Chapitre 76 : Rébellion

 

La population de Fokalore avait été multipliée par trois après le changement de seigneur.

Même si une telle augmentation était aussi due à l’arrivée d’immigrants et de réfugiés, l’instauration d’un système de gestion de la population et le fait qu’un nombre considérable de résidents venant de l’extérieur payait pour recevoir une éducation avaient permis à un équilibre général de se former.

Les personnes travaillant dans le commerce et l’industrie avaient même vus leurs ventes et leur productivité augmenter, même comparé aux autres pays ou compagnies nationales.

D’après les ordres d’Hifumi, un système de licences avait été installé pour les commerces. Le système de déclaration des taxes avait aussi changé, demandant aux individus de déclarer eux-mêmes leurs revenus. Le seigneur féodal avait la main mise sur la circulation des biens et de l’argent entre les villes du territoire, grâce au développement des chemins de fer. Même les ventes de cette entreprise de transport contribuaient grandement aux finances du territoire.

Quand à l’industrie, les standards avaient été unifiés pour la première fois dans ce monde. Grâce à la ‘’vis’’ inventée par Hifumi, les menuisiers et ferronniers avaient vus leurs techniques améliorées. Jusqu’alors, les clous ou le soudage étaient généralement utilisés pour fixer deux objets ensemble, mais avec l’apparition des vis et l’explosion de la diffusion des produits industriels standardisés, de plus en plus de personnes se mirent à dire ‘’Fokalore a créé les standards de toute production industrielle’’.

 Mais l’aspect intellectuel n’était pas le seul visé. Tous les territoires observaient aussi les aspects militaires du territoire.

Afin de participer  à l’entrainement des soldats, de nombreuses villes étaient prêtes à dépenser de larges sommes d’argent.

Fokalore attirait l’attention et sa population ne cessait de croitre. En conséquence, les membres du personnel et les esclaves fonctionnaires qui contrôlait le tout avaient de quoi s’occuper.

« Gigigi… » (Miyukare)

Miyukare, seule esclave fonctionnaire chargée des affaires militaires, terminait la vérification de documents d’un air effrayant et tentant à tout prix de contrôler son tempérament.

A l’endroit où les esclaves fonctionnaires menaient à bien leur devoir, Miyukare, sans même dissimuler sa mauvaise humeur, signaient des documents avec pour seul rythme le bruit de la plume dansant sur le papier. Doelgar et Paryu étaient eux aussi présents dans la pièce, mais tous deux travaillaient en silence.

« Tu sais… » (Doelgar)

« Quoi !? » (Miyukare)

Miyukare tourna la tête vers Doelgar comme un animal sautant sur sa proie, alors que celui-ci lui avait timidement adressé la parole.

« Ne me regarde pas comme ça… Seigneur-sama a accepté la démission des soldats. Nous avons aussi pu recueillir la participation des ferronniers. » (Doelgar)

« Bien. Dans ce cas je préviendrai les soldats souhaitant démissionner, et je les présenterai à la guilde industrielle en tant que volontaires. » (Miyukare)

« Uh huh, je te laisse t’en occuper. » (Doelgar)

Une fois son affaire finie, Doelgar partit en hâte en expliquant ‘’Je vais prévenir la guilde’’.

« Excusez-moi. »

Un autre membre du personnel entra comme remplaçant, mais sursauta en voyant l’expression de Miyukare. Il s’empressa de se diriger jusqu’au bureau de Paryu.

Paryu, levant la tête, avait ses yeux violets à moitié fermés, comme si elle était sur le point de s’endormir, mais le membre du personnel ignora cela et lui donna les documents qu’il tenait dans sa main.

« Paryu-san, nous avons reçu un message de la capitale. »

« Merci beaucoup. J’y jette n coup d’œil, d’accord ? » (Paryu)

Après que le membre du personnel soit parti, Paryu se mit à lire le document en question. Maintenant familière avec la paperasse et les registres de famille, elle parvint à lire le document à toute vitesse et en comprit le contenu en quelques secondes. Elle n’avait pas atteint le niveau de Caim, mais son débit de vérification des documents était parmi les meilleurs des membres du personnel du territoire.

« …Miyukare-san. Juste après la cérémonie de couronnement, la Directrice des Affaires Militaires Alyssa reviendra apparemment. » (Paryu)

En entendant cela, Miyukare se leva tout à coup avec assez de force pour faire tomber sa chaise.

« Vraiment !? » (Miyukare)

« Oui, à moins que ce document ne soit un faux. Mais puisqu’il s’agit de la signature illisible habituelle du Seigneur-sama, ce n’est pas le cas. » (Paryu)

« Dans ce cas là, tout va bien ! Nous devrions même préparer une fête de bienvenue n’est-ce pas !? » (Miyukare)

« Est-ce que le restaurant ici fera l’affaire ? Ou peut-être faudrait-il réserver un hôtel ? » Vers Miyukare, qui paraissait maintenant joyeuse, un large sourire sur le visage, Paryu décida de considérer son cas comme une maladie. Une maladie incurable.

« Seigneur-sama reviendra lui aussi. Puisqu’il sera à la tête de plusieurs soldats envoyés par Vichy, nous devrons préparer les participations à l’entrainement militaire. Je leur trouverai un logement, mais puisque tu es la seule à pouvoir les intégrer dans l’emploi du temps des entrainements, tu peux t’en occuper ? » (Paryu)

« Laisse-moi faire ! Il ne reste plus beaucoup de temps n’est-ce pas ? Quand s’est déroulée la cérémonie de couronnement ? » (Miyukare)

« Elle se déroule aujourd’hui. » (Paryu)

 

L’entrée en contact du Vicomte Leonhart avec Roshi visait à créer un lien avec Vichy. Toutefois, tout avait été révélé à l’Ordre Royal de Chevaliers, qui surveillait le château.

Le jour précédent, lorsque Leonhart avait eu sa première discussion avec les intendants de Vichy, il avait dit ‘’Il y a aussi d’autres nobles, souhaitant former une relation amicale avec votre pays’’. Espérant une conférence avec les autres nobles avant la cérémonie de couronnement, et puisque Roshi avait accepté, on les avait laissé faire afin de mieux pouvoir arrêter tout le monde en même temps.

Et aujourd’hui, tout comme hier, la conférence commença dans la salle de repos offerte à l’envoyé de Vichy.

Les nobles saluèrent poliment Roshi uns à uns, d’une façon modeste ne correspondant pas du tout à leur position de nobles.

D’un autre côté, même si Roshi était toujours sur ses gardes, il savait que des résultats devaient absolument avoir lieu aujourd’hui. Le commandant des intendants, s’étant sciemment éloigné d’eux, avait remarqué cette impatience.

« Les intendants ne sont qu’un bonus », heureusement pour les intendants que les nobles d’Orsongrande n’avaient pas essayé de leur adresser la parole. Et pendant que tout le monde les ignoraient, ils se placèrent discrètement en place afin de ploquer la porte de la pièce.

Seul Vaiya, les surveillant en secret, remarqua leurs mouvements.

« Bien, même si cela est soudain, j’aimerais discuter des conditions de notre amitié. » (Leonhart)

Leonart prit le contrôle de la conversation.

« Dans ce cas, je considère comme satisfaisant pour mon pays les conditions précédemment proposées, concernant la circulation de biens et d’argent vers Orsongrande. » (Roshi)

Tandis que les nobles ne paraissaient pas comprendre les mots de Roshi, Leonhart lui demanda ses réelles intentions.

« Il se peut que les marchands de mon pays ne puissent pas entrer sur votre territoire. Après tout, il serait difficile de vendre des marchandises à une nation ennemie. Ainsi, nous pouvons demander à quelqu’un de les acheter temporairement en installent une agence de vente à Orsongrande. » (Roshi)

Même s’ils ont l’air de comprendre, leur réaction est plutôt insuffisante. Ne comprendront-ils pas à moins que je leur dise directement ? Roshi commençait à s’irriter.

« …Bien sûr, si vous acceptez cette coopération, vous pourrez sécuriser de larges marges de profits une fois les produits vendus dans votre pays, étant donné que nous vous les vendrons à moindre prix. » (Roshi)

« Oh, c’est une bonne suggestion ! En plus d’accepter notre coopération, vous nous proposez de faire des profits, Roshi-dono. » (Leonhart)

« Cette proposition est des plus intéressantes ! »

Les nobles, comprenant enfin les bénéfices d’une telle proposition, se mirent unanimement à faire l’éloge de Roshi en s’échangeant des regards, cherchant le moment parfait pour se disputer les profits.

Ces hommes sont-ils vraiment des nobles ? (Commandant des intendants)

Le commandant des intendants observa l’échange d’un air dégouté. Il voyait les nobles comme un groupe aimant son pays tout en possédant argent et autorité, pas comme un tas d’individus incapables de dissimuler leurs désirs égoïstes.

Dans ce cas, les marchands de Vichy sont 100 fois meilleurs lorsqu’il s’agit de cacher leurs désirs, évalua le commandant.

Tournant légèrement le regard, il ordonna discrètement aux intendants de mener à bien le plan. Ceux-ci acquiescèrent. Les intendants hors du champ de vision des nobles placèrent leur main sur la garde de leur épée.

« Dans ce cas, parlons tout de suite des détails de notre accord… » (Leonhart)

Leonhart, dont le rire s’était changé en large sourire, se pencha en avant. Roshi se tenant juste devant lui, Leonhart vit tout à coup le commandant des intendants brandir son épée.

L’instant suivant, une giclée de sang éclaboussa le visage de Leonhart.

« Pas de chance, votre petit jeu entre amis se termine ici. »

Venant de recevoir une coupure profonde à la tête, Roshi mourut sur le coup. Le commandant, marchant sur son cadavre tombé de la chaise, prépara son épée sanguinolente.

« B-Bâtard ! Votre propre envoyé… » (Leonhart)

« U-Uwaa ! »

Tandis que le commandant était sur le point d’attaquer Leonhart, les autres nobles, surpris par l’évènement sanglant, se mirent à courir vers la porte. Toutefois, les intendants se tenaient sur leur chemin.

« Hii… »

« Tuez tout le monde ici. Puisque les discussions se sont mal passées, les nobles enragés d’Orsongrande ont poignardé Roshi au couteau. Même si nous avons contrattaqué, nous n’avons pas réussi à sauver Roshi. Vous aussi vous serez morts dans les évènements. Voilà l’histoire. »

Lorsqu’il pointa son épée en direction de Leonhart qui n’arrivait plus à parler suite à la surprise,  un shuriken provenant d’un endroit inconnu s’enfonça dans le bras droit du commandant. L’impact le fit lâcher son épée.

« Ugu !? Qu’est-ce que c’était !? »

Surpris par le morceau de métal inconnu planté dans son bras, une avalanche de chevaliers sortirent d’un passage secret. En un clin d’œil, un combat débuta dans la pièce.

Vaiya, qui avait lancé le shuriken, sauta devant le commandant, kusarigama en main.

« Nous sommes l’Ordre Royal de Chevaliers d’Orsongrande. Nous avons besoin de nous occuper de nos nobles. De plus, nous vous arrêtons pour le crime qu’est sortir une arme au sein du château. Si vous vous rendez, nous ne vous tuerons pas. » (Vaiya)

« Es-tu idiot !? Jamais nous ne nous rendrons ! » (Commandant)

Le commandant, venant de ramasser son épée à l’aide de sa main gauche, reçut au visage le contrepoids lancé par Vaiya.

Lâchant à nouveau son épée, il s’évanouit après avoir été frappé par la poignée de la faux.

Même si plusieurs membres de son groupe furent blessés, tous les intendants furent arrêtés sans qu’il n’y ait le moindre mort. Pour les chevaliers en armure, les intendants en habits normaux ne posaient pas le moindre problème.

 « N-Nous sommes sauvés… » (Leonhart)

Vaiya s’avança jusqu’à Leonhart, qui soupirait de soulagement, toujours assis et incapable de se lever.

« Vous faites partie des ordres de chevaliers ? Je vous remercie sincèrement. » (Leonhart)

« On dirait que vous vous méprenez sur certains points. » (Vaiya)

Le kusarigama dans la main de Vaiya disparut, remplacé par une corde.

« Vous êtes vous aussi en état d’arrestation. Avant que la nouvelle reine ne décide de votre punition, vous allez devoir attendre gentiment en prison. » (Vaiya)

« Qu-Que racontez-vous !? Quel crime avons-nous… » (Leonhart)

« Etant sans dangers, vous avez été tolérés. Sinon, vous auriez déjà été éliminés à l’heure qu’il est. » (Vaiya)

Vaiya ligota en vitesse Leonhart, puis ordonna qu’aux côtés des autres nobles, il soit placé dans la prison gérée par l’ordre de chevaliers.

Même le cadavre de Roshi fut rapidement débarrassé par l’ordre de chevaliers. Pendant ce temps, Vaiya prêta constamment attention aux alentours.

« Un problème Vice-Capitaine ? »

« Non… je pensais que le Comte Tohno apparaitrait suite à une telle scène de combat, mais… Bon, peu importe. La cérémonie de couronnement commencera bientôt. Nous laisserons les lieux suspects au Capitaine Sabnak, et continuerons à surveiller la situation depuis les ombres. » (Vaiya)

En entendant les mots de Vaiya, les chevaliers se dirigèrent à leurs postes.

 

Une heure avant la cérémonie de couronnement, un incident survint dans le bureau d’Imeraria.

« Excusez-moi. »

« Tu es… Si je me souviens bien, tu fais partie de l’ordre de chevaliers. Vous êtes en charge de la garde à l’extérieur du château, avez-vous rencontré un problème ? » (Imeraria)

Balzephon, affilié à l’ordre de chevaliers, venait d’entrer dans le bureau.

Imeraria, doutant suite à la visite de ce chevalier qu’elle connaissait à peine, ressentit tout à coup un mauvais pressentiment.

Balzephon, balayant la pièce du regard en entrant, se plaça devant Imeraria et la salua poliment en se penchant en avant. Toutefois, il ne se mit pas à genoux comme devrait le faire tout sujet.

Les servantes, voyant cela, furent surprises par con attitude irrespectueuse. Lorsqu’Imeraria ouvrit la bouche pour lui demander de surveiller ses manières, Balzephon prit la parole.

« Votre Majesté, mon nom est Balzephon. J’étais un membre de la Seconde Unité de Chevaliers, mais maintenant, je fais partie de l’ordre de chevaliers unifié. Comme vous venez de le dire, l’Ordre Royal de Chevaliers est chargé de protéger l’intérieur du château, tandis que nous gardons l’extérieur… Toutefois… » (Balzephon)

Balzephon regarda Imeraria droit dans les yeux.

« Pourquoi est-ce qu’un ancien membre de la Troisième Unité de Chevaliers est capitaine de l’Ordre Royal de Chevaliers ? Cette personne n’est-elle pas simplement douée quand il s’agit de flatter le Comte Tohno, et non pas manier l’épée ? Même si le vice-capitaine est Vaiya, c’est un imbécile, ne sachant faire que ce qu’on lui demande. Il n’ jamais reçu la moindre tâche importante au sein de la Seconde Unité de Chevaliers. »  (Balzephon)

« On dirait que mes ressources humaines te dérangent. Toutefois, ta façon de procéder est irrespectueuse. Quitte cette pièce et j’ignorerai la situation. » (Imeraria)

Balzephon, venant de recevoir un ordre, se mit à rire.

« Non, c’est moi qui contrôle la situation… enfin, plutôt nous. Je vais vous demander de rester bien sagement ici. Il va bientôt y avoir un large ménage au sein du château, et pendant ce temps, préparez-vous à vivre le reste de votre vie comme reine marionnette. » (Balzephon)

« Que dis-tu… ? » (Imeraria)

Lorsqu’Imeraria fit part de ses doutes, le chevalier à côté d’elle sorti son épée et plaça sa lame contra la gorge de la princesse.

« !…. Tu… ! » (Imeraria)

Le chevalier trembla légèrement en recevant le regard d’Imeraria, mais il ne baissa pas son arme.

« Tout comme moi, il faisait partie de la Seconde Unité de Chevaliers. Il était difficile de créer une situation sans Sabnak et le reste des anciens membres du Troisième Ordre de Chevaliers. Les nobles ne sont que des idiots. Ils se sont révélés grandement incompétents, même en agissant en tant qu’appât avec le groupe de Vichy. » (Balzephon)

« Tu dis t’appeler Balzephon n’est-ce pas ? Quel est ton but ? » (Imeraria)

Avec ça, c’est la seconde fois qu’une épée est pointée vers moi. Mais par rapport à la soif de sang émanant d’Hifumi à l’époque, la situation présente n’a rien à voir, se persuadât-elle. Après s’être légèrement calmée, Imeraria posa sa question.

« L’honneur. » (Balzephon)

« Eh ? » (Imeraria)

« Pour nous, les chevaliers, combattre nos ennemis de manière juste et équitable est un honneur. Ce n’est pas être incapable de manier une arme comme Vaiya, ou enregistrer la moindre conversation depuis les ombres comme le Troisième Ordre de Chevaliers. Toute cette mascarade a commencé lorsque Sa Majesté à donné un poste de responsabilité à cet homme. Nous voulons juste annuler cela. » (Balzephon)

Les autres chevaliers présents dans la pièce sortirent leurs épées. Les servantes, effrayées, se rassemblèrent en un point.

« Actuellement, nos autres compagnons se débarrassent de Sabnak et Lotomago. Lorsque nous aurons éliminé tous les anciens membres du Troisième Ordre de Chevaliers, nous vous ferons annoncer la nouvelle aux citoyens. » (Balzephon)

Balzephon est exalté par sa propre personne, jugea Imeraria.

« Le Comte Tohno sera banni de ce pays. Concernant Vichy et Horant, qui ont causé une guerre inutile, l’ordre de chevaliers les punira en plus de leur faire payer des réparations. » (Balzephon)

« Avec de tels actes, pouvez-vous encore parler d’honneur ? » (Imeraria)

Lorsqu’Imeraria demanda cela d’un air dégoûtée, Balzephon s’avança et frappa paume ouverte sa joue.

Même le chevalier la menaçant fut surpris, mais ne répondit pas.

« Ce sont ces pays qui ont causé l’effondrement de notre ordre de chevaliers. Cela servira de souvenir mémorable pour la Première et la Seconde Unité de Chevaliers, mortes dans le combat contre Horant. Je ne vous permettrai pas d’insulter cela. » (Balzephon)

Endurant la douleur dans sa joue, Imeraria s’inquiéta plus de la situation d’Hifumi que de l’homme devant elle. Je ne sais pas quel genre de catastrophe cet homme causera en prenant avantage de cette situation.

Ainsi, la rébellion de chevaliers débuta silencieusement avant la cérémonie de couronnement.

 

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2 réflexions sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 76

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    6 décembre 2016 à 18 h 55 min
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    Merci pour le chapitre.

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  • Avatar
    6 décembre 2016 à 23 h 30 min
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    hahahaha les c** ils vont mourir et Hifumi va se joué de tous sa XD Merci pour le chapitre vivement la suite 🙂

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