Injustice 2

NetherRealm Studios. Warner Bros. Sortie le 18 mai 2017 dès 52€

Après un premier épisode d’Injustice en 2012 qui avait su mélanger et changer tous les codes de l’univers de DC Comics, au point d’en inspirer même une licence à part entière puis sortir des comics sur ce nouvel univers parallèle, le jeu phare de NetherRealm (aussi à l’origine de Mortal Kombat) est de retour. Encore plus fort ? C’est ce qu’on va voir dans ce test 3O2 d’Injustice 2. Trois points positifs, et deux points négatifs sur le jeu !

Plus + tableau

  • Aspect RPG – S’inspirant des jeux actuels tels qu’Overwatch, Dota2, H1Z1 ou autre jeux à « box », Injustice propose lui aussi ce principe de boîte surprise contenant de nombreux items à débloquer. Il est possible d’effectuer de nombreuses missions dans un mode nommé « Multivers » qui n’est finalement qu’une excuse pour avoir une succession de missions et faire augmenter les niveaux de ces personnages, mais aussi de débloquer ces fameux coffres et objets. Chaque objet octroie divers bonus à vos héros, comme un bonus de défense ou d’attaque. Obtenir une panoplie entière et l’équiper permet également d’avoir un skin global « cohérent » (chaque item équipé est visible sur le personnage) et surtout un bonus de panoplie (un peu à la façon de Dofus, les vrais s’en souviennent ! ;))
    A la chasse au stuff, stuff, stuff !
  • Storytelling – L’histoire d’Injustice, toujours aussi bien écrite reste la base de la saga Injustice. Les trahisons, alliances et oppositions entre les humains et les kryptoniens font rage. Le monde part en vrille, Gotham se détruit de nouveau, Gorilla Grood se réveille pour tout casser. Bref, on ne va pas vous en dire plus mais l’Histoire est toujours aussi agréable à découvrir. On a d’ailleurs affaire d’avantage à un film animé ponctué de combats qu’autre chose. On a le droit à de très nombreuses cinématiques au milieu des combats. Comptez 79 combats pour terminer le mode aventure, et environ 5/6 heures pour finir l’Histoire sans trop de difficulté. C’est un peu court, mais bon, comme la rejouabilité d’un titre de combat ne repose pas vraiment sur son histoire et que le jeu a une grande rejouabilité avec le mode Multivers, les versus et le online, on a encore de quoi s’amuser, même une fois la campagne terminée.
    Le screen qu’on voulait tous… FIGHT ! En plus le petit succès en référence à Omar Sy, on apprécie !
  • Pourquoi se contenter d’un seul Univers – Quand on peut en avoir plusieurs, autant tous les prendre ! Le mode Multivers est un bien belle excuse pour proposer des missions générées plus ou moins aléatoirement et faisant rencontrer tous les personnages, parfois même avec eux même (car ils ne proviennent pas du même univers justement, donc on reste cohérent) et effectuer tout un tas de missions. Ces missions n’ont aucun but scénaristique et servent juste à agrandir notre jolie collection d’items et de coffres, mais propose donc aussi de l’occupation qui se renouvelle sans cesse. Avec ça et les défis quotidiens, pas de quoi s’ennuyer ! Concernant les défis quotidiens, il s’agit le plus souvent d’une petite mission à effectuer avec n’importe quel personnage du type : utiliser le décor 15 fois, remporter 3 parties, faites 10 attaques ultimes…
    Les cinématiques sont splendides ! Gorilla Grood est même d’accord avec moi !

Moins -

  • Débloquez des tonnes de nouveaux personnages – Pour débloquer ce nouveau personnage fantastique, vous devrez finir l’aventure avec 18 héros, faire 550 combats en ligne et 12.000 perfects… Ah non… Vous devez juste payez 7€ pour Darkseid en fait (sauf si vous avez pris la version boîte d’Amazon dans le lien au début de l’article ;)). Ou alors vous pouvez aussi achetez un Season Pass à 40€ pour 9 personnages.  Il faut donc compter 100€ pour avoir l’intégrale du roster de personnages. Un peu cher, non ? C’est dommage que les personnages ne se débloquent plus du tout en jouant et en réussissant certaines épreuves/missions comme cela pouvait être le cas autrefois (RIP les vieux Smash Bros…) mais simplement en payant, encore et toujours plus ! On perd un des intérêts principaux des jeux de combat pour moi avec ces ventes de personnages. J’aurai même préféré que le roster de personnages disponibles soit plus réduit au démarrage, et qu’on puisse en débloquer au fur et à mesure, histoire d’avoir des objectifs et des petits moments de gloire en déverrouillant de nouveaux héros super classe !
    Et c’est là que le problème arrive… 🙁
  • Aspect RPG – Alors attention, je suis un grand fan de RPG et je suis ravi du système de loot (contrairement à beaucoup d’autres) mais pour moi ce système aurait du être simplement cosmétique dans un soucis d’équité. En effet, les items et panoplies donnent des bonus de défense ou de dégâts aux personnages, tout comme leurs niveaux qui permettent d’équiper des objets toujours plus puissant. Il suffit de monter un personnage au plus haut niveau, l’équiper comme il se doit, et la tâche vous sera bien plus simplifiée pour mettre la misère à vos amis !

 

Injustice 2 s’inscrit donc totalement dans la lignée de son prédécesseur en proposant un jeu de combat très dynamique, très pro et surtout très fun ! Les animations d’attaque ultime sont assez cool, la campagne et les cinématiques sont assez grandioses. Bref, Injustice a presque tout ce qu’il faut pour briller ! On pourra cependant revenir sur le côté RPG qui est un parti pris assez fort auprès d’une communauté d’amateurs de jeux de combat pas forcément enclin à cet aspect de jeu. Ce système, qui s’approche au final du système de skins de la plupart des jeux d’aujourd’hui, fonctionne bien mais est largement critiquable puisque les objets octroient des bonus de dégâts et de défense tout de même non négligeables. On regrettera aussi que les personnages bonus ne se débloquent pas mais s’achètent pour argent comptant. Si vous voulez tous les personnages, il faudra acheter ses personnages, et puis c’est tout. ET c’est justement pour cette raison que nous nous arrêterons à une médaille d’or ! (Si vous voulez la médaille de diamant, il faudra l’acheter, elle est en DLC ;))

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