Après mon blocage de lecture, à l’automne 2019 (ça commence à dater), j’ai craqué sur Grace and Fury. Je ne lisais plus pour le plaisir, mais uniquement pour le travail. Ça ne m’empêchais pas de traîner régulièrement dans les rayons de mes librairies préférées ! C’est dans ce contexte que j’ai découvert Tracy Banghart, éditée chez Hachette Romans. Ces dernières années, la dystopie est particulièrement appréciée en young adult. Je ne suis pas fan du genre, mais j’ai craqué à cause de la couverture (où l’on aperçoit une partie du visage des deux héroïnes).

Un titre prometteur ?

À Viridia, les femmes vivent pour servir les hommes. Elles n’ont pas le droit de lire, de choisir leur mari ou de travailler. Serina est une Grâce, une jeune fille qui a été éduqué dans l’espoir de devenir une des favorites du roi. Elle est douce, docile, soumise ; éduqué pour plaire et procurer du plaisir. Sa jeune sœur Nomi a appris à s’occuper d’elle : la coiffer, la maquiller… Elle sera sa suivante lorsqu’elles iront au palais. Nomi, elle, a l’esprit rebelle : elle a même appris à lire en secret ! Elle ne comprends pas pourquoi elle ne peut pas agir et vivre comme son frère jumeau.

Lors du bal de la sélection des Grâces, Nomi est choisie par l’Héritier au lieu de sa sœur… qui, accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis, finit sur l’île-prison pour femmes : le Mont Destruction. L’une comme l’autre, elles vont devoir survivre dans un monde dont elles ne connaissent pas les règles.

Le scénario est classique, et prévisible. J’ai deviné très vite qui était l’antagoniste. Grace and Fury ne révolutionne le genre, mais j’ai tout de même beaucoup aimé suivre Serina et Nomi dans leurs aventures. J’avais d’ailleurs acheté le deuxième (et dernier) volume lors d’un week-end à Londres, et j’ai profité de l’été pour relire le premier tome (en VF) et enchaîner sur sa suite, Queen of Ruin*.
Lorsque j’ai découvert Grace and Fury pour la première fois, l’alternance de point de vue (un chapitre du point de vue de Serina, puis un de Nomi, etc.) m’a surprise. Je n’ai pas été dérangé par le procédé, surtout que les chapitres sont courts. Depuis, j’ai réalisé que c’était utilisé souvent dans les YA…

(Re)lecture en demi teinte

La relecture m’a d’ailleurs fait changer d’avis sur certains événements du roman, par rapport à ma première lecture. Nomi, que j’avais beaucoup aimé la première fois, m’a agacé. Elle rejette tout en bloc, sans avoir tous les faits, sans connaître les gens. Je me suis plus intéressée à Serina, à son parcours et sa découverte de soi – son affirmation, ses batailles, ses révélations. Nomi n’évolue pas vraiment dans Queen of Ruin, à mon grand désespoir, mais il se passe tellement de choses que je me suis laissée porter par les événements.

J’aurai beaucoup à dire sur l’Héritier, Malachi, son jeune frère Asa (et pas que « en bien », loin de là). Je ne dirai rien parce que je ne peux pas le faire sans spoiler les 3/4 du premier roman ! Le personnage de Malachi est clairement plus intéressant et plus développé dans Queen of Ruin ; je l’aimais déjà bien dans Grace and Fury, avec son air taciturne et renfrogné. Malheureusement, on ne peut pas dire que les autres personnages, masculins ou féminins, soient réellement développés dans cette duologie. La fin est un peu rapide. Après tout ce qu’il s’est passé, je l’ai trouvé trop facile. Une lecture coup de foudre qui s’est transformée, pour moi, en lecture divertissante mais mitigée. Si vous aimez les happy ends, vous serez comblé·e·s !

*Le titre est prévu chez l’éditeur, mais on ne connaît pas la date de publication ni le titre français choisi : je mettrai à jour cet article quand j’aurai les informations !

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