Le deuxième et dernier tome de Dreams Factory, de Jérôme Hamon et Suheb Zako, est sorti la semaine dernière. Ici, on l’attendait de pieds fermes ! La Chrysalide des cœurs est le nom choisit pour ce deuxième tome du duptique steampunk édité par Soleil dans la collection Métamorphose.

Londres, 1892. Comme la plupart des enfants de la cité ouvrière dans laquelle elle vit, Indira descend tous les jours dans les mines de charbon, sans jamais protester. Mais lorsque son petit frère Eliott disparaît, plus rien n’a d’importance… Elle se lance alors dans une quête désespérée pour le retrouver, et réalise qu’il n’est pas le seul enfant à avoir mystérieusement disparu… Toutes les pistes semblent mener à la même personne : Cathleen Sachs, la richissime propriétaire des mines de charbon. Mais pour quelle raison enlèverait-elle ces enfants ? Et ce combat n’est-il pas perdu d’avance ?

Conte en demi-teinte

L’éditeur annonçait une histoire « à mi-chemin entre Hansel et Gretel, Oliver Twist et La Cité des enfants perdus ». Le premier tome, La Neige et l’acier, est sorti le 29 août 2018. Très mystérieux, La Neige et l’acier ne révélait pas grand chose, finalement, de l’intrigue en elle-même si ce n’est à propos de la recherche du petit frère d’Indira. Elle mettait énormément l’accent sur l’univers dans lequel se déroule le récit – bref, c’est un tome d’exposition assez classique.

Cependant, l’univers aperçu dans La Neige et l’acier comblait, à mon sens, ces légers défauts dans le scénario. On ne pouvait pas ne pas succomber au charme des dessins de Suheb Zako ! Un univers dur, froid mais poétique et féérique à la fois. Le graphisme est vraiment sublime, que ce soit pour l’architecture, les personnages, leurs tenues, les jouets… Les scènes (et le découpage) sont fluides et dynamiques, et la colorisation rend parfaitement ces moments sombres du récit.

À la lecture de La Chrysalide des cœurs, on trouve les réponses à certaines de nos questions. Tout n’est pas abordé et certaines choses restent très floues – concernant l’usine notamment. Une conclusion qui pourra laisser perplexe mais qui, de mon côté, a bien mieux fonctionné que le premier tome grâce à beaucoup d’actions et d’émotions (son lot de drames). J’ai trouvé les antagonistes beaucoup plus intéressants que nos jeunes héros, à part peut être sur la dernière partie du récit. Encore une fois, c’est grâce au trait de Suheb Zako qu’on se laisse transporter dans Dreams Factory. Ce conte aurait mérité « plus », mais il reste agréable à lire.

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