VolenKahn’s Reviews #1 : Halloween, la nuit des Masques

halloween 1978 affiche

Bonjour et toutes mes condoléances, ici VolenKahn, et ceci est ma première review cinéma. Je parlerai de toutes sortes de films : cultes, nanars, séries B, pierres angulaires, navets, oeuvres passables, incompréhensibles, bizarres, terrifiantes, hilarantes, etc. Mais surtout de films peu connus ou pas vraiment tout public. Et aujourd’hui, nous allons parler d’un film d’horreur culte, un des fondateurs d’un sous-genre que l’on connait tous sans en connaître le nom exact : le slasher movie (slash = taillader en anglais).

Le slasher movie repose sur un synopsis simple mais terriblement efficace : un tueur, incarnation du mal et souvent increvable, va tenter de tuer tout ce qui se trouve sur son chemin.

Il y a certains éléments scénaristiques qui permettent de déterminer si un film est un slasher movie ou non. Les principaux sont : un tueur vide de toute émotion, souvent ayant accompli un meurtre dans sa jeunesse et / ou subi un traumatisme (cela allant surtout dans les premiers films du genre), un lieu iconique (ex : Crystal Lake dans Vendredi 13), une / des screaming queen(s), et surtout un code vestimentaire reconnaissable et immédiatement mémorable pour le tueur (ex : le masque humain de Leather Face dans Massacre à la Tronçonneuse).

Halloween, réalisé en 1978 par John Carpenter, est considéré comme le film ayant popularisé le genre. Mais Black Christmas de Bob Clark, est le véritable précurseur (Noël Tragique au Québec, nom de Dieu j’adore leurs traductions), sorti en 1974. Dès sa sortie, Halloween fit un carton au box-office, et devint un des films indépendants les plus rentables de tous les temps, avec 47 millions de dollars de recettes pour un budget de 325.000 a peu près (je vous laisse faire le calcul).

Commençons par le commencement : faut-il voir ce film ? OUI, PUTAIN OUI. Je vais vous dire bientôt pourquoi, mais parlons un peu de moi avant (enfin, si vous le voulez…).

A l’heure ou j’écris cette review, je n’ai vu que 3 films d’horreur / épouvante : Massacre à la Tronçonneuse, Alien et Halloween. Je n’ai donc qu’une très petite expérience de ce genre, car ayant toujours été réticent face à la peur et l’angoisse au cinéma ; mais surtout à cause des jumpscares. Je les hais… JE LES HAIS ! Quelque soit le film ! Bref, chaque visionnage est pour moi une épreuve psychologique, et avec Halloween, la tension n’a jamais été aussi présente à mes côtés, pour me faire sursauter et frémir à chaque instants.

L’histoire commence par un flash-back en 1963. Michael Myers (Nick Castle), âgé de 6 ans, tue un membre de sa famille lors de la nuit d’Halloween, et est dès lors transféré dans un hôpital psychiatrique. 15 ans plus tard, la même nuit, Michael arrive à s’échapper, et décide de continuer sa sanguinaire croisade en revenant sur le lieu du crime. Le docteur Loomis (Donald Pleasance), son psychiatre, part à sa recherche ; en parallèle, Laurie Strode (Jamie Lee Curtis, dont la carrière sera lancée grâce à ce film), une baby-sitter, devient la proie principale du tueur.

Par où commencer… Ce film m’a mis une claque. Pas autant que certains, mais au moins une petite gifle. Tout dans ce film transpire le malaise, l’angoisse, la terreur. Dans ce film, aucun lieu n’est sur. Le lieu de l’action est une banlieue pavillonnaire banale, comme les fans de Desperate Housewives connaissent. Et c’est là qu’intervient la magie Carpenter. En situant le massacre dans un lieu censé être tranquille, John Carpenter brise cette apparente sécurité qu’est le domaine familial.

Il ne fait pas bon être une baby-sitter le soir d'Halloween...
Il ne fait pas bon être une baby-sitter le soir d’Halloween…

Une scène mémorable : le meurtre d’une jeune fille vu par les yeux du tueur sous son masque. Masque qui, limitant l’angle de vue de la caméra, cloisonne le spectateur, et le force à visionner un meurtre de sang-froid depuis le point de vue d’un enfant instable. Plus le film avance, et plus vous regarderez chaque plan avec attention, cherchant où pourrait se cacher le tueur masqué. Les plans fixes montrant une maison en plein pied sont terrifiants.

Mais comment parler de ce film sans évoquer ses musiques ! Angoissant, entêtant, le thème principal d‘Halloween se marquera au fer rouge dans votre esprit. Il revient, lancinant, arrivant sans crier gare dans les oreilles des spectateurs, afin de mieux le terrifier.

Et enfin, le clou du spectacle : Michael Myers. Une combinaison d’électricien, un couteau de cuisine, et un masque blanc dénué de toute émotions, et voilà une icône du cinéma qui est crée. Pour l’anecdote, le masque est une reproduction de celui de William Shatner, ayant interprété le Capitaine Kirk dans la série culte Star Trek. Silencieux, au contraire de la virginale baby-sitter, une screaming queen aux cordes vocales bien fournies, mais n’égalant malgré tout pas le niveau de Marylin Burns (Massacre à la Tronçonneuse).

Michael est un assassin parfait, quoique limité dans son intelligence, qui ne s’arrête et ne meurs jamais, avant d’avoir atteint son but. Incarnant le mal, il est normal de le voir surgir de n’importe où, un peu comme un animal dans les bois.

Comme vous le voyez, ce film possède de nombreux atouts. Parlons maintenant des défauts (enfin, si j’en trouve)… On peut reprocher le peu d’informations sur la vie de Michael Myers, ainsi que de sa relation avec le docteur Loomis. En général, on ne sait pas grand-chose des personnages. Aussi, avec la quantité de films d’horreur et de slasher sortis depuis, les proies de ces tueurs sont devenus immédiatement identifiables, comme le couple découvrant les joies de la bête à deux dos, ou des jeunes filles.

De plus, toujours à cause de son ancienneté, les jeunes générations pourraient reprocher au film sa lenteur dans le jeu de cache-cache de Michael, et la stupidité des protagonistes, qui décident de rester dans le noir quoi qu’il arrive. Sérieusement, ils détestent la technologie. Voilà (peut-être) les défauts de ce film.

Dans son genre, ce film est un chef-d’oeuvre, qui effrayera quiconque voudra le regarder. La photographie et les plans fixes durent jusqu’à devenir insupportables renforçant la fin inéluctable pour chaque protagoniste. A regarder seul dans le noir, le soir d’Halloween. Si vous avez le courage.

Une pensée sur “[CRITIQUE] Halloween, la nuit des masques

  • 24 février 2016 à 23 h 15 min
    Permalink

    Un nouvel auteur chez Error 404 ? Il commence fort car son analyse combine la richesse de l’information, la fraîcheur de l’avis, et l’intérêt de celui-ci, argumenté, et l’aiguillon de l’envie qui amène même ceux que le genre rebute à filer au plus proche distributeur de DVD à
    se faire une idée à son tour.
    Lampeduse

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