Après le Knotfest et la découverte du superbe site de Clisson qui nous attendait pour le Hellfest, place aux choses sérieuses. Ayant posé notre QG dans un petit airbnb sur Nantes, il est déjà tôt le matin qu’il est l’heure de quitter Nantes pour rejoindre les Enfers de Clisson !

Première chose : les trajets pour rejoindre le Hellfest sont biscornus, les chemins partent dans tous les sens, on se gare loin, il y a des voitures partout… L’enfer commence déjà dès l’arrivée sur la ville de Clisson et de ses alentours ! Arrivé au rond point « guitare » la célèbre entrée du Hellfest, une longue file d’attente nous attend pour passer l’accès VIP/Presse. Cet accès VIP/Presse donne le droit à un espace derrière les scènes de l’Altaïr et la Temple avec un bar privé, une petite piscine metal, la tente presse où nous pourrons réaliser des interviews (ça arriiive, on se remet doucement du fest et de tous les autres concerts ! ;-)), un petit resto bio et surtout : des toilettes ! C’est tout con, mais quand il y a un peu de queue sur le festival et qu’on doit foncer d’une scène à l’autre, on était souvent bien content de pouvoir choper des toilettes ou à manger/boire rapidement ! Pour ce qui est de la nourriture, on a en réalité beaucoup mangé au Food Court sur lequel je reviendrai car le restaurant du VIP était certes très bon, il n’y avait pas un choix aussi large qu’au Food Court.

Allez, trêve de parler de l’espace VIP, car ce qui nous intéresse, c’est bien le festival ! D’ailleurs, si ce n’est pour les interviews et les toilettes, nous ne passerons quasiment jamais par cet espace.. là où beaucoup restait à réseauter et à discuter, nous on est là pour vivre des concerts en live, et vous parler de ce festival démentiel ! Pas une minute à perdre de plus et place au metal !

 

 

 

Alors qu’on se dirige en premier vers les scènes que nous connaissons déjà, à savoir les Main Stage 1 et 2, c’est Chris Hemsworth que nous croisons sur scène. Gloryhammer arrive tel un roi avec sa couronne et son marteau des Dieux antiques ! Si l’intro avait été lancée trop tôt, c’est quelques instants après que le groupe viendra proposer son power metal qui a tout l’air d’être un gimmick de Powerwolf vu la veille. Le groupe arrive à convaincre le peu de public qui est là à ce moment là et réussit à faire une sacrée fête dès le début du festival ! Comme on dit souvent, c’est pas la taille qui compte !

Il faut dire qu’il est encore tôt dans la journée, et beaucoup arrivent sur le site plus tardivement (en plus, on était vendredi, et certains ne venaient pas trop tôt pour cause de .. travail :-)), donc le début de festival du vendredi se déroule dans des conditions similaires au Knotfest : il y a du monde, mais on peut circuler sans grandes difficultés !

 

Blackrain | Photographe Romain Keller | Média Error404

On enchaîne sur Blackrain, le groupe de glam rock le plus cool des Alpes françaises, et même de France (et je ne dis pas ça qu’ils sont pratiquement le seul groupe glam rock encore en vie par chez nous !) Le groupe pose son mur d’enceintes en fond de scène et nous dit qu’ils sont prêts ) jouer 3h s’il le faut ! On interviewera après Max 2, membre historique et fondateur du groupe en 2002 qui nous parlera de son « vrai » métier, de la vie d’artiste indépendant, des répétitions du groupe alors que le chanteur Swan vit dans les pays nordiques désormais… L’interview est à retrouver très prochainement sur Error404 !

 

Sonata Arctica Photographe Romain Keller | Média Error404

Ne quittons pas de si tôt la double Main Stage puisqu’on peut y découvrir Sonata Arctica et son sublime Tallulah désormais connu de tous. Le groupe arrive sur scène et va proposer des solos endiablés, amener sa Keytar et faire un petit tour de force pour montrer que leur guitariste était talentueux. La tenue du chanteur était assez étonnante pour un groupe de metal de la sorte d’ailleurs ! La vraie déception de ce concert ? Pas de Tallulah! Nous n’étions pas de fins connaisseurs du groupe, mais il est évident que c’était leur titre le plus connu (bon il y a eu FullMoon, certes)… C’est comme si Europe venait sans jouer The Final Countdown ! Un choix franchement étonnant de la part du groupe qui livra une prestation plutôt correcte par ailleurs, mais qui n’a pas su faire l’unanimité.

 

Allez, quittons un peu cet endroit pour partir en exploration du festival ! Notre premier étape de ce voyage idyllique ? Le Metalcorner ! Ce petit Camden français se trouve à l’entrée du festival, voir même avant l’entrée sur le site avec toutes les scènes musicales. On y trouve toutes sortes de boutiques et d’activités définitivement metal : une scène avec des groupes punk déjantés ou des jolies demoiselles faisant des shows de danse assez peu recommandable pour les enfants, des vraies petites scènes de concert, des boutiques (DR.Martens, Sea Sheperd, Barbier, Glacier, Materiel.net, Jagermeister…) et des tentes d’artistes et boutiques  indépendantes venant présenter leurs produits. On croisera d’ailleurs nos copains d’Hi-Comics/Bragelonne là bas, qui propose un Prix Hellfest de littérature !

 

Un achat de t-shirt « Come to the Dark Side, We Play Metal » plus tard, nous voici du côté de la scène de la Valley, à proximité immédiate du Metal Corner et du VIP pour découvrir My Sleeping Karma, le groupe de stoner aux influences indiennes. La scène couverte est noire de monde, impossible d’avancer sous le chapiteau et de voir le concert. Alors que Romain, notre photographe parti braver tous les dangers s’aventure au milieu de la foule, on se pose un peu plus loin pour écouter la musique. On aurait pu fermer les yeux et s’allonger vu le style de musique que cela aurait été tout aussi efficace que de regarder la prestation. La musique fait voyager et nous transporte avec elle. Ganesh en fond de scène nous emmène avec lui pour un voyage quasi religieux sans fausse notes. On comprend pourquoi la foule s’est agglutinée pour voir les allemands. Pas de chant, juste des mélodies pendant 45 mn qui font voyager. Difficile de ne pas penser à Pink Floyd par moment sur certaines compositions. Si ce n’est pas un genre de musique que je serai allé écouter de prime abord, c’est une sacrée découverte en live et en album !

 

Allez, fini de se reposer et de planer, place à la bagarre. Détendeur du record du Wall Of Death le plus grand au Hellfest 2014, Dagoba est venu remettre son titre en jeu en 2019, avec brio ! Shawter sait attirer la foule, la manage et la  fait bouger avec une aisance presque consternante. On comprend vite pourquoi le groupe français avait été choisi pour faire le Warm Up, tournée avec des concerts et activités spéciales en rapport avec le Hellfest. Le groupe a tout cassé cette fois encore, pour notre plus grand plaisir !

 

Petit détour par le merch du festival, et on constate à notre grande surprise les prix de Mass Hysteria : 30€ pour un hoodie ! Du jamais vu ! C’est une excellente idée que de mettre le prix du merch extrêmement peu cher : on fait la promo du groupe à moindre coût ! Certains groupes  devraient prendre exemple sur ce schéma et viser des prix plus bas pour vendre plus de merch que l’inverse. Comme cela, on en vend plus, donc plus de monde se promène avec le logo du groupe un peu partout, on répand la bonne parole pour le groupe et on est plus nombreux… C’est clairement win-win pour tout le monde, alors GG à Mass Hysteria qui semblent être les seuls du festival à l’avoir bien compris !

Dream Theater | Photographe Romain Keller | Média Error404

En ressortant du merch, c’est Dream Theater qui se présente à nous. Tout comme pour Sonata Arctica, quelque chose cloche dans la tenue du chanteur vu le style mais bon, ce n’est pas grave, on est venus pour la musique. L’ami John Petrucci, el famoso guitar hero de Dream Theater commence son numéro sur Antethered Angel. Les morceaux s’enchaînent bien et tout le monde y donne du sien. Le batteur, Mike Mangini, a un nombre incalculable d’éléments autour de lui, James LaBrie (chant) utilise un micro en forme de crâne. Le tout donne un mélange harmonieux, pas des plus mémorables, la faute à un chanteur très en deçà de ce qu’on pourrait attendre. Finalement, c’est le guitariste légendaire qui rattrape un peu la donne avec The Dance Of Eternity par exemple qui nous laisse apprécier toute la technique et la virtuosité de Petrucci.

 

Ultra Vomit | Photographe Romain Keller | Média Error404

Après de la virtuosité, place à de la virtuozizité ! Ultra Vomit est dans la place ! Excellents musiciens, Ultra Vomit a plutôt tendance à se caractériser par son humour cinglant (surtout celui de Manard, il en va de soit !). Le groupe débarque sur scène après une vidéo annonçant qu’ils allaient voler la vedette à leurs amis de la scène punk française. Le groupe enchainera donc à vive allure ses plus grands hits tels que Bonnes Manières ou Maïté Ravendark… Les guests seront aussi de la partie puisqu’on aura Niko Jones sur la chanson Un Chien Géant, qui était un hommage au groupe de Niko, Tagada Jones. Il y aura également Pierre Jacou du groupe Black Bomb A sur Pink Pantera. On aura aussi Andréas du duo Andreas & Nicolas en fin de concert pour chanter Je Collectionne Des Canards (Vivants)  avec le groupe. Les guests les plus notables de cette soirée ? Jesus qui était venue pour lancer un wall of death de qualité mais enfin et surtout Calogero sur Calojira ! Guest plus que surprenant pour ce caméo au Hellfest, on regrettera presque à la fin qu’on découvre qu’il ne s’agissait que l’un des membres du staff d’UltraVomit, déguisé pour l’occasion… Joseph Duplantier de Gojira aurait tout à fait pu venir chanter aussi puisqu’ils jouaient un peu plus tard dans la soirée, mais il n’en fut rien. Ultra vomit fera parti de ces shows du vendredi dont on se rappellera pour son humour, son côté décalé et son jeu scénique irréprochable : décors, guests, vidéos inédites, le groupe avait mis les bouchées doubles pour nous régaler ! Merci Maïté !

 

Alors que l’Évier Metal en version boîte de nuit finit de retentir, c’est une cornemuse que nous entendons au loin. Sommes-nous bien en Bretagne à Clisson ? (débattez dans les commentaires, Loire-Atlantique, Bretagne ou pas ?) Annoncés un an à l’avance avec Gojira, Carcass ou Manowar (lol.), c’est les Dropkick Murphys ! Le groupe de punk celtique sait comment mettre l’ambiance : le pit est en feu et l’ambiance est folle autour du groupe ! Ken Casey fonça tout droit sur la foule afin de montrer que le Punk en lui est toujours là, et déchaîna un peu plus la foule.

Tout ça, avant même d’arriver aux morceaux phares du groupe tels que Rose Tatoo ou bien même le final de I’m Shipping Up To Boston. C’est l’un des concerts que l’on peut retenir de ce premier jour de festival !

 

Suite à l’éviction de Manowar, parti faire de la flûte dans les champs plutôt que de jouer son show, pourtant annoncé un an à l’avance et décommandé le matin même du festival, bien qu’ils étaient présents dans l’espace VIP la veille, c’est Sabaton, qui avait déjà commencé à plié ses bagages qui se proposa de revenir jouer à nouveau en guise de tête d’affiche du vendredi. Si l’on ne connaîtra jamais le fin mot de l’Histoire entre Manowar et les organisateurs du Hellfest, on connaîtra en revanche la qualité et la bienveillance du groupe qui les remplace. Malgré l’extinction totale de voix de Joakim qui s’était trop donné la veille, le groupe proposera un concert où les musiciens chantaient pendant que Joakim se pavanait et dînait sur scène. Un concert tout en humour et folklorique qui apporta un capital sympathie à Sabaton, arrivé en glorieux héros (ironique pour un groupe qui ne parle que des guerres dans ses chansons !)

Le groupe sera de retour à Paris le 7 février 2020 et en belle compagnie : c’est Amaranthe et Apocalyptica qui partageront l’affiche de ce concert qui s’annonce déjà dantesque!

Cela étant dit, comme nous avions déjà vu Sabaton la veille, notre nostalgie et notre amour pour le punk-rock nous a dirigé pour la première fois vers la Warzone pour y  retrouver Sum*41.

Tout d’abord un petit mot sur la Warzone : il s’agit de la scène la plus excentrée du festival. Elle regroupe tous les groupes core/punk du festival et c’est clairement ici qu’on y verra le plus de pogos et de slams en tout genre. Le public est violent et le lieu porte bien son nom. C’est d’ailleurs la scène la plus décorée avec des flammes de part et d’autres et des barricades et grands murs de chaque côté. C’est vraiment le lieu le plus cool du festival en matière de décoration (et de musique ? mais là ce sont mes goûts personnels qui parlent 🙂

 

 

Sum41 | Photographe Romain Keller | Média Error404

Quoi qu’il en soit, les Canadiens, qui auraient eu leur place sur la Main Stage à la place de Manowar, ne sont pas venus les mains vides. Avec un nouvel album prévu pour le 19 juillet, Order In Decline, Deryck et sa bande sont venus pour en découdre ce soir. Le chanteur arrive sur scène avec une bien meilleure mine que les derniers concerts où l’on avait pu le voir. Son lourd traitement médical semble être terminé et tout est rentré dans l’ordre. D’ailleurs, les nouveaux titres de l’album comme Out For Blood ou A Death In the Family place déjà l’album au dessus de 13 Voices.  Le set est impeccable, avec un petit We Will Rock You en guise de cover, des morceaux de tous les albums et tous les singles qu’on veut entendre du groupe : Fat LipIn Too Deep, The Hell SongStill Waiting et même Walking Disaster! C’est un show un chouilla condensé du groupe qui combine tout ce qu’on avait besoin d’entendre pour rendre l’ado qui est en nous heureux. Ado ou adulte, Sum*41 reste toujours un sacré groupe quoi qu’il en soit ! Le groupe a déjà annoncé qu’il reviendrait en 2020, et on a déjà carrément hâte.

Après cette première journée éprouvante, il est temps de marcher longuement jusqu’à la voiture pour rentrer sur les coups de 4/5h du matin à l’airbnb. On aura au moins l’avantage de passer une bonne nuit dans un lit douillet. Certes courte puisqu’il fallait repartir rapidement sur le site du festival, c’était quand même un luxe d’avoir un vrai lit et pas un camping, surtout pour nos amis photographes qui ont shooté sans relâche et ont couru partout toute la journée à braver les foules et les concerts pour pouvoir vous proposer ces clichés, alors GG à toi Romain !

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