Dragons 3 : Le monde caché 

Ça y est, la fin approche. La saga Dragons (en VO How to train your dragon), débutée en 2010, tire enfin sa révérence. Il faut dire que même les meilleurs films d’animation ont une fin. Alors, que dire de ces œuvres si ce n’est qu’elles ont très certainement bercé l’enfance et l’imagination de millions d’enfants, d’adolescents et… d’adultes ? Assurément, ce doux mythe entouré de dragons de toutes tailles, de toute formes, tous aussi étranges que familiers, a enchanté et ému beaucoup de personnes à travers le monde. Peut-être aussi parce que les dragons fascinent et se retrouvent dans presque toutes les cultures. Et que ceux-ci, particulièrement attachants dans Dragons, reflètent une certaine fantaisie impossible à concevoir dans le « monde réel ». Mais alors quels sont les enjeux d’un telle conclusion ?

Tout d’abord, il faut dire que les fans de la saga attendent beaucoup de cette fin. Les deux premiers opus, particulièrement colorés, émouvants, et orchestralement accompagnés par les compositions de John Powell, se présentant comme des contes initiatiques gagnant en maturité en même temps que leurs personnages et leur public. Beaucoup d’années se sont en effet écoulées entre le jeune Harold, peu sûr de lui, réussissant tant bien que mal à apprivoiser un terrible Furie Nocturne (baptisé Krokmou) et le Harold chef et responsable de tout un village viking.

Grâce à cette surprenante amitié, vikings et dragons vivent désormais en paix après s’être livré guerres et misères durant des siècles. Cependant un nouvel ennemi les attend, « Grimmel le Grave » (grave de quoi, nous nous le demandons encore cependant). De plus, dans ce dernier film, Krokmou est désormais l’alpha, le leader de tous les dragons. Et tout comme Harold, ce dernier doit protéger les siens. Krokmou découvre de même qu’une autre vie est possible pour lui, en dehors de sa relation avec Harold, auprès d’une jeune femelle Furie éclair, blanche étincelante. De nouvelles interrogations flânent en conséquence dans la tête d’Harold :  Mon rêve d’un monde parfait où vivent en harmonie dragons et vikings est-il seulement possible ? Serais-je encore quelqu’un sans mon dragon ?

Nous avons eu la chance exceptionnelle de nous rendre à l’avant-première parisienne, et pour tout vous dire nous n’avons pas été déçus. Néanmoins, certains petit éléments viennent « noircir » le tableau pourtant si parfait à première vue. Nous vous présentons, selon nous, quels sont les meilleurs et les mauvais points du film. Garantie : Sans spoils. Ou du moins… Autant que possible ! Foi de dragon.

  • Une direction artistique toujours aussi exceptionnelle.

    Peut-être encore plus impressionnante et grandiose que celle du second volet. Dragons 2 avait pourtant placé la barre très haute dans le monde de l’animation.

 

  • Une écriture rondement bien ficelée avec des personnages toujours aussi attachants.

 

  • Une bande-son tout bonnement incroyable

    qui vous fera, sans aucun doute, frissonner voire pleurer tant l’émotion ressentie sera puissante (nous sommes plutôt sensibles à la belle musique chez Error404).

 

  • Un humour bien présent

    qui fera sourire petits et grands.

 

  • Une envie irrésistible de posséder un dragon de compagnie

    Bien que celui-ci puisse être très encombrant dans un appartement.

 

  • Un méchant totalement inexploité

    , dont le background n’est absolument pas développé. Vilain qui pourtant, promettait d’être le plus noir de tous. D’autant que le design de ses dragons est particulièrement intéressant. Hélas, nous sommes bien loin du charisme de Drago Poinsanklant qui avait, pour le coup, de vraies raisons de haïr les dragons. Nous ressortons du cinéma avec l’étrange sensation d’avoir manqué un élément de l’histoire. Où était le véritable challenge ? Si vous rêviez de découvrir un nouveau « super-dragon » comparable à Red Death ou à l’Alpha noir, ce dernier film ne vous satisfera peut-être pas autant que les précédents.

 

  • Des personnages secondaires délaissés voire oubliés. Notamment Valka, la mère d’Harold et son merveilleux dragon Jumper (chouchou de la rédac’). Nous notons également quelques incohérences quant à la personnalité de Stoïck qui apparaît en flash-back.

 

  • Une conclusion quelque peu amère

    qui peine à nous satisfaire amplement.

 

C’est déjà la fin de cette incroyable saga, et cela nous rend tristes. Cependant vous pouvez d’ores et déjà, après avoir séché vos larmes en notre compagnie, vous rendre au musée des Arts Ludiques à Paris où se situe une exposition portant justement sur la saga Dragons. Histoire de rêver une toute dernière fois avant de déchirants adieux, de chevaucher l’une de ces incroyables créatures que nous aimons tant.

 

 

 

 

 

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