Chapitre 89 : Confiance

 

Reni et Helen glissèrent sur leurs têtes les capuches autrefois tant utilisées par Origa et Kasha afin de fuir aux yeux des gardes. Puisqu’Hifumi avait conservé ces deux vieux vêtements à capuches dans son espace de ténèbres, il les avait donné aux deux jeunes filles afin d’éviter de trop attirer l’attention.

« Bien, suivant. »

Actuellement, afin de passer les portes de Swordland devant lesquelles Hifumi et les deux filles venaient d’arriver, le trio s’était glissé parmi la foule alignée à l’entrée.

Il s’agissait d’une nation indépendante faisant face aux terres désolées, et toutes les discussions et bruits ambiants restaient emprisonnés entre ses murs. Il existait apparemment, en plus de la ville, des terrains de chasse ainsi que des champs, mais Hifumi se demanda si le peu de trafic actuel était normal. Rapidement, sa question fut répondue involontairement par les personnes autour de lui. D’habitude, les entrées et sorties étaient bien plus importantes.

Quoi qu’il en soit, ce flux n’était rien comparé à Fokalore et son gain gigantesque de population. Puisque ces personnes entraient et sortaient presque chaque jour, elles semblaient bien connaitre les gardes chargés de l’inspection aux portes de la ville. Très peu de personnes avaient donc besoin de leur montrer des papiers d’identité.

« Suivant… vous ? Allez-y, passez. »

« Oui. Merci, comme toujours. »

Ainsi, la queue diminuait rapidement.

« Suivant…. Tiens, un nouveau visage. Demandez à vos deux compagnons de retirer leurs capuches et de montrer leurs visages. »

Obéissant au soldat, Hifumi retira les capuches de Reni et Helen qui toutes deux hésitaient.

« C’est… des homme-bêtes !? »

« Ne paniquez pas. Mes esclaves ne sont pas dangereux. Au lieu d’être surpris, vous avez probablement quelque chose d’autre à faire. » (Hifumi)

« Ah, ou-oui. »

Reprenant son calme, le soldat confirma les noms des nouveaux-arrivants avant de les enregistrer dans un cahier. Réalisant son attitude peu professionnelle, son visage devint rouge, et il continua à questionner Hifumi.

« Puisqu’aucun départ de la ville n’est enregistré à votre nom, il faut que je sache d’où vous venez. De plus, quel est la raison de votre venue ? »

« Je viens d’Orsongrande, de l’autre côté des terres désolées. Je désire simplement profiter de mes vacances. » (Hifumi)

« Quoi, vous avez traversé les terres désolées ? Et vous avez réussi à échapper aux homme-bêtes là-bas !? Vous êtes soit extrêmement talentueux, soit extrêmement chanceux. »

Le soldat les observant de la tête aux pieds, Reni baissa les deux et Helen serra les poings, mais les deux endurèrent sans laisser échapper le moindre mot.

Les voyants dans un tel état, Hifumi les fit légèrement monter dans son estime.

« Elles m’appartiennent, alors évitez de les regarder avec un peu trop d’insistance. Bien, pouvons-nous enfin passer ? » (Hifumi)

« Ah, désolé. Prenez ce permis. La taxe d’admission est de 5 pièces d’argents, mais… les avez-vous ? »

Sur le bureau derrière lequel le soldat le regardait d’un air douteux, Hifumi empila tranquillement 10 pièces d’or.

Le design des pièces d’or d’Orsongrande était différent de celles de Swordland, mais leur taille était bien plus importante. Même le portrait gravé sur les pièces était plus détaillé.

Hifumi soupira, voyant le soldat abasourdi par les pièces d’or, incapable d’en détourner le regard.

« C’est l’argent d’où je viens, mais de l’argent reste de l’argent. Je n’aime pas trop attirer l’attention, alors dépêchez-vous de nous laisser passer. » (Hifumi)

 

 

L’homme-ours Salgu et sa fille retournèrent chez eux, dans les bois, accompagnés du garçon-tigre et de sa petite sœur.

Ces deux derniers apprirent que les homme-ours ne formaient pas de meutes. Apparemment, ceux-ci préféraient vivre seuls, ou avec leurs familles.

Même s’ils interagissaient parfois avec des membres de la même race, ils ne vivaient jamais ensemble.

« Les homme-ours chérissent leurs familles. Si un enfant perd ses parents à un jeune âge, les autres adultes le protègent et l’élèvent. » (Salgu)

Arrachant un fruit poussant en hauteur, Salgu le divisa en parts égales qu’il offrit à Olra, qui était sa fille, le garçon et sa petite sœur.

« M-Merci… »

« Laissez-nous entendre vos noms. Après tout, vous êtes les sauveurs de ma précieuse fille. » (Salgu)

« N-Non, nous n’avons rien de sauveurs… J-Je m’appelle Malfas, et ma petite sœur s’appelle Riedel. » (Malfas)

Lorsque son grand frère donna son nom, la petite sœur s’empressa de pencher poliment la tête.

Salgu sourit chaleureusement, avant de placer sa patte sur la tête de Malfas.

« Malfas, tu n’as pas besoin de te forcer à parler poliment. » (Salgu)

« Mais, vous nous avez sauvés, alors que nous sommes d’une autre race… » (Malfas)

« Peut-être, mais tu as fait de même. Afin de sauver ma fille, faisant partie d’une race différente de la tienne, tu as risqué ta vie en essayant de la prévenir du danger. » (Salgu)

« Ainsi, nous sommes quittes. », la large patte de Salgu frotta la tête de Malfas, ébouriffant ses cheveux.

« Mangez sans inquiétude. Puisque peu d’homme-bêtes vivent ici par peur des humains, de nombreux poissons et fruits peuvent être récoltés. » (Salgu)

Présentant un poisson avec un large sourire, Salgu engloutit dans sa large mâchoire l’animal mesurant plus de 50 centimères de long.

« Des humains viennent par ici ? » (Riedel)

Demanda Riedel en mangeant son morceau de fruit. Salgu secoua la tête.

« Malheureusement oui. Hier, ils ont apparemment réussi à capturer un homme-léopard vivant près d’ici. » (Salgu)

Puisqu’il ne l’avait pas vu dans la matinée, Salgu avait visité l’habitat d’un ami homme-léopard, pour ne trouver au final que des traces de sang et de lutte.

« Il était plutôt puissant, mais contre des humains l’encerclant avec des armes, je ne pense pas qu’il ait pu faire grand-chose… » (Salgu)

« Mais n’as-tu pas réussi à gagner contre les humains tout à l’heure, Salgu-san !? » (Malfas)

En entendant le cri de Malfas, Salgu se mit à rire.

« C’est vrai. Je suis assez fort. Mais tu sais, je considère cela comme un miracle. Peu importe la taille d’un homme-bête, s’il se fait attaquer par une large quantité d’insectes venimeux, il perd. » (Salgu)

« Tu te rendra compte de cela le jour où tu verras quelqu’un se faire attaquer par un essaim d’abeilles ou de fourmis. » Face à une telle réponse, Malfas et Riedel baissèrent les yeux, le visage pâle.

« Papa, ne parle pas de tout ça pendant le repas. Regarde, ils ont perdu leur appétit à cause de toi. » (Olra)

« Ah, désolé. » (Salgu)

En voyant l’énorme homme-ours se faire dicter la morale par sa fille, Malfas ne put s’empêcher d’éclater de rire.

« D-Désolé ! » (Malfas)

« Non, rire est une bonne chose. Un homme doit savoir rire de temps en temps. » (Salgu)

« Qu’est-ce que tu racontes encore comme bêtise ? » (Olra)

Après le repas, dans une atmosphère chaleureuse, Riedel et Olra s’endormirent.

Allumant un feu de camp, l’homme et le garçon discutèrent tranquillement, hypnotisés par les flammes devant eux.

« J’aimerai te demander quelque chose. » (Salgu)

S’exclama Salgu, vérifiant s’être éloigné assez pour qu’Olra et Riedel ne l’entendent pas.

« C’est-à-dire ? » (Malfas)

« Je veux que toi et ta sœur, vous vous rendiez au cœur des terres désolées. Vous devez quitter cette région, où rodent de nombreux humains et homme-bête dangereux, pour vous rendre dans une région sans danger. Celle des homme-lapins par exemple. » (Salgu)

« Pourquoi ? Que comptes-tu faire Salgu-san ? » (Malfas)

« Je compte me rendre chez les humains. » (Salgu)

Malfas fut abasourdi par la réponse immédiate de Salgu.

« J’habite ici depuis longtemps, alors je connais la situation. Je sais pourquoi les homme-bêtes sont capturés. Apparemment, ces humains font de nous leurs esclaves. Puisque j’ai vu à de nombreuses reprises des homme-bêtes attachés ensemble, j’en suis certain. » (Salgu)

« Mais, pourquoi auraient-ils besoin de kidnapper autant d’homme-bêtes ? » Salgu se posait depuis longtemps une telle question.

« Souhaitant confirmer mes doutes, je suis allé près de l’endroit où vivent les humains et je m’y suis dissimulé. » (Salgu)

 Pendant un instant, Salgu s’arrêta de parler, le regard grave.

Malfas avala sa salive.

« Près des champs cultivés par les humains, j’ai découvert des cadavres d’homme-bêtes empilés. Ils étaient extrêmement nombreux, au point de former une petite montagne. Il ne s’agissait pas d’un cimetière ou de quelque chose similaire. Ils avaient simplement été jetés, comme des objets. » (Salgu)

Dans les yeux de Salgu, une puissante rage brûlait.

« Chaque cadavre était récent. Il s’agissait d’homme-lapins, d’homme-moutons, d’homme-tigres, d’homme-ours… De plus, beaucoup avaient perdu leur fourrure. » (Salgu)

« C’est… » (Malfas)

« Même s’il s’agit d’autres races que la mienne, je ne peux pas endurer de les vois souffrir d’un tel destin. J’ai donc réfléchi à la façon de libérer le plus d’homme-bêtes possible de ce pays humain. Ainsi… » (Salgu)

« C’est de la folie ! Si tu te rends dans un tel endroit rempli d’humains, tu vas te faire tuer ! » (Malfas)

« Calme-toi, tu risques de réveiller les filles. » (Salgu)

Malfas s’empressa de baisser le volume de sa voix, mais continua à essayer d’arrêter Salgu. Toutefois, celui-ci répondit par un simple rire.

« Je la vois toujours comme une enfant, mais tu as bien vu que ma fille est déjà capable de récolter de quoi se nourrir elle-même. Même si aujourd’hui, elle a vécu une expérience dangereuse, elle ne rencontrera probablement rien de tel dans la région centrale des terres désolées. » (Salgu)

« Même si elle n’en a pas l’air, elle est plutôt forte. » Continua Salgu en riant.

« Malfas. Tu es un gentil homme-tigre, alors peux-tu l’accompagner ? Elle semble bien s’entendre avec ta petite sœur… Je souhaite qu’elle apprenne à discuter avec les autres, sans prêter attention à leur race. » (Salgu)

« Peut-être qu’ainsi, elle s’entendra bien avec les homme-bêtes que j’aurais libéré. » murmura Salgu.

« Je sais qu’il s’agit d’une histoire incroyable, presque un rêve, mais j’aimerai que tu m’aides. » Salgu pencha respectueusement la tête.

« Je viens avec toi. » (Malfas)

« Non. Tu es jeune Malfas, tu as encore beaucoup à faire. Tu dois trouver une femme et faire des enfants. Devenir père, protéger tes enfants…. Tu ne dois pas devenir comme moi. » (Salgu)

Pour la première fois de sa vie, Malfas vit les larmes d’un adulte.

Même une personne aussi forte que lui pleure parfois ? Malfas fut abasourdi par la scène devant lui, mais ua final, accepta la demande de Salgu.

« ….D’accord. Mais à deux conditions. » (Malfas)

« Bien. Quelles sont-elles ? » (Salgu)

Le feu de camp émit quelques craquements. Les cendres s’élevèrent dans les air, avant de retomber aux pieds de Malfas.

« Explique tes raisons à Olra, Salgu-san. Sans le moindre mensonge, la vérité et rien que la vérité. » (Malfas)

« C’est… » (Salgu)

« Mes parents ont été tués par un humain avant même que je ne le remarque. En un instant, moi et ma sœur, nous avons perdu notre seule famille. Même si nous avions été sur place, nos parents auraient quand même été tués. Il y avait de nombreux adultes avec eux, mais aucun n’a survécu. » (Malfas)

Malfas regarda Salgu droit dans les yeux.

« C’est douloureux, de perdre ses parents ainsi, en un instant. Alors s’il-te-plait, laisse-la s’y préparer. Et, pour transformer ses inquiétudes en simple stress inutile, s’il-te-plait reviens sans faute. En attendant ton retour, nous partirons en direction de la région centrale, mais nous t’y attendrons. » (Malfas)

Se regardant dans les yeux l’un et l’autre, ils pouvaient confirmer les intentions de chacun. Salgu laissa échapper un petit rire, puis jeta une brindille dans le feu.

« J’abandonne. Finalement, tu es déjà un adulte, Malfas. Très bien. Demain, j’expliquerai tout à ma fille. Je lui promettrai de survivre, et de lui revenir sans faute. » (Salgu)

« Ainsi, » Salgu pencha de nouveau la tête en avant.

« Je te confie ma fille. » (Salgu)

 

Après que Reni et Helen aient passé la porte de la ville, la rue principale, remplie de passants, entra dans leur champ de vision.

Cette route, reliant l’entrée de la ville au château, dévoilait de nombreuses boutiques alignées à sa droite et à sa gauche.

« Uwaaa…. »

« …Uwaaa. »

Les deux filles laissèrent échapper des voix similaires, mais leurs sentiments étaient différents. Reni était profondément émue par la ville, ses bâtiments imposants et les biens qu’elle proposait, tandis qu’Helen était mal à l’aise en raison du nombre important d’humains.

« Ne restez pas plantées là. Suivez-moi. » (Hifumi)

Les deux poursuivirent en panique Hifumi qui s’était mis à marcher. Elles se placèrent de part et d’autre de ce dernier.

« Où allons-nous ? »

« Nous n’avons pas d’argent provenant de ce pays. Nous allons nous nous en faire en vendant plusieurs de mes possessions. » (Hifumi)

« De l’argent ? Les humains échangent des objets contre de l’argent, c’est bien ça ? »

« Quelle pratique étrange. Échanger quelque chose qu’on ne peut pas manger contre des objets qui ne sont même pas des vêtements. N’est-ce pas une simple perte ? »

Hifumi, abandonnant les deux filles à leurs discussions, marcha rapidement.

Puisqu’il portait toujours son dougi bleu sombre et son hakama noir, les passants le regardaient d’un air étrange. Toutefois, leurs regards étaient principalement dirigés vers les deux homme-bêtes qui l’accompagnaient.

 Les homme-bêtes esclaves n’étaient pas rares en ville. Ce qui était rare, c’était qu’ils marchent sans chaines. De plus, les deux filles semblaient en bonne santé, comme si Hifumi dépensait de l’argent pour elles.

« …Il y a de nombreux homme-bêtes. »

« Tous sont enchainés. Ils ont aussi de nombreuses blessures, mais… »

Helen avait petit à petit perdu l’envie d’observer les environs.

Se faisant crier dessus par un homme d’âge moyen, un garçon-chien était frappé. Un homme-ours était exhibé, servant de garde du corps à un noble. Enfermé dans une cage, une femme-lapin était exposée, un prix attaché aux barreaux.

Helen n’arrivait pas à supporter la vue de tout cela. Elle savait qu’à la moindre erreur,  elle risquait de finir dans la même situation que toutes ces personnes.

« Reni, rentrons chez nous finalement. » (Helen)

« Non. » (Reni)

Répondit Reni en regardant autour d’elle.

« Helen, je pense que les humains sont incroyables. Les homme-bêtes sont certainement supérieurs en termes de force ou de vitesse de course, mais… Regarde, ils construisent tant de maisons, ils utilisent, créent, mangent tellement de choses. » (Reni)

Reni regarda Helen droit dans les yeux.

Pour Helen, ce visage devant elle paraissait presque inconnu, tremblant d’excitation et de surprise.

« Il y a des choses écœurantes bien sûr, mais en observant bien, je suis certaine que nous pourrons y faire quelque chose. Si nous laissons les humains continuer à se multiplier sans rien faire, nous n’aurons un jour plus aucun endroit où fuir. » (Reni)

« Reni… » (Helen)

Tandis que le regard d’Helen essayait de fuir celui de Reni, il rencontra le regard d’une fille-lapin du même âge qu’elle, dans une cage.

Dans ses yeux vides et grands ouverts, plus aucune émotion ne pouvait être perçue.

Helen, préférant presque que la jeune fille lui demande de l’aide, se sentait profondément écœurée.

« Quelque chose, quelque chose que nous pouvons faire… puis, nous leur viendrons en aide, je l’espère. »

« Je ne comprends pas. »

« Tu n’arriveras à rien si tu ne te sens pas prête à agir. »

Écoutant leur conversation, Hifumi modifiait ses plans. Puis, vérifiant de nouveau son objectif légèrement modifié et ajusté, il laissa échapper un petit rire à l’insu des deux filles.

Après une quinzaine de minutes de marche, Hifumi entra dans un magasin d’occasions dont lui avait parlé le garde.

« Achetez-moi ça. »

Directement après être entré dans la boutique, il se dirigea vers comptoir où se tenait un vieil homme, puis plaça dessus un outil magique.

Le marchand parut momentanément surpris, mais ayant l’habitude de tels clients, il prit dans ses mains l’outil, se demandant s’il avait devant lui un fils de noble en manque d’argent.

« Qu’est-ce que c’est ? On dirait un outil magique, mais… »

« C’est une lumière. Regardez. » (Hifumi)

Lorsqu’Hifumi plaça sa main sur une partie de l’outil magique, celui-ci émit une faible lueur.

« C-C’est surprenant ! On ne voit pas des outils magiques de lumière tous les jours ! Hey, où l’avez-vous trouvé ? »

« Peu importe, achetez-le. Êtes-vous prêt à m’en prendre plusieurs ? » (Hifumi)

« Ou-Oui. »

Le marchand, après avoir apporté un sac depuis l’arrière-boutique, empila les pièces d’or sur le comptoir.

« Que pensez-vous de 10 pièces d’or ? »

« Combien de temps pourrais-je rester dans une auberge de la ville avec une telle somme ? » (Hifumi)

En entendant la question d’Hifumi, un large point d’interrogation apparut au dessus de la tête du marchand, mais il préféra garder ses questions pour lui-même, afin de ne pas énerver le client, au risque de rater une affaire en or. Swordland n’avait pratiquement aucun échange avec les autres pays, alors les outils magiques étaient des objets de grande valeur, même abimés.

« Le prix du marché est d’environ 5 pièces d’argent par nuit, sans les repas. Pour une auberge de qualité supérieure située près du château, cela coûte 20 pièces d’argent. »

« C’est cher. » (Hifumi)

« Avec une telle somme, vous pouvez rester 50 nuits dans une simple auberge. »

« Je vois. » (Hifumi)

Hifumi prit les pièces d’or sur le comptoir et, prétendant les placer dans son porte-monnaie, les stocka dans son espace d’ombre.

« Bien, où se trouvent ces auberges de grande qualité ? » (Hifumi)

 

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4 réflexions sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 89

  • Avatar
    4 décembre 2017 à 22 h 11 min
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    Merci pour le chapitre.

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  • Avatar
    5 décembre 2017 à 12 h 20 min
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    Merci pour le chapitre 🙂
    ps: il s’allie avec l’ours ou il le tue ?

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      • Avatar
        5 décembre 2017 à 18 h 14 min
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        ba oui j’attend avec impatience la suite 😉

        Répondre

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