Crédit Photo : Mathilde Miossec

Aujourd’hui, on s’écoute le nouvel EP de Dizorder. Oui, rappelez-vous, c’était ce groupe qui nous avait agréablement surpris en première partie de Silverstein en juin dernier ! Le groupe nous a gentiment envoyé l’album en avant-première pour qu’on vous en parle aujourd’hui ! C’est parti !

 

  • First Moon

Oh que oui, une introduction dans un album ! J’étais un grand fan de l’intro de l’EP Subculture de The One Hundred (RIP petit groupe prometteur parti trop tôt) pour son ton décalé par rapport au reste de l’album. Ici, c’est une intro très calme, avec une voix radiophonique, un piano, petit scratch et batterie légère en fond. Rien à redire sur l’introduction qui est vraiment le genre d’introduction qui me font kiffer et me prépare à l’écoute d’un album !

  • Love In Blood

Si vous suivez un peu Error404 et nos live-reports, vous avez déjà entendu ce titre, et pour cause. Il s’agit du premier single issu de l’EP, sorti en juin dernier! C’était d’ailleurs le seul morceau que nous avions écoutés du groupe avant la découverte sur scène de Chloé, Maximilien, Baptiste, Maximilien et Kévin ! Le morceau est sûrement le plus accessible à tous mêlant riff energiques et voix chantés avec quelques screams parsemés. C’est une bonne porte d’entrée pour écouter le groupe et son choix en guise de premier single était des plus logiques.

  • Erinyes

Mon morceau coup de coeur sur l’album. Une arrivée instrumentale très progressive pendant une bonne minute avant d’envoyer la sauce ! Le chant se mêle au scream très souvent et le rythme ne cesse d’accélérer durant toute la chanson pour en finir sur des longs screams en fond d’autres screams phrasés. La chanson parlant de déception et d’erreur de parcours, il est donc normal que l’on retrouve l’agressivité et l’animosité de cela au travers de la mélodie « I will make you… fool… ».

C’est assez étrange d’ailleurs de voir que le groupe a une sonorité très rock/punk, voir metalcore dans l’âme, mais que les morceaux soient très structurés et durent bien plus longtemps que l’habituel 3 minutes pour des chansons de ce style.

  • The Real Face

Nous voilà une nouvelle fois sur des paroles sur la trahison, l’EP met très souvent en avant cette thématique autour de la trahison, du mensonge. Il faut donc se battre, ne pas se voiler la face, et éviter de se cacher comme la Lune ! (tout est donc lié !) Ce titre est sans doute le plus « simple ». Le combo batterie/basse/guitare et voix+scream donne ce qu’il faut, et quelques passages electro avec une sorte de scratch surplombé d’un solo de guitare vers les 3/4 du titre viendront créer l’originalité du morceau.

  • Pic(k)

Même si le sens du titre reste obscur, l’approche de la lune sur les effets de guitare se fait ressentir. On a quelque chose de bien plus abstrait au niveau de la sonorité du riff de guitare. Un petit côté Starset dans l’instru, une basse qui tabasse et une voix qui s’envole. Le morceau est vraiment très agréable à écouter et propose une excellente presque-conclusion à cet EP. C’est avec des morceaux comme celui-ci que l’on se dit que Dizorder a le potentiel de se faire une petite place sur la scène metal francophone. Auto-catalogué comme metalcore selon leur page Facebook, j’aurais pourtant tendance à dire que ce n’est pas sur l’aspect metalcore que le groupe va être remarquable, mais plus sur l’aspect progressif, où l’on cherche des sonorités un peu alternatives et qui change de ce que l’on entend ailleurs.

  • New Moon

L’album termine comme il a débuté, par un titre au piano plutôt léger. La boucle est bouclée. A défaut d’être allés réellement sur la Lune, l’écoute de cet EP nous a fait voyager parmi de nombreuses pistes différentes. Dizorder est tout jeune et cherche encore son identité définitive, mais ce premier EP nous montre que le quatuor francophone en a dans le ventre, et est capable de jongler avec de nombreux rythmes différents et des sonorités flirtant avec l’electro ou le hip-hop, tout en gardant son aspect très core. C’est un peu comme une jolie friandise toute douce (intro/outro) enveloppé dans une carapace de screams et de violence qui nous ont montrés qu’en plus de se défendre en live, le groupe sait maintenant se défendre en studio !

 

Je finirai par une fun fact sur l’artwork de l’EP :

Effectuez un petit 90° vers la droite et vous obtenez…
Quasiment le logo de Crossfaith ..! Coïncidence ou pas, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé en voyant l’artwork de l’EP ! Un symbole de qualité, peut importe le sens dans lequel il se trouve !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonus : Le groupe nous a laissé le petit leaflet compris dans les EP avec toutes les paroles des chansons, alors voici pour vous !

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