Crossing Souls

Fourratic. Devolver Digital. PC/PS4, sortie le 13 février 2018.

Un jeu avec plein de gros pixels et de la synthwave avec pour protagonistes un groupe d’enfants faisant des découvertes paranormales… Non vous n’êtes pas sur Stranger Things mais sur Crossing Souls ! Test 4O2Quatre points positifs, et deux points négatifs sur le jeu !

Plus + tableau

  • Sublime pixel-art : Premier truc qui va vous taper à l’oeil au lancement du jeu, la qualité incroyable du pixel-art. Très travaillé et très détaillé vous risquez de vous arrêtez très fréquemment pour admirer le décor… Je n’ai d’ailleurs jamais pris autant de screenshots dans un jeu lors d’un test je pense (littéralement tous les 3 pas…). Les cinématiques style dessin animé des années 80 et vieilles cinématiques à la Day Of The Tentacle font mouche elles aussi. Crossing Souls est une réussite graphique en tout point.
  • Synthwave et retro font bon ménage – On a l’habitude d’en voir à toutes les sauces en ce moment, avec des artistes comme Carpenter Brut, Perturbator ou Dance With The Dead qui squattent de plus en plus les festivals et les salles de concerts, la synthwave a son petit effet nostalgique ici encore. La bande-son est un mélange de Bo dignes des films des années 80 et de cette synthwave aux sonorités particulières, et nous est proposée par Chris Köbke  (pour la partie films) et par le célèbre DJ Timecop1983 pour la partie synthwave. La collaboration de Timecop1983 est donc un solide atout ici qu’a su trouver Fourratic et Devolver. 

  • Tous les jeux à la fois – Tantôt gunfight, tantôt jeu de mémoire, de plate-forme, de logique… Vous l’aurez compris Crossing Souls possède un très large spectre de gameplay et propose de nombreuses choses à voir. Vous devrez changer de personnage assez souvent pour passer à différents endroits ou battre certaines sortes d’ennemis (qui seront simple avec certains des enfants et un vrai calvaire avec d’autres). 
  • Sous-titrages FR – OUI ! Un jeu Devolver sous-titré en français, c’est un grand oui ! Les textes ont su conserver un certain humour et la répartie entre les différents personnages est assez risible, mais à la fois très crédible pour des enfants d’une dizaine d’années. L’ambiance et l’immersion dans leur univers est donc encore renforcée ici, même pour les anglophobes ! 
    Je suis pas sûr. Touche-le avec un bâton pour voir.

Moins -

  • Maniabilité perfectible – Si l’on pouvait trouver un défaut au jeu, ce serait peut être celui-ci. Parfois le level-design se complexifie grandement et on ne sait plus si la plateforme est face à nous, ou derrière nous. Je me souviens d’un passage fourbe sur des especes de tapis roulant où il fallait sauter entre deux rouages, mais pour lequel une sorte de plateforme plate était posée au dessus du rouage… J’ai donc essayé tant bien que mal de sauter sur cette plateforme de bien des manières là où il fallait en fait sauter dans le « vide » entre les rouages… Bref, il y a quelques incohérences à ce niveau là… En plus, le jeu met en avant un système de personnages multiples avec différentes caractéristiques. Vous pourrez même jouer des fantômes en simultané, mais ce n’est pas toujours très bien exploité malheureusement et on va plus vite fait alterner plutôt que de vraiment mixer les personnages et gameplay à fond !
  • Scénario WTF – Digne des années 80, peut être, mais il n’empêche que vous allez devoir vous accrocher pour comprendre le scénario… Partant d’un meurtre d’un étranger qui avait le pouvoir du Douât, les enfants vont alors récupérer le pouvoir qui est en fait un pouvoir qui tue son propriétaire… En contrepartie et si bien utilisé le Douât permet de voir les fantômes de ce monde… Ce qui va entraîner la mise en quarantaine de votre ville et la disparitions de tous vos parents, tout ça pendant que vous serez réfugiés tantôt dans votre école ou tantôt dans les égoûts de la ville… Vous n’avez rien compris ? C’est normal ! (et encore, je vous tronque toute la fin pour vous éviter les spoils ! :-))
    Moi et mes potos les fantômes.

 

18/20

De la synthwave, des gros pixels, pas de doutes, nous sommes bien sur un jeu édité par Devolver Digital. L’éditeur faisant aussi office de label de jeux rétro d’excellence est la référence ultime pour tous les jeux qui nous plongent à nouveau dans les années 80. Crossing Souls ne déroge pas à la règle en nous proposant un jeu d’aventure de très grande qualité, avec tous les éléments qu’il faut, là où il faut. Bravo à Fourratic qui nous signent ici un excellent premier titre et à Devolver de nous proposer une nouvelle perle dans le style qu’il maitrise si bien. Vivement votre prochaine conférence E3 pour pleins de nouvelles perles du style !

Ready to ruuuumble !

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