Volume 4 – Ce qu’il Faut Pour la Guerre, c’est de l’Argent

 

Chapitre 27 : Guerre

 

Edit : Exserra

 

Parce que les troupes d’Hifumi devaient se réapprovisionner à Fokalore, ils en profitèrent pour y passer la nuit. Tard dans la nuit, un petit groupe de 20 personnes quitta la ville en secret.

Il s’agissait de la troisième unité dirigée par Alyssa.

Avec pour but, l’accomplissement de leur mission, ils avancèrent vers la frontière.

« Bien, le but est de tuer tous les gardes surveillant la frontière sous couvert de l’obscurité. » (Hifumi)

Pour une raison, le commandant des forces, Hifumi, courait en première ligne devant la troisième unité.

« Je pense que normalement, il faudrait attendre que chaque côté rassemble ses troupes, mais … » (Alyssa)

La personne juste derrière Hifumi était Alyssa.

De plus, trois rangées pour un total de 21 personnes les suivaient.

Eux inclus, toutes les forces avaient reçues l’ordre d’Hifumi d’agir en cellules de trois hommes.

« Mets de côté ta façon normale de réfléchir. Ce n’est pas comme si nous devions attendre un consensus. Peu importe ce que l’on fait en temps de guerre, les vainqueurs ont toujours raison. N’oublie pas que les vaincus doivent tout céder aux vainqueurs. » (Hifumi)

« J-Je suis désolé … » (Alyssa)

Afin de supprimer tout bruit, ils marchaient tous.

Hifumi portait quelque chose de similaire à des zouris faites sur-mesure dans ce monde. Pour tous les autres il avait eu l’ingénieuse idée d’attacher du coton sous les semelles de leurs chaussures afin d’atténuer tout bruit de pas.

Et pourtant, même si les pas des troupes étaient particulièrement silencieux, ceux d’Hifumi étaient pratiquement inaudibles.

« Ecoutez tous. » (Hifumi)

Insérant une pause en plein milieu de leur marche, ils avaient déjà fait la moitié du chemin avant d’arriver à la frontière alors que l’aube commençait à se lever.

Tout le monde respirait bruyamment. Seul Hifumi respirait tranquillement et restait calme.

« Nous éliminerons le potentiel militaire de Vichy avant le lever du soleil. Sans vous faire repérer par l’ennemi, tuez-les habilement et efficacement. Sortez tous vos couteaux. » (Hifumi)

Sans la moindre hésitation les troupes obéirent et prirent les couteaux à leurs hanches.

Les poignées des couteaux avaient une partie faisant le tour du dos de la main, il s’agissait d’articles faitssur demande et possédant une lame à simple tranchant, ce qui était nouveau dans ce monde.

Bien sûr, Alyssa sortit le même.

« Comme vous l’avez appris. Prédisez le champ de vision de votre ennemi. Ne visez que sa gorge. Ne faites pas de bruit. Ne haussez pas la voix. » (Hifumi)

Tout en parlant, Hifumi levait un doigt pour chaque point d’explication. Tout le monde hocha la tête en silence.

« Vous avez reçus la stratégie avant notre départ, celle-ci ne change pas. Allez-y ! » (Hifumi)

Sans utiliser aucune lumière, ils disparurent tour par tour, 3 soldats par 3 soldats, en direction de la frontière.

« J’y vais. » (Hifumi)

Après être sûr que tout le monde soit parti, Hifumi accompagné d’Alyssa se dirigea vers la frontière.

Contrairement au reste des troupes, il chargea tête baissée de front.

Du côté d’Orsongrande, un chemin menait jusqu’à la forteresse surplombant la frontière. Deux soldats montaient la garde. La lueur et le crépitement d’une torche était visible.

Peut-être que les rumeurs d’une éventuelle guerre avait déjà atteint la frontière. Tout en payant attention à la frontière du côté de Vichy, ils avaient l’air plutôt tendus.

Il n’y avait pas de mouvement particulier ou anormal de l’autre côté. Les troupes avaient donc réussies à passer la frontière sans se faire repérer.

« Bon boulot. » (Hifumi)

Quand ils furent tout à coup salués, ils ne purent s’empêcher de se retourner.

Devant leurs yeux, Alyssa menée par Hifumi apparut sans aucune source de lumière.

« En pleine nuit …. ? » (Soldat A)

« Maa, il y a quelques circonstances. » (Hifumi)

Avec ces mots, Hifumi sortit le passeport et le leur montra.

Il s’agissait d’un nouveau document spécifiant qu’il détenait un rang de vicomte.

« C’est … ! Excusez notre impolitesse ! » (Soldat A)

Se redressant, le soldat s’excusa. Hifumi secoua légèrement la main en réponse.

« Ce n’est pas grave. D’ailleurs, on dirait que vous n’êtes que tous les deux, toutefois, qu’en est-il de l’autre côté ? » (Hifumi)

Hifumi pointa du doigt du côté de Vichy, vers l’autre côté du passage à travers la forteresse.

« Huh ? Ils ne sont que deux, j’ai entendu dire qu’il s’agissait d’une tradition pour nos deux pays de placer un couple de gardes la nuit. » (Soldat A, ton formel)

Etant donné que la frontière était pratiquement fermée la nuit, apparemment le nombre de soldats stationnés était à son minimum.

« Ah bon ? Alyssa, je m’occupe de ces deux-là. » (Hifumi)

« Compris. » (Alyssa)

Doutant de la conversation d’Hifumi et Alyssa, les deux soldats se regardèrent d’un air étonné. Ils avancèrent tranquillement vers Vichy.

Avant que quiconque ne s’en rende compte, un katana pendait aux hanches d’Hifumi.

« Hm ? Si tard, qui est-ce ? » (Soldat de Vichy A)

Quand le soldat se retourna, sa tête fut séparée tout à coup de son torse.

« Si quelqu’un demande, je suis un envahisseur. » (Hifumi)

Brandissant le katana avant même que l’autre soldat n’ait le temps de le détecter, celui-ci fut tué avant même de pouvoir montrer un quelconque type de réaction.

Les soldats, avec qui le groupe d’Hifumi venait juste de discuter dans le passage, virent la scène avec une expression de choc.

Regardant en arrière, Hifumi rangea son katana en riant.

« A partir de maintenant, la guerre a commencée. Faites passer le message à quiconque essayant de traverser la frontière. S’ils viennent, ils risquent d’être mêlés à tout ça et de mourir eux aussi. » (Hifumi)

Tandis qu’Hifumi violait la frontière à sa guise, les soldats dans les baraques du côté de Vichy furent tués en silence.

Les trois soldats patrouillant les abords des bâtiments eurent la gorge grande ouverte et furent juste abandonnés comme cela. Les soldats restant moururent, ne se réveillant jamais de leur sommeil.

A l’aube, une fois la partie principale de l’expédition arrivée à la frontière, tout était déjà fini. Hifumi était adossé contre le mur de la forteresse et les attendait.

Le reste des troupes faisait tranquillement une sieste dans la forteresse du côté de Vichy.

Expérimentant pour la première fois un raid de nuit, ils étaient tous excités. En prenant en considération les futures manœuvres militaires, Hifumi leur avait donc ordonné de se reposer.

Apercevant la figure d’Hifumi, Origa descendit de son véhicule et courut vers lui.

« Goshujin ! Aucun problème en particulier à signaler concernant la partie principale des troupes ! » (Origa)

« Compris. Bien, prépare les manœuvres du côté Vichy de la frontière en utilisant les baraques comme base. Je partirai après avoir mangé. » (Hifumi)

« A vos ordres. » (Origa)

Origa e pressa de retourner auprès des troupes. Avec Kasha, elles leurs ordonnèrent de franchir la frontière.

« Bon …. Devrais-je me reposer moi aussi huh ? » (Hifumi)

Ce n’était pas que les troupes, Hifumi aussi était agité.

Toutefois, contrairement aux soldats, ce n’était pas dû au massacre un peu plus tôt, mais bien aux combats qui allaient se dérouler.

Il se préparait à agir aussi violemment que son cœur le lui dictait.

Il avait élaboré un plan simple.

Si l’ennemi ne bougeait pas comme il le désirait, il s’attendait à ce que cela devienne très intéressant, et avait ainsi prévu un plan aussi simple que possible.

Tandis qu’il réfléchissait, Pajou s’approcha.

« Je me demandais si vous pouviez me donner des informations concernant l’état de la guerre. » (Pajou)

« Les soldats de Vichy se trouvant à la frontière, plusieurs dizaines d’entre eux, ils sont tous morts. Nous n’avons pas subis de pertes de notre côté. » (Hifumi)

Hifumi répondit habilement tandis qu’elle tenait dans ses mains du matériel pour écrire.

« J’ai entendu dire qu’ils avaient été attaqués là où ils dormaient, mais … » (Pajou)

« C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’attaquer la nuit. Bien évidemment. » (Hifumi)

Hifumi lui expliqua comme s’il s’agissait d’une évidence simple. Pajou ne put rétorquer.

Dans le futur, il se passera sûrement de nombreuses choses dans cette guerre dépassant ma propre compréhension.

Réagir à chaque fois ne fera que me fatiguer. Ou plutôt, c’est mieux si ce n’est juste qu’être fatigué étant donné qu’une simple erreur peut facilement finir en ma ‘’disparition’’.

« … Je comprends. Je vais moi aussi me reposer. » (Pajou)

 

 

Tout commença dans la ville tout près de la frontière, Arosel, avec l’incident dans lequel un jeune homme visita la demeure du dirigeant de la ville.

« Est-ce que le représentant de la ville est ici ? » (?)

Un homme apparut tout à coup et sans prévenir demanda à rencontrer le représentant, …. Ce qui énerva la servante.

Même sous des circonstances normales, afin de s’occuper des documents d’Orsongrande les poussant à se soumettre, préparer les défenses et contre-mesures était une tâche des plus compliquées.

« Avez-vous un rendez-vous ? » (Servante)

Je suppose qu’il s’agit au mieux de quelqu’un sans rendez-vous essayant de vendre quelque chose, décida arbitrairement la servante tout en ne cachant pas son mécontentement dans ses mots.

« Un rendez-vous huh ? J’ai envoyé une lettre il y a quelques jours. » (?)

« Une lettre huh ? » (Servante)

Dans ce monde, les réseaux de communications devaient prendre en compte les monstres, limitant ainsi l’envoi de lettres à seulement quelques figures importantes.

Si ce jeune homme est un visiteur ayant prévu un rendez-vous, j’ai fait une erreur en le traitant ainsi, la servante commença à s’inquiéter, mais en réalité se trompait.

« Ah, je lui ai demandé dans une lettre s’il désirait devenir notre compagnon et se battre à nos côtés. Je suis venu ici afin d’entendre sa réponse. » (?)

Le sortant de sa poche de poitrine, il lui montra un document. Il s’agissait sans faute d’un passeport officiel issu par Orsongrande déclarant cet homme comme un Vicomte.

« V-Veuillez attendre un instant, Votre excellence. » (Servante)

A cause du rang totalement inattendu du visiteur, la servante poussa un petit cri et parla d’une voix nerveuse en accourant vers le bureau du représentant.

En entendant de sa bouche la situation, le représentant et ses servants se préparèrent en hâte à recevoir le Vicomte.

Peu importe la décision qu’il allait prendre, un noble venu seul, le représentant ne le jugea pas hostile et ordonna qu’on le traite avec une extrême courtoisie.

 Pendant ce temps, il avait été confirmé par un servant à l’apparence fine, qu’Hifumi était la personne ayant kidnappé l’ancien représentant Ortis et avait étranglé le servant jusqu’à son évanouissement afin d’obtenir de lui des informations.

Au moment où le servant vit le visage d’Hifumi, Hifumi se tourna vers lui et lui sourit. Le servant ne put s’arrêter de trembler et dût être emmené à l’infirmerie.

Hifumi fut lui invité dans la salle de réception et s’assit en face d’un homme appelé Kyulson, qui était immédiatement devenu le représentant de la ville après la mort d’Ortis.

Il était un marchand de 45 ans environ, qui avait grimpé les échelons au sein d’une seule et même compagnie durant toute sa vie.

Derrière Kyulson se tenait la servante qu’Hifumi avait rencontré plus tôt.

Apparemment elle faisait aussi office de secrétaire.

« J’ai entendu quelques rumeurs au sujet d’Hifumi-sama … » (Kyulson)

« Pas besoin de tourner autour du pot avec les salutations. Tout d’abord, j’aimerais recevoir votre réponse. Ensuite, nous pourrons commencer notre conversation. » (Hifumi)

Se faisant interrompre en plein milieu de sa tentative d’échange de modestes salutations, le nez de Kyulson devint blanc.

Même s’il n’était pas un noble de Vichy lui-même, il avait l’habitude de négocier par le passé avec des nobles de pays étrangers, Orsongrande inclus. Toutefois, c’était la première fois qu’il rencontrait un tel noble.

En jugeant la jeunesse d’Hifumi, Kyulson en conclut qu’il n’était qu’un nouveau noble pressant un résultat à cause de son manque d’expérience.

« Je suis vraiment désolé. Concernant le document délivré par Orsongrande, nous ne l’avons pas encore examiné avec soin. Veuillez attendre de recevoir notre réponse. » (Kyulson)

Vers la réponse inoffensive et paisible lui permettant d’éviter tout engagement et en même temps lui demandant de temporairement rentrer en attendant que Kyulson décide de sa réponse, Hifumi se mit à rire avec mépris.

« Fu, l’administration locale ici n’hésite pas à prendre son temps. Le représentant a été kidnappé et même s’ils ont eu le choix entre résister à leur ruine ou joindre le parti opposé, ils n’ont même pas décidé de leur réaction après plusieurs jours. » (Hifumi)

« … Je n’arrive honnêtement pas à croire que cela soit dit par le criminel lui-même ….. Hey, jeune homme, je pense que vous devriez vous comporter modestement malgré votre statut de noble. Vous vous rendez bien compte que je pourrais vous faire arrêter ici-même en tant que criminel, n’est-ce pas ? Puisque je fermerai les yeux sur la grossièreté dont vous venez de faire preuve, partez. » (Kyulson)

En s’occupant d’Hifumi, le ton et l’attitude de Kyulson avaient changés.

« Je comprends tout à fait que vous vouliez précipiter les choses à cause de votre jeune âge, mais vous êtes 10 ans trop jeune pour pouvoir fourrer votre nez dans les échanges entre nations. Et puis d’abord, le document envoyé par Orsongrande n’est qu’une aberrante lettre de menace. S’imposer dans nos politiques nationales juste parce qu’un gamin est parvenu à obtenir quelques victoires militaires à l’aide d’un crime, ce document est-il censé être une blague ? Regarder de haut notre gouvernement vous causera tôt ou tard une expérience douloureuse. » (Kyulson)

« Je vois, en d’autres termes, vous ne souhaitez pas accepter nos demandes. » (Hifumi)

« Bien sûr que non. Pensez-vous qu’Orsongrande possède une force militaire suffisante pour envahir Vichy ? Rien qu’en considérant le budget alloué aux forces militaires, Orsongrande ne peut pas gagner dans une confrontation directe. Cela s’applique déjà à cette ville. Nous avons une force suffisante prête au déploiement si nécessaire. » (Kyulson)

Apparemment Kyulson avait jugé Ortis comme étant la seule personne incompétente. Il n’avait pas non plus l’air de reconnaitre la valeur des capacités d’Hifumi.

Réfléchissant, Hifumi soupira en s’enfonçant dans sa chaise, regardant le plafond.

« Je vois que vous n’y avez pas bien réfléchi. Savez-vous pourquoi je suis venu seul ? Pensez-vous que je sois un idiot surestimant sa propre force ? Me considériez-vous comme un idiot qui ne considérerait pas une attaque ? » (Hifumi)

« …. De quoi parlez-vous ? » (Kyulson)

« Je me demande qui d’entre nous deux ne prend pas les échanges entre nations au sérieux. Chacun d’entre vous, pourquoi concluez-vous que votre ennemi attaquera automatiquement de front d’une manière évidente ? » (Hifumi)

Tout en parlant, le léger sourire sur le visage d’Hifumi se tendit à cause de la colère.

« Tu dis t’appeler Kyulson. N’avais-tu pas considéré la possibilité que je te tue ici-même ? Par exemple, avais-tu pensé à la possibilité que mes subordonnés infiltrent la ville en secret et attaquent chaque poste de gardes un peu partout ? Et en supposant que tu perdes tous tes pions avant même de commencer à te battre, que feras-tu ? » (Hifumi)

« I-Im-Impossible …. Mais vous n’avez pas encore entendu ma réponse ! » (Kyulson)

Le visage de Kyulson était couvert de sueur. Il était extrêmement nerveux et commençait à trembler.

« Ce document lui-même était un plan afin d’immobiliser vos dirigeants. Vous ne l’avez même pas remarqué, et ce, jusqu’à la fin huh ? Même si la confiance est importante, aller aussi loin est comme un splendide champ de fleur. » (Hifumi)

En parlant, il se leva et prit son katana de manière tout à fait naturelle avant de l’enfoncer.

« ! ….. !? » (Kyulson)

La pointe du katana perça les poumons de Kyulson.

Le voyant respirer avec difficultés et cracher du sang tout en gigotant d’agonie sur le sol, la servante était abasourdie. Tombant au sol sans en savoir la raison, elle se mit à pleurer.

« Votre représentant va bientôt mourir, que décidez-vous ? » (Hifumi)

« P-Pitié ne me tuez pas ….. Pitié ….. J-Je ne veux pas mourir …. » (Servante)

La servante rampant sur le sol en suppliant d’avoir la vie sauve, l’ardeur d’Hifumi s’éstompa et il rangea son katana dans son étui en regardant l’état dans lequel se trouvait Kyulson, qui était mort sans même qu’on le remarque. Ses yeux fixant le vide avec une expression de souffrance sur le visage, il était mort comme cela.

« Si vous choisissez de ne pas vous battre, annoncez-le à la ville tout entière. Cette ville vient d’être annexée et devient la propriété d’Orsongrande à partir d’aujourd’hui. » (Hifumi)

Allant jusqu’à déclarer cela, tout à coup plusieurs troupes de la troisième unité pénétrèrent dans la salle de réception.

« Vicomte, vous allez bien ? » (Soldat A)

« Bien sûr. Tout s’est bien passé de votre côté ? » (Hifumi)

« L’élimination de tous les postes de gardes s’est fait sans encombre Sir ! » (Soldat B)

Tandis qu’Hifumi participait au rendez-vous avec le représentant, Alyssa, après avoir réuni des informations sur les postes de gardes, avait infiltrée en secret la ville accompagnée de la troisième unité, qui s’était dispersée dans les environs. Ils avaient attaqués les différents postes simultanément.

Plusieurs d’entre eux avaient quelques blessures légères dues à la résistance des soldats. Tous avaient été tués.

La servante, qui ne parvenait toujours pas à se relever, affichait une expression d’incrédulité totale en écoutant le contenu de la conversation.

« Tu as entendu. » (Hifumi)

« Ou-Oui ! » (Servante)

« La possibilité d’utiliser des soldats est maintenant nulle. Fais passer la nouvelle aux citoyens avec l’aide du personnel de cette maison. Fais-le bien. Dis à quiconque voulant exprimer son mécontentement de venir ici. Pour que je puisse les tuer. » (Hifumi)

Malgré une légère hésitation, elle agit rapidement en entendant les mots d’Hifumi. Pour quitter la pièce, la servante rampa par terre afin de faire passer l’information tout en ayant l’air pathétique.

« Et qu’en est-il de la première et de la seconde unité ? » (Hifumi)

« Comme prévu, elles bloquent toutes les sorties de la ville, Sir. » (Troupe A)

« Bien. Je vais vérifier la situation. 2 équipes resteront ici. Au cas où les servants montrent un comportement suspect, tuez-les. » (Hifumi)

« A vos ordres, Sir ! » (Troupes)

Prenant le reste des troupes avec lui, Hifumi quitta la maison de bonne humeur.

Ils venaient de réaliser la première invasion unilatérale au monde. L’histoire d’Arosel en tant que cité-état de petite taille se termina et elle devint simple ville de district.

Cette vérité ne circula pas seulement parmi les villes alentours, mais atteint aussi le gouvernement central en un instant.

Ainsi, Vichy se rendit pour la première fois compte de la situation.

Le désir d’Orsongrande de faire la guerre à Vichy devint un fait.

 

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Une réflexion sur “Le Héros est un Démon – Chapitre 27

  • Avatar
    31 juillet 2016 à 15 h 30 min
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    À trop faire le malin la royauté en perd la vie #^_^#

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