Dissidia Final Fantasy NT

Team Ninja (Koei Tecmo). Square Enix. 30 janvier 2018. Exclu PS4.

C’est la dernière photo prise avant le bazar général…

Vous connaissez forcément la saga Final Fantasy… Mais connaissez vous Dissidia, l’un des nombreux spin-offs autour de l’univers FF ? Laissez nous vous présenter ce jeu d’arène multijoueurs (et pas que) dans ce Test 4O3Quatre points positifs, et trois points négatifs !

Plus + tableau

  • Graphismes sublimes – Outre le fait que les graphismes sont magnifiques, il y a près d’une heure de cinématique durant le mode Histoire que vous déverrouillerez à la sueur de votre front (cf les points négatifs du jeu). Les invocations et personnages sont tous très bien modélisés et tout fan de FF qui se respecte sera ravi de découvrir des héros issus des premiers Final Fantasy tels qu’ils seraient aujourd’hui avec notre technologie. Un petit voyage dans le temps grâce à un chara design très propre et de belles cinématiques. Les décors ne sont pas non plus moches, mais clairement en déca des autres éléments visibles. 
  • Uematsu/20 – Faut-il vraiment préciser ce point positif ? On retrouve de très nombreux titres, parfois ré-arrangés, issus de tous les opus. Cher Nobuo Uematsu, on ne vous le dira jamais assez, mais merci pour ces nombreuses pépites !

Comme vous connaissez déjà probablement toutes les autres, on vous met le thème dédié du jeu ! 😉

  • Joli roaster – 22 personnages sont jouables dans Dissidia NT, 11 gentils et 11 méchants tirés de tous les épisodes. Ceux-ci sont triés dans le menu par épisode, ce qui rend l’interface clair et lisible (contrairement à celles des combats). Ajoutez à cela 6 invocations et les probables futurs DLC de perso/invocations. On est plutôt servi là dessus même si on aurait pu imaginer encore bien plus de personnages… Quand est-ce que l’on pourra incarner le Chocobo ? 
  • Focus le cristal ! –  Le gameplay de Dissidia est à peu près similaire à celui du premier opus sur PSP sorti il y a 10 ans. Dans Dissidia, vous jouez un personnage d’une équipe de trois. Vous avez un système de bravoure et vos classiques HP. Il existe 4 classes de personnages avec chacune un avantage et désavantage sur une autre. Utiliser la touche rond permet de porter des coups classiques faisant diminuer les points de bravoure de votre adversaire en augmentant les vôtres. La touche carré permet quant à elle de consommer l’intégralité de vos points de bravoure et les convertir en dégâts touchant les HP de votre adversaire. Si vous avez suffisamment de points de bravoure, cette valeur deviendra violette et indiquera qu’il vous est possible de one shot votre adversaire. Il s’agit donc d’un élément crucial du jeu puisqu’il est possible de voir la bravoure de vos ennemis. On peut ainsi surveiller qu’ils ne sont pas trop élevés, auquel cas il faudra aussi bien les esquiver que de tenter de les frapper à l’aide de l’attaque de bravoure (ou l’attaque spéciale, utilisable avec triangle) et diminuer sa bravoure, et par conséquent ses potentiels dégâts. Lorsqu’une équipe perd trois personnages (cela peut être trois fois le même puisqu’après une mort, le personnage revient à la vie sous 10 secondes max.), c’est le game over.
    Les gâchettes LT/RT permettent de locker à gauche ou à droite de votre cible actuelle, et de longs traits sur l’écran permettent de savoir qui vous a dans le viseur ou pas. La mini map sera ici d’une aide capitale afin de voir les ennemis proches de vous et changer de cible pour vous défendre face aux plus dangereuses. Evidemment il est possible de se liguer contre un seul adversaire pour l’empêcher de jouer. 
    De temps à autre, un cristal apparaîtra sur la map, permettant une fois détruit d’augmenter votre barre d’invocation. Lorsque cette barre (commune) est remplie, appuyez sur le pavé tactile seul (ou avec vos deux compères) pour faire grimper la barre d’invocation. Plus vous êtes nombreux sur le coup, plus elle est rapide (mais plus vous êtes vulnérables par l’adversaire). Une fois la barre remplie, une petite cinématique apparaîtra, et…
    …Voilà ! Salut les gars, besoin d’aide ?

Moins -

  • Travolta, aide moi – Tel un gif trop bien connu de John Travolta, vous risquez de passer un très long moment à essayer de comprendre ce qu’il se passe. Autant contre des ordinateurs en mode bronze (et argent, allez) il sera possible de lire à peu près ce qu’il se passe la plupart du temps et de prendre le temps de mettre quelques coups et de progresser… Mais pour un match en ligne, ne compter même pas comprendre ce qu’il se passe ! C’est tout bonnement impossible. Dissidia est un « game as a service », c’est à dire un jeu qui ne doit pas être vraiment vu comme un jeu, mais plutôt comme une plateforme de divertissement amenée à évoluer, changer et gagner en contenu dans le temps, tout en conservant ces joueurs pendant très longtemps. De plus, la caméra est quand même assez frustrante. Si vous visez un ennemi qui se retrouve juste au dessus de vous, vous ne voyez plus votre personnage.. Pour le peu que celui-ci ait besoin de sauter de plateforme pour atteindre l’adversaire, vous ne pourrez pas le voir avant de changer de cible ou d’attendre qu’il se déplace à nouveau. Bref, cela devient vraiment vite très peu lisible !
    Ceci devrait être votre meilleur allié pour débloquer le mode histoire.. Le mode libre !
  • Durée de vie artificielle – D’ailleurs, le seul intérêt sur le long terme du titre est bien évidemment le multijoueur. Ce n’est probablement pas les quelques avatars qui vous feront rester ou bien les succès chronophage au possible : gagner des centaines de parties en ligne, réussir plusieurs fois au meilleur rang de joueur en ligne avec CHACUN des 22 personnages… Bref, si vous jouez à Dissidia, c’est bel et bien car vous aimez jouer contre des adversaires, comme vous le feriez avec un Overwatch, Counter Strike ou encore PUBG. Faut-il préciser également qu’à chaque match vous remportez quelques gils.. Disons une cinquantaine (c’est parfois même moins)… Faisons un rapide calcul si vous le voulez bien à partir de ce screen.
Jamie, apprend nous les maths !

Nous avons ici une des 5 armures d’Exdeath à 10800 gils. Ajoutons à cela les messages de chat et les armes également achetables. Juste pour les 5 tenues d’Exdeath, on peut compter 50.000 gils environ, soit près de 1.000 parties ! On débloque des tenues dans des lootboxes (sans polémique cette fois-ci !) mais les sommes sont juste astronomiques pour chacun des personnages… Autant vous dire que si vous avez une collectingite aïgue et que vous voulez toutes les tenues et armes de chaque personnage, vous allez devoir faire preuve de beaucoup de patience.

  • Materia pas tant que ça – Un point qui ne m’a pas franchement faire rire, c’est le mode Histoire. Celui-ci se débloque grâce à des matérias. Avancer d’un cran sur un menu façon sphérier de FF X coûte un matéria. Ces matérias se récupèrent … en jouant des matchs online ! Pour une personne voulant jouer seulement le mode Histoire du jeu, il vous faudra donc farmer le online ou le offline simple. C’est donc une sorte de durée de vie artificielle supplémentaire pour des modes qui n’intéresseront peut être pas la plupart. Notons en plus que le scénario n’a pas de quoi nous retourner les tripes, alors c’est franchement se demander à quoi bon…

Si votre passion dans la vie, c’est grinder, alors Dissidia va vous servir. Si vous avez adhéré au gameplay, aux graphismes, aux personnages ou bien même à l’ambiance de FF plutôt bien retranscrite malgré tout, il est possible que Dissidia vous plaise. Loin d’être un mauvais jeu, Dissidia est beaucoup trop punitif et chronophage pour vraiment s’amuser comme il se doit, surtout en ajoutant le temps de compréhension des mécanismes jusque dans les moindres détails. A une heure où il y a des dizaines de superbes jeux chaque semaine qui sortent, je ne pense pas qu’il vaille bon de s’arrêter trop longtemps sur le jeu. Il saura égayer quelques soirées, mais ne vous retiendra probablement pas comme un Fortnite ou un League Of Legends, même si telle en est sa conviction.

13/20

 

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