Bienvenue à Inganock

 

Nous allons aujourd’hui nous aventurer dans les bas-fonds de la triste cité dystopique d’Inganock, avec le visual novel : Sekien no Inganock – What a Beautiful People.

City

Présentation

 

Sekien no Inganock est un visual novel sorti en 2007, dont la version finale est ensuite paru en 2011 au Japon chez la compagnie Liar-Soft. Il s’inscrit dans la série des ‘’What a …’’, avec ‘’Souten no Celenaria – What a Beautiful World’’, ‘’Shikkoku no Sharnoth – What a Beautiful Tomorrow’’, ‘’Hikari no Valusia – What a Beautiful Hopes’’, ‘’Shiei no Sona-Nyl – What a Beautiful Memories’’ et ‘’Ourai no Gahkthun – What a Shining Braves’’. Les œuvres de cette série n’ont en rapport que le fait qu’elles se passent toutes dans des univers steampunk et un style reconnaissable.

Il n’y a à ma connaissance que deux visual novels de cette série traduits en anglais : Sekien no Inganock et Shikkoku no Sharnoth.

Sekien no Inganock se classe dans la catégorie des eroge : il contient donc des scènes à caractère sexuel, mais plus érotiques que pornographiques, plutôt rares au début et plus présentes après une douzaine d’heures de jeu.

Ati (1)

Contexte et scénario

 

Il y a dix ans, un événement majeur a définitivement changé la vie des habitants de la ville d’Inganock : une brume a enveloppé la ville, l’isolant de l’extérieur, cachant le ciel et empêchant toute entrée ou sortie. En plus de cela, des phénomènes étranges apparaissent : une maladie se répand parmi la population, faisant muter les habitants en créatures mi-humaines mi-animales, et 41 bêtes légendaires apparaissent, se cachant dans l’ombre de la cité et dévorant quiconque a le malheur de les croiser.

La ville est divisée en 7 paliers. Au 1er palier se regroupent la famille royale et quelques aristocrates dominant la ville. Les privilégiés habitant les paliers supérieurs de la ville vivent dans le luxe et la sécurité, protégés de la mutation par un tatouage réservé aux plus riches, complètement séparés de la population.

Plus on descend dans les paliers, plus on tombe dans la misère et la pauvreté : les habitants du 7ème palier sont à la merci des maladies, de la criminalité, folie, drogue, prostitution. La plupart des enfants sont orphelins et travaillent dans des usines, et la population s’est habituée au désespoir et à la tristesse quotidienne.

Notre héros, Gii, est un docteur illégal itinérant, habitant dans les paliers inférieurs et voyageant chaque jour, soignant parfois gratuitement toute personne ayant besoin de ses talents. Cependant Gii a sa propre méthode de soin : il a lui aussi été victime de la mutation, mais celle-ci n’a pas été physique ; c’est son cerveau qui a muté, lui permettant de développer un pouvoir. Grâce à ce pouvoir unique, il peut voir l’état de santé d’une personne d’un simple regard, et grâce à ce qu’il appelle l’‘’équation’’ soigner sans opération les blessures et maladies des autres et de lui-même. Gii habite avec une femme, Ati. Elle a muté, devenant ainsi mi-femme mi-félin, et grâce à cette mutation elle travaille en tant que mercenaire.

Voyager au cœur de la ville et soigner quiconque nécessite son aide est donc le quotidien de notre héros, jusqu’à ce qu’une série d’événements interrompe cette routine : la rencontre d’une jeune fille, Kia, dont les origines sont inconnues et qui souhaite aider Gii dans son quotidien, la découverte d’un pouvoir en plus de son ‘’équation’’ lui permettant de combattre les créatures légendaires, l’apparition d’un homme se disant ‘’assassin itinérant’’. Une multitude d’événements témoignant d’un énorme complot organisé dans l’ombre et impliquant la ville tout entière.

Gii (3)

Interaction

 

Le jeu nous propose aussi une interaction – que l’ont peut désactiver – permettant d’en savoir un peu plus sur la ville et les personnages.

Elle se présente comme un théâtre : on choisit un des personnages en surbrillance pour lire ses pensées et les informations qu’il possède. Après cette action le personnage se grise et d’autres apparaissent en surbrillance. Le but étant de lire dans le bon ordre toutes les pensées de tous les personnages.

Certaines pensées, si elles sont lues, permettent de débloquer pour plus tard des choix qui apparaissent à l’écran. Ces choix sont généralement au nombre de trois, deux menant à un game over et un permettant d’avancer dans l’histoire.

Et c’est là qu’est la faille de gameplay : si l’on ne parvient pas à débloquer le bon choix durant le théâtre, l’histoire continue jusqu’à ce que l’on rencontre les choix, qui seront alors au nombre de deux et menant tous à un game over. Je conseille donc soit de désactiver l’interaction – enlevant ainsi les scènes de théâtre et débloquant automatiquement tous les choix – soit de faire le théâtre mais avec une solution internet, ou bien pour les plus courageux en sauvegardant juste avant pour ainsi pouvoir recommencer en cas d’échec.

Interaction

+

  • Des graphismes et un style très beau.

  • Un univers et une ambiance travaillés et entrainants.

  • On a le droit à une plongée dans un monde complexe, avec une véritable expérience humaine.

  • Des personnages avec des personnalités et caractères divers et variés et très bien représentés.

  • De très belles musiques se mariant bien avec le jeu.

  • Comme dit plus haut : une faille de gameplay pouvant bloquer la progression de l’histoire.

Dorothy

Conclusion

 

Sekien no Inganock est vraiment une très bonne expérience de lecture, encore plus si vous aimez les univers steampunk, sombres et torturés. Un jeu à vraiment acquérir même si je conseille d’y jouer par tranches horaires, pour éviter de s’en lasser ou de le finir trop vite.

Gii + Kia

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