On est allés à la rencontre de David (chant) et Benjamin (guitare), Sidilarsen, peu avant la sortie de leur nouvel opus « On va tous crever »

Pour rappel, le groupe prévoit déjà trois dates pour la rentrée prochaine : 23 novembre à Paris

Max (404) : Salut les gars, comment-allez vous ? Pas trop fatigué ?

Ensemble : ça va, ça va bien !

Benjamin : Le jetlag surtout…

David : Le jetlag Toulouse-Paris est peu médiatisé, mais pourtant, il est hardcore *rires*

Max : Combien de temps vous aviez pour venir ici ?

David : Non on est venus en avion donc ça va, mais il faut prendre le rythme de « levage » et on a plus l’habitude. On sort d’une période où on a beaucoup beaucoup travaillé donc c’était dur de se lever !

Max : Justement, en parlant de travail, vous sortez votre nouvel opus « On va tous crever » le 26 avril, vous pouvez nous en parler un peu ?

Benjamin : Non, non. *rires*

Max : Bon, pas de soucis, fin de l’interview du coup ! Merci et au revoir !

Benjamin : Ouais, c’est l’album le plus metal de Sidi. Il assume le virage vers du dur et du saignant à souhait, avec toujours les thématiquues de Sidi. L’album est plus « uppercut ». Ca correspond à notre état d’esprit actuel, ça permet d’enfoncer le clou et de dire ce qu’on avait à l’intérieur. C’est de cette manière là qu’on voulait l’exprimer.

David : On est très excités par la sortie de l’album, ne serait-ce que pour avoir la réaction des gens. On veut voir si ce que l’on ressent se concrétise dans les émotions que vont ressentir les aficionados. On va aussi voir si ça prend en live, car Sidi c’est surtout du live. Un album, c’est vraiment abouti lorsqu’on le joue en live et qu’on voit comment ça réagit.

Max : Vous avez sorti un premier single « A Vif » qui était pour le coup plus metal que d’habitude, sans la partie synthé/electro. 

David : La partie electro existe toujours mais est amenée sous un autre angle. Les sons de machine sont là au service du morceau et pas l’inverse. Ce morceau là est assez axé sur le jeu et est assez brut. C’était une envie naturelle avec notre nouveau line-up et notamment l’arrivée de notre nouveau bassiste. C’était une volonté de notre batteur Sam de peaufiner le duo basse-batterie et balancer du gros break pour développer son jeu.

Benjamin : On avait envie de retourner sur du riff et des excitations primaires qu’on avait connu à nos débuts. Là c’était une évidence sur cet album : on voulait aller dans une direction claire. On a beaucoup expérimenté d’univers différents auparavant. Au sein d’un même album il fallait partir sur des angles différents dans un même album. On avait un son plus punk, ou plus rock à l’anglaise ou plus indu/fusion, metal electro.  Il y avait beaucoup d’univers et là on voulait faire du Sidilarsen metal.

Max : Vous avez passé combien de temps sur cet album alors ?

David : Moins d’un an. On a commencé à composer en avril 2018 juste après l’arrivée de Sylvain en mars 2018. On est nous même surpris d’être allé si vite finalement, mais y’avait besoin. On avait une envie d’y aller et de foncer… Peut être droit dans le mur *rires*. Donc oui, c’est allé assez vite entre les premiers bourgeons et la  finalité de l’album.

Max : Vous avez souvent des thèmes récurrents dans vos albums comme l’écologie, pourquoi ces thèmes ?

Benjamin : On est amenés à se questionner sur les problèmes actuels. On questionne le monde dans lequel on évolue. On veut savoir d’où l’on vient, à la vie ou à la mort… L’album parle donc beaucoup de la mort, et de façon assez frontale. Ça nous parle et on essaye d’être sincères et que cela vienne vraiment de nous.

Max : Tu parlais de la vie et de la mort, alors pourquoi avoir choisi « A Vif  » et pas « On va tous crever » qui est le titre éponyme de l’album ?

Benjamin : On voulait vraiment marquer le coup avec un morceau d’une couleur assez « classique » et « metal ». Cela montre la couleur de l’album et qu’on créé des réactions dès le premier titre. Ce morceau s’y prêtait bien car il est simple mais il a une vraie identité. On va tous crever on sait qu’il va être écouter comme c’est un morceau éponyme donc il avait moins besoin d’être mis en avant dès le début…

David : C’était assez instinctif. C’était pour provoquer un choc et taquiner les sceptiques de Sidilarsen qui trouve parfois qu’on est pas suffisamment ceci ou cela. Nous on sait ce que c’est que l’energie de Sidilarsen. Notre public le sait car ils nous suivent en live. Certains n’ont pas encore eu l’occasion de nous voir en live et ont parfois quelques à priori sur notre musique. On a beaucoup de forme d’énergie et on voulait montrer le versant d’A Vif dès le départ. Après, on écoute un album en entier.

Benjamin : C’est aussi pour rompre avec les habitudes des auditeurs de Sidi. On voulait une rupture claire pour annoncer le changement.

Max : Pour revenir un peu sur la pochette de l’album, qui a travaillé dessus et pourquoi cette cover ?

David : C’est un binôme qui a travaillé dessus entre un photographe et un graphiste qui se connaissent bien mais qui n’avaient jamais travaillés ensemble. On avait des idées construites mais souples et on voulait leur laisser une liberté. On voulait rappeler l’innocence de l’enfance avec une contradiction brutale avec la mort ou le chaos. La créativité l’a emporté et on a tous retenus la même photo.

Max : Vous allez défendre cet album en live prochainement sur des dates avec les Tambour du Bronx les 30 novembre à Toulouse et 20 décembre à Lyon, ainsi qu’une date en headliner à Paris le 23 novembre !

David : On a beaucoup tourné avec Dancefloor Bastards et on a enchainé avec un DVD… Il a fallu se faire un peu oublier. On veut que les gens s’imprègnent un peu de l’album avant tout ça. On va faire quelques festivals et trois dates à l’automne pour le moment, mais ce sera surtout en 2020 qu’on va beaucoup tourner à nouveau !

Max : D’autres clips de prévus du coup ?

Benjamin : Oui, un nouveau clip est prévu pour la mi-mai !

Max : Comment tu pourrais définir Sidi en live ?

Benjamin : Là on va mettre un maximum de nouveaux titres avec les hits qu’on a déjà. Ca devrait durcir le live et rajouter encore plus d’efficacité et d’énergie ! Pour voir un aperçu, on a un gros live sur le DVD qu’on a sorti si vous voulez vous faire un aperçu de Sidi en live ! *rires*

David : On a une volonté de développer l’aspect show avec des vidéos graphiques en fond de scène, des décors etc. On ne veut pas que ça prenne le dessus sur la sueur et l’énergie du groupe mais on a un travail graphique qui rajoute à l’identité du groupe.

Benjamin : Avec la nouvelle tournée, on aura une nouvelle esthétique.

Max : On parle pas mal de pop culture et de films, séries, ciné et jeux vidéo sur Error404.  Si vous aviez un artiste à nous citer, de qui s’agirait-il ?

David : Euh.. moi en ce moment j’écoute Strapping Young Lad, et c’est plus du tout d’actualité, mais j’écoute ça en ce moment. Enfin tu sais, après deux mois de studio et six mois de compo, je pense que tu écoutes plus de musique, enfin dans mon cas précis. On est un peu saturés de son et de musique. L’envie de dévorer de la musique va revenir très vite mais là je suis passé un peu à côté des dernières choses intéressantes !

Benjamin : Moi j’aime beaucoup Alex Turner. Rien à voir avec le metal mais je trouve ce chanteur talentueux et un guitariste exceptionnel. Je trouve ça top ce que fait ce mec!

Max : Un film qui vous plaît tout particulièrement ?

Benjamin : Moi c’est une série qui me vient à l’esprit : Vernon Subutex. J’avais adoré la trilogie de Virginie Despentes, je suis très fan de la dame. Je viens de commencer la série !

David : J’ai bien aimé Bohemian Rhapsody. Faut pas se dire que ça colle exactement au réel mais j’ai trouvé le film prenant et bien joué. Il y a une dimension émotionnelle très prenante et voir sa renommée mondiale et démesurée en voyant les descentes et remontées aux enfers sidérantes !

Max : Un jeu vidéo pour terminer ?

David : Oula on ne joue pas du tout chez nous *rires*… Si toi un peu plus que moi David ?

Benjamin : Alors euh… J’ai une PS4 mais j’ai pas eu le temps d’y jouer depuis fort longtemps. J’ai joué à fond à Soul Calibur. J’attendais le nouveau Soul Calibur VI mais je sais même pas si il est sorti.

David : Notre nouveau bassiste,Sylvain, comme c’est un jouvenceau, oh il va pas aimer que l’appelle comme ça, je sais qu’il joue pas mal. Moi si je cite des jeuux ça remonte à l’Amstrad CPC 6128. Donc c’est la fin des années 80, Barbarian, JetSet Willy, le jeu Décathlon où tu casses ton joystick. Ça te filait une tendinite en moins d’une heure ! J’ai pas le temps de jouer mais j’ai rien contre ça.

Max: On termine sur une petite référence à votre album à venir « Quel métal choisireriez-vous ? »

Benjamin : *rires* Bien vu ! Comment on dit… De l’adamantium, un metal bien bien fort !

David : Allez, va pour l’adamantium !

Merci à tous les deux pour avoir répondu à nos petites questions, on vous retrouve en live très prochainement !

 

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