Bonjour/Bonsoir ! Après avoir été adapté par  François Truffaut en  1966 ; c’est au tour de la chaîne HBO de s’attaquer à ce monument de la littérature américaine écrit par Ray Bradbury en 1953 : Fahrenheit 451.
Cette dystopie raconte une société presque semblable à la même où la lecture (et la culture dans le film présenté dans cet article) est interdite. Les pompiers ne servent plus à éteindre les incendies mais les provoquent en brûlant les livres ou les maisons entières quand celles-ci sont remplies. Du coup les maisons sont emplies de grands écrans, les relations humaines sont presque inexistantes. Quand on y réfléchit quelques minutes cela ressemble malheureusement beaucoup à notre société actuelle où les écrans sont presque prioritaires sur la personne qui partage la table en face.
Montag est un des meilleurs pompiers de la ville mais un jour il rapporte un livre chez lui…

Je n’ai pas vu le film de 1966, qui me semble être une adaptation assez fidèle ; par contre j’ai lu l’oeuvre de Ray Bradbury et je ne peux m’empêcher de le comparé l’original de l’adaptation de Fahrenheit 451.

Si vous vous posez la question, le titre : Fahrenheit 451 correspond à la température à laquelle brûle le papier ; tout simplement.

 

  • Le choix des acteurs – Dans le roman, Montag est un homme blanc d’une quarantaine d’années marié et « heureux ». Ici HBO a décidé de choisir un acteur noir, d’une petite trentaine d’année et célibataire : Micheal B Jordan un très bon acteur. Ce choix permet de moderniser le personnage, de le rendre plus identifiable au spectateur.
    On retrouve aussi le très bon  Michael Shannon dans le rôle du capitaine Beatty dont le film permet de développer sa personnalité, son histoire pour le rendre un peu plus humain. 

 (je dis oui !)

 

  • L’histoire modernisée – Seuls les livres étaient mentionnés dans l’oeuvre de Bradbury ; hors HBO propose d’y inclure la culture dans son ensemble : peintures, films, sculptures,… ce qui semble logique et renforce la dystopie.
    La présence des écrans sur les immeubles, l’intelligence artificielle dans les maisons,.. l’environnement ressemble plus à ce que l’on imagine dans notre futur plus qu’en 1950. 

 

  • Une fin non-américaine – Les différentes péripéties du livres ne sont pas exactement respectées ; dont la fin ; mais je n’ai pas été déçue car elle respecte l’ambiance et le genre de film. A savoir une dystopie où l’être humain ne survit pas s’il ne respecte pas les règles.

 

  • La photo/la réalisation – HBO est connue pour la qualité visuelle de ses séries et la règle ne déroge pas pour ses films. La plupart de l’action se déroule la nuit le feu à une importance capitale. Toutes les lumières sont très bien travaillées : celles de la ville, les lampes torches, le feu magnifique. Il y a beaucoup de moments de silence également, la musique sait s’effacer pour laisser le feu grignoter nos belles œuvres. 

 

  • Certains éléments du livre supprimés – Dans chaque adaptation des éléments sont supprimés ou adaptés. Mais ici on a supprimé  le personnage de la femme de Montag : Mildred. Ce que j’aime dans ce personnage c’est qu’il représente la société de Fahrenheit 451.
    Mildred passe ses journées devant les écrans où elle regarde sa « famille » ou des émissions/téléfilms sans bien savoir ce qu’il se passe ce sont juste des personnes qui parlent sans début ni fin de dialogue.
    Dans le livre elle fait une tentative de suicide, ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière. Elle ne vit pas. Les personnes de cette société n’ont pas de but dans la vie ce sont presque des robots. Et je trouve dommage d’avoir supprimé cet aspect de la société qui est pourtant passionnant. 

 

  • Le personnage de Clarisse – Dans Fahrenheit 451  Clarisse est insouciante elle représente la joie de vivre, la curiosité, souriante c’est elle qui commence à faire réfléchir Montag sur sa vie et sur son faux bonheur. C’est un personnage emblématique. Sauf qu’ici c’est une jeune femme qui fait constamment la tête, qui va aider Montag dans sa quête mais je trouve son personnage bien moins intéressant par la banalité de son caractère et de son histoire. 

 

En conclusion j’ai bien aimé l’adaptation de Fahrenheit 451 par HBO par sa modernité, ses acteurs et sa réalisation mais j’ai vraiment trouvé dommage que l’on ai supprimé des aspects emblématiques de l’oeuvre. Je ne peux que vous encourager à lire le roman qui vous apportera un autre point de vue et un autre type de réflexion.

 

Une pensée sur “Fahrenheit 451 – HBO

  • 27 mai 2018 à 22 h 09 min
    Permalink

    Très intéressante analyse comparée du livre (un bon livre supporte des adaptations variées) et du film initial de Truffaut. On comprend qu’HBO réussit quand même son film : tant mieux, car le sujet le mérite.
    Lampeduse

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