Alors que Tyr s’en ait tyré vers d’autres aventures et a annulé sa présence à Paris pour des causes animalières diverses et variées, les deux premières du groupe ont maintenu le show dans le Gibus, tout de même bien rempli !

-Dalriada-

Dalriada © Romain Keller Pour Error404

C’est dans un Gibus Live plutôt rempli que le sextet hongrois arrive sur scène. Le set-up du groupe se veut plutôt original : une chanteuse, deux guitaristes, un claviériste, pas de bassiste (Istvan semblait être bien caché !) et un flûtiste ! (flûtiste ?)

Laura Biden nous montrera durant le concert qu’elle a plus d’une voix dans son sac. Avec du chant féminin clair ou bien quelques screams, la palette de la chanteuse charismatique saura nous étonner au cours de leur set, et notamment sur un Ígéret puissant et qui donnait envie de danser dans tous les sens !

Alors qu’András (chant, guitare) fait signe au public et interagit avec eux, celui-ci va se cogner la main à plusieurs reprises dans le plafond, beaucoup trop bas au Gibus. Vite énervé celui-ci va vite revoir sa stratégie pour appeler le public à scander des « Hey Hey » en rythme… Un ultime coup sera fatal et provoquera ce changement de stratégie : le chanteur va vraiment s’éclater la main et s’ouvrir le doigt à en saigner légèrement. Après tout, c’est plus metal comme ça d’avoir du sang et de la sueur sur scène, non ?

Dalriada © Romain Keller Pour Error404
Rip la main

En fin de set et dans l’euphorie du moment le groupe invite tout le public à réagir. Andras va alors se laisser emporter durant Amit ad az ég (note à moi-même : les titres de chansons de groupes hongrois, plus jamais) et frapper à nouveau le plafond en s’ouvrant un autre doigt… Décidément ! L’autre mésaventure est que ce dernier coup lui fera perdre son médiator. Peu habitué des coutumes metalcore et punk à lancer des médiators à tout va dans le public et en avoir des dizaines sur scène, le chanteur se voit contraint de quitter très rapidement la scène à la recherche d’un nouveau médiator pour reprendre son jeu.

En quittant la scène, le groupe remerciera le public d’être si nombreux et d’être aussi joyeux malgré les circonstances et l’aura négative qui tournait autour du concert. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a tenu à aller couvrir le concert : prêcher la bonne parole de la musique car c’est avant tout pour cela qu’on écoute de la musique ! Même si le groupe principal original manquait à la fête, on n va pas s’arrêter à quelques titres ou bien un groupe pour profiter de sa soirée et danser à tue tête. Le public l’aura d’ailleurs très bien compris vu le nombre de danses, pogos, et autres joyeuseries vikings effectuées par tout le monde dans la foule !

-Heidevolk-

Heidevolk © Romain Keller Pour Error404

Réglé comme une pendule, le nom et logo du groupe néérlandais apparaît sur écran LED en fond de scène à l’heure précise où ces derniers étaient attendus. Choix curieux (mais usant des particularités du Gibus semblerait-il)

C’est sans se faire prier que le second sextet de la soirée monte sur scène. Ici, deux chanteurs, plus de synthé et le retour de la basse, on est sur une composition beaucoup plus classique que leurs prédécesseurs.

Heidevolk nous remercie d’être venu lui aussi et que le show parisien est évidemment le plus grandiose de tout ceux de la tournée (il faut dire que la tournée débute tout juste et que les premières dates sont deux dates françaises, également dans des petites salles …). Lars, Jaco et le reste de la bande en profite également pour remercier leur batteur, arrivé cette semaine dans le groupe.

Heidevolk © Romain Keller Pour Error404

Dans le noir petits faisceaux lumineux jaune et chant un peu plus lyrique pour ouvrir sur Naar De Hal Der Gevallenen (note à moi-même : les titres de chansons de groupes néerlandais, plus jamais. Les gars la prochain fois, appelez vos chansons genre Dead Inside ou Black truc ou bien encore Sweet Dreams, faites comme tout le monde, bon sang. Sinon moi, j’me Tyr et je finis pas ce report.)

Sur la fin de set et l’ultime titre Vulgaris, le groupe s’amusera bien plus à interagir avec le public, faisant quelques grimaces, checkant les mains des premiers rangs.

Viens donc l’heure du rappel, et c’est sur Nehalennia que le groupe nous quittera après 1h15 de show. Plebiscité par la foule en demandant toujours plus, le groupe ne se laissera toutefois pas faire pour un second rappel malgré l’appel du public qui était plus que manifeste. Le groupe invitera en revanche son public à le rejoindre sur la table de merch et à boire un coup avec eux dès leur sortie de scène !

Contrairement à Tyr, les hollandais ne s’étaient pas envolés (tu l’as?) et ont montrer qu’ils étaient tout à fait capable de faire bien plus que de chauffer une salle pour un groupe qui aurait pu arriver après eux. On aura finalement presque oublié leur absence tant les deux groupes auront assurés leurs shows. Show exceptionnel (par ses circonstances) et surtout assez imprévu, nous n’avons pas été déçu de voir ce qui n’aurait du être que les premières parties d’un autre concert. Comme quoi, la vie est parfois faite d’agréables surprises ! Après 1h15 de show, il est déjà l’heure de dire au revoir à Heidevolk, qu’on espère recroiser prochainement dans la capitale ! Bonne nuit !

Heidevolk © Romain Keller Pour Error404

 

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