Ce soir nous sommes allés voir Dir En Grey, groupe de metal progressif japonais au Rocher de Palmer de Cenon. Cette soirée s’est très bien passée, et sans première partie. Le concert a débuté sur les coups de 21h et a duré 1h15 environ, à base de visuels horrifiques et de musiques variées. On va revenir là dessus rapidement, mais je vous invite à retrouver nos photos sur la date de Bordeaux juste ci-dessous et un vrai live-report sur la date parisienne ici-même.

Aujourd’hui, je voulais profiter de ce concert pour parler d’un autre phénomène. Cet article fait un état des lieux de mon point de vue personnel et de ce que l’on a pu constater sur place. Cela ne reflète en rien la réalité ni n’est un cas général de tous les fans.

C’est en discutant avec les équipes du Rocher de Palmer qu’on a appris qu’une quinzaine de fans étaient là depuis la veille à dormir devant la salle. Hors de question pour les fans de Dir En Grey de rater le premier rang du concert. Pour la plupart japonaises, on pourrait assimiler ce phénomène à celui des hosts au Japon. En discutant un peu avec elles, on apprend qu’elles ont toutes un Meet N’ Greet avec le groupe, qui leur permet de rencontrer le groupe en amont et… de rentrer avant tout le monde dans la salle… Pourquoi rester dormir dans le froid des dizaines d’heures avant alors?!

« C’est un meet, mais sans le greet » puisque lorsque se déroule ce petit moment intimiste entre le groupe et les fans, les fans n’ont pas le droit de les toucher ni de leur parler, mais simplement regarder les membres dans le blanc des yeux… afin de cultiver le mystère autour du groupe. A ce niveau-là, on atteint pratiquement un niveau de « gourou Jared Leto » qui se montre comme le prophète tout puissant d’une mini-religion. Le DirEnGreyisme ? Probablement !

Durant le concert, ces personnes bien évidemment blottis au premier rang étaient toutes fleurs bleues. Dès lors que Kyo (chant) levait les yeux vers le public, c’est un sanglot de larmes qui éclatait dans les premiers rangs. Réceptives à toutes les mimiques du chanteur, c’était un spectacle des plus particuliers pour les occidentaux, rarement habitués à voir ce genre de choses. Par exemple, lorsque celui-ci a mimé de se mordre le poignet pour boire son sang, les filles du premier rang se sont mises à mimer de se mordre mutuellement les poignets aussi (en continuant de pleurer, sinon ce ne serait pas drôle)

Le phénomène, d’un point de vue occidental, est assez dur à expliquer. Il est pourtant très répandu au Japon ! Autant sur les groupes de K-Pop ou sur les groupes d’idols cela m’étonne moins que ce genre de phénomène arrive. On fantasme les jeunes hommes/jeunes femmes des groupes pour leur physique plus que leur musique qui reste très accessible. Ici, la musique de DEG est très singulière, déroutante et mystique. Ce n’est pas le concert et ses visuels sordides, tortueux et malsains qui nous feront dire le contraire. Sur cet album et cette tournée, Kyo était clairement très effrayant et son jeu d’acteur mêlé à son chant si particulier dans les graves comme dans les aigus donne un air tout particulier au show qu’on ne pourra pas oublier de sitôt.

A la fin du concert, un groupe de jeunes japonaises est venu nous aborder (nous étions toujours en train de discuter avec les équipes du Rocher, toujours très sympathiques lors de notre venue d’ailleurs !) et souhaitait déposer des valises et des sacs de marque pour les groupes. Elles sont finalement reparties avec leurs sacs de cadeaux pour la date parisienne, puisque la salle n’était pas sûr de pouvoir revoir le groupe d’ici là.

Tout cela m’a fait penser à l’excellente vidéo sur le phénomène des hosts au Japon réalisée par Ici Japon. Je vous invite vivement à la regarder si vous voulez plus d’informations (effrayantes) sur le sujet et pour comprendre ce qu’est exactement un « host » ! Ce qui est dommage, c’est de voir que le groupe cultive ça et laisse faire certaines de ses fans (il faut dire que vu les jolis cadeaux qu’on leur amène, on peut vite comprendre pourquoi !) et c’est extrêmement dangereux.

Si Bordeaux n’est pas le coin le plus craignos de la Terre (et encore), ces mêmes fans ont suivi la tournée, au point de dormir dans un squat en Russie sous la Neige ! Les japonaises ne s’en rendent probablement pas compte puisque lorsqu’elles le font chez elles, c’est relativement safe (même si tout n’est pas rose au Japon non plus !)… Au fin fond de la Russie, cela aurait pu vite mal tourner… Bref, les hosts au Japon, ou les groupes musicaux ayant des fans qui agissent comme s’ils étaient leurs hosts, c’est très dangereux  !

Rendez-vous à 16h04 pour le report complet de la date parisienne !

 

Une réflexion sur “Dir En Grey, le fanatisme et les hosts.

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    29 février 2020 à 18 h 45 min
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    C’est le pire reportage en direct que j’aie jamais lu.

    Je me demande si l’auteur connaît le groupe en général. Vous savez que les membres sont pour la plupart dans la quarantaine?

    Les appeler hôtes est … irrespectueux et aussi très hostile envers les fans.

    Un reportage en direct devrait capturer l’essence du concert, devrait parler de la musique. L’auteur a peut-être besoin d’une formation pédagogique, je suggère de lire certains rapports de magazines comme « Rolling Stone ».

    C’est -par tous les moyens- pas de reportage en direct mais un reportage enfantin sur le comportement de certains fans et n’attrape rien sur le groupe.

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