A l’occasion de notre passage en Autriche, nous sommes allés à la rencontre de Crossfaith à nouveau. Kenta nous a accueillis dans son tour bus pour répondre à quelques questions un peu plus personnelles que la fois précédente et pour parler de l’album Ex_Machina, sorti après notre première interview au Download.

Vous pouvez lire la première interview en complément de celle-ci ici-même !

Vous pouvez aussi lire notre report sur le show explosif de Vienne !

Vous pouvez même lire notre chronique sur l’album !

On remercie Lina pour nous avoir hébergé en Autriche et avoir participé à la réalisation de cette interview !

Merci à Adeline pour la traduction de l’interview !

Crossfaith à l'Arena de Vienne en Autriche © Photographie de Romain Keller pour Error404
Kenta Koie sur scène à l’Arena Wien, à Vienne.

Lina (404) : La première question, la plus importante, qui a la meilleure bière : l’Allemagne ou l’Autriche ?

Kenta (Crossfaith) : Je sais pas, les deux sont géniales ! Et blonde ou brune, ça m’a toujours été égal, mais les deux bières sont géniales. Mais…. Je dirais : l’Autriche, parce que c’est la dernière que j’ai en tête aussi ! *rires*

Maximilien (404) : Et comparé avec la japonaise ?

Kenta : Je dis toujours, si je vais dans un bar à bière, au Japon il y a tellement de bières importées. Mais je recommande toujours la bière à pression, c’est la meilleure. Même s’il y a des bières avec des super bouteilles, la meilleure c’est la bière à la pression quoi qu’il arrive !

L : Après vous avez aussi de très bon gin au Japon, alors ça se vaut ! Laquelle de vos chansons vous décrirait le mieux ? De toute votre carrière en tant que Crossfaith, quelle chanson vous décrit le mieux, et pourquoi ?

C : Je sais pas vraiment… On commence à en avoir beaucoup ! Sur le dernier album, Ex_Machina, je dirais “Milestone” : elle parle du groupe et des tournées. Donc c’est probablement cette chanson qui décrit le mieux la bande, pas juste moi-même.

L : Pourquoi ? 

K : On est toujours en tournée, et en même temps, il y a tellement de personnes qui attendent qu’on revienne, comme les japonais. Et quand on fait des tournées au Japon, il y a tellement de gens dans les pays étrangers, qui nous attendent aussi. On est toujours en déplacement et on a toujours l’impression de dire “on revient à la maison”, “on revient à la maison”…et c’est répété dans la chanson (nb : en anglais “Coming Home”). C’est génial de voir que nous sommes attendus partout dans le monde maintenant !

L : Comment décririez-vous votre parcours du précédent album au nouveau ? Quel était le plus grand changement pour vous, musicalement, personnellement …?

K : Je ne sais pas… On a fait tellement de tournées que c’est parfois difficile de se souvenir de ce qu’on a fait pour l’album précédent. On a pas fait tellement de changements, on est restés les même.

L : Si vous deviez choisir un groupe avec qui jouer, vivant ou mort, un lieu ou une scène, et un pays, ce serait quoi ?

K : Je dirais, jouer avec Oasis, au Royaume Uni, au Wembley Stadium. J’adore toute l’Europe pour jouer de la musique, chaque pays à une culture et un style différent, ou bières… Donc je suis toujours excité à l’idée de faire des tournées en Europe. D’ailleurs, on devrait revenir en 2019, j’espère !

L : Qu’est ce que vous aimez particulièrement dans la vie de tournée, de musicien ?

K : Le truc que je préfère, c’est… Vous savez, je suis japonais, et vous, vous êtes européens. Mais dans la musique, on se fiche des frontières et on peut partager des sentiments à propos de la vie.

L : Qu’est ce que vous feriez comme métier si vous n’étiez pas musicien ?

K : Je sais pas… Des fois j’y pense et je voudrais aller dans l’espace. Donc, genre astronaute.

M : A propos d’espace et de future, et tout ça… Pouvez-vous nous parler de votre tournée Nitropolis, au Japon ? Je sais que c’est un full-night show…

K :  Oui, on a fait Nitropolis cet été, c’était génial, et la première idée pour l’événement était de faire un mash-up des genres. Au Japon, c’est difficile de les mélanger, c’est plutôt mal vu. Comme le Hip-Hop… On a invité un groupe de Hip-Hop, qui s’appelle Ho99o9 et on a fait un featuring avec eux sur le morceau “Destroy” sur l’album. On voulait faire tomber les frontières, au Japon. Les concerts de rock sont toujours en soirée et à 00h tout le monde est au lit, et les concerts de hip hop sont toujours la nuit. Donc on voulait vraiment briser ces frontières et mélanger le public, et faire la fête toute la soirée et toute la nuit !

 

 

L : A ce propos, est ce que vous pensez que vous pouvez faire un spectacle comme vous le faite au Japon, mais en Europe, en réunissant des groupes, avec plein de lasers, est ce que vous avez des plans futurs pour ça ?

K : On a notre propre festival au Japon. Notre but serait d’amener Across The Future et plein de groupes japonais dans plein d’endroits avec nous !

L : Une dernière chose pour vos fans en Autriche, vous vous attendez à quoi pour ce concert ?

K : Humm… LE CHAOS!

L : Qu’est ce que ça signifie pour vous ?

K : J’ai fait tellement de show, dans plusieurs pays et il y avait tellement de publics fous… Je sais pas, des gens qui allument des feux d’artifice dans des pogos, ou qui s’asseoit au milieu du pogo. J’ai vu ça en Allemagne. Je sais pas, c’est votre rôle de penser à ça *rires* ! Je dis toujours au public “Les gars, faites ce que vous voulez !”

M : Vous vous souvenez d’un concert spécifique ? D’un public spécifique ?

K : C’est dur ! *il réfléchit* On a fait tellement de concerts… Mais, probablement le Download au Royaume Uni en 2014, on a fait un super séjour et on a sorti un DVD du Festival. C’était génial et on a beaucoup appris de ce festival donc… C’était mon concert le plus mémorable.

M : Vous allez revenir en festival, l’été prochain ?

K : Oui, définitivement !

L : Musicalement, si vous pouviez expérimenter un type de musique, qu’est ce que vous voudriez faire ?

K : Je sais pas, c’est ma propre opinion. Je voudrais travailler avec différents types de producteurs, comme Diplo, Skrillex, ce genre de personnes. Ils ont beaucoup d’argent mais pourtant ils explorent toujours la musique en gardant la passion de faire de la musique donc, ça doit être génial de travailler avec eux.

L : Que penses-tu de l’autotune qui se répand souvent dans le milieu du hip-hop/rap ?

K : Ca va, je trouve. C’est une manière d’exprimer la musique, donc c’est une partie de la musique. Si les gens ne chantent pas très bien, ils utilisent l’autotune. Avant, on s’arrêtait de chanter. Donc, c’est bien je trouve, ça laisse la possibilité à tout le monde de créer de la musique !

M : Je sais pas si vous avez déjà goûté des spécialités d’Autriche. En voici une ! 

L : Il y a du chocolat, on savait pas si tu étais allergique à la noisette…

K : Non *rires* Cool ! Merci ! Bon concert pour ce soir !

Interview finie. Place au concert ! Crossfaith à l’Arena de Vienne en Autriche © Photographie de Romain Keller pour Error404

Notre rédacteur à Crossfaith à l'Arena de Vienne en Autriche © Photographie de Romain Keller pour Error404

 

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