais seulement à portée des mouvements de mon œil. Je ne sais comment cela va évoluer. »

« Fuufuu. », sa respiration semblait de plus en plus difficile.

« Respirer… devient lentement… douloureux. Ce n’est pas… une sensation très agréable. Ce qui est certain… c’est que je me dirige vers une mort certaine. Si je cesse de bouger et que je reste ainsi, je vais sans doute survivre ainsi pendant quelques instants. Sans voir, sans entendre, et sans pouvoir bouger. »

« Cela ne veut pas dire que ce n’est pas effrayant. » s’exclama-t-il.

« Même mes larmes ne veulent plus couler. J’ai l’impression de devenir fou, à ne pas pouvoir être maitre de ma propre mort. »

« C’est… » (Puuse)

Puuse était abasourdie et apâlie, effrayée par cette mort dont elle entendait les détails pour la première fois.

« Ne t’inquiète pas Puuse, tu n’es pas la seule à ne pas savoir. Pour notre peuple, c’est une loi inviolable, créée par quelqu’un pour toute personne approchant la fin de sa vie, mais nous n’en savons rien. »

Sans que personne ne connaisse la vérité, les elfes devenus trop âgés disparaissaient dans la forêt, pensant disparaitre d’une paisible mort.

« Voici le résultat d’une telle mort. C’est pourquoi… je suis reconnaissant de pouvoir parler à quelqu’un. Un humain qui plus est. »

« Quel est ton souhait ? » (Hifumi)

« S’il-te-plait… tue-moi. Bientôt, je cesserai d’être un elfe, une créature vivante. Je ne veux pas goûter à une telle terreur… »

« Je vois. Très bien. » (Hifumi)

Hifumi accepta tranquillement la requête du vieil elfe, et sortit le katana de son fourreau.

« A-Attends ! Le tuer, c’est… » (Puuse)

« Tu es vraiment cruelle. » (Hifumi)

« Eh ? »

« Que voulez-vous dire par là ? », rajouta Puuse, surprise.

« L’humain a raison, Puuse. Dans ma situation actuelle, la mort est une libération. »

« Mais… » (Puuse)

« Je souhaite examiner ton cadavre. » (Hifumi)

L’ancien elfe parvint à sourire dans la limite de ce que lui permettait son corps en entendant les mots d’Hifumi qui venait de préparer son katana.

« Si je peux mourir, alors fais ce que tu veux de mon corps. Humain, quel est ton nom ? »

« Je m’appelle Hifumi. » (Hifumi)

« Je vois, Hifumi, huh… ? Tu as toute ma gratitude. »

« Adieu. » (Hifumi)

Hifumi tenant son katana au-dessus de sa tête, il abattit soudainement l’arme qui divisa la tête de l’elfe en deux moitiés avec un merveilleux tranchant.

Puis, la partie supérieure du crâne glissa avant de tomber au sol, tandis que la partie inférieure s’arrêta de respirer.

« Qu-Quelle cruauté… » (Puuse)

« La véritable cruauté, c’est l’état dans lequel se trouve l’intérieur de son corps. » (Hifumi)

Avec la pointe de son katana, Hifumi montra la partie coupée du crâne tombée au sol.

« Uuh… » (Puuse)

Résistant au liquide acide essayant de monter dans sa gorge en raison du spectacle atroce, Puuse détourna timidement le regard.

Hifumi quant à lui se baissa afin d’examiner l’objet de près.

« Même l’intérieur de la tête s’est en grande partie transformé. Comment est-ce possible ? » (Hifumi)

Hifumi, ayant vu l’intérieur d’un humain de nombreuses fois, fronça les sourcils en voyant que dans ce cas-là, la plupart des composants semblaient avoir été remplacés par du bois.

De plus, il y avait autre chose qu’Hifumi n’arrivait pas à comprendre.

« Sais-tu ce qu’est cette chose blanche ? » (Hifumi)

« Je ne sais pas. C’est la première fois que je vois ça, mais… » (Puuse)

Ce qu’Hifumi venait de trouver, c’était une chose blanche et visqueuse, attachée à une partie sur le point de se changer en bois dans la tête du vieil elfe.

Lorsqu’il essaya de la toucher avec son doigt, de longs fils collants se formèrent.

« Je ne sais pas ce que c’est. Il s’agit peut-être d’une caractéristique propre aux elfes. » (Hifumi)

Après avoir essuyé ses doigts sur un papier, Hifumi se releva en murmurant à voix basse,

« Mais pour être sûr, il faudrait que j’observe le contenu d’un elfe vivant. » (Hifumi)

« Eh ? Qu’as-tu dit ? » (Puuse)

Hifumi, se tournant vers Puuse qui ne semblait pas avoir entendue, examina attentivement la tête de cette dernière tout en restant silencieux.

« Qu’y a-t-il… ? » (Puuse)

Demanda nerveusement Puuse, détectant quelque chose d’effrayant dans le regard d’Hifumi.

« Non, rien. Allons-y. » (Hifumi)

 

D’après Puuse, la barrière servant à emprisonner la race des démons dans les profondeurs de la forêt avait été créée avec le mana des elfes dans un lieu spécial, où un cercle magique avait été spécialement dessiné, juste après le village.

« Au final, je suis donc obligé de passer à travers le village ? » (Hifumi)

« Par pitié, discutez paisiblement une fois arrivé là-bas. » (Puuse)

« Cela dépendra de votre comportement. Je ne suis pas du genre à me lier d’amitié avec des individus qui me sont hostiles. » (Hifumi)

Sur le chemin, Hifumi posa de nombreuses questions à Puuse.

Même s’il l’avait deviné après être entré dans la forêt des elfes, une magie de perception protectrice avait été installée à l’entrée. Cependant, il ne savait pas s’il s’agissait de l‘œuvre des elfes, des homme-bêtes ou des humains.

Il avait croisé par accident Shiku en pleine patrouille, mais c’était le groupe de Puuse qui était chargée de l’accueillir d’après les ordres de Zanga.

Et tandis qu’ils discutaient, le village apparut devant eux.

Deux elfes, armés d’arcs, se tenaient devant un simple portail en bois.

« Ah, nous sommes arrivés… » (Puuse)

Puuse pensait que la situation tournerait au pire si elle le faisait simplement entrer ainsi, mais malheureusement, elle n’avait aucune autre idée pour éviter un bain de sang.

« Attendez ! Arrêtez-vous ! »

Les deux elfes montant la garde devant le portail s’adressèrent à eux.

« Un humain, huh ? Nous avons été prévenus de votre arrivée, mais pourquoi Puuse… et sur son dos Shiku ? Que s’est-il passé ? »

« Et bien… Ce serait trop long à expliquer, alors je préférerai d’abord le mener à Zanga-sama. » (Puuse)

« Vraiment ? Très bien, dans ce cas je te laisse accompagner cet humain. Je m’occupe de porter Shiku jusque chez lui. »

Soulevant Shiku toujours inconscient, l’un des gardes partit.

« B-Bien, c’est par ici. » (Puuse)

Soulagée d’avoir pu éviter une situation critique sans toutefois avoir à expliquer les circonstances, Puuse continua de guider Hifumi.

Toutes les maisons visibles à perte de vue étaient des habitations à un seul étage, construites à l’aide de planches de bois, brindilles et lianes. Il n’y avait aucune porte, et à la place, des draps légèrement sales pendaient aux entrées, similaires aux rideaux accrochés à l’entrée des boutiques de la ville.

« La maison de Zanga-sama se trouve par ici. » (Puuse)

Le bâtiment pointé par Puuse était deux fois plus large que les autres. De plus, une simple planche en bois servant de porte était installée à l’entrée.

Hifumi, s’arrêtant un instant pour observer l’endroit avec un étrange sentiment de déconfort, remarqua qu’il n’y avait pas la moindre fenêtre. Les autres maisons avaient de simples trous comme ouvertures afin de laisser passer la lumière naturelle, mais ce n’était pas le cas ici.

Sans même se rendre compte de ce détail particulier, Puuse arriva devant la porte et s’adressa à quiconque se trouverait à l’intérieur.

« Zanga-sama, c’est Puuse. J’ai amené l’humain. » (Puuse)

« Ah, merci. Venez, entrez. » (Zanga)

En réponse, la voix rauque d’une vieille femme résonna depuis l’intérieur.

« Nous pouvons entrer, passez devant. » (Puuse)

Sommé par Puuse qui venait d’ouvrir la porte en détachant la planche toute entière, Hifumi entra sans la moindre hésitation.

Tout le bâtiment ne semblait comprendre qu’une seule pièce. Un lit, constitué d’un simple tissu recouvrant une pile d’herbe séchée, et une table basse en bois étaient visibles.

Le bâtiment tout entier ne possédant aucune fenêtre, seule une petite flamme dansant de droite à gauche illuminait l’intérieur de la pièce depuis un creux en son centre.

« Tu es donc venu, humain-san. Regarde, tu peux t’asseoir juste ici. » (Zanga)

Assise au milieu de la pièce, la vieille femme pointa du doigt l’endroit en face d’elle, de l’autre côté du feu. Brisant une brindille avec sa main droite, elle nourrit le feu.

Un tissu, similaire à celui recouvrant le lit, recouvrait une pile d’herbe séchée à l’endroit désigné.

Hifumi, s’asseyant sans la moindre réserve, observa directement la vieille femme.

Tout comme les elfes rencontrés plus tôt dans la forêt, ses traits étaient gracieux. Son visage, couvert de profondes rides similaires aux anneaux de croissance des arbres, témoignaient de sa longévité.

« Puuse, tu peux partir. Je dois discuter avec notre invité, tu peux donc retourner à tes occupations. » (Zanga)

« Oui. Veuillez m’excuser. » (Puuse)

Après que Puuse soit partie, la vieille femme laissa échapper un long soupir et jeta de nouveau une petite branche dans le feu. Lorsque tout à coup elle s’approcha du feu en se plaçant sur son genou droit, son visage marqué par le temps s’illumina.

« Vous m’avez l’air plutôt âgée, et pourtant votre corps bouge toujours ? » (Hifumi)

« …On dirait bien que tu sais déjà ce qui arrive à un elfe lors de ses derniers instants, eh ? » (Zanga)

Afin de conformer ses paroles, Hifumi acquiesça.

« Les elfes vivent dans cette forêt depuis très longtemps. Depuis toujours, nous mourons dans cette même forêt… non, nous sommes absorbés par ses arbres… D’un point de vue humain, qu’en penses-tu ? » (Zanga)

« C’est anormal. » (Hifumi)

« Fufu… Hihihi. » (Zanga)

Zanga sembla heureuse et se mit à rire en entendant la réponse on-ne-peut-plus directe d’Hifumi.

« Anormal, huh ? Je suppose que tu as raison. Ne pas avoir d’autre choix que d’attendre jusqu’à ce que nous soyons incapables de bouger, c’est étrange. » (Zanga)

« M’avez-vous spécialement invité pour de demander cela ? » (Hifumi)

« Non, pas du tout. Je t’ai fait venir ici pour une certaine raison. » (Zanga)

« Celle-ci. », Zanga pointa du doigt le katana d’Hifumi que celui-ci avait posé à ses côtés.

« C’est cette épée qui, un peu plus tôt, a mit fin à la vie d’un elfe, n’est-ce pas ? Je souhaite être tuée de la même façon moi aussi. Je ne peux pas demander une telle chose à l’un de mes semblables. » (Zanga)

Les elfes ne blessaient jamais délibérément leurs camarades. Ils avaient établis un concept d’après lequel tous devaient mourir dans la forêt, à l’exception des morts par maladie ou par accident.

« On dirait que votre transformation n’a pas encore commencée… si, votre pied et votre main gauche, huh ? » (Hifumi)

« Excellente observation, eh… » (Zanga)

« Comme tu viens de le deviner, mon pied gauche et ma main gauche se sont raidis, et j’ai perdu ma capacité à les mouvoir. », continua Zanga.

« J’ai toujours eu un corps fragile. En m’isolant docilement chez moi, j’ai réussi à allonger ma vie sans même m’en rendre compte. Cependant, je me demande de plus en plus si je devrais plutôt mourir en dehors de la forêt, si mon état s’aggrave… même s’il s’agit d’une attitude honteuse, j’ai pris peur. » (Zanga)

Zanga laissa échapper un rire moqueur envers soi-même, mais ce rire s’arrêta rapidement.

« C’est pourquoi, invité humain, je veux mourir avant cela. La peur n’est pas effrayante. Ce qui est effrayant, c’est d’attendre la mort sans ne pouvoir rien faire. » (Zanga)

« Bien, je suppose que ça me va. Cependant, cela ne vous dérange pas si, en conséquence, les villageois meurent ? » (Hifumi)

« …Que veux-tu dire par là ? » (Zanga)

« Vous ne devinez pas ? » Hifumi regarda Zanga droit dans les yeux.

« Vous tuer ne me dérange pas vraiment. Peu m’importe. Mais les autres elfes, lorsqu’ils découvriront votre mort, tenteront probablement de vous venger. Ce que j’essaye de dire, c’est que je ne suis pas assez généreux pour me laisser faire. » (Hifumi)

« …Dans ce cas, pourrais-tu attendre une nuit ? J’expliquerai la situation aux villageois. » (Zanga)

Après avoir hésité un court instant, Zanga promit à Hifumi qu’aucun mal ne lui serait fait, et que même si quelqu’un tentait quelque chose contre Hifumi, ce dernier pouvait agir selon son bon désir.

« Je vais te préparer un endroit où dormir. En plus de ça, pour te remercier d’avoir écouté ma requête, y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour toi ? » (Zanga)

« Pourquoi êtes-vous la seule à craindre d’entrer dans la forêt ? » (Hifumi)

Mais face à la question d’Hifumi, Zanga détourna le regard.

« Peu importe. Vous pouvez rester silencieuse en attendant votre mort. Je n’ai rien à vous demander. J’ai entendu tout ce que je voulais savoir de la bouche de cette femme elfe. » (Hifumi)

« Vraiment… ? Merci. En te dirigeant à droite après être sorti d’ici, tu trouveras une petite maison. Puisque l’habitation de Puuse se trouve juste à côté, n’hésite pas à aller la voir. De plus, je m’occupe de préparer tes repas. » (Zanga)

« Non merci, j’ai ma propre nourriture. » (Hifumi)

« Je vois. Si c’est le cas, à demain. Nous nous retrouverons ici-même. » (Zanga)

« Après tout, je dois me résoudre à mourir. », Zanga retrouva de nouveau son sourire.

 

Dans la hutte lui ayant été attribuée, Hifumi, couché sur l’herbe sèche, se réveilla après avoir senti une présence entrer.

L’aube n’était pas encore arrivée.

« Qui est là ? » (Hifumi)

Hifumi sortit son katana et se mit en position nukiuchi, lorsqu’apparut dans son champ de vision le jeune elfe, Shiku.

« H-Humain ! » (Shiku)

Voyant le jeune elfe s’adresser à lui d’un air apeuré, Hifumi ne bougea pas.

« Attaquer quelqu’un dans son sommeil est une tactique intelligente, mais tu n’es pas assez doué pour effacer ta présence. » (Hifumi)

« C-Ce n’est pas ça ! Puuse-neechan a des problèmes ! » (Shiku)

« Puuse ? Ah, cette femme elfe, huh ? … Je m’en fiche. » (Hifumi)

Rangeant le katana à sa ceinture, Hifumi s’assit sur le lit de fortune.

« Je t’en supplie, sauve Puuse-neechan ! » (Shiku)

« D’ailleurs, ne devrais-tu pas plutôt te cacher ? » (Hifumi)

« Eh ? … Au !? » (Shiku)

Un projectile, provenant de la position derrière Shiku, égratigné l’épaule de ce dernier sans toucher Hifumi.

Puis, des lames de vent, mêlés à des pierres de tailles différentes, surgirent les unes après les autres.

Le drap pendu à l’entrée de la hutte fut rapidement réduit en lambeaux.

Shiku, étant tombé après cette première blessure à l’épaule, ne reçut ainsi aucune blessure sérieuse.

Cependant, le bâtiment venait de recevoir de lourds dégâts, et risquait de ne plus tenir debout très longtemps.

Les murs étaient troués à divers endroits, et les piliers tremblaient visiblement.

« U-Uwah ! » (Shiku)

Voyant le toit s’effondrer sur sa tête, Shiku s’accrocha à Hifumi.

 

Constatant la destruction et l’écroulement complet de la hutte maintenant enveloppée d’un large nuage de poussière, les elfes responsables des sorts se mirent à rire.

« Hee, saleté d’humain. Tu vas payer de ta vie le crime d’avoir tué l’un des nôtres. »

Parmi leurs rires idiots, les elfes entendirent tout à coup une voix inconnue.

« Un crime, eh… ? Je n’ai pas la moindre intention de jouer à votre petit jeu de vengeance. »

Le nuage de poussière disparut rapidement, et au dessus de la hutte en ruines, un large disque noir tournoyait.

Hifumi se trouvait dessus, Shiku accroché à ses hanches.

« Vous me voyez donc obligé de répondre. » (Hifumi)

Hifumi enfonça sa main dans la magie noire circulaire qui venait d’absorber le toit et la poussière, et sortit un kusarigama.

« Je vous conseille d’y aller sérieusement, si vous souhaitez me tuer. » (Hifumi)

Tout en commençant à faire tournoyer le contrepoids attaché au bout de la chaine de son arme, Hifumi agrippa la faux dans sa main droite.

« Utilisez votre magie efficacement. Nous allons avoir un splendide concours de force opposant fantaisie et arts martiaux. » (Hifumi)

Puis, il fit un pas en avant.

 

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2 pensées sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 100

  • 17 septembre 2018 à 18 h 39 min
    Permalink

    Que le massacre commence
    Merci pour le chapitre vivement la suite

    Répondre
  • 17 septembre 2018 à 19 h 58 min
    Permalink

    Merci pour le chapitre.

    Répondre

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