2 à 4 joueurs. 20mn/joueur. Dès 10 ans. Auteur/Illustrateur : David AUSLOOS. Édité par Sylex

Aujourd’hui, c’est Uncle R1D1 qui prend la main sur l’article journalier de 404 pour vous parler de Dreamscape ! R1D1 est ludothécaire, et va donc nous parler de… Jeux de société ! À toi l’antenne (enfin la machine à écrire dans notre cas…) !

Alors pour cette première critique… Oui, je ne parle pas d’un test mais bien d’une une critique ! Nous pouvons tester un produit comme un smartphone une voiture ou encore je ne sais quel épilateur… Le jeux vidéo, ou dans notre cas le jeux de société a le cul entre deux chaises : c’est un produit culturel. C’est comme pour un film ou un roman pour moi, c’est une critique qu’il faut, et nous sommes plusieurs à le concevoir ainsi dans le secteur du jeu (je m’inclus dans le nous, car je suis ludothécaire, et tester des jeux est donc partie intégrante de mon métier pour conseiller les joueurs !).

Je partage d’ailleurs ce point de vue avec Bruno Faidutti qui est l’uns des auteurs les plus influents du milieu ( Citadelles, Mascarades, Waka Tanka… et tellement d’autres). C’est lui qui m’a fait évoluer sur ce point. Grand merci à lui. N’hésitez pas à aller jeter un oeil à son blog ici-même.

Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui n’est autre qu’un doux rêve : Dreamscape.

J’ai pu tester ce jeu il y a bientôt de cela un an et demi (il nous parle de critique et il utilise le mot test, ça commence bien…).

J’ai eu la chance de tester le jeu à l’étape de prototype. Un moyen simple de savoir quand le jeu est bon, c’est quand à la fin d’une partie, on a envie de rejouer… C’est bon signe. Cette version de test tournait pourtant moyennement, trop de lourdeurs dans le gameplay, des défauts d’ergonomie, un jeu un poil long, au rythme saccadé et à la fluidité un peu bancale, mais voilà j’étais capté par l’univers et les mécanismes. Je voyais un fort potentiel au jeu qu’on me présentait. Il s’agissait à l’époque d’un éditeur que je ne connaissais pas, et pour cause : il n’existait pas !

La deuxième fois que j’ai mis les mains sur Dreamscape, c’était sur un prototype beaucoup plus fluide. Il s’était écoulé presque un an entre les deux, une grosse partie des défauts avait disparus, et un nouvel éditeur était apparu : Sylex. Well Cut Games, ce sont des jeux bien taillés. Pour avoir suivi de près le jeu en cours développement et vu toutes les tailles qui ont été effectué, le nom et la phrase d’accroche est on ne peut plus adéquate. A l’heure où j’ai commencé à écrire ces lignes je n’avais pas encore joué avec les règles définitives.

C’est désormais chose faite puisque j’ai joué avec les dernières modifications et il y a eu de belles améliorations, une fois de plus. La fluidité est exemplaire, le jeu est original dans les sensations de parties (J’en avais un peu marre des jeux de pose d’ouvriers qui se ressemblent et qui pourraient même avoir un tout autre thème que ça ne changerait absolument rien à la prise en main et au gameplay).

L’onirisme des illustrations s’imbrique totalement dans les mécanismes bien huilées. Alors, oui, c’est vague je n’explique pas la mécanique du jeu, mais je parle plus de ressenti… Mais voilà ne serait-ce pas l’essentiel? Qu’un jeu nous fasse vivre quelque chose et qu’on est envie d’y rejouer car on pense pouvoir faire autrement, vivre une autre aventure?

Étant lent et un peu débordé (excusez-moi d’avance!), je n’ai pas réussi à écrire cette petite critique avant le top départ de la campagne Kickstarter… Pour comprendre un peu mieux les règles et les mécanismes et admirer les illustrations oniriques suivez le lien.

Et si vous êtes toujours en retard comme moi, il arrivera en boutique par le biais du distributeur ATALIA en fin d’année pour rêver sous le sapin!

« Alors il parle d’objet culturel et il ne cite même pas les noms de l’auteur et de l’illustrateur… »

Oui car pour la démarche culturelle et artistique, je préférai le souligner juste avant la conclusion, histoire que vous vous en souveniez bien. C’est suffisamment rare pour le signaler : l’auteur du jeu, David Ausloos, est aussi l’illustrateur. Pour ma part je trouve que cela rajoute une touche particulière au jeu, l’univers graphique et les mécaniques se servent l’un et l’autre, donnant une ambiance singulière aux parties.

Qui dit Error 404 dit 4 points positifs et 4 négatifs, et ça va pas être facile de trouver 4 choses négatives à dire, mais on va essayer…

Plus + tableau

  • L’utilisation ludique des disques.
  • La cohérence thématique/mécaniques.
  • Les illustrations qui tranchent avec le reste des productions du genre.
  • Les deux niveaux de jeu : avec ou sans cauchemars.

Moins -

  • On aurait aimé pouvoir y jouer jusqu’à 6, mais les parties auraient été trop longues…
  • Les illustrations des personnages ne sont pas toutes exceptionnelles.
  • Les gros doigts galèreront un peu à placer les arbres et les disques.
  • Le temps d’attente inhérent au participatif.

Voilà pour Dreamscape ! À titre perso je n’achète plus de jeux depuis longtemps, et en tant que ludothécaire de la fonction publique, les coûts du modèle participatif qui prône désormais aujourd’hui ne sont pas toujours adaptés à toutes les bourses. Mais voilà, pour une fois, je pense que je vais me laisser tenter et faire mon premier Kickstarter avec Dreamscape.

Retrouvez le Kickstarter encore ouvert pour 2 semaines pour profiter de tous les bonus de la version KickStarter, avec notamment une mini-extension exclusive au Kickstarter ! Sinon, il faudra attendre Noël pour profiter de ce très joli jeu ! (mais sans l’extension bonus et exclusive, ce serait dommage de la manquer, non ?)

 

 

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